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Mode de garde en urgence : défi relevé !


Publié le 29 novembre 2016 par Étoile

Sans mode de garde du jour au lendemain ! Eh oui, c’est bien ce qui nous est arrivé. Impossible de laisser mon tout-petit avec cette nounou en qui je n’avais plus confiance. Le vendredi soir, nous lui avons annoncé qu’elle ne reviendrait plus travailler, et le lundi, nous nous retrouvions par conséquent sans solution. Ce serait mentir que de te dire que cette période a été facile… mais je suis tenace.

Trouver un mode de garde pour bébé en urgence

Crédits photo (creative commons) : Vasile Cotovanu

Être sans mode de garde : gérer le travail

Je vais être honnête, nous avons pris le « luxe » de ne pas laisser le choix à nos employeurs respectifs. Il faut le faire pour se séparer de sa nounou sans autre solution de garde, mais j’étais tellement mal que c’était inconcevable pour moi de laisser mon enfant à cette personne encore quelques jours de plus.

Nous avons donc, mon mari et moi, posé un peu de congés, mais aussi travaillé en home-office. Une des mamies est venue aussi nous aider quelques demi-journées, les autres grands-parents n’habitant pas à proximité, malheureusement.

Moi qui venais de commencer un nouveau poste en interne dans mon entreprise, j’ai eu la chance d’avoir un chef très conciliant… d’autant plus que les jours où j’étais au travail, je passais mon temps à trouver une solution…

Je me souviens de cette période comme d’une période où je remuais ciel et terre. Mon mari n’a presque pas géré la recherche d’un nouveau mode de garde pour la simple et bonne raison que j’ai pris en main la situation et que je me suis battue comme une forcenée en téléphonant (désolée pour ma voisine de bureau) et en frappant à toutes les portes.

Une solution temporaire vite trouvée

J’ai frappé en premier lieu à la mairie. Je suis même allée pleurer, dans tous les sens du terme, à la mairie.

En outre, je suis allée au Relais des Assistantes Maternelles qui, compte tenu de mon expérience, m’a conseillé directement de m’orienter vers une crèche. L’équipe a vraiment été très bien et, même si elle n’a pas pu m’aider, j’ai entendu les mots qu’il fallait.

J’ai enfin frappé aux portes des crèches privées.

Première semaine

À la fin de la première semaine sans mode de garde, j’avais deux solutions envisageables. Pas mal pour une semaine intense de coups de fil et de déplacements physiques !

La première était une assistante maternelle venant tout juste d’avoir son agrément. Elle m’a paru très bien, mais c’était difficile à envisager, car elle était mal située par rapport à notre domicile (non catégorique de Monsieur Étoile à cause de ce point). En outre, je pense que compte tenu de notre état d’esprit de l’époque, ce n’était pas la meilleure solution.

La seconde solution a été un accueil en crèche privée d’urgence pendant dix jours. En effet, suite aux vacances scolaires, des places étaient vacantes. Nous avons accueilli avec soulagement cette situation temporaire. J’ai trouvé cette place par hasard en me déplaçant physiquement en crèche avec Petit Prince dans sa poussette.

Deuxième semaine

Nous avons ainsi commencé l’adaptation en crèche la deuxième semaine. Une heure le premier jour, deux heures ensuite, etc. Autant te dire que sur cette semaine, nous avons encore jonglé entre congés et home-office. Parallèlement, j’ai continué à harceler la mairie.

Avec la crèche, nous avons découvert un nouveau monde. Plein de jouets partout. Ça a été ma première réaction. Ma seconde réaction : mais qu’est-ce que c’est calme ! Petit Prince a rejoint une micro-crèche privée de dix-sept enfants, en multi-âge, avec deux sections.

Du haut de ses 7 mois, il s’est retrouvé dans une section avec six autres bébés et un bon taux d’encadrement, une nourriture fraîche du jour, plein de jeux et un jardin. Une petite crèche très conviviale avec un espace énorme ! Eh oui, une grande pièce à vivre de plus de 100m².

J’ai été agréablement surprise et très rapidement sereine. Le papa aussi. Moi qui n’étais pas spécialement crèche à l’origine, ça m’a fait revoir ma façon de penser !

Troisième semaine

Enfin une vraie semaine de crèche ! Et une semaine de travail presque normale pour nous. Sauf que nous savions qu’en fin de semaine, nous n’aurions plus de mode de garde…

Pendant cette semaine, j’ai donc continué à harceler la mairie, et deux bonnes nouvelles sont arrivées en fin de semaine : la mairie nous a proposé une place temporaire d’une mois, quant à la micro-crèche, elle pouvait éventuellement continuer à garder Petit Prince sous certaines conditions.

L’heure du choix… pour une solution temporaire dans tous les cas

Dans ces deux solutions, il y avait quand même des inconvénients.

La place en crèche municipale n’était que temporaire et nécessitait une nouvelle période d’adaptation (et encore autant d’absences au travail), mais offrait l’opportunité d’avoir une place pérenne en cas de déménagement. Je précise que nos péripéties ont eu lieu en fin d’année scolaire, donc avec du recul, je pense qu’il y avait une réelle chance de pérenniser cette place.

Concernant la place en crèche privée, la directrice nous a appris que sa crèche allait devenir une crèche d’entreprise en septembre. Ainsi, toutes les places actuelles allaient se libérer, sauf si les parents négociaient un contrat entreprise avec leur employeur. Si nous arrivions à trouver un contrat employeur, nous pouvions donc rester.

Mon choix a été celui du cœur : je ne me suis pas sentie bien dans la crèche municipale (peu d’espace, beaucoup de bruit), et nous avons préféré laisser Petit Prince dans la crèche privée par sécurité, et surtout parce que ça se passait bien avec l’équipe pédagogique. En effet, nous avons réussi à négocier de rester dans cette crèche en payant la part employeur (oui, tu lis bien : nous sommes restés sans contrat employeur).

J’avoue que nous étions tellement désespérés que nous avons accepté de mettre un salaire dans cette crèche, et avec du recul, c’est évident que la pénurie de places en crèche fait que les crèches privées sont dans une logique de « marchandisation » des places (nous vivons en région parisienne). Nous avons eu cette place, car nous pouvions payer.

L’infrastructure est chouette, et nous sommes tombés sur une responsable pédagogique et une équipe adorables. Après ce qui nous était arrivé avec la nounou, il faut être honnête, nous n’avons pas trop réfléchi et avons préféré faire un sacrifice financier.

Petit Prince s’est reconstruit grâce à cette équipe et nous aussi. Au bout de trois semaines dans cette crèche, Petit Prince est redevenu un bébé serein, heureux, et ses peurs sont parties, notamment lors des siestes ou du change.

Je serai toujours reconnaissante envers cette équipe, et j’ai toujours fait la différence entre la gestion de la crèche avec une vision « purement commerciale » et l’équipe pédagogique. Néanmoins, compte tenu de l’impact financier, nous ne pouvions pas nous permettre de pérenniser cette situation, même si nous l’avons envisagé un temps avec l’aide de nos parents… D’ailleurs, l’équipe pédagogique n’a pas aimé que leur crèche devienne une crèche d’entreprise.

Mais c’est encore une autre histoire, que je viendrai te raconter une prochaine fois, car entre-temps, nous avons encore changé de mode de garde. Jamais deux sans trois. Aujourd’hui, notre troisième mode de garde est enfin le bon pour notre famille : nous sommes sereins et Petit Prince n’a jamais été aussi épanoui !

[Je fais un petit aparté en fin d’article pour remercier une ancienne directrice de crèche avec qui j’ai échangé pendant cette période de recherche de mode de garde. Son contact m’avait été donné par notre pédiatre. Elle a elle-même récupéré des enfants victimes de maltraitance de la part d’une nounou (et sans doute des cas plus graves que ce que nous avons connu).

Même si nos échanges ont eu lieu uniquement par téléphone, ça m’a énormément touchée. Grâce à elle, j’ai pris conscience qu’il y avait vraiment des personnes bien dans le secteur de la garde d’enfants, qui aimaient vraiment les enfants, et qui n’avaient pas choisi leur métier pour le salaire en fin de mois. Alors merci.

Et je remercie aussi les filles de Dans Ma Tribu qui ont été d’un véritable soutien, pour leur écoute et leurs conseils pendant toute cette période, parce qu’on ne va pas se voiler la face : j’ai mis quelques mois à digérer cette histoire.]

Et toi ? Tu t’es déjà retrouvée sans mode de garde du jour au lendemain ? Comment as-tu géré ? Pour quelle solution as-tu opté ? Viens en discuter !

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Commentaires

15   Commentaires Laisser un commentaire ?

Marie B

J’ai aussi passé ma fille de la nounou à la crèche. Ma nounou n’était pas aussi atroce que la tienne, mais je ne m’entendais pas avec elle et je voyais que ma fille n’y était pas heureuse, je ne pense pas qu’il y ait eu de la maltraitance, mais je pense que ma fille (et moi) ne lui faisait pas confiance. J’ai eu la chance d’avoir ensuite une place dans une crèche par le travail de mon mari et ma fille s’est épanouie! Elle a commencé à faire ses nuits quand elle est entrée à la crèche. Le matin elle ne pleure pas quand je la dépose, et on voit qu’elle aime sincèrement le personnel de la crèche! Après, il y a de bonnes nounous et de mauvaises crèches, je n’essaye pas de dire que les crèches c’est bien et les nounous c’est mal!!!

le 29/11/2016 à 08h56 | Répondre

Étoile (voir son site)

Entièrement d’accord, il y a des nounous formidables ! On a juste pas eu de chance…

le 30/11/2016 à 12h26 | Répondre

Virginie

Tes articles sur le sujet, en particulier le précédent, m’ont fait beaucoup réfléchir à cet aspect des choses. ça me paraît tellement important ce choix de garde ! Du coup, je me dis qu’on va déjà partir d’un principe simple : quoi qu’il arrive, on rencontre les nounous à deux, si l’un de nous ne le sent pas, on ne prend pas. Point. Après, j’en reste à ma première idée, c’est-à-dire que, instinct maternel, parental, ce qu’on veut, le bébé, on le porte, on s’en occupe nuit et jour pendant x mois, selon les possibilités de chacun, je fais confiance à notre « instinct » pour savoir reconnaître que « quelque chose ne va pas ».
Après, j’imagine bien le mode « hystérie » enclenché lol car se retrouver sans mode de garde du jour au lendemain, c’est un peu panique à bord 🙂 🙂 🙂 En revanche, au moins, vous vivez bien cette période tous les trois et vraiment ça me semble le plus important.
Hâte de lire la suite 😉

le 29/11/2016 à 09h11 | Répondre

Étoile (voir son site)

Merci 🙂 Oui, j’avoue qu’on s’est beaucoup appuyé sur notre ressenti : moi mais aussi le papa. J’étais en mode déchaînée à l’époque et au moins, je n’ai aucun regret. Souvent dans la rue, on voit « ces nounous », un peu comme celle qu’on a eu, qui font cela pour le salaire (oui, je sais, je suis dure). Quand je vois certains comportements, je suis malheureuse pour les enfants. Est-ce que les parents refusent de voir ou est-ce que nous sommes exigeants ? En tout cas à Paris, le défaut de place en crèche et le manque d’assistante maternelle font qu’il y a un « peu de tout » sur le marché. Toutes les nounous ne se valent pas (comme toutes les crèches d’ailleurs).

le 30/11/2016 à 12h29 | Répondre

Ars Maëlle (voir son site)

Je suis contente de lire que vous avez trouvé une solution, et aussi que le RAM a su t’écouter (en plus des connaissances et tribulettes), car cela signifie que même les gens moins entourés peuvent trouver un accompagnement dans ce genre de situation déstabilisante où tu te demandes si tu exagères ou si tu as raison de suivre ton instinct (bien sûr je penche pour la seconde)
Hâte de savoir quelle a finalement été la solution parfaite pour vous !

le 29/11/2016 à 09h29 | Répondre

Étoile (voir son site)

Oui, j’ai eu de belles lueurs d’espoir pendant cette période. Les filles de DMT m’ont plus soutenu que nos propres familles qui avaient du mal à comprendre ce qui se passait. Pour ma mère, elle me disait qu’une personne ou une autre se serait pareil… Super encourageant comme discours ! Mais bon, au moins, c’est là qu’on voit qu’on a été aussi un couple très soudé avec mon mari dans cette histoire 🙂

le 30/11/2016 à 12h31 | Répondre

Madame D

Et la je suis en panique !!!!!! Princesse a eu une crèche familiale et c’était parfait mais pour le petit deuz, on aura déménager et il n’y a pas de crèche ou nous partons …
En tout cas je suis contente de (re)entendre que PetitPrince va bien !!!

le 29/11/2016 à 10h19 | Répondre

Étoile (voir son site)

Ne t’inquiète pas trop, hein 😉 Il y a toujours des solutions ! Il faut être optimiste 🙂

le 30/11/2016 à 12h31 | Répondre

Madame Bobette

Nous avons eu la chance de tomber sur une nounou extraordinaire pour ma petite chérie. Elle est douce, à l’écoute, prend en compte nos souhaits, a une hygiène de vie comme on le souhaite… On l’aime tellement que je pense qu’on va essayer de caler le deuxième pour ne pas la perdre car aller travailler sans crainte ça n’a pas de prix…
Quoique, je n’aurais jamais pu dépenser autant que tu as fait pour garder ton mode de garde. Nous nous étions renseigné également pour faire adhérer notre entreprise à une crèche d’entreprise. C’était inimaginable… Plus de 2000€ par mois pour l’entreprise et 600€ pour nous… Clairement on n’aurait pas pu assumer et notre toute petite entreprise n’a pas pu non plus! J’ai été déçu sur le coup car je voulais une crèche mais finalement aucun regret, j’ai trouvé la perle rare qui apporte une sécurité affective et physique, de l’épanouissement et beaucoup de bonheur à ma petite chérie.
Parce que oui, il y a des supers nounous 🙂

le 29/11/2016 à 10h42 | Répondre

Étoile (voir son site)

Tant mieux 🙂 Je pense qu’il y en a vraiment de très très bien, mais il y a une part de chance : trouver la bonne personne au bon moment !

le 30/11/2016 à 12h33 | Répondre

Claire (voir son site)

Dit donc, quelles péripéties!
Enfin, contente pour vous que tout se passe bien à présent.

le 29/11/2016 à 13h46 | Répondre

Tamia (voir son site)

Je suis heureuse pour vous que vous ayez trouvé un mode de garde qui vous convienne malgré l’urgence de la situation…

le 29/11/2016 à 19h46 | Répondre

Doupiou

Je comprends tellement ta galère ! J’ai du trouver un mode de garde en 3 jours après que ma nounou m’ait annoncé qu’elle ne renouvellerait pas son agrément ! Que de stress !

le 30/11/2016 à 08h58 | Répondre

Étoile (voir son site)

Oui, il était temps que les choses marchent et se pérennisent (mais ça, c’est le prochain article !).

le 30/11/2016 à 12h34 | Répondre

trouver une place en crèche (voir son site)

Waow, moi je pense que j’aurais carrément stressée En tous cas, vous abez bien géré la situation. Merci pour le partage d’expérience, ca permet de prendre toutes les situations de façon plus sereine

le 18/01/2017 à 11h22 | Répondre

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