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A la une / Récit de grossesse

Mon troisième trimestre confiné et une naissance précipitée

Je t’en parlais un petit peu dans mon article sur nos achats zéro déchet, le confinement anti-covid est arrivé en même temps que mon congé maternité alors que j’étais déjà en arrêt maladie depuis 2 mois…

Un emploi du temps bien rempli

Une fois remise des mes émotions et de mes insomnies du 2ème trimestre, mon emploi du temps à commencer à se remplir de rendez-vous médicaux (anesthésiste, préparation à la naissance, suivi gynéco bi-mensuel, …) ou sportifs (ex : kiné, Pilates, aquagym prénatal, …) pour prendre soin de mon dos (et par extension de bébé) sans médicament. Et, en plus, certains après-midis et week-ends, j’organisais des goûters entre copines/ collègues (comme autant de mini-fêtes prénatales) et des sorties en amoureux ou entre amis.

Il faut savoir que, pendant presque 3 mois, la majorité de mes nuits duraient une dizaine d’heures de vrai sommeil entre-coupées de fausses contractions (entraînant respiration-relaxation, massage et étirements), de nombreuses pause-pipi et du temps nécessaire pour trouver une position propice à l’endormissement. Je faisais, en moyenne, une insomnie par semaine en m’efforçant de rester au lit, allongée, pour permettre à mes muscles de tout de même se reposer. Mes journées ont toutes commencé vers midi pour se terminer vers minuit. Pour remplir encore un peu mon emploi du temps, je n’étais capable de rien sans être d’une extrême lenteur allongeant considérablement la durée nécessaire pour réaliser des actes anodins (ex : un petit déjeuner qui dure habituellement 20min maximum… en prenait facile 60 ou plus).

Crédits : photos personnelles

Excepté mon dos (très fragile de toute façon) et quelques migraines, la fin de ma grossesse s’est passée sans les fameux « maux courants » (y compris après l’accouchement d’ailleurs). J’ai eu quelques remontées acides que j’ai facilement dompter en consommant 1/2 à café de bicarbonate dilué dans l’eau mais, surtout, en augmentant les portions de produits que j’aime déjà manger et qui sont alcalinisants à savoir les endives, le jus de citron, les brocolis et les bananes. J’ai porté des bas de contention par précaution et parce qu’ils ont été prescrit automatiquement mais je n’ai pas connu de lourdeur, de crampe, de rétention d’eau, etc. même les jours où j’oubliais de les mettre. J’ai consommé du fer et du calcium pendant des mois sans souffrir de constipation (la consommation de légumes verts et de 3L d’eau par jour en plus des activités physiques aidant très probablement). Et, toujours chanceuse, je n’ai pas connu non plus les vergetures et les hémorroïdes. De plus, j’ai arrêté de prendre du poids dès janvier !

Bref, vraiment, des conditions idéales pour prendre soin de moi. Avec deux échographies par mois, nous étions toujours parfaitement rassuré : bébé allait très bien, il était haut dans ses courbes, il avait des cheveux et un visage à la structure osseuse très proche de celle de son papa (rien d’étonnant, tous les bébés de sa famille lui ressemblent garçon comme fille) et moi j’allais bien aussi sauf les jours où je forçais trop… normal !

Et ensuite plus rien

Avec le confinement, mon emploi du temps s’est entièrement vidé… Les trois derniers rendez-vous gynéco et les deux cours de préparation à la naissance restants, voilà le contenu des 5 autorisations de sortie que j’ai eu à rédiger avant l’accouchement en lui-même !

Heureusement, nous vivons dans une grande maison que j’adore avec un jardin et une vue panoramique sur ma commune et sa campagne donc, avec une grossesse bien stabilisée, aucune raison ni de me plaindre ou ni de déprimer. Nous n’avons pas d’autre enfant à gérer et, en plus, mon mari était également confiné à domicile en télétravail partiel alors nous avons profité de nos dernières semaines « en couple » avant le grand chambardement de nos vies. Pour ne prendre aucun risque face au virus, c’est lui qui sortait en courses (environ toutes les 2 semaines) avec un des masques en tissu que nous avions cousu ; et nous lavions au savon nos mains, les poignées de porte et tout ce qu’il avait pu toucher dès son retour.

Nos proches sont restés très présents grâce au téléphone et à Internet. Nous nous donnions mutuellement et régulièrement des nouvelles avec même des photos (de mon bidon) et des vidéos (des coups donnés par bébé). Ainsi, tout le monde a pu se préparer à vivre l’arrivée de bébé à distance puisque « venir le voir en vrai » n’était plus à l’ordre du jour. Nous savions aussi que nous pouvions contacter notre sage-femme à tout moment si besoin et qu’elle serait là pour le retour à domicile avec bébé.

Nous avons tout de même eu très peur de ne pas pouvoir être ensemble durant l’accouchement au point que j’ai très sérieusement envisagé d’accoucher à domicile parce que rien d’autre que mon mari ne me rassurera à ce moment-là ! Notre maternité étant petite et située à l’extérieur de l’hôpital, elle a choisi de soumettre le papa aux mêmes règles que la maman à savoir : autorisation d’être en chambre et en salle de naissance mais interdiction de sortir dans les couloirs et à l’extérieur durant toute la durée du séjour. Nous avons revu en conséquence le contenu de la « valise » maternité (équivalente à 5 gros sacs de sport) et nous avons prévu plus de litière, d’eau et de croquettes pour le chat qui a l’habitude de nos absences plusieurs jours… Bref nous attendons que bébé arrive en sachant que nous passerons les 3-4 premiers jours de bébé tous les 3 ensemble 24h/24 confinés dans la chambre de maternité.

Crédit : photo personnelle

Et finalement, bébé est arrivé 3 semaines en avance avec une perte des eaux à 1h00 du matin alors qu’on bricolait encore son lit en cododo… Le séjour à la maternité a été extrêmement long et pénible que je ne te raconterai pas (à cause de la tension lié au covid-19 et parce que bébé était très faible donc ses parents très inquiets et impuissants) mais le retour à domicile est un véritable bonheur depuis déjà 2 semaines d’amour !

Et toi, comment se passe ta grossesse pendant le confinement ? Et le séjour à la maternité ? Un bonheur ou un enchaînement de déception ?

A propos de l’auteur

M. Ecologeek et moi attendons un heureux événement pour 2020 après 15 ans ensemble, un chat, un mariage (sur Mademoiselle Dentelle), une maison (sur Sous notre toit) ! Ici, je viens te raconter notre bébé en mode (presque) zéro déchet ! Préserver l'environnement coûte-que-coûte est un défi passionnant que nous essayons de relever à chaque instant en minimisant le jetable dans notre poubelle "noire" même avec un nouveau membre dans la famille.