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A la une / Récit de grossesse

L’impatience des dernières semaines : que faire en attendant bébé ?

Au moment où je rédige cet article, j’en suis à 40 SA. Oui, oui… Tu as bien lu. Moi qui avais une grossesse à risque et donc un risque de prématurité, je suis toujours là ! Malgré ma légère menace d’accouchement prématuré à 32 SA, avec un col déjà bien modifié, et l’éventualité d’un déclenchement à 37 SA à cause du petit poids de mon bébé, je suis encore là ! Comme quoi, la grossesse est vraiment un marathon plein de rebondissements.

Sincèrement, je ne vais pas m’en plaindre. Je suis contente de garder mon bébé aussi longtemps. Mais bon, je t’avoue que j’aimerais quand même bien qu’il arrive…

Attendre bébé

Crédits photo (creative commons) : Rachelle

Ne pas se focaliser sur son arrivée !

Eh oui, c’est la première chose à faire ! Mon mari et moi, nous avons la pression de la part de nos amis et familles : « Alors, bébé n’est toujours pas là ? » J’ai eu aussi droit à des réflexions du genre : « Ce serait bien que ton bébé arrive à X date(s), ça m’arrange. » Avec un frère expatrié et une maman qui a plein de rendez-vous pour ses soucis de santé, c’était prévisible.

Sauf qu’au bout de quatre ou cinq fois, j’ai craqué. Je ne suis pas un four à pain, qui décide de sortir son pain à la demande : c’est-à-dire bien pâle, cuit, très cuit… Je ne sais pas si c’est une très belle image, mais bizarrement, c’est ce qui m’est tout de suite venu en tête.

Alors, oui, on est très pressés de rencontrer notre bébé, avec Monsieur Étoile, mais ces remarques nous ont refroidis. Du coup, maintenant, je crois que je m’en fiche. J’aimerais bien qu’il arrive, mais bon, tant pis…

Je marche pas mal, car je me sens mieux ce dernier mois, je suis pas mal active… mais je n’ai pas l’impression que ça change quelque chose. On verra bien ! Je n’écoute plus les médecins, qui étaient persuadés que j’accoucherais en avance, avec mon col modifié très tôt.

Pour te dire, j’ai maintenant un rendez-vous le jour du terme, et il est fort possible qu’on me propose un déclenchement, si bébé est toujours là. Avec ma grossesse à risque, hors de question d’attendre… Maintenant, je dois vérifier mes variables santé tous les jours, jusqu’à la fin.

J’ai bien vu l’air embêté de mon gynécologue, qui s’est limite excusé de ne pas me déclencher à 39 SA : « Bon, vous êtes plutôt en forme, tout va bien… Je ne vais pas non plus vous déclencher. Mais ce serait quand même bien de ne pas dépasser 41 SA. » Mais quel coquin, ce bébé !

Penser à soi et à son couple avant le grand chamboulement

Je commençais à déprimer vers 38 SA. Finalement, je relativise, et je profite de ces dernières semaines pour :

Profiter des moments en tête à tête avec mon mari

Se faire des petits plats, écouter de la musique… des choses finalement du quotidien, mais que l’on savoure, car on se doute bien qu’il faudra ensuite intégrer notre petit bout dans le planning !

Me reposer !

Sieste, lecture, musique… des petites choses agréables qui me rendent très zen !

Prendre soin de moi

Coiffeuse et esthéticienne juste avant l’accouchement. Ainsi, je serai une jolie maman à la maternité ! Ça me fait un bien fou.

Par contre, je suis allée chez la coiffeuse il y a quelques jours, et je ne te dis pas sa tête quand je lui ai dit que j’étais à deux semaines de ma DPA. On s’est occupé de moi rapidement : j’avais bien l’impression qu’elle avait peur que ça arrive dans son salon. Je te rassure, j’ai néanmoins apprécié ce moment, et au moins, ça m’a évité d’attendre. Tout le monde était aux petits soins.

J’ai anticipé aussi l’arrivée de bébé en achetant en avance certains produits pour moi, notamment shampoing, crème de jour… Je veux juste être tranquille et avoir tout ce qu’il faut pour continuer un minimum à m’occuper de moi à domicile.

Me faire plaisir sur la nourriture

N’ayant pas pris du poids de manière excessive et étant moins stressée en fin de grossesse concernant la toxoplasmose, je me suis fait quelques plaisirs !

Nous achetons régulièrement à emporter, afin de me soulager au niveau de la préparation, et surtout, de manger des choses un peu différentes.

J’ai pas mal craqué aussi pour le chocolat (noir à la framboise, pour être précise, donc ça limite les dégâts), et je suis dans ma période « j’adore les kiwis ». Oui, je découvre en fin de grossesse les vraies envies de femme enceinte. C’est un véritable plaisir, et puis bon, je ne dégomme pas non plus une tablette de chocolat et quatorze kiwis par jour, donc ça va !

Régler les derniers détails avant l’arrivée !

La chambre et la valise sont prêtes depuis le huitième mois. Ainsi, je profite de ces derniers jours pour lire mes livres de grossesse, notamment sur l’accouchement et le retour à la maison avec bébé. Forcément, j’ai un peu peur et je me pose quelques questions quant aux soins de bébé, l’allaitement, les premiers jours avec lui à la maison… Rien d’anormal, en soi ! Juste la peur de l’inconnu…

J’ai aussi essayé d’anticiper au maximum sur mes besoins, pour éviter que mon mari ne soit obligé de faire des aller-retour maison/maternité/commerces. Par exemple, je compte prendre de l’homéopathie pour m’aider lors de l’allaitement si nécessaire, et du coup, j’ai déjà acheté les doses… J’ai fait une liste de démarches à faire après la naissance… Bref, j’ai un peu pensé à tout, afin de décharger mon mari, car je me doute que je serai fatiguée après l’accouchement.

Sinon, mon mari étant à fond et impatient, j’en ai profité pour lui expliquer le déroulement de l’accouchement et pour lui faire lire quelques passages de mes livres. Sur le rôle du papa, et surtout sur les premiers soins donnés au bébé après la naissance (car je ne veux pas qu’il s’inquiète le jour J). Je ne lui mets pas du tout la pression pour couper le cordon ou autre… mais il est ultra motivé ! Je lui ai aussi fait lire un article sur les tâches du papa pendant que la maman est à l’hôpital, du genre remplir le frigo, etc. C’est bête, mais ça me rassure, même si je lui fais confiance.

En tout cas, je le trouve de plus en plus investi à l’approche de l’échéance, et il prend énormément soin de moi ces derniers jours, encore plus qu’avant, et ça me touche beaucoup. J’ai l’impression que ces dernières semaines soudent encore un peu plus notre couple.

Toutes ces petites choses me permettent de me détacher et d’arrêter de compter les jours. Si je vais au bout de cette grossesse, c’est que ça devait être ainsi, et puis voilà !

Et toi, comment as-tu occupé tes dernières semaines avant l’accouchement ? As-tu aussi préparé le futur papa à l’échéance ? Raconte !

Toi aussi, ça te plairait de nous raconter ta grossesse mois après mois ? Toutes les infos pour devenir chroniqueuse grossesse, c’est par ici !

A propos de l’auteur

Je suis la maman de Petit Prince né en 2015 et de Petit Poussin né au printemps 2019. Après deux grossesses bien surveillées, j'assume pleinement ma vie professionnelle avec le soutien sans faille de mon mari et beaucoup de flexibilité & d'organisation. Depuis un peu plus d'un an maintenant, nous avons quitté la région parisienne pour vivre dans l'Est de la France suite à une opportunité professionnelle. Bref beaucoup de changements pour notre famille en très peu de temps !