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A la une / Témoignage

La maternité en haut et en bas : être submergée d’émotions

Maman d’un petit bout de chou de presque 1 an, je te raconte ce grand chamboulement dans nos vies.

Tout d’abord, posons un peu le décor : je suis une jeune maman de 30 ans, mariée à un super papa. Rêveuse et dynamique à la fois, j’ai toujours un milliard de choses dans la tête et des tonnes de projets que je souhaiterais réaliser. J’aime anticiper, me projeter, planifier… ça me rassure. Mon mari est tout l’inverse : méditerranéen, toujours souriant et positif, il vit à la cool au jour le jour.

Du coup, lorsque je souhaite programmer quelque chose, même d’anodin, un weekend quelque part, une sortie chez des amis… la réponse est toujours « on verra », et au final, bien souvent, on se décide le jour pour le lendemain. Ce qui a tendance à bien me stresser. Mais si je souhaite anticiper, c’est Monsieur qui stresse… Pas facile, tout ça. Mais ceci est un peu hors sujet, revenons à nos moutons…

Je suis d’une nature plutôt sensible, voir hypersensible, très à l’écoute, empathique, plutôt discrète, et l’arrivée de bébé m’a énormément bouleversée.

Notre petit chou était très attendu, et j’ai vécu une grossesse idyllique. Imagine-moi avec mon gros ventre et un sourire béat. J’étais aux anges, la plus heureuse possible.

Puis bébé a pointé le bout de son nez, et nous avons été submergés par tant d’émotions, tellement d’amour, de bonheur, de joie et de stress en même temps…

Maternité et emotions

Crédits photo (creative commons) : Heidi

Ode à mon bébé

Mon mimi, mon bébé, mon tout-petit,
Lorsque je te regarde, j’ai tellement d’admiration pour toi,
Mon cœur bat si fort, je t’aime si fort.
Mon mimi, mon bébé, mon tout-petit,
Je suis si fière de toi,
J’adore te sentir blotti tout contre moi.
Mon mimi, mon bébé, mon tout-petit,
Tu étais si petit, si fragile,
Et te voilà déjà grand et très habile.
Mon mimi, mon bébé, mon tout-petit,
Le lien qui nous unit est si unique, si intense !
Tu es mon étincelle, ma lumière, ma vie.
Mon mimi, mon bébé, mon tout-petit,
Sache que Maman sera toujours là
Pour t’accompagner pas à pas.
Mon mimi, mon bébé, mon tout-petit,
Je t’aime à la folie.

Il n’y a pas de mots assez forts pour décrire tout cet amour, ce bonheur immense d’être parents. C’est une aventure tellement intense et riche en émotions, qui nous transporte et nous fait dépasser nos limites. Que de sensations fortes ! Pas besoin de sauter à l’élastique !

Je suis une maman assez fusionnelle, je pense. Je materne beaucoup mon petit chou, je n’arrive pas encore à arrêter l’allaitement du soir, et j’ai eu du mal à le laisser dormir tout seul dans sa chambre : on a attendu qu’il ait 9 mois.

J’adore nos moments câlins, lui lire des histoires, lui chanter des comptines et en inventer… J’aime tous nos moments complices. Je pratique la motricité libre, je le laisse faire ses découvertes, c’est un bébé très sociable et très curieux, qui adore qu’on lui parle et aime être entouré.

J’aimerais toujours en faire plus, lui proposer des activités adaptées à son âge, être plus présente… La reprise du travail a été assez dure, j’ai beaucoup culpabilisé de laisser notre petit chou chez l’assistante maternelle. Mais je suis rassurée, car je vois qu’il est heureux là-bas, qu’il aime retrouver ses copains, et c’est bien le plus important.

Je suis une maman tellement comblée, tellement heureuse… Pour moi, la maternité est un réel accomplissement, j’ai toujours voulu être maman, et si possible de famille nombreuse : trois ou quatre enfants seraient mon idéal. Après l’accouchement, je me suis sentie si forte, c’était comme si j’avais accompli un exploit, surmonté l’Everest, remporté un marathon… J’ai tout donné, j’étais fière de moi, de nous.

Je suis tellement comblée, et pourtant je pleure souvent. J’étais sensible et je suis devenue hypersensible : les choses m’affectent beaucoup plus facilement. Je sais bien que l’arrivée d’un enfant demande un temps d’adaptation, et qu’il faut trouver ses marques, ses repères. J’ai l’impression de ne pas réussir à remonter la pente. D’être toujours fragile émotionnellement. Je ne pense pas faire de baby blues ou de dépression, mais j’avoue m’être peu documentée sur le sujet. Je ne regrette pas ma grossesse, je suis remplie d’amour et d’attention pour mon bébé, et pourtant, il m’arrive de me sentir triste.

Le papa m’épaule énormément et s’occupe à merveille de son fils. Je suis soutenue et épaulée de ce côté-là. Mais que ce soit au travail ou dans ma vie de tous les jours, je suis très émotive, et je prends les choses beaucoup plus à cœur qu’avant. Je suis également beaucoup sur les nerfs.

Est-ce à cause du manque de sommeil, de la fatigue accumulée, ou bien est-ce pour des raisons hormonales ? Je ne sais pas. Peut-être est-ce parce que j’ai l’impression qu’on est assez seuls tous les trois, nos familles étant très éloignées. Est-ce que ça va passer, ou bien est-ce que la maternité nous change à ce point ?

Oh, lorsque je regarde en haut
Je vois de beaux oiseaux
Je vois un avion
J’vois un ciel étoilé
Oui mais, si je regarde en bas
Je ne vois que mes pas
Je ne vois que mes talons
Je ne vois que le plancher
Car en haut il y a le ciel
Et en bas il y a la terre
Couleur d’azur, couleur de miel
En haut et en bas

Patrick Forest

N’hésite pas à me faire part de ton expérience. Est-ce que toi aussi tu as ressenti un trop plein d’émotions après la naissance de ton enfant ? As-tu fait un baby blues, ou au contraire as-tu retrouvé tes marques très rapidement ? Raconte-moi…

A propos de l’auteur

Jeune trentenaire et maman depuis peu, je viens partager avec toi mes états d'âmes sur la grossesse, mon parcours de jeune maman et la famille en général.