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A la une / Récit de grossesse

L’annonce de ma grossesse : ses bonheurs et ses déconvenues


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Quand on est enceinte, on a envie de le dire à tout le monde. De le partager avec les gens qu’on aime, surtout quand on garde le secret depuis un petit moment. Et une fois qu’on a décidé de le dire, on aimerait le crier au monde entier. Mais on veut quand même « réussir » ses annonces pour surprendre, émouvoir, marquer ce moment.

Je vais te raconter ici certaines de mes annonces plus ou moins réussies.

Annonce de grossesse

Crédits photo (creative commons) : A.

Les annonces « en avance de phase »

Avec Monsieur Génial, nous avions décidé d’attendre la première échographie pour l’annoncer à tout le monde (on souhaitait même, dans le meilleur des mondes, attendre le résultat du test de la trisomie 21, qui coïncidait avec la fin de mon troisième mois). Mais pour certaines personnes, nous n’avons pas forcément pu attendre.

Typiquement, à mon travail, mes collègues l’ont su très vite, vu l’état dans lequel j’étais.

Je me souviens d’une de mes collègues qui m’a instantanément demandé si j’étais enceinte le jour où elle m’a vue avoir un haut-le-cœur en sentant l’odeur de menthe du chewing-gum que quelqu’un mâchait. Oui, j’ai cette particularité : l’odeur de menthe me provoque des nausées sévères durant les premiers mois de grossesse. (Le brossage de dents devient alors une épreuve de Koh-Lanta pour moi.) Ayant déjà évoqué ce détail avec ma collègue suite à ma GEU, quand elle m’a vue dans cet état, elle n’a pas hésité une seconde sur la raison…

J’ai aussi très vite prévenu ma chef de projet et mon chef au niveau administratif, car avec mes antécédents, les premières semaines de ma grossesse ont été très suivies médicalement. Du coup, j’allais m’absenter régulièrement du bureau. Ils ont tous été super dans leurs réactions, et m’ont vraiment mis du baume au cœur.

À ce moment-là, personne ne savait, et comme j’étais très angoissée (et le futur papa aussi), avoir toutes ces réactions positives, ça a été un vrai bol d’air frais pour moi.

Puis j’ai été en arrêt maladie un mois, et j’ai eu ma première déconvenue : quand je suis revenue, le grand patron de ma boîte avait plus ou moins annoncé la nouvelle à tout le monde (alors que je n’étais même pas à 2 mois de grossesse).

Il l’a fait indirectement, avec des phrases du style : « Même si Mélimélanie revient maintenant, on sait que dans environ neuf mois, elle va être absente quatre mois, donc il faut trouver un remplaçant pour cette période ! » en début des réunions. Voire beaucoup plus explicitement en plaçant : « Avec la grossesse de Mélimélanie » dans les réunions en plus petit comité.

Autant dire que je ne l’ai pas très bien pris. J’avais encore très très peur de faire une fausse-couche, et je ne me voyais pas forcément devoir expliquer à tout le monde pourquoi je n’étais pas enceinte après toutes les remarques qu’ils avaient entendues. Et puis, j’avais envie de l’annoncer moi-même à beaucoup de mes collègues, et on m’a retiré ce plaisir.

Dans le même genre, il y a aussi eu le grillage en force de ma Plug (demoiselle d’honneur à mon mariage, mère de mon filleul, tout ça tout ça), le jour où je lui ai dit que je ne pourrais finalement pas venir voir ses fils le weekend où c’était prévu. Moi, ne pas trouver une solution pour venir faire des bisous à ses deux petits anges ? J’avais à peine envoyé le premier SMS que c’était fini : elle avait tout deviné…

Les annonces à nos très proches

Bien évidemment, il y a quand même certaines personnes à qui tu as très envie de l’annoncer en avant-première. Certains amis, certains membres de la famille.

Mon mari a craqué deux semaines avant l’échographie, et l’a annoncée à son meilleur ami, un des témoins de notre mariage.

Puis une semaine avant l’échographie, nous sommes remontés à Paris pour l’anniversaire de ma sœur. Nous allions pouvoir voir en face à face certains de nos proches très importants à nos yeux. Pour mon mari : ses parents. Pour moi : ma sœur, mes parents et mes grands-parents maternels.

Je te parle de l’annonce ratée en premier ? Ma sœur. Gros gros échec. J’étais crevée, j’avais vomi tous mes repas la veille, à peine mangé le matin, rayé ma voiture neuve en allant à la pharmacie, et surtout, je ne la trouvais pas devant l’aéroport où elle était venue me chercher.

Et en me voyant arriver en râlant, au lieu de dédramatiser, elle est elle aussi montée dans les tours (stressée par l’organisation de son anniversaire). Du coup, après cinq minutes de cris et de larmes, j’ai hurlé dans la voiture : « Non, je ne vais pas me calmer ! Je suis enceinte, j’ai les hormones qui me font péter les plombs, et je suis crevée, donc non, je ne vais pas arrêter de crier ! »

Voilà, voilà… Donc ça, c’est fait. Allez, on passe.

Puis il y a eu les annonces pour lesquelles, rien qu’à les raconter, je pleure encore d’émotion :

  • Ma maman d’amour : je lui avais acheté un mug avec écrit « Élue meilleure mamie du monde ». J’ai utilisé le prétexte de la fête des mères pour justifier qu’elle ait un cadeau. Elle l’a ouvert, a vu le message et a commencé à le ranger en me disant : « Mais tu t’es trompée, il n’est pas pour moi, ce cadeau ! » « Si si, Maman, il est bien pour toi, j’en suis sûre. » « Mais il y a écrit Mamie… » Et là, révélation, yeux embrumés et tout le tsoin-tsoin.
  • Mon papa chéri : même topo, un mug avec écrit « Un papy au top », même prétexte de la fête des pères. Mais sa réaction a été plus rapide : « Oh, tu fais ch*** à m’appeler Papy ! » (silence) « C’est vrai ? » Il s’est tourné vers moi avec un énorme sourire. Embrassades, papa tout fier, très bon moment…
  • Mon grand-père de mon cœur et sa femme que j’aime comme une grand-mère : cette fois-ci, une petite pointe d’humour ! J’avais préparé un tablier de cuisine avec écrit « Attention, arrières-grands-parents avec toutes leurs dents ». Bon là, même pas de réactions phrasées, juste les yeux de mon grand-père qui se sont remplis de larmes pendant qu’il venait m’embrasser. Et ma grand-mère l’a imité juste après. S’en est suivie une photo où ils posaient tout fiers avec leur tablier (photo gardée secrète à ce moment-là, car rien n’était encore officiel).

Et pour mes beaux-parents, alors ? Eh bien, ils avaient déjà deviné, car on les avait déjà vus plusieurs fois. Ils ont donc « harcelé » mon mari jusqu’à ce qu’il confirme l’info !

Les annonces à distance

Puis le jour de l’échographie est arrivé, et on s’est enfin sentis libres de l’annoncer à tout le monde. Malheureusement, on vit un peu en expatriés. Ça s’est donc fait par les réseaux sociaux, SMS, appels.

Voici deux conversations que j’ai adorées :

  • la discussion avec ma super copine d’enfance qui vit à l’autre bout du monde depuis bientôt deux ans.
AnnonceSuperCopine

Crédits photo : Montage personnel

  • l’annonce à mon cousin relou qui avait passé toute la journée d’anniversaire de ma sœur à me dire que j’étais enceinte et qu’il en était sûr (Cousin je t’aime – oui, même Papy était fier de son petit-fils qui avait compris que j’étais enceinte au premier coup d’œil !).
AnnonceCousinRelou

Crédits photo : Montage personnel

(Je ne te montre pas la conversation en entier, mais je te rassure, il m’a félicitée ensuite !)

Enfin, il y a eu l’annonce à ma Mini-tornade (mon autre demoiselle d’honneur), qui, comme pour ma sœur, ne s’est pas passée comme je le voulais…

J’ai voulu faire appel à un souvenir de nos études.

Dans notre école d’ingénieurs, il y avait plusieurs filières : informatique, électronique, télécommunication, mathématiques, et mécanique… J’ai fait informatique (bouuuh la geek !!), et mon mari électronique. (Oui, on s’est connus là-bas, tout à fait. Je ne remercierai jamais assez mon école !)

Et dans cette école, il y avait une chanson qui faisait : « Chez nous, l’ENSEIRB, c’est une histoire de famille. Mon papa il est élec, ma maman elle est n’info… » Et j’arrête là, parce qu’après, ça dérape (c’est quand même une chanson étudiante).

Du coup, pour annoncer la nouvelle à mon amie, je lui ai envoyé un SMS en lui donnant la première phrase de la chanson, puis je lui ai demandé quelle était la suite. Mais elle ne se souvenait plus de cette chanson… Échec.

Ensuite, j’ai voulu lui envoyer la photo de l’échographie par MMS (toujours pour lui faire trouver la nouvelle). Mais elle était à l’étranger, et ne pouvait pas la recevoir. Nouvel échec.

Au final, j’ai réussi à l’envoyer par mail, et j’ai eu droit à une explosion de joie par SMS ! (Et à une bouderie aussi, parce que je lui avais menti pendant trois mois, alors qu’elle m’en parlait régulièrement. Mais ça n’a pas duré !! Parce qu’elle est top, ma Mini-tornade !)

Voilà, et toi ? Les annonces se sont toutes passées comme tu l’imaginais ? Tu as fait des mises en scène particulières ? Certaines sont tombées à l’eau ? Raconte !

Toi aussi, ça te plairait de nous raconter ta grossesse mois après mois ? Toutes les infos pour devenir chroniqueuse grossesse, c’est par ici !

A propos de l’auteur

Mariée a un mari hyper protecteur depuis ma grossesse extra utérine j'ai commencé par être piquée par le virus des blogs grâce à mademoiselle dentelle avant de découvrir les deux autres blogs "Dans ma tribu" et "Sous notre toit". Je suis la maman chat d'une grande minette de salon qui ne porte de félin que le nom. Mais surtout la maman comblée de Petit Habitant et Petit Excité qui ont 18 mois d'écart. Je viens te raconter mon quotidien de maman et mes grossesses qui pourraient mieux se passer 😉 !