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A la une / Vie de maman

La reprise du travail : ressenti et organisation

Aujourd’hui, on parle d’un sujet sensible : la reprise du travail. Pour celles qui n’ont pas la chance (ou la contrainte, tout dépend du point de vue) de rester au foyer, il faut bien retourner travailler un jour ou l’autre !

Au départ, j’avais donné comme titre à cet article : « Pourquoi j’aurais voulu rester auprès de mon fils », et je me suis finalement dit qu’il fallait peut-être que j’attende d’avoir plus de recul pour le publier.

Reprise du travail après le congé maternité

Crédits photo (creative commons) : AlexBor

Mon histoire personnelle et mon ressenti avant la reprise

J’ai eu la chance d’être élevée par ma maman. Oui, j’estime que c’est une chance. Je me souviens de sa présence quand nous rentrions de l’école, des Kinder Suprise le lundi soir car c’était la journée « courses », des crêpes le mercredi, des bons petits plats maison… Bref, d’une semaine bien rythmée avec Maman. Maman qui était toujours présente pour le moindre chagrin, ou pour m’emmener faire du shopping avec elle.

Seulement, moi, je ne peux pas offrir ça à mon fils. Je dois retourner travailler : parce qu’il y a un emprunt, parce qu’il faut assurer le quotidien, et parce que dans la société d’aujourd’hui, il vaut mieux être indépendante financièrement. Et puis, être femme au foyer, ce n’est pas toujours valorisé, malheureusement. (Ceci dit, je ne suis pas d’accord du tout : élever ses enfants et gérer sa maison, c’est le plus beau des « métiers ». Les journées sont bien remplies quand on prend du temps pour s’occuper d’eux, pour faire la cuisine, etc.)

J’ai fait de belles études, j’ai un poste à responsabilités, intéressant, et je suis promise à une belle carrière. Il est d’autant plus « normal » que je continue à travailler.

Seulement, avant de reprendre, j’avais la cruelle impression que j’allais louper des choses, et je continue à le penser. J’avais le sentiment aussi que Petit Prince m’en « voudrait » et qu’il serait moins équilibré. J’ai un bébé zen et joyeux, et j’étais effrayée à l’idée que ça change !

Mon mari a, quant à lui, été gardé à moitié par sa maman et à moitié par sa grand-mère. Ainsi, nous sommes « formatés » d’une certaine manière sur le fait qu’un enfant est mieux avec ses parents ou quelqu’un de sa famille. Ça ne nous a pas aidés pour faire garder Petit Prince par une tierce personne, il faut le reconnaître.

Concrètement, comment s’est passée la reprise ?

Mentalement, j’ai essayé de réfléchir et de penser le moins possible lors des premiers jours de travail. Et j’ai eu une aide fort précieuse : Petit Prince a été gardé au départ par son papa avant d’être confié à une tierce personne, ce qui a grandement facilité la reprise.

En outre, mes supérieurs m’ont laissé le temps de reprendre « calmement ». J’ai ensuite changé de poste, et je remarque qu’on me laisse aujourd’hui plus de flexibilité. Côté travail, je n’ai donc pas à me plaindre. Par exemple, si bébé est malade, je peux négocier un peu de télétravail.

Par contre, je supporte encore moins les transports. Dès qu’il y a des problèmes, c’est d’autant moins de temps passé avec mon bébé…

Et aujourd’hui, nous en sommes où ?

Moralement

Avec le recul de plusieurs mois de reprise, je peux te dire qu’un enfant ne t’en voudra pas et ne se sentira pas moins bien s’il est gardé par autrui, à condition que les choses soient faites correctement : c’est-à-dire que le mode de garde lui convienne et que les parents soient pleinement présents et pleins d’attentions lorsqu’ils sont là.

J’ai compris que son équilibre dépendait énormément de nos réactions, à son papa et à moi, mais que de ne pas être tout le temps avec Maman et Papa, c’était bien aussi pour lui. Il peut ainsi se sociabiliser et apprendre de nouvelles choses dans des environnements différents.

Pour moi, c’est aussi une bouffée d’air que d’aller au travail : ça me permet de voir d’autres personnes, de penser à d’autres choses… Ça permet de ne pas se laisser « bouffer » par les tâches quotidiennes et de les optimiser. Je garde néanmoins une réelle culpabilité, car j’aime être à la maison, cuisiner de bons petits plats, gérer mon intérieur, mais je sais aussi que je n’aimerais pas faire ça toute la journée.

Pour le papa, c’est beaucoup moins difficile de laisser bébé, mais il ressent quand même plus de stress relatif à l’organisation depuis que bébé est gardé. Tous les deux, dès qu’il arrive quelque chose (maladie, problème de garde…), nous ne pouvons pas nous empêcher de nous dire que ça n’aurait pas eu lieu s’il avait été gardé par l’un de nous deux.

Mais, comme je te le disais, Petit Prince apprend à se sociabiliser et est gardé par des personnes entièrement disponibles, qui sont professionnelles et proposent des activités variées. Ses journées doivent être intéressantes, stimulantes et bien remplies. Il paraît serein quand on le récupère, et il rigole comme un petit fou le soir jusqu’au coucher. C’est très rassurant pour nous en tant que parents.

Physiquement

Monsieur Étoile et moi, nous ne sommes pas plus fatigués que ça lorsque tout roule bien (je te parlerai de nos soucis de garde un peu plus tard…). J’ai la chance d’avoir un mari flexible sur ses horaires, sur qui je peux compter si je suis bloquée au travail (ou dans les transports…).

Il faut néanmoins admettre que les weekends sont sportifs, car il y a quelques tâches ménagères à gérer quand même, et avec un bébé, il y a plus de choses à faire : cuisiner les petits pots, plus de lessives… mais ça reste néanmoins un plaisir.

Vive la flexibilité au travail pour s’adapter à la vie de famille !

Il y a un point qui me permet aussi de mieux vivre la séparation : la flexibilité. Mon mari a signé un avenant à son contrat de travail lui permettant de faire une journée de télétravail. Pour ma part, je peux aussi le faire de temps en temps. Par exemple, lorsque je l’emmène chez le pédiatre.

Et c’est une excellente solution ! Indépendamment de nous arranger dans notre organisation et de nous épargner le temps de transport, ça nous permet de réduire l’amplitude horaire de garde de Petit Prince sur ces journées. Il fait ainsi une petite journée de garde, et ça nous permet de passer quelques heures de plus avec lui.

En outre, un bébé (surtout s’il est en collectivité) tombe souvent malade au début, et c’est une bonne solution pour ne pas utiliser tous ses congés. Je ne vais pas te cacher que ça nécessite pour moi de travailler parfois les soirs ou le weekend, mais dans tous les cas, ça facilite grandement notre organisation.

Nous pouvons le faire aussi parce que nous avons la chance d’avoir des emplois où nous pouvons travailler à distance, avec un ordinateur et notre téléphone portable. Après, j’avoue que je suis parfois gênée de faire du télétravail vis-à-vis de mon responsable, surtout quand Petit Prince est malade (mais souvent, Belle-maman vient le garder pendant que je travaille à côté).

En résumé, toute la famille s’est adaptée sans problème, et la flexibilité que nous avons tous les deux au travail rend les choses plus simples. Néanmoins, Petit Prince nous manque à tous les deux énormément. De plus, je trouve que faire garder bébé cinq jours par semaine, c’est beaucoup, et c’est fatigant pour un tout-petit (et plus encore avec certains modes de garde).

C’est un point de vue très personnel, et je pense que nous aimerions tout simplement être plus avec notre enfant, même si notre organisation fonctionne bien actuellement. Ainsi, lorsque notre deuxième bébé sera là, nous espérons fonctionner différemment et poser un peu de temps partiel et/ou laisser bébé une journée ou deux par semaine aux grands-parents.

Et chez toi ? Comment s’est passée la reprise ? As-tu la possibilité de faire du télétravail ? Comment t’organises-tu ? Viens nous raconter !

A propos de l’auteur

Je suis la maman de Petit Prince né en 2015 et de Petit Poussin né au printemps 2019. Après deux grossesses bien surveillées, j'assume pleinement ma vie professionnelle avec le soutien sans faille de mon mari et beaucoup de flexibilité & d'organisation. Depuis un peu plus d'un an maintenant, nous avons quitté la région parisienne pour vivre dans l'Est de la France suite à une opportunité professionnelle. Bref beaucoup de changements pour notre famille en très peu de temps !