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A la une / Témoignage

Comment nous avons détecté un problème avec la nounou de notre bébé

Pour les fêtes de fin d’année, Dans Ma Tribu et ses chroniqueuses prennent quelques jours de vacances… Nous serons de retour le 2 janvier avec de nouvelles chroniques et de nouveaux témoignages ! En attendant, nous t’avons concocté un petit best of des articles les plus vus de l’année 2016. Ce sont donc toutes tes chroniques préférées que tu retrouveras dans les jours à venir ! 🙂

Je t’ai raconté la dernière fois comment nous avions trouvé notre auxiliaire parentale. Les choses ne sont pas passées comme prévues malheureusement (ou heureusement ?) entre cette personne, nous et Petit Prince.

Attention, mon article n’a pas pour but de faire paniquer de jeunes mamans en recherche de mode de garde, ni de les rendre méfiantes. D’ailleurs, jeune maman angoissée, je te conseille de lire mon article. Il n’est peut-être pas très drôle, mais peut-être qu’il t’aidera à mieux choisir ta « perle » et à être critique ?

Adaptation et premiers signes

L’adaptation s’est passée sans trop de problème. Néanmoins tout était loin d’être parfait. Il faut être réaliste.

Par exemple, l’auxiliaire ne voulait pas cuisiner, sous prétexte qu’elle s’occuperait moins bien des enfants. En outre, elle ne sortait pas les enfants tous les jours. Elle n’arrivait pas forcément à gérer en même temps les deux bébés, et avait parfois du mal à gérer des grosses crises de pleurs.

Nous avons mis cela sur le compte de l’adaptation, de la découverte… d’autant plus que notre agence de nounou est allée dans ce sens quand nous lui avons fait part de nos doutes, en nous disant que c’était normal et que nous étions peut-être trop angoissés.

Malgré ces premiers signes nous avons décidé de continuer, car les enfants lui souriaient, et globalement je retrouvai un Petit Prince plutôt pas mal en fin de journée.

enfant jeu toboggan piscine à balles photos

Crédits photo (creative commons) : leeson0318

Le changement de comportement

Quelques jours après la fin de la période d’essai, les choses ont commencé à changer, mais pas d’une manière radicale.

Petit Prince a commencé à pleurer sur des moments de vie que nous ne comprenions pas, notamment après les siestes. Il a commencé à se réveiller entre 9 et 10 fois la nuit avec des pleurs d’angoisse.

Nous ne nous sommes pas plus alarmés que cela la première semaine. J’ai souvenir néanmoins d’une crise assez impressionnante, un dimanche où Petit Prince était paniqué à l’idée de se coucher, et même moi, sa maman, j’étais incapable de le rassurer. Celui-ci me donnait des coups et était particulièrement nerveux alors que c’est un bébé relativement zen.

Après avoir réussi à le coucher, j’ai éclaté en sanglots et j’ai dit à mon mari que je ne le reconnaissais pas. Parallèlement, Petit Prince se mettait aussi à se griffer les yeux et à s’arracher nerveusement les cheveux (mais c’était peut-être dû à son traitement par orthèse crânienne, dont je te parlerai prochainement ?).

Enfin, Petit Prince souriait de moins en moins avec nous, mais continuait néanmoins à sourire à son auxiliaire le matin, le soir…

Ce sont toutes ces petites choses cumulées qui font que j’ai eu des doutes. Trop de choses dans mon cœur de maman pour ne pas me poser de questions. Monsieur Étoile me disait que je me montais peut-être la tête et que j’étais trop angoissée. Ainsi, nous avions convenu d’être un peu plus attentifs, et qu’il rentre parfois les midis par surprise afin de regarder ce qui se passait.

L’instinct maternel plus fort que tout

Avec ces stratégies, le manquement de soins que nous supposions s’est confirmé. Il y a bien sûr des choses que nous supposons, mais que nous n’avons jamais vu de nos propres yeux.

Néanmoins, nous avons découvert un bébé laissé avec sa couche pleine pendant plusieurs heures (et plusieurs fois !), un bébé enfermé des journées à la maison sans sortie poussette avec des excuses bidons, des paroles et un ton de voix déplacé sur un bébé de 7 mois.

Il y a deux choses qui m’ont achevé : l’auxiliaire a été injoignable plus de 20 minutes un jour, alors qu’elle devait être à la maison (avec une excuse limite pour justifier qu’elle était injoignable – entre nous, quand on appelle 5 fois d’affilée sur le téléphone fixe, une personne normalement constituée répond !), et surtout elle ne nous a pas averti immédiatement lorsque Petit Prince a été malade.

Notre pédiatre étant fermé le soir, nous sommes donc allés aux urgences pour le faire soigner. Impossible d’attendre le lendemain matin. Plusieurs choses nous laissent croire en outre qu’elle laissait Petit Prince pleurer dans son lit après la sieste, et que le change se passait moyennement. Un bébé qui hurle à mort pour un changement de couche, ce n’est pas normal, on est d’accord ? Comme un bébé qui hurle et qui se griffe les yeux à la fin de chaque sieste ?

Mon mari, qui au début n’avait pas trop de doutes, m’a pleinement soutenu lorsqu’il a vu à quel point je dépérissais, et il a constaté autant de choses que moi. Nous avons donc été rapidement d’accords sur le fait que quelque chose n’allait pas. Le mot « dépérir » était peut-être fort, mais j’étais vraiment en train de dépérir à ce moment-là.

Comment confirmer les doutes ?

L’auxiliaire niait beaucoup de choses et s’est défendue avec des arguments réfutables. Notamment en mettant ce changement de comportement sur le compte de la peur de l’abandon. Et puis, peut-être que je me montais la tête aussi, non ?

Pour en avoir le cœur net, nous sommes allés consulter notre pédiatre. Je voulais savoir si c’était moi qui perdait pied et qui avait un problème, ou si mon instinct voyait juste. Le pédiatre n’a constaté aucune maltraitance physique (bien heureusement), mais il a noté la crainte de notre fils (difficulté à sourire). Un bébé de 7 mois n’est pas censé avoir peur des gens, la peur de l’abandon apparaissant plus tard (ou commence seulement à cette période ?). Il nous a confirmé qu’autant de réveils anxieux par nuit, ce n’était pas normal. Et surtout, il m’a dit cette phase miracle qui m’a libérée : « L’instinct maternel ne trompe pas. Votre fils, vous l’avez porté 9 mois et il y aura toujours une certaine connexion entre lui et vous. ».

Voilà, nous n’avons pas fait de choses illégales (comme par exemple la pause de micro ou caméra). Il a suffi d’être très attentifs, de parler de notre situation à une personne objective afin d’avoir des réponses et de ne plus avoir de doutes.

Pas facile de confirmer des doutes quand l’auxiliaire dit le contraire, quand la co-famille ne comprend pas pourquoi tant de stress, quand notre propre famille nous dit que ce sera pareil avec quelqu’un d’autre, ou quand l’agence de nounou nous répond juste qu’on est trop anxieuse.

J’ai eu honte de penser que l’auxiliaire était la cause du changement de comportement de mon fils. Je me suis dit que c’était trop facile de l’accuser, et c’est très difficile de gérer cette ambivalence de sentiments. L’entourage ne m’a pas aidé en me faisant passer pour une angoissée. J’ai néanmoins beaucoup de reconnaissance pour Monsieur Étoile qui m’a rapidement soutenu, et c’est sans doute le plus important !

Conclusion et quelques conseils…

Pour conclure, n’ayant plus confiance, nous avons sorti cette personne de nos vies. Cette personne qui a fragilisé notre tout petit et qui a fait énormément de dégâts dans nos cœurs de parents.

Mon mari avait des doutes sur elle lorsque nous l’avons embauchée, et je m’en veux tellement de ne pas l’avoir écouté. Du jour au lendemain, nous avons fait le choix de ne plus avoir de garde. Il était inconcevable qu’elle continue à garder Petit Prince, même temporairement. Nous avons dû poser des vacances en urgence, mais c’est sans aucun regret.

Les doutes en période d’adaptation auraient dû nous avertir, mais nous avons été naïfs : nous avons écouté nos familles, l’agence de nounou… alors qu’au fond de nous, nous sommes les seuls à savoir vraiment ce qui est bon pour Petit Prince.

Je profite de cet article pour te dire : Méfiance sur les agences de nounous ! Elles ne proposent pas forcément des perles et se limitent bien trop souvent à vouloir placer leur candidate sans trop se soucier de ce qui se passera ensuite… Nous avons dépensé et perdu pas mal d’argent pour rien, et surtout ça a été beaucoup de soucis pendant plusieurs semaines.

Aujourd’hui, je n’ai plus de regrets : les choses sont ce qu’elles sont, et surtout les choses ont évolué dans le bon sens. C’est toujours douloureux d’en parler car oui, je me sens coupable. Même si mon témoignage peut paraître angoissant, je crois que ce serait malhonnête que de ne pas en parler à toutes les mamans et futures mamans qui me suivent ici. Si ça peut t’aider dans ton recherche de mode de garde, alors j’aurai tout gagné. Je reviens vite pour t’expliquer la suite et où nous en sommes plusieurs mois après cette histoire.

A propos de l’auteur

Je suis la maman de Petit Prince né en 2015 et de Petit Poussin né au printemps 2019. Après deux grossesses bien surveillées, j'assume pleinement ma vie professionnelle avec le soutien sans faille de mon mari et beaucoup de flexibilité & d'organisation. Depuis un peu plus d'un an maintenant, nous avons quitté la région parisienne pour vivre dans l'Est de la France suite à une opportunité professionnelle. Bref beaucoup de changements pour notre famille en très peu de temps !