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La naissance très prématurée de mes jumeaux, un triste dénouement…


Publié le 4 septembre 2014 par Mlle Stréssée

Après mes déboires avec des médecins incompétents, nous étions bien chamboulés, nous savions déjà que l’un de nos bébés ne vivrait sans doute pas. C’est alors qu’un soir, je commence à perdre du sang. Il est encore bien trop tôt : il faut tenir au moins jusqu’à mi-novembre, et on n’est même pas encore en octobre !

Nous partons aux urgences. Ils font une analyse de sang à Monsieur, et me font une échographie. La gynécologue de garde est persuadée que le deuxième bébé va très bien… On me fait une injection de Rhophylac car mon rhésus est négatif, et celui de Monsieur positif. C’est très fréquent dans ces cas-là de perdre du sang, car mon corps combat le groupe de sanguin de mon bébé, qui est le même que celui du papa. Et cette injection permet de tout remettre en place, m’explique-t-on. Nous rentrons soulagés, au moins ces pertes de sang sont sans risque.

Je revois le spécialiste quelques jours plus tard. Il m’annonce que je devrais me faire hospitaliser, plus pour mon bien que pour celui de mes bébés. Car selon lui, je suis jeune, je n’ai que 23 ans, des enfants, j’en aurais d’autres….

J’entame donc une guerre de deux semaines, pendant lesquelles je me bats avec l’hôpital de niveau 3 de la ville voisine et l’hôpital de niveau 2 de chez nous. Je finis par me faire hospitaliser le 20 octobre.

Monsieur Lifeiscool vient me voir tous les jours, ainsi que des collègues, des amis et bien sûr la famille… Je me repose, je n’ai pas peur. Personne ne remarque rien. Pourquoi ? Il aurait fallu remarquer quelque chose ?

Le vendredi 26 octobre, les infirmières me font monter sur la balance pour me peser… Je regarde l’aiguille s’arrêter et je crie : j’ai pris 7 kilos en une semaine, ce n’est pas normal ! « Ah oui effectivement, on va prévenir le gynécologue. Je pense que vous devriez préparer vos affaires, on va surement vous transférer aujourd’hui dans l’hôpital de niveau 3. »

Je ne le vois que le soir à 20h, et il confirme que je dois être transférée. Je fais une pré-éclampsie et ça commence à être vraiment dangereux. J’appelle Monsieur Lifeiscool en panique : j’en suis sûre, je vais bientôt accoucher…

Je crois qu’il n’a jamais roulé aussi vite de toute sa vie, en un quart d’heure il était à l’hôpital contre trente minutes ordinaires. Nous voilà partis en urgence dans un autre hôpital.

On me fait une échographie et un monitoring. Ce jour, je suis à 27 semaines de grossesse. Trois semaines, il manque trois semaines. Avec un peu de chance, dans cet hôpital je vais tout de même pouvoir tenir trois semaines de plus. On me fait une piqûre de corticoïdes au cas où, pour maturer les poumons de mes bébés. À 3h du matin, je peux enfin aller dans ma chambre en service de surveillance intensive de grossesse.

petite main de nouveau-né

Crédits photo (creative commons) : Kalle Gustafsson

La nuit du samedi, je ne trouve pas le sommeil, j’ai chaud, j’ai mal à la tête… et à 3h du matin, je perds les eaux. Voilà, je vais accoucher. Le dimanche matin, les sages femmes me font un monito, les contractions se rapprochent, je n’ai pas très mal, mais elles sont puissantes et très proches. Je dois appeler Monsieur Lifeiscool (qui dormait chez mes parents), car on va m’emmener au bloc. Je vais accoucher par césarienne, car le cordon du deuxième bébé est au niveau du col, et c’est notre princesse qui est position pour s’engager. La voie basse créerait une hémorragie.

On me prépare, j’entre dans le bloc opératoire. Monsieur Lifeiscool attend derrière les portes battantes, il n’a pas le droit d’entrer.

L’interne en anesthésie s’y reprend à trois fois pour me faire la rachianesthésie, j’hurle, j’ai mal, cette aiguille qui transperce ma colonne vertébrale est le signe de la fin. Il m’arrive encore parfois d’avoir mal à cet endroit. On m’allonge enfin, je ne sens plus mes jambes. On me sonde, et ça commence. J’entends le bruit des instruments et je sens la pression sur mon ventre, mais pas la douleur.

On retire mon petit garçon, il est emmené tout de suite dans une autre salle. Je n’entends rien, rien d’autre que le bip bip de la machine qui prend mon rythme cardiaque. Et soudain je sens comme une lame qui me transperce le ventre… Je hurle, je ne devrais pas avoir mal pourtant. Je panique, je tombe dans les pommes. Cette douleur, c’était ma princesse. Comme si mon corps disait « Non ! Pas maintenant, ne me l’enlevez pas, c’est bien trop tôt !!! »

Ce dimanche 28 Octobre 2012, j’ai mis au monde à 12h27 un petit Gabriel, qui faisait 31 cm et 630 grammes, et à 12h28 une petite Elena, qui faisait 33 cm et 830 grammes. J’ai accouché à 27 semaines et deux jours.

Je me réveille, et j’entends le gynécologue dire à son interne : « Non pas là, là c’est de la graisse. » Il y a mieux comme réveil, je te l’accorde. Je cligne des paupières et je vois une sage-femme qui se penche vers moi.

La bouche pâteuse,  je demande : « Gabriel ? C’est un garçon ou une fille ?
– Un garçon Madame.
– Et Elena, comment elle va ?
– Très bien Madame.
– Et Gabriel, il est comment ?
– Très beau Madame. Ils vont très bien tous les deux, ils ont crié et respiré tous seuls, ils sont avec le papa. »

J’ai pleuré, pleuré tout mon saoul, de bonheur, de soulagement, de fatigue, d’angoisse. J’étais Maman, ça y est, j’avais mon cœur qui débordait d’amour.

Après un passage en salle de réveil, on m’a monté au service de réanimation néonatale, et je l’ai vu. Ce petit visage, ce petit nez rond et son petit front, ses petites mains et ses petits pieds… Je lui ai donné mon doigt, il l’a serré et j’ai pleuré encore. Gabriel était parfait, un petit prince, magnifique.

Le pédiatre nous explique qu’ils ont dû l’intuber pour qu’il ne se fatigue pas, mais qu’il respire très bien pour le moment. Il subsiste un petit espoir quant à sa survie. Avec un peu de chance, dans trois mois, nous rentrerons à quatre à la maison.

Dans la chambre en face, je découvre un petit bébé, tout chevelu blond roux, avec une petit nez tout fin, des petites oreilles et des petites mains fines… Une jolie petite princesse qui ressemble beaucoup à son papa, avec les cheveux de sa maman.

Je lui caresse le front, je suis épuisée, je veux rester avec mes bébés… Mais je commence à avoir mal au ventre. La nuit est dure, je suis réveillée sans cesse par les infirmières qui exigent que je boive plus d’eau, je n’arrive pas à faire baisser ma protéinurie. Je bois, je bois, et finalement au matin, tout rentre dans l’ordre. On m’enlève ma sonde et on me fait un brin de toilette. Je vais voir mes enfants et je reste une heure avec eux.

Mes beaux-parents viennent nous rendre visite, puis mes parents arrivent en fin d’après-midi. Je monte au service – toujours dans mon lit – avec ma maman et Monsieur Lifeiscool, pour présenter leur grand-mère à mes enfants.

Nous restons quelques instants dans la chambre de Gabriel. Ses machines font beaucoup de bruit et s’affolent un peu. Je demande à ma maman d’aller voir Elena avec moi… Je sens que pour Gabriel, ça ne va pas, et je ne veux pas être présente si ça se passe mal.

Nous revenons dans ma chambre, et ma mère s’en va avec mon mari. C’est alors que la pédiatre se présente. « Madame, où est votre mari ?
– Il est parti se changer, il va revenir. Mais vous pouvez me parler, je lui dirais ce qu’il faut. »

Je savais déjà sans même avoir eu besoin de l’écouter. Gabriel avait eu besoin de plus d’oxygène, et plus il en prenait plus ses poumons étaient malades. Il est décédé le lundi 29 Octobre à 19h45.

J’ai pris sur moi, j’ai attendu le retour de Monsieur LifeisCool et lui ai annoncé l’impensable. Il a encaissé, comme moi, et nous nous sommes tus. Il fallait se battre pour Elena. Il fallait tenir pour elle.

Le lendemain, on m’a fait marcher, pour réapprendre à mes muscles à bouger. Je n’ai pas pu monter voir ma fille, mais Monsieur LifeisCool me donnait des nouvelles, il avait pu prendre Elena contre lui.

En fin de journée le pédiatre se présente à nous une nouvelle fois. Là, je ne veux pas l’écouter, je pleure déjà sans qu’il ait eu le temps de dire quoique ce soit. Je sais que ça ne va pas. Elena avait perdu beaucoup de sang, ils avaient eu du mal à trouver d’où et pourquoi. Elle faisait une hémorragie cérébrale, et ils ne pouvaient pas nous dire quelle était la gravité de la situation tout de suite. J’ai donc vu ma princesse avec un tube en plus, comme si elle n’en avait pas assez déjà.

J’ai demandé aux sages-femmes de nous donner un lit de camp, je ne voulais pas passer la nuit seule. Monsieur LifeisCool a pu dormir avec moi, et toutes les heures je me réveillais en pleurant, nous avons prié toute la nuit, de toutes nos forces.

Au matin, on nous dit que le pédiatre nous demande, je m’assois dans un fauteuil roulant et nous montons jusqu’au service. Ils sont au moins 5 dans la chambre d’Elena, trois pédiatres, le puériculteur et une psychologue.

Le pédiatre nous explique que l’hémorragie est très importante, trop importante. Elle s’étend de la moitié gauche du cerveau d’Elena à la moitié droite de son cerveau. Vu l’étendue de l’hémorragie, ils ne peuvent rien faire pour la sauver. Ils nous disent qu’à présent, ils nous donnent quelques jours pour organiser nos adieux, mais que lorsqu’on leur aura donné leur feu vert ils arrêteront de la réanimer. Elle sera sédatée pour qu’elle ne souffre pas.

Pour la première fois, je vois mon mari pleurer. Il pleure tellement que je me sens démunie. Je voudrais lui dire que je l’aime et que je suis là avec lui, qu’on va se battre, mais rien ne sort. Je veux mourir, je veux partir avec elle.

Le lendemain, la famille vient dire au revoir à Elena, nous pleurons tous. Puis nous nous retrouvons seuls tous les deux devant notre petite princesse, qui paraît si paisible. Je demande à prendre Elena contre moi. On la prépare, on me la donne et je la sens contre moi… Son petit corps contre ma poitrine, son cœur qui bat et s’apaise à mon contact. Je la serre, l’embrasse, lui parle. Elle aura ouvert ses yeux pour la première fois à mon contact, et ne les aura plus jamais refermé.

D’un commun accord avec Monsieur LifeisCool, nous prenons la décision de ne pas la laisser vivre ainsi plus longtemps. Elena est décédée le 1er novembre à 21h36.

Nous sommes partis de l’hôpital le lendemain, j’ai demandé à me faire hospitaliser à la maison. Je ne pouvais plus entendre les bébés dans le service et voir les visages ravis de ces mamans que je croisais dans le couloir.

Gabriel et Elena portent le nom de leur papa et reposent dans notre ancienne ville.

Nous avons déménagé, j’ai quitté mon emploi, Monsieur LifeisCool a changé de travail, nous habitons à 300 km de là où nous étions.

Nous essayons d’avoir un nouvel enfant depuis fevrier 2013 , nous sommes à présent en parcours de FIV.

On se bat pour avancer, ce n’est pas facile tous les jours. Mais nos enfants nous ont appris plein de choses par leur court passage parmi nous, ils nous ont permis aussi de rencontrer des personnes formidables. Ils nous ont montrés à quel point notre amour pour eux et entre nous est grand et fort, et que rien, même la mort ne peut l’altérer.

Ils sont nos lumières. Et nous sommes fiers d’être parents de ces deux petits anges.


 



Pendant la grossesse, tu t’imaginais épanouie, heureuse, avec un joli ventre rond, et bien sûr, il y a de ça. Mais tu n’étais peut-être pas tout à fait préparée pour les vergetures, les coups de pied dans la vessie à 2 heures du matin et les galères administratives. On ne te la refera pas deux fois. Avec le guide hyper complet et concentré de Dans Ma Tribu, tu sauras exactement ce qui t’attend après l’accouchement. Clique ici pour en savoir plus.

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Commentaires

29   Commentaires Laisser un commentaire ?

SILM (voir son site)

Juste un mot pour te dire que ton récit est poignant…terriblement triste et que je te trouve très courageuse. Effectivement, vos petits vous ont certainement appris beaucoup.
Je vous souhaite de réussir dans votre nouveau projet.

le 04/09/2014 à 08h31 |

Urbanie

C’est une histoire terrible, on ne devrait jamais perdre son enfant… deux n’en parlons pas.

Je suis mamange aussi, j’ai perdu mon bébé à 6 mois de grossesse, il y’a deux mois. Depuis, comme vous, nous réapprenons à vivre.

Je ne comprends que trop bien cette envie de ré-ordonner sa vie, de partir, de tout changer…perdre son enfant n’a pas de sens, alors il faut bien essayer de retrouver du sens à sa vie par ses propres moyens. Et puis entre le regard des autres, le quotidien qui rappelle que notre enfant est parti, les petits tracas qui semblent soudain d’une futilité absurde, je me suis souvent imaginée partir sur une ile déserte, ou en tout cas loin de chez moi.

Et cette indifférence parfois glaciale des médecins… ça me révolte.

Plein de belles pensées pour toi, ton mari, et tes deux enfants. Même si l’histoire est tragique, vous êtes une famille désormais. J’espère que la vie saura vous faire de beaux cadeaux dans le futur, elle vous doit bien ça.

le 04/09/2014 à 10h10 |

mademoiselle Fushia

Quel courage d’écrire ton histoire. Je n’ai malheureusement pas de mot c’est tellement triste. Je vous souhaite que vos projets à venir se réalisent. Grosses pensées à toi et à tes petits anges.

le 04/09/2014 à 10h16 |

Mlle Stressée

Merci de votre soutien. Cela fait bientôt deux ans maintenant que nos jumeaux sont nés. La douleur est toujours là, moins violente, mais toujours présente et peut-être plus vicieuse car elle se manifeste dans des instants inattendus. Je vous retrouverai probablement dans quelques temps pour un nouveau billet. Merci a vous

le 04/09/2014 à 10h47 |

Urbanie

Les turbulences émotionnelles, de vraies montagnes russes absolument incontrôlables… j’apprends à y faire face, et c’est loin d’être évident. J’ai « hâte » de lire la suite de ton témoignage. <3

le 04/09/2014 à 11h14 |

Sophie

Ca me renvoie beaucoup de choses. On croit avoir fait le deuil de cette réanimation, de ces tubes, de ces bips incessants, de cette mort qui chuchote à nos oreilles..et en fait 2 ans et 8 mois après, j’ai pleuré en repensant à ce que j’ai vécu. J’ai cette chance immense que ma fille soit toujours avec moi. Il s’en est fallu de peu… et encore…

Pleins de douces pensées pour toi, ton mari, tes deux enfants..

le 04/09/2014 à 10h51 |

Mlle Stressée

Merci Sophie. Effectivement quand on pense avoir réussi avec ces machines on se retrouve face a ses souvenirs et la la douleur se ravive. Je vous raconterai bientôt comment pour moi

le 04/09/2014 à 10h59 |

Madame Nounours

J’en ai les larmes aux yeux en lisant ton récit. L’histoire se termine mal et je ne peux imaginer la souffrance que vous avez du subir et même encore à mon avis pour ces deux petits êtres. Je vous souhaite à ton mari et à toi même de connaître dans l’avenir à nouveau le bonheur

le 04/09/2014 à 11h23 |

Lucie

Je ne commente pas souvent mais ton récit est tellement émouvant que je ne pouvais pas ne pas réagir. Ce que vous avez vécu est tellement injuste et douloureux ! Je vous souhaite tout le courage du monde pour continuer à avancer et j’espère que ton ventre s’arrondira de nouveau très bientôt…

le 04/09/2014 à 11h57 |

Loulou

Ma pauvre 🙁
J’ai la chance de ne pas avoir connu ça, aussi trouver les mots est difficile. Mise en MAP à 32SA je stressais déjà à mort pour mon petit amour…. J’ai subi les corticoïdes aussi, l’alitement, l’adalate…. le diabète gestationnel aussi puis… pré écalampsie à 38 SA. Par contre, aussi proche du terme ce n’était pas si grave et je n’étais pas dans les gros facteurs de risques: tension qui monte, protéinurie, plaquettes qui chutent… Mais pas dramatiquement. Hospitalisée, stressée, mais sachant, dans mon cas, que l’issue serait heureuse. Je n’ose pas imaginer ce que vous avez pu endurer . La vie est si triste parfois.

Je ne sais pas quoi dire devant votre courage, je vous trouve bien forts et unis. Je vous souhaite très vite qu’un (ou des?) bout(s) de chou viennent envahir vos vies.

le 04/09/2014 à 12h05 |

Marine

Quelle triste moment de vie… Tu es très courageuse en effet… Je suis enceinte, donc particulièrement touchée par ton histoire, je vis avec cette peur de perdre mon tout petit… Et nous ne pouvons malheureusement rien faire ! Cette impuissance est terriblement dure alors qu’on est prêts à tout… Vos enfants ont de magnifiques prénoms, qui sont tous les deux sur ma liste. Je vous souhaite plein de courage, et de connaître le bonheur d’élever des enfants en dehors des murs d’un hôpital.

le 04/09/2014 à 12h24 |

Madame Bobette (voir son site)

Ton témoignage me touche profondément. Je ne l’ai pas vécu et j’espère ne jamais avoir à le vivre mais je pense à ma grand-mère ou ma mère qui ont vécu des choses similaires et la douleur qu’elles ont du ressentir…
Tu as un immense courage de venir témoigner ici, de repenser à tout ça dans les moindre détails. J’espère que cela pourra t’aider à poursuivre ton deuil et à te sentir mieux.
Je vous souhaite beaucoup de bonheur et de réussite dans vos projets.

le 04/09/2014 à 12h41 |

Happy Ever After (voir son site)

Ton récit m’a émue… J’ai aussi perdu un bébé à 6 mois de grossesse, alors je ne comprends que trop bien… Comme cela a du être difficile de tourner cette page. J’au eu la chance d’être très bien entourée dans la maternité ou j’ai accouché de mon bébé mort-né, et bien sûr cela n’enlève rien a cette douleur immense. Mais du coup je ne veux plus m’en éloigner. SI j’ai un jour la chance de retomber enceinte, je veux aller là-bas. Il faut continuer à avancer, pour ces anges et pour vous. Je te souhaite d’arriver a agrandir ta famille et tout plein de bonheur.

le 04/09/2014 à 12h42 |

coralie (voir son site)

je suis sans voix.. çà ne m’arrive que très rarement mais je suis en pleure en te lisant.
Je suis tellement triste.. c’est une étape horrible de votre vie, c’est affreux, aucuns parents ne devraient vivre cela, aucuns bébé non plus.
Çà me touche particulièrement sans doute parce que j’ai aussi fais une pré éclampsie pour ma deuxième grossesse, heureusement j’étais à 38sa, j’ai été déclenchée dans l’heure qui a suivit les résultats, çà pressait, vraiment, bébé en détresse.. mais la fin est bien plus heureuse que vous, je suis désolée, si peinée…

je vous souhaite un aussi beau bébé miracle que Gabriel et Elena !

le 04/09/2014 à 14h43 |

Marine de Twinsavenue

Je suis désolé pour tes petits coeurs…. Je suis mam’ange aussi, mon petit Tom s’est envolé de mort subite à l’âge de 6 mois (je parle de lui sur mon blog)
L’arrivée de mes enfants d’après m’a sauvé la vie… Je te souhaite de tout coeur de redonner la vie le plus rapidement possible…
Pleins de pensées vers vous…

le 04/09/2014 à 15h01 |

Miss Pop

Marine, j’ai pleuré toute l’après-midi en lisant ton article…Je suis maman d’un bébé de 4 mois et ces morts du nourrisson me font très peur…en + il commence les gardes chez la nounou la semaine prochaine.
Comment peut on se remettre d’une telle tragédie?!!! je n’ose pas imaginer ne plus l’avoir dans ma vie, c’est trop horrible!!

le 06/09/2014 à 10h49 |

La julie rose

Ton histoire m’a beaucoup ému. Merci de l’avoir partagé et bon courage à toi et à ton mari.

le 04/09/2014 à 15h03 |

Kali

Je t’ai lue… et dès les premières lignes je t’ai reconnue !!
Je t’embrasse fort ma belle.
Karen de TUH !!

le 04/09/2014 à 16h26 |

Madame F

Ton témoignage m’a, comme beaucoup, émue aux larmes. Actuellement enceinte de 6 mois passés, je comprend votre douleur et votre tristesse infinie et vous souhaite, a toi ainsi que ton mari, beaucoup de bonheur pour la suite et évidemment d’agrandir votre famille. Vous êtes très courageux tous les 2 et je vous souhaite du fond du coeur le meilleur pour l’avenir.

le 04/09/2014 à 17h42 |

Marie S

Ma chérie,

Je ne sais pas si tu me reconnaitra mais tu me retrouvera sur f******k. Comme toujours tes écrits me trouchent au plus profond du coeur! Je me souviens de ton texto m’annonçant la naissance de très trésors. J’étais tellement heureuse pour toi et ton homme. Et après l’imcomprehension, la tristesse de ne pas savoir comment t’epauler et l’admiration de te voir te battre pour eux. De faire en sorte que le deuil périnatal puisse enfin être reconnu et que tout les parents anges soient mieux soutenus. Je vous souhaite d’avoir un 3eme chouchou et que vous soyez heureux! Gros bisoux

le 04/09/2014 à 20h12 |

Mlle Stressée

Merci a toutes. J’ai plein de baume au Coeur en vous lisant. Ma jolie Karen je suis contente de te retrouver ici! J’aimerais qu’on se parle plus souvent 🙂 j’ai plein de choses à te raconter. J’espère que vous allez bien tous les trois. Bises

le 04/09/2014 à 21h15 |

kotka utopia (voir son site)

je tenais à laisser un petit message ici car j’ai lu tout cet article et que j’en ai férocement les larmes aux yeux, c’est tellement injuste, je vous souhaite tout le courage du monde et j’espère que vous réussirez vite à créer votre famille, pour de bon!!

le 04/09/2014 à 22h04 |

Cindy (voir son site)

C tellement émouvant, je suis remplie de larmes. Quelle horrible douleur que perdre 1 enfant, mais alors 2 n’en parlons pas. Je vous souhaite à toi et ton mari que la suite de votre histoire soit remplie de bonheur

le 04/09/2014 à 23h02 |

Chou

A vivre, ça doit être terrible, mais à raconter, ça doit être extrêmement difficile.. j’espère que le fait de partager t’auras libérée quelque peu, en tout cas, tu m’auras fais versée une larme..
Je ne te souhaite que du bonheur pour la suite!

le 05/09/2014 à 10h23 |

Chloé (voir son site)

J’ai le coeur tellement serré en lisant ce témoignage … Et cacher mes larmes alors que je suis au boulot est difficile. Vous avez eu tant de courage, tant de force pour surmonter cela, mais le souvenir de vos enfants continuera à briller dans vos cœurs de parents c’est évident … Et de là haut, ils veillent sur vous. Plein de bisous … <3

le 05/09/2014 à 14h46 |

Laura

Quel courage de pouvoir écrire ce moment de vie effroyable. Tes bébés peuvent être fiers d’avoir eu et de toujours avoir une maman si courageuse. Je n’ai pas vécu un telle situation mais je n’ose imaginer la douleur que cela peut être, et la force qu’il faut à un couple pour réussir à en ressortir fort et avancer. Je te souhaite plein de bonheur pour la suite,et un bébé qui viendra réilluminer votre vie.

le 05/09/2014 à 15h10 |

Charlotte (voir son site)

Je ne pourrais rien dire de mieux que les autres commentaires.
Je vous souhaite du courage, de l’amour et de la vie! merci pour ton témoignage

le 05/09/2014 à 15h42 |

Marie France

Merci de témoigner, d’oser dire tout ça.

L’émotion de donner la vie, le drame de perdre deux enfants, tout ça en quelques jours….

Je partage votre peine, moi qui suis maman depuis quelques semaines, je n’ose imaginer la vie sans ce petit être.

Courage pour la suite!

le 06/09/2014 à 20h32 |

colibrijoufflu (voir son site)

Merci pour ce partage. C’est essentiel de lire des récits comme le tien. Devenir parent, c’est aussi ça, parfois.
Que la vie vous soit infiniment douce !

le 23/10/2014 à 17h45 |

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