Menu
A la une / Récit d'accouchement

Mon accouchement prématuré à 36 SA

La grossesse est un miracle merveilleux qui change la perception et la mentalité d’une femme. Mais parfois, un accouchement peut être déclenché et changer la donne. J’ai vécu cette expérience qui, je l’avoue m’a transformée. Si tu es enceinte, mon vécu te serait certainement utile pour mieux affronter cette période éprouvante.

Mes premiers mois de grossesse

À l’annonce de la nouvelle de ma grossesse, j’étais à l’hôpital. J’étais en ce moment la femme la plus heureuse et je ne cachais pas ma joie aux personnes de mon entourage. Je n’ai pas eu de problèmes sérieux durant les 3 premiers mois.

J’arrivais à faire mes activités quotidiennes et à me rendre au boulot. Les contrôles à l’hôpital ne montraient rien d’anormal. Toutefois, à partir de la 28ᵉ semaine d’aménorrhée, j’ai commencé à ressentir des malaises au quotidien. Je ne pouvais plus être active comme avant et j’ai dû arrêter mes déplacements professionnels pour mieux gérer cette période.

Plus les jours passaient, plus la fatigue s’augmentait. Mes pieds se sont enflés et je restais constamment assise ou couchée jusqu’à atteindre la 33ᵉ semaine d’aménorrhée.

La semaine de mon accouchement

Avec les différents malaises que je ressentais, mon mari et moi allions fréquemment chez la gynécologue. Il faut dire que mon mari n’aimait pas me voir dans cet état. Il prit alors la décision de me faire garder à l’hôpital jusqu’à l’accouchement.

Les douleurs ne s’arrêtaient pas et il m’arrivait parfois de passer des nuits blanches. À la 35ᵉ semaine d’aménorrhée, le gynécologue m’annonça qu’il est possible qu’il me fasse accoucher vu les douleurs que je ressens et qui ne cessent pas malgré les soins. Mon mari n’y voyait aucun inconvénient, mais je voulais supporter jusqu’à ce que mon bébé arrive à maturité.

A lire également  Mon accouchement : pas si rapide que prévu (du tout !)

À partir de la 36ᵉ SA, il était difficile pour moi de me lever sans l’aide d’une autre personne. J’étais vraiment lourde et mes joues se sont enflées. Le gynécologue m’a fait admettre dans la salle d’accouchement sans m’avertir parce qu’il savait que j’allais m’y opposer.

On m’a fait des injections et au bout de 30 minutes, j’ai commencé à avoir des contractions. Les sage-femmes autour de moi me donnaient la force et me conseillaient que c’était la meilleure solution pour me libérer d’une telle douleur. À un moment donné, elles m’ont fait savoir que c’était le moment, qu’il fallait pousser si je voulais tenir mon bébé en main. J’ai pu trouver une force en moi pour donner la vie et avoir mon bébé dans les bras.