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Le deuxième trimestre de ma grossesse toute douce – Partie 2


Publié le 13 octobre 2019 par Maman Ours

Déjà une bonne partie du deuxième trimestre est passée. Jusque là, tout va très bien, malgré la fatigue, tous mes contrôles sont parfaits ! Mais c’est quand même un peu étrange, toute cette fatigue dont je ne cesse de te parler, et qui dure aussi longtemps….

L’anémie

Lors de mes analyses sanguines du cinquième mois, je devais aussi tester mon taux de fer et d’hémoglobine, car ma sage-femme soupçonnait que qu’ils étaient peut-être un peu bas. Bon, quand les résultats sont revenus, ils étaient extrêmement clairs : les deux étaient très, très bas. Au moins, avec une anémie pareille, on savait pourquoi j’étais aussi fatiguée ! Ma sage-femme me prescrit pendant notre rendez-vous des comprimés de fer pour remonter un peu tout ça, mais me prévient aussi qu’elle va appeler ma gynécologue pour lui en parler, car, à ce niveau-là, elle se demande s’il ne faudrait pas passer à la vitesse supérieure.

Je commence donc mon traitement en comprimés, et, quelques jours plus tard, ma sage-femme m’appelle : elle a réussi à contacter ma gynécologue, et celle-ci trouve effectivement mes taux beaucoup trop bas. Elle voudrait que je passe la voir dans l’après-midi. Je m’arrange rapidement avec mes collègues (c’est dans ce genre de moments que tu apprécies d’avoir un peu de liberté et des collègues arrangeants !) et je file la voir. Le rendez-vous est très rapide (forcément, comme ce n’était pas prévu, elle m’a pris dans un creux) et le bilan radical : elle me prescrit une perfusion de fer, afin de faire remonter son taux, très haut, très vite, et me fait un arrêt de travail. Genre, jusqu’à la date de mon congé maternité. Ah ! Celle-là, je ne l’avais pas vu venir !

Pour être très honnête, cela me surprend un peu, car je n’ai pas l’impression d’avoir de graves problèmes. Mais j’ai tout de même le bon sens de ne rien dire et d’accepter ! Et même si au début je vais un peu « culpabiliser », en réalité, je vais vite me rendre compte que cela me fait un bien absolument incroyable et que c’était la meilleure chose à faire. Je vais vivre cette grossesse très différemment à partir de là.

J’appelle rapidement Papa Ours pour le tenir au courant – et le rassurer un peu, ça l’inquiète que je sois arrêtée si longtemps, il se dit que c’est peut-être plus grave que ce qu’on avait compris. Et je retourne rapidement au travail pour prévenir mes collègues et ranger mes affaires, car, il faut que je me fasse à cette idée : je ne vais pas y retourner avant un moment.

Quelques jours après, je retourne à la maternité pour faire les perfusions. Il y en a en réalité deux à quelques jours d’écart, mais cela dépend du produit injecté, dans certaines formules c’est une perfusion unique.

Si cela t’arrive, voici comment ces journées se sont passées pour moi : j’arrive vers 10h-11h, je m’enregistre à l’accueil, et on m’oriente vers le service des grossesses à risque. Ah bon ? Mais je n’ai rien de grave pourtant ! Bah oui, mais c’est là que cela se passe. On m’installe dans une chambre, je dois faire pipi dans un petit flacon, et on me pose ensuite un monitoring (seulement la première fois, va savoir). C’est mon tout premier ! Limite je suis contente en fait… On me prend aussi la tension. Enfin, on me pose la fameuse perfusion. Ne reste plus qu’à attendre ! J’ai heureusement pensé à prendre de la lecture et du tricot, et par moment, je somnole un peu. Un magnifique plateau-repas m’est servi le midi, et, environ trois heures plus tard, la poche de perfusion est vide : on débranche tout, on vérifie une dernière fois ma tension et je peux rentrer chez moi !

Crédits photos : photo personnelle

L’effet est impressionnant : moi qui étais complètement essoufflée dès que je marchais quelques mètres, j’arrive désormais à monter les escaliers sans souffler comme un bœuf asthmatique ! Le lendemain de la première perfusion, je fais même une petite balade, avec une pente au milieu…. Que j’arrive à gravir ! Et en me regardant dans le miroir… j’ai l’impression d’avoir fait des UV. Je n’en avais pas pris conscience, mais je crois que j’étais devenue un peu grise. Et là, d’un coup, me revoilà avec une couleur humaine, voire humaine-qui-rentre-de-vacances-à-Bora-Bora. Impressionnant. Ça, plus le repos, je vais me retrouver en quelques jours en super forme, ça change !

Et au cas où on aurait eu un doute sur l’efficacité, mes analyses quelques semaines plus tard confirment que mon taux de fer est monté, bien plus haut qu’il ne l’a jamais été, même hors grossesse ! Mon hémoglobine est également remontée, mais beaucoup moins : et c’est là que je comprends pourquoi je suis arrêtée si longtemps : c’est « facile » de faire remonter le taux de fer, il suffit de l’injecter dans ma veine, et hop ! Par contre, après cela, il faut que mon corps utilise tout ce fer enfin disponible pour fabriquer l’hémoglobine. Et cette étape est beaucoup plus longue, et on ne peut rien forcer. Et j’imagine que ça se fait mieux si je ne m’épuise pas.

La suspicion de diabète gestationnel

Comme à chaque rendez-vous, lors de celui du sixième mois, je me pèse. Je ne t’en avais pas parlé jusque-là, car il n’y avait absolument rien à dire : pas le moindre changement. Au début je trouvais cela chouette, et puis je commençais, avec le milieu de la grossesse, à me demander si c’était bien normal. Je ne rêvais pas de finir en baleine, mais quand même, on est censées prendre un peu lors d’une grossesse, non ? Surtout que mon ventre commençait à être bien sorti.

Bon, j’ai été servie : à ce rendez-vous, on se rend compte que j’ai pris 5 kg. En soit c’est très bien pour ce stade de la grossesse… mais les avoir pris d’un coup, en un mois… C’est très louche ! Ma sage-femme ne veut pas m’embêter avec le test du diabète gestationnel, mais je vois bien qu’elle trouve ça bizarre. On décide donc que je vais ralentir un peu ma consommation de sucre, et acheter une balance, pour voir comment cela évolue sur les jours suivants, et qu’on avisera alors.

Quinze jours plus tard, j’ai continué de prendre du poids. Moins vite, certes, mais tout de même. Et puis, même si je n’ai vraiiiment pas envie de d’avoir les restrictions alimentaires supplémentaires que le diabète gestationnel impose, je préfère faire le test et en avoir le cœur net ; certes, il n’a pas bonne réputation, mais je me dis que ce n’est que quelques heures à passer, et, au moins, on saura.

Me voilà donc un matin au laboratoire d’analyses, à jeun bien sûr : première prise de sang directement. Puis, je dois boire un flacon contenant le glucose, qui se présente sous forme d’un liquide jaune fluo peu appétissant. Allez, on serre les dents (enfin, pas trop !), et on y va ma grande ! Eh bien je dois te dire : oui, c’est très sucré. En plus, ils mettent dedans un arôme de citron chimique vraiment pas terrible. Malgré cela, je n’ai pas trouvé que c’était si horrible que cela. Je m’attendais à bien pire ! Dès que je l’ai fini, on note l’heure et on déclenche le chrono. Une heure plus tard, nouvelle prise de sang, dans l’autre bras. Encore une autre heure plus tard, une deuxième, à nouveau dans le premier bras. Encore une fois, j’étais bien contente d’avoir apportée de la lecture !

Crédits photos : photo personnelle – Bon appétit !

Les résultats arrivent très vite : aucun diabète à l’horizon ! Ouf ! Je vais quand même essayer de manger un peu mieux. C’est d’ailleurs plus facile maintenant que j’ai mes journées libres, et que je peux donc prendre plus de temps pour cuisiner, et aussi pour aller faire une petite balade tous les jours.

Un nouveau rythme

Avec l’arrêt de travail, mon rythme change complètement : non seulement je peux dormir autant que je veux, et même faire des siestes les jours où je suis vraiment KO, mais en plus, j’ai du temps libre ! J’en profite donc pour faire plein de choses que je laissais en suspens depuis un moment, faute de temps et d’énergie. Notamment, je me lance à fond dans les recherches pour la puériculture, et cela m’occupe beaucoup. On réduit aussi encore un peu la liste des prénoms encore en course, et je m’inscris enfin aux ateliers proposés par la maternité.

À côté de cela, j’ai surtout un nouveau rythme : je prends le temps de faire les choses. Je vais balader un petit peu chaque jour. Je cuisine à nouveau un peu. Si je suis un peu moins en forme, je me pose sur le canapé avec un livre. Je fais les « tâches quotidiennes » en journée, ainsi, on peut un peu plus profiter de nos soirées, et ne pas se coucher trop tard.

Bref, ma vie change, et dans le bon sens ! Moi qui avait peur de m’ennuyer avec un tel arrêt… aucun risque en réalité ! Et j’ai l’impression d’enfin pouvoir me concentrer sur ma grossesse et en profiter, au lieu que ce ne soit qu’une info « anecdotique » dans mes journées.

Et c’est sur ce nouveau rythme que s’achève (déjà) le second trimestre.

Et toi, as-tu trouvé le test du diabète gestationnel aussi terrible que ce que la légende raconte ? As-tu également une légère tendance à te considérer en parfaite santé tant que tu n’as pas quelque chose de gravissime (et donc à devoir te retenir de refuser ton arrêt), ou tu es plutôt dans la team hypocondriaque ?


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