Menu
A la une / Récit de grossesse

Mon troisième trimestre de grossesse : un bonheur vite écourté

Après un deuxième trimestre beaucoup plus agréable que le premier, j’aborde ce dernier trimestre avec enthousiasme. On arrive dans la dernière ligne droite, et j’ai enfin trouvé mon rythme.

Un septième mois au top

Je passe un septième mois vraiment très épanouissant. Je me sens bien. J’ai un bon ventre de femme enceinte maintenant, mais il ne me gène pas plus que ça : il sait rester discret tout de même. Et j’ai plein d’activités qui rythment mes semaines.

Je fais de l’aquagym prénatale, où je m’éclate avec mes copines de gros bidou. (D’ailleurs, je le recommande à tout le monde : qu’est-ce qu’on est bien, dans l’eau, à se laisser porter ! Et puis, on peut discuter avant et après dans les vestiaires, et avec mon groupe, je dois reconnaître qu’on rigole bien !!)

J’ai ma visite hebdomadaire chez le kiné, qui permet de soulager toutes les douleurs dues à mon changement de posture. Et puis, je l’avoue, j’adore mon kiné. On a le même âge et je m’entends très bien avec lui, donc j’apprécie ces vingt minutes que l’on passe à discuter pendant qu’il m’aide à corriger ma posture. Professionnel, compétent et sympa, je n’aurais pas pu mieux tomber, je pense.

Je commence aussi les cours de préparation à l’accouchement, qui sont de vrais moments de détente avec mon chéri. On rigole bien ! Il faut dire que ma sage-femme est super, et que le fait d’être au maximum quatre couples permet de garder une atmosphère vraiment conviviale.

Durant ce septième mois, je vois mes beaux-parents un weekend, et le suivant, mes parents et ma sœur. Je continue aussi à voir des amis de temps en temps. Je fais enfin ma fameuse séance photo de grossesse.

Bref, je profite à fond, quoi !!

Arrivent la fin du mois d’octobre et la visite du septième mois. La sage-femme qui m’ausculte m’alerte sur le fait qu’avec mon bébé déjà bien descendu et mon utérus contractile, on a un peu un mélange explosif. Il faut que je me repose. Elle me demande de lever le pied dès que je sens que j’ai un peu trop de contractions.

Mais c’était trop beau pour durer !

Je continue ma petite vie, en essayant de rester plus souvent allongée, afin de respecter les consignes de la sage-femme. On va dire que maintenant, je reste trois jours sur sept en repos total. Mais j’arrive encore à avoir un rythme qui me convient.

Dix jours après ce rendez-vous avec la sage-femme, je profite d’un rendez-vous chez ma gynécologue (prévu pour totalement autre chose et placé là trois mois auparavant) pour lui glisser qu’elle pourrait peut-être vérifier rapidement mon col et me dire ce qu’elle en pense, vu qu’on est pile entre mes rendez-vous du septième et du huitième mois. (Dans ma tête, je me dis que ça me permettra de rassurer mon mari, qui s’est un peu inquiété avec la réflexion de la sage-femme.)

Elle accepte et me propose donc de faire une échographie du col. On passe dans la salle d’à côté, elle commence l’échographie, et je la vois froncer les sourcils en prenant ses mesures. Elle appuie sur mon ventre, et je vois clairement sur l’écran mon col s’ouvrir. Elle aussi, bien évidemment.

Elle m’explique que cette pression qu’elle effectue simule une contraction. Que mon col hors contraction est mi-long, mais qu’il se raccourcit et s’ouvre à chaque contraction. Comme mon utérus est naturellement contractile, ce n’est vraiment pas bon pour un tout début de huitième mois. Elle me dit calmement que, pour elle, je suis en MAP (Menace d’Accouchement Prématuré) et que je dois me rendre aux urgences de la maternité pour parer à l’éventualité d’un accouchement précoce.

Mon ami l’hôpital, merci pour tout, mais moins je te vois, mieux je me porte…

Me voilà donc à appeler mon mari pour qu’il m’emmène aux urgences. (Alors que, dans mon planning initial, je devais aller à mon super cours d’aquagym !)

Moins d’une heure après, j’arrive aux urgences avec la petite lettre de la gynécologue, qui indique pourquoi elle m’envoie. Je suis tout de suite mise sous monitoring, et l’équipe médicale confirme le risque d’accouchement prématuré.

On m’explique que je vais être hospitalisée au moins quarante-huit heures et avoir des injections de corticoïdes. Ça permettra d’accélérer la maturation des poumons de mon fils, au cas où il déciderait de sortir trop vite et que le protocole pour stopper les contractions ne fonctionne pas.

Lit d'hôpital

Crédits photo (creative commons) : Mark Hillary

Je te passe l’épisode larmes/culpabilité/stress/angoisses/difficultés à rester dans l’hôpital où un an auparavant j’étais hospitalisée pour ma GEU (oui, forcément, dans ces cas-là, ta tête trouve très sympa de te rappeler tous les bons souvenirs qui peuvent t’aider à relativiser…).

Au bout de quatre jours, l’équipe médicale étant rassurée par ma situation stabilisée, on m’autorise à rentrer chez moi me reposer. Alitement STRICT !

Mon lit, mon cher lit, je ne pensais pas qu’un jour, j’en aurais marre de toi !

Oui, parce que voilà. Soyons claire : j’adore mon lit. Je le vénère. Je pense que dans ce que j’aime le plus au monde, il arrive juste après mes proches. J’ai passé de longues journées de cours ou de boulot à rêver de lui, à n’attendre que de le retrouver. Même à l’hôpital, je rêvais de lui. (Quand on me demandait ce que je ressentais durant mon hospitalisation, je répondais : « J’ai juste envie de rentrer chez moi pour me mettre en position fœtale dans mon lit. » – oui, très adulte comme réaction, je sais).

Mais depuis ma sortie de l’hôpital, notre relation est plus compliquée. J’ai comme une overdose. Je suis sortie de l’hôpital à 33 semaines d’aménorrhée (SA) et on m’a demandé de ne pas me lever (à part pour faire pipi) jusqu’à 37 SA… Soit quatre semaines complètes ! Vingt-quatre jours allongée à ne pas pouvoir sortir faire une course ou manger à table. Sachant que j’étais déjà alitée depuis une semaine…

Et puis, voir mon mari s’épuiser à tout faire, enchaînant travail puis tâches ménagères, ça ne m’aide pas à relativiser. Tout le monde me répète que c’est pour le bien de mon fils, mais je n’y peux rien, je rumine. Je compte les jours.

Quand mon « utérus facétieux » refait des siennes

Sache que cette expression, c’est celle utilisée par l’équipe médicale de la maternité lors de mon hospitalisation. Ce n’est pas moi qui ai décidé de dire que j’avais un utérus aimant faire des blagues. Surtout que celle-ci ne me fait pas particulièrement rire…

Du coup, ça aurait été un peu trop simple si j’étais rentrée chez moi et, youpla boum, tout avait roulé jusqu’à mes 37 SA, où je me serais levée pour reprendre tranquillement ma vie jusqu’à l’accouchement.

À 35 SA, je me rends compte que, depuis le début de la journée (il est alors 14h), j’ai des contractions de plus en plus douloureuses. Et puis, tiens, quand je compte, elles sont toutes les trois minutes… Et elles ne passent pas avec du spasfon et une douche chaude… Bon bon bon. J’appelle la sage-femme, qui me dit : « Vu votre terme, je préférerais que vous vous rendiez à la maternité rapidement, au cas où ils voudraient stopper le travail en amont. Autant ne pas attendre qu’il soit trop tard ! »

Du coup, rebelote : nouvelle hospitalisation. On me donne un médicament plus fort que le spasfon, qui aide à diminuer les contractions et à les espacer. Puis, étant donné mon moral dans les chaussettes, on m’autorise à rentrer chez moi après une nuit à l’hôpital. Il n’y a rien de plus à faire, donc si je peux avoir un suivi à domicile, autant que j’aille me reposer chez moi. On me demande de tenir deux semaines de plus, si possible.

Euh… J’ai déjà dit que je ne contrôlais rien ?

Et toi, tu as été alitée durant ta grossesse ? Tu as connu une MAP ? Comment ça s’est passé ? Raconte-nous…

Toi aussi, ça te plairait de nous raconter ta grossesse mois après mois ? Toutes les infos pour devenir chroniqueuse grossesse, c’est par ici !

A propos de l’auteur

Mariée a un mari hyper protecteur depuis ma grossesse extra utérine j'ai commencé par être piquée par le virus des blogs grâce à mademoiselle dentelle avant de découvrir les deux autres blogs "Dans ma tribu" et "Sous notre toit". Je suis la maman chat d'une grande minette de salon qui ne porte de félin que le nom. Mais surtout la maman comblée de Petit Habitant et Petit Excité qui ont 18 mois d'écart. Je viens te raconter mon quotidien de maman et mes grossesses qui pourraient mieux se passer 😉 !