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Le bilan déchet de mon 1er trimestre de grossesse


Publié le 4 février 2020 par Madame Ecologeek

Je t’ai déjà raconté mon 1er trimestre de grossesse côté santé… mais côté déchet, qu’est-ce qu’il a donné ? Sans trop de suspens, oui, j’ai fait des infidélités à mon mode de vie (presque) zéro déchet et parfois sans m’en apercevoir. Alors cet article s’adresse aux futures mamans qui veulent rester au top de leur vigilance anti-plastique jetable !

Dans ma poubelle noire, durant les 4 mois d’essai bébé + les 3 premiers mois de grossesse, voilà ce que je me suis surprise à jeter :

  • 25 tests d’ovulation et les emballages plastiques autour !
  • 8 tests de grossesse et les emballages plastiques autour
  • les emballages de médicaments (acide folique x7 piluliers + paracétamol 500mg X2)
  • 3 emballages de l’emmental industriel au lait pasteurisé x3 (parce qu’en bio, à la coupe, sans risque de listériose… je n’ai pas trouvé !)
  • 2 emballages de galettes de riz complet soufflé bio (pour gérer les hauts-le-cœur)
  • 3 emballages de biscuits bio fourrés chocolat (parce que je suis gourmande)
  • 4 emballages de biscottes complètes bio (parce qu’être gourmande ça a trop fait monter ma glycémie)
  • 3 sachets et les lingettes jetables des tests urinaires du labo (mais au labo, pas chez moi !)

Crédits : photo personnelle

Avec le recul, je me suis rendue compte que j’aurais vraiment pu éviter certains de ces déchets surtout en terme de test d’ovulation et de grossesse puisque mes cycles étaient très réguliers donc prévisibles juste en observant ma glaire cervicale, ma libido et mon col pour repérer l’ovulation. Et LE critère révélateur d’une grossesse étant l’absence de règles, j’aurais pu être patiente surtout que je savais 2 jours à l’avance, toujours en observant l’ouverture ou la fermeture de mon col, si mes règles allaient se déclencher ou non. Mais impatience a jeté son dévolu sur les bâtonnets en plastique jetable… Je suis quand même contente d’avoir consulté beaucoup de site sur la « conception naturelle » et d’en avoir appris autant sur le corps humain. Dommage que je n’ai pas fait confiance à Dame Nature et à mes observations.

Malgré tout, je n’avais en tête que d’autres lectures qui indiquaient un petit 25% de chance par cycle d’être enceinte à condition d’être un couple avec une fertilité normale et de devoir attendre 6 à 12 mois. Pourtant même l’univers m’avait prévenu (lol) puisque le magasin où je me fournissais en tests a été en rupture de stock un mois d’avant la réponse positive !

Crédits : photo personnelle

Pour les emballages de médicaments, là, je n’ai pas de solution zéro déchet.

Se passer d’acide folique me paraissait inenvisageable étant donné que j’ai suivi des cours sur la spinabifida à l’université. Et je ne m’y connais pas assez pour juste suivre un régime alimentaire “riche en acide folique” qui aurait évité les déchets pharmaceutiques. Les migraines et les douleurs ligamentaires ont été fortes alors j’estime ne pas avoir abusé du paracétamol pour pouvoir les supporter. Idem, pour l’emballage du fromage non ZD, les restrictions alimentaires sont déjà très nombreuses quand on est enceinte alors j’assume mes craquages sur l’emmental pasteurisé sans danger de listériose et, en plus, qui m’a permis de varier un peu mes sources de calcium avec le lait bio, les yaourts maison et les amandes bio en vrac. Enfin, les galettes de riz/ biscottes et leur emballage m’ont tellement rendu service contre les hauts-le-cœur à répétition 24h/24 et les hypoglycémies que, là encore, je ne regrette pas le déchet.

En revanche, je n’avais aucune vraie raison de craquer sur des biscuits fourrés chocolat que j’aurai pu trouver en vrac ailleurs pour satisfaire ma gourmandise…

Crédits : photo personnelle

J’ai réussi à trouver une parade passablement satisfaisante au laboratoire d’analyse qui me fournit le flacon à urines chaque mois dans un sachet accompagné d’une notice et d’une lingette désinfectante jetable. Le flacon seul suffit donc ma solution (presque) zéro déchet c’est de rendre au laboratoire ses détritus inutiles qui, au moins, ne finissent pas dans MA poubelle. Le laboratoire n’a pas écouté ma suggestion de juste remettre un flacon stérile dans le sachet alors dommage pour ses finances et pour la planète mais ce n’est pas de mon ressort. 

Bref, un 1er trimestre pas aussi zéro déchet que je l’aurais voulu même si la poubelle mensuelle de 15L n’a rien remarqué étant donné la petite taille et le petit poids des plastiques consommés…

Et toi, tu as été déraisonnable au niveau de ta consommation en plastique jetable pendant tes essais bébé et/ ou ton début de grossesse ? Tu as des astuces zéro déchet à partager ?


 


Commentaires

7   Commentaires Laisser un commentaire ?

Virg

Une partie de tes déchets m’interroge : je ramène toujours l’intégralité des déchets des médicaments à la pharmacie qui s’en occupe. Je croyais qu’ils s’occupaient de ce recyclage, est-ce que je me trompe ?

le 04/02/2020 à 08h16 |

Rusalka

Les pharmacies chez moi demandent expréssement de jeter les emballages chez soi, elles ne recyclent que les médicament non utilisés ou périmés.
Du coup, les boîtes en carton et les flacons partent dans ma poubelle de tri, les plaquettes de comprimés vides dans le bac à déchets.

le 04/02/2020 à 10h36 |

Virg

LOL du coup j’imagine que ma pharmacie est sympa et trie le tout pour nous alors 😉

le 05/02/2020 à 08h33 |

Madame Ecologeek

ici aussi la pharmacie ne prend pas les emballages cartons/ verre, elle ne prend vraiment que les plaquettes de médicaments et ce n’est pas du tout pour les recycler/ les réutiliser (dans des assos humanitaires par exemple parce qu’il y a toujours le risque de « trafic » et de « surdose ») ; les pharmacies doivent sécuriser le circuit des médicaments y compris la façon dont ils sont incinérés (pour ne pas finir dans l’eau que nous buvons ou dans l’air que nous respirons) ; et les plaquettes en plastique + alu vides ne sont pas reprises par les pharmacies : elles ne contiennent plus de médicaments donc « poubelle noire » pour être brûler ou enterrer (et là, ça pollue nos nappes phréatiques et notre air d’où la mouvance zéro déchet pour réduire au mieux le problème à sa source) ; malheureusement beaucoup de pharmacies ont tendance à délivrer l’intégralité de l’ordonnance au lieu d’y aller au compte-goutte (et le client n’a sûrement pas envie de revenir 4 fois récupérer ses anti-douleurs/ psychotropes/ etc. mais, du coup, il repart avec une dose totale qui tuerait un cheval si elle était prise en une fois et, souvent, il n’en prend jamais l’intégralité car il va mieux avant d’avoir fini donc c’est du gaspillage y compris pour la sécurité sociale qui rembourse des trucs qui finissent à la poubelle)

le 05/02/2020 à 18h36 |

Freesia

Je suis toujours méga étonnée du nombre de tests de grossesse ahah. Moi, c’était les biscuits type TUC qui me « calmaient » (+ les amandes). Et ceux dispo en vrac ne convenaient pas suffisamment, ils me dégoutaient même … Ca a été une concession que j’ai faite pour ma survie des 7 premiers mois !

le 04/02/2020 à 17h53 |

Madame Ecologeek

je me suis étonnée moi-même… de mon impatience et de mon besoin de contrôle avec les tests d’ovulation et de grossesse que j’ai utilisé car je ne connaissais vraiment pas mon corps et j’étais persuadée de « ne pas être dans la norme » après la lecture de tant de témoignages de parents obèses qui n’arrivent pas à avoir un bébé ; je nous estime vraiment super chanceux de n’avoir eu aucun souci de fertilité 🙂

le 05/02/2020 à 18h23 |

Elodie

Moi aussi, je suis étonnée su nombre de tests de grossesse et de TO…C’est sûrement lié à l’impatience mais je trouve ça curieux.
Idem pour toutes les restrictions alimentaires, là où je vis c’est beaucoup plus souple et le nombre de listérioses n’est pas supérieur.
Je trouve que c’est difficile d’être une femme enceinte en France 😉

le 05/02/2020 à 04h27 |

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