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Mon premier trimestre : France vs Angleterre


Publié le 14 avril 2020 par Mrs Bristish

Petit rappel si tu n’as pas lu ma chronique de présentation (que tu peux retrouver ici) : j’ai eu mon premier enfant, Loulou, âgé de bientôt 4 ans, en France.

Nous avons depuis déménagé pour vivre chez nos voisins, les anglais. Je suis tombée enceinte de notre deuxième mini-nous presque 4 ans après, jour pour jour.

Cela me permet donc de bien comparer mes grossesses, mes états d’esprit et les systèmes de santé…

Le 1er trimestre en France

J’ai rapidement voulu un enfant après ma rencontre avec Mr British. Mais lui, voulait faire les choses « dans l’ordre » (convenons-en, dans SON ordre) : vie commune, achat d’un appartement, mariage, puis enfants.

Il voulait aussi profiter de nous 2, voyager, sortir… avec le recul, je ne regrette absolument pas d’avoir attendu. Nous avons découvert une partie du monde avec notre sac à dos, chose qui me semble plus compliqué maintenant (cela ferait l’objet d’un article à venir, patience !).

Crédit photo : photo personnelle

Nous avons aussi appris à nous connaître vraiment, à discuter de ce que nous voulions comme éducation pour nos enfants (spoiler alerte : certaines de nos certitudes ont volé en éclats à l’arrivée de Loulou).

Juste après notre mariage, nous avons fait un mini-voyage de noces : quelques jours pour se retrouver juste tous les 2, rester encore un peu sur notre petit nuage avant de reprendre le cours de nos vies. C’est lors de ces vacances que mon tout nouveau mari en a profité pour m’offrir une bola, signe qu’il était prêt à s’engager dans une nouvelle aventure avec moi !

J’ai quand même attendu la fin de notre voyage de noces officiel (un mois entre le Vietnam et le Cambodge) avant d’arrêter ma contraception.

Je suis tombée enceinte dès le 2ème cycle, en septembre… mais je ne l’ai appris que fin octobre, lors de mon cycle suivant ! Je fais effectivement partie de celles qui ont continué d’avoir leurs règles malgré un début de grossesse.

J’ai eu rapidement des nausées et des douleurs à la poitrine mais j’ai, dans un premier temps, mis ça sur le compte de l’arrêt de la pilule (après 15 ans de prise !). Je suis même allée consulter mon médecin qui pensait à une gastro !

Fin octobre, pour les vacances d’automne, mon mari avait décidé de m’organiser un voyage-surprise pour mes 30 ans, en Grèce. C’est donc là-bas que j’ai découvert ma grossesse (j’avais heureusement pensé à prendre un test).

Crédit photo (creative commons) : JuliaFiedler

Folle de joie, à mon retour, j’ai filé faire une prise de sang. Et là, on a découvert un taux qui explosait les plafonds ! Ma gynéco m’a alors proposé une échographie, craignant une GEU ou pensant à une grossesse gémellaire (plusieurs dans ma belle-famille).

Quelques jours avant mon anniversaire, nous avons donc vu notre petit têtard et versé nos premières larmes de joie ! Un beau cadeau pour fêter l’arrivée de la trentaine, n’est-ce pas ?

Avec le recul, je ne pourrai pas dire si nous réalisions vraiment dans quelle aventure, nous nous lancions. Bien sûr, nous avions plusieurs couples d’amis avec des enfants mais cela permet-il vraiment de se rendre compte du grand chamboulement qui va arriver plusieurs mois après ?

La suite du premier trimestre a été rythmée, comme pour beaucoup de femmes malheureusement, par une succession de nausées et de vomissements. J’ai perdu 3 kg au cours de ces premiers mois.

Et je ressentais une telle fatigue… Je filais m’allonger dès mon retour du travail !

Autant te dire que j’étais heureuse d’arriver enfin à la fin du premier trimestre et à l’échographie du premier trimestre qui nous a permis de nous rassurer et ainsi d’annoncer à tout le monde la venue d’un mini-nous.

Crédit photo (creative commons) : PublicDomainPictures

Le 1er trimestre en Angleterre

Comme je te le racontais dans ma chronique de présentation, c’est après plusieurs mois de questionnements que nous nous sommes lancés pour la seconde fois, dans cette folle aventure qu’est la maternité !

Cette fois-ci, j’ai mis 6 cycles à tomber enceinte ce qui est plutôt rapide (même si, sur le moment, cela semble toujours long surtout avec des cycles très irréguliers !).

J’ai rapidement compris que j’étais enceinte même si mère nature a voulu, une fois encore, me faire une farce puisque j’ai de nouveau eu des courtes règles.

Contrairement à la France, en Angleterre, il n’est pas possible de faire une prise de sang pour vérifier la grossesse (ou tout du moins, je n’en ai pas entendu parler).

J’ai donc refait, quelques jours plus tard, un test électronique pour m’en assurer.

Crédit photo : photo personnelle

Et à 8 SA, quelques jours avant mes 34 ans, nous avons craqué sommes allés faire une échographie de datation dans un centre privé qui a confirmé la présence d’un petit bébé. Nous avons même pu entendre son cœur battre.

Je n’avais pas trop de doutes à cause de mes nausées et de la fatigue mais cela m’a permis d’être plus sereine…

Crédit photo : photo personnelle

Il a ensuite fallu partir à la pêche aux informations. Quand tu vis dans un pays étranger où la langue parlée n’est pas ta langue maternelle, crois-moi, tout prend un air de parcours du combattant !

Heureusement, j’ai de très bonnes amies qui ont accouché ici et qui ont donc pu m’aiguiller (et au passage, me faire un peu stresser quant au suivi pré-natal très léger par rapport à la France).

Dans un premier temps, il a fallu que je m’inscrive dans un centre de sages-femmes (tu l’auras compris, sans aucune preuve de ma grossesse).

J’ai reçu, peu de temps après, un courrier avec une date de rendez-vous pour mi-novembre et un long questionnaire de santé à remplir.

La sage-femme qui m’a reçue a ainsi retracé mon parcours de santé pour ma première grossesse (je te le raconterai dans une prochaine chronique mais j’ai eu un suivi assez régulier à cause d’un petit bébé) ainsi que nos antécédents familiaux.

Elle a ensuite pris ma tension, procédé à un test d’urine pour vérifier mon taux de sucre et à une prise de sang pour dépister le VIH, l’Hépatite B, etc.

Nous sommes repartis avec un dossier (orange flashy) et des prospectus d’informations.

J’étais assez fière de moi d’avoir tout compris (il m’en faut peu pour être heureuse) car j’appréhendais vraiment de devoir consulter mon ami « linguee » pour des termes médicaux : mes visionnages de Grey’s anatomy, en anglais et de Call the Midwife auront donc servi !

Quelques semaines plus tard, j’ai de nouveau reçu un courrier avec une date pour ma première échographie. Date qu’il a fallu changer car le rendez-vous tombé le jour où mon mari passait un examen important (et là encore, ça a été le parcours du combattant… surtout pour une phobique du téléphone comme moi).

L’échographie s’est déroulé à l’hôpital et a été réalisée par une super échographe qui a bien pris le temps de tout nous expliquer et nous montrer.

Je ne pensais pas être autant émue pour un deuxième… et pourtant, j’avais les larmes aux yeux ! Et mon cœur déjà rempli d’amour !

Aussi dynamique que son frère, il n’arrêtait pas de bouger… il a donc fallu beaucoup de patience à l’échographe pour réussir à faire les mesures.

Crédit photo : photo personnelle

J’ai également fait la prise de sang pour le Tri-test et reçu quelques jours plus tard, des résultats parfaits !

L’échographie a ainsi marqué la fin du premier trimestre… Nous avons ainsi pu l’annoncer à notre fils (si heureux qu’il en a parlé à tous ses amis et maîtresses, dès le lendemain), nos amis et notre famille élargie.

Ce trimestre est passé très lentement pour moi ! J’avais beaucoup de nausées et vomissements (malgré une prise quotidienne de Donormyl) et une fois encore, je ressentais une fatigue intense.

La gestion d’un aîné, pendant une grossesse, demande beaucoup d’énergie et pourtant, j’ai la chance d’avoir un loulou génial. Mais il m’était impossible de m’allonger dès mon retour du travail, comme lors de ma première grossesse. Heureusement, mon mari qui, d’habitude fait des journées à rallonge, a assuré en rentrant un peu plus tôt et en s’occupant des repas (chose dont j’étais incapable tant la nourriture me dégoûtait).

Prochaine étape pour moi : un rendez-vous avec la sage-femme à 16 SA (au retour des vacances de Décembre et de notre voyage en Guadeloupe), puis l’échographie morphologique à 20 SA.

Mais je te raconterai ça dans une prochaine chronique !

Et toi, comment s’est passé ton premier trimestre ? As-tu fait une échographie de datation ?


Pendant la grossesse, tu t’imaginais épanouie, heureuse, avec un joli ventre rond, et bien sûr, il y a de ça. Mais tu n’étais peut-être pas tout à fait préparée pour les vergetures, les coups de pied dans la vessie à 2 heures du matin et les galères administratives. On ne te la refera pas deux fois. Avec le guide hyper complet et concentré de Dans Ma Tribu, tu sauras exactement ce qui t’attend après l’accouchement. Clique ici pour en savoir plus.

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Commentaires

Madame Fleur (voir son site)

Hâte d’en savoir un peu plus !!!

le 14/04/2020 à 14h30 |

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