Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

Fais des bébés


Publié le 18 avril 2016 par Die Franzoesin

Récemment, dans les commentaires de ce site, une lectrice regrettait que nous les mamans, nous nous plaignions tout le temps et que nous ne rassurions pas, de ce fait, les pauvres nullipares effrayées à l’idée de se lancer dans la grande aventure de la reproduction.

Chère lectrice, tu as raison. C’est vrai, il m’est plus facile de te parler de ma grossesse alitée, de mon allaitement raté et de mes problèmes éducatifs que de mon grand bonheur. Je ne sais pas pourquoi c’est comme ça. Peut-être parce que la joie est difficile à décrire. Peut-être aussi parce que, quand on écrit un blog, c’est avant tout pour chercher du soutien, et donc parler de ce qui ne va pas très bien.

Mais j’ai décidé de corriger le tir aujourd’hui. Et si le gouvernement veut relancer la natalité en France, je l’interpelle solennellement : mon article va déclencher le prochain baby boom à lui tout seul, c’est certain !

Le bonheur d'avoir un enfant

Crédits photo (creative commons) : Maria Grazia Montagnari

La maternité n’était pas une évidence pour moi. Vraiment pas. J’ai repoussé l’échéance, c’est-à-dire le début des essais, autant que je le pouvais. Pourquoi ? Parce que j’avais peur, pardi ! Peur de voir mon salon transformé en « Grande Récré », peur de ne plus avoir une vraie minute pour moi.

Et puis, je vais être honnête : je trouvais ça un peu trivial, de mettre toute mon énergie dans une histoire de reproduction d’espèce. Je préférais l’engagement politique, associatif ou artistique pour laisser ma trace. Je n’avais aucune envie de dédier corps et âme à la prise en charge d’une miniature incapable. Quand je prenais dans mes bras le bébé d’une amie, je n’éprouvais pas d’envie. Je trouvais le plus souvent qu’il sentait le vomi.

D’ailleurs, quand nous avons finalement lancé nos essais, j’ai dit à mon mari que je ne me voyais pas me battre pour avoir un enfant à tout prix. PMA et adoption ne me disaient rien. Si la nature m’empêchait d’en faire, j’étais persuadée de pouvoir vivre sans enfant. Les trucs du genre « envie viscérale de bébé », je ne connaissais pas.

Tu te demandes peut-être alors pourquoi j’ai quand même essayé. Au fond de moi, je me doutais bien qu’il s’agissait d’une aventure formidable. Toutes les conditions matérielles étaient réunies. J’avais 30 ans passés, et je savais que si j’attendais encore trop, je risquais de le regretter. Et puis, mon mari en avait tellement envie !

À ce stade du récit, tu te dis peut-être que je ne méritais pas d’être maman. Mais pour ça… la vie n’a que faire du mérite, tu sais. Au bout de quatre mois, j’étais enceinte. Et c’est à partir de là qu’il s’est produit quelque chose. Et c’est justement de ce quelque chose dont je voulais te parler aujourd’hui.

J’ai vécu une grossesse pas terrible, c’est vrai : éreintante, alitée, compliquée. Et pourtant, déjà, je n’ai jamais songé à l’interrompre, je n’ai jamais regretté. Parce que la crevette dans mon ventre, je ne sais pas pourquoi, mais je l’aimais déjà. Un truc inexplicable. Des papillons dans le cœur à chaque échographie, un sourire à chaque coup de pied. Un lien à toute épreuve.

Cet amour, il s’est décuplé le jour de l’accouchement. Une espèce de déferlement irrésistible. Un flot, un océan, un truc que je ne pouvais pas imaginer avant et qui remplit tellement. Je crois que je ne me suis jamais sentie aussi vivante et heureuse depuis.

Comment t’expliquer ça… ?

Il y a son grand sourire à quatre dents, quand je le trouve dans son lit tous les matins. Le doudou tout chaud encore qu’il me tend. L’odeur de caramel de son cou qu’il offre à mes bisous. Les câlins de ses mains, quand il se love contre moi pour prendre son biberon. Son émerveillement quotidien, son incroyable envie d’apprendre, le regard qu’il me porte, ses bras qu’il me tend. Ses rires intenses quand il se cache. Sa peau incroyablement douce. Ses tout petits pieds. Ce que je lui transmets. Tous nos petits rituels. Cet amour…

Et puis, je me suis révélée à moi-même dans mon rôle de maman. Il me porte, me permet de me dépasser comme je n’aurais jamais pensé. C’est un aboutissement, c’est vrai. Une sortie de moi qui m’apaise, finalement : mon fils est désormais, et de loin, le plus important.

Alors oui, des fois, je me demande ce que serait devenue ma vie sans enfant : j’aurais peut-être eu le temps d’écrire un livre, l’argent pour voyager loin, l’envie de m’engager. Mais je savoure ma chance de connaître l’intensité de cette joie-là. Parce que c’est encore mieux que tout ce que tu pourrais imaginer, en fait.

Concernant toutes mes peurs, certaines se sont en effet vérifiées. Mais pas toutes. Mon salon, par exemple, est resté un salon, et très peu de jouets y traînent. Il y a dix mille façons d’être maman. Et tu n’es pas obligée d’être la même que la voisine !

Aujourd’hui, finalement, mon seul regret, c’est de ne pas avoir commencé plus tôt les essais bébé. Je me rêverais bien mère de famille nombreuse, tu vois ! Mais mon âge m’en empêchera certainement.

Alors toi, n’attends plus, et lance-toi ! Fais des bébés ! Je te le garantis : tu vas adorer !

Et toi ? Tu as peur de te lancer dans les essais bébé ? Si tu es déjà maman, qu’est-ce que ton enfant t’a apporté ? Est-ce aussi fort que ce que tu imaginais ? Plus fort ? Viens nous dire !

Inscris ton email ci-dessous et reçois idées, conseils et témoignages directement dans ta boîte de réception !

Super ! Va vite confirmer ton inscription dans l'email que je viens de t'envoyer !


Porte le bracelet Ava chaque nuit et obtiens sans effort des informations sur ton cycle, ta fertilité, ta grossesse et ta santé. Alors, pour mettre toutes les chances de ton côté pour avoir un petit bébé, je te propose 10% de réduction sur le bracelet Ava avec le code : DansMaTribuXAva ! Commande-le dès maintenant par ici !

 

Inscris ton email ci-dessous et reçois idées, conseils et témoignages directement dans ta boîte de réception !

Super ! Va vite confirmer ton inscription dans l'email que je viens de t'envoyer !

Commentaires

39   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame Fleur (voir son site)

C’est un joliessage que tu nous livres aujourd’hui et une formidable déclaration d’amour à ton loulou.
Quand ma soeur a accouché si on m’avait dis que je serais autant gaga de mon neveu, je n’y aurait sans doute pas cru. Et pourtant même mon mari l’adore. C’est souvent que l’on se regarde en se disant, »il est tellement adorable » avec un regard attendri ! Je mesure chaque jour la chance d’avoir une aussi belle famille et d’avoir trouvé en mon mari la personne qui me fallait. Et j’espère vraiment que la vie menfera rapidement confiance pour compléter notre beau duo.

le 18/04/2016 à 07h54 | Répondre

audrey

Je suis exactement comme toi avant de te lancer, je repousse au max!!! Même si je vais avoir 30 ans dans un peu plus d’un mois. Trop de craintes, de ne plus avoir de temps pour moi (il y a certaines activités essentielles à mon équilibres aux quelles je ne veux absolument pas renoncer), d’être déformée et de le rester, que mon mari ne vois ensuite plus que comme une mére et ne me désire plus, qu’on ai plus de vie de couple et de moments que tous les deux, que ça bouffe tout notre budget déjà serré…bref. En même temps, même si je pense qu’on en aura qu’un seul, j’ai envie de découvrir et connaitre ca.

le 18/04/2016 à 08h35 | Répondre

Louna

Je comprends tout à fait tes craintes, et je suis également passée par là. Je trouve tes questionnements sains : c’est tout à fait normal de craindre pour son équilibre vital !
Pour reprendre un à un tes questionnements : en ce qui concerne le temps pour moi et mes activités, ce n’était pas facile au début (en même temps, j’en éprouvais beaucoup moins l’envie : comme quoi, la vie est bien faite ! 😉 ), mais après quelques mois nous avons trouvé une organisation qui me permet à la fois d’avoir une activité musicale et une activité sportive ; pour ce qui est du fait d’être déformée et de le rester, chaque femme est différente et je ne peux pas te rassurer là-dessus, hormis en te disant que je ne l’ai finalement pas si mal vécu ; quant à ton mari et son regard, c’était une de mes angoisses principales, et on ne peut pas être aussi loin de la vérité ! Pour ce qui est du temps à deux, ça ne tient qu’à vous ! 🙂

le 18/04/2016 à 10h21 | Répondre

pitch

alors je ne sais pas si je dois te remercier ou pas en fait 🙂 j’ai 28 ans et je repousse, je repousse car j’attend le ‘déclic’… qui ne viendra peut être jamais … et en fait dans la vie de tous les jours je n’y pense pas car je n’ai pas le temps. Pas une seconde à moi entre mon boulot et toutes les activités que j’adore. tu me vois venir ma grande crainte c’est de ne plus avoir 1mn à moi … si une maman me prouve que même avec des enfants on peut continuer sa vie d’avant , certes moins frénétiquement , mais sans faire trop de concession alors je me lancerait sûrement mais je ne vois jamais aucune commentaires dans ce sens … 🙁

le 18/04/2016 à 08h46 | Répondre

audrey

Pareil que toi, j’attends qu’on me donne un témoignage prouvant que c’est possible (certes avec une autre organisation). Si enfant devait obligatoirement rimer avec abandon de certaines activités essentielles à mon bien être, c’est inconcevable.

le 18/04/2016 à 09h13 | Répondre

Chacha d'avril

Comme tu l’as dit tout dépend de ton organisation mais même malgré cela, à la fin de ta grossesse et durant les trois premiers mois de bébé ça sera très difficile d’être une femme active qui fait une sortie/activité trois fois par semaine. Mais passé ce cap, c’est largement faisable si 1. tu t’organises bien 2. tu acceptes de passer du temps loin de ton bébé.
Pour exemple, Petite Fleur a 6 mois et hier nous sommes allés mangé au resto sur un coup de tête et tout s’est très bien passé 😉

le 18/04/2016 à 09h31 | Répondre

audrey

Merci de ta rponse 😉 En l’occurrence ca sera surtout 2/3 heures le samedi et le dimanche, car j’ai ma jument à m’occuper et il serait difficile de ne plus pouvoir y aller pour m’en occuper (je ne dis pas monter à cheval, mais juste m’en occuper) car même elle ne comprendrait pas que je ne vienne plus. Donc soit emmener bébé, soit la laisser au papa.

le 18/04/2016 à 11h19 | Répondre

Mlle Mora

C’est bien pour ça qu’on est deux pour faire un bébé ! 🙂
Oui, les 3 premiers mois tu ne pourras peut etre pas faire tout comme avant (et de toute façon, tu n’en auras surement pas l’envie)… mais tout est possible ! Le papa fait partie de l’équipe et parfois même les grands parents soulagent bien ! On est parti aux Philippines pendant 10 jours quand ma fille avait 11 mois- et ouais, parents indignes !
La vérité c’est que la vie n’est plus comme avant parce qu’on devient vraiment, vraiment moins égoïste en fait et du coup on ne voit pas les choses de la même façon !

le 18/04/2016 à 13h28 | Répondre

Popie

Pour le temps pour soi c’est très personnel. Moi je pensais vraiment ne pas en avoir mais au final quand mini nous fait de longues siestes je peux faire des activités sportives à la maison, ou lire, faire des gâteaux, etc. Et si tu souhaites avoir du temps des le début tu peux laisser tomber l’allaitement car tu ne peux pas partir plus d’une heure ou deux loin de ton bébé au tour début pour être à sa disposition pour les tétées mais au biberon c’est totalement faisable, papa pouvant très bien s’en charger !
En plus un bébé ne reste pas nourrisson à vie donc après il y aura l’école, les copains, les sorties et la je pense qu’on a quelques moments. On peut même les laisser une semaine chez les grand parents pendant les vacances pour souffler et leur permettre de passer des super moments avec nos vieux parents 😉

le 18/04/2016 à 15h51 | Répondre

Pauline

Après la naissance de notre ainée, nous avons continué à sortir chez nos amis (en l’emmenant avec nous parce qu’on n’avait pas de baby- sitter) et à recevoir chez nous, on est parti en voyage à l’étranger avec elle quand elle avait 2 mois, j’ai continué à travailler quasiment sur le même rythme, j’ai continué mon activité chorale… La vie a été bouleversée par sa venue mais elle ne nous a absolument pas coupé du monde. C’est vrai, il a fallu qu’on s’adapte puisque aucun de nos amis n’avait d’enfant et donc il fallait juste qu’on programme un tout petit peu plus les choses.
Maintenant, nous avons 2 enfants et nous n’avons jamais fait autant de restaurants juste tous les 2. Et certains copains étaient admiratifs de voir que nous étions encore flexibles: l’année dernière, mon mari devait partir quelques jours au ski avec des copains et il n’était pas prévu que je les accompagne. Sur un coup de tête, pour m’éviter d’être absolument toute seule avec les 2 enfants pendant toute une semaine, on a décidé que je venais aussi passer le we avec eux. En 30 minutes, les bagages supplémentaires étaient faits et chargés dans la voiture.
C’est illusoire de se dire que sa vie d’avant restera exactement la même mais il est (heureusement!) tout à fait possible de continuer des activités pour soi, à condition de s’organiser un minimum.
Et pour nous, avoir des enfants est la meilleure chose qui nous soit arrivée.

le 18/04/2016 à 09h45 | Répondre

Anne-Charlotte

Il est tout à fait possible de garder des activités en dehors de la maison avec des enfants . Avec mon mari une fois par semaine c’est lui qui va au sport , une fois c’est moi . Demain j’ai une sortie entre filles , la semaine dernière c’était lui . On s’est donné comme consigne de se faire une sortie par mois tout les deux ! Les garçons ont les emmènent avec nous au Resto chez les copains , en weekends . On a jamais fait autant d’activités que depuis que notre aîné de 4 ans nous demande de faire du ski , du golf , du poney ! On s’éclate , on a une vie sociale ! Des fois oui on doit annulés car il y en a un qui a la gastro ou une angine ! Mais c’est pas grave ! Même si nos parents ne sont pas à côté de chez nous on arrive à s’organiser avec la baby Sitter , pour les vacances on prévoit en avance avec nos parents ! En juillet les garçons partent en vacances chez mes parents , en septembre ils viennent chez nous pour nous garder les enfants car on part à NY . Tout dépend de l’organisation … Quand vous avez pris le rythme tout se passe bien !
Des amis à nous partent tout les ans en voyage à 2 , ils ont chacun 2 activités par semaine . Les enfants sont hyper épanouis et les parents aussi !

le 18/04/2016 à 10h09 | Répondre

Louna

Tu sais, une maman ne pourra pas te « prouver » qu’on peut mener la même vie qu’avant. Parce que, forcément, ta vie va changer et va évoluer avec l’arrivée d’un petit bout dans ta famille. Mais j’ai envie de te dire que c’est normal que ta vie change : rien n’est jamais figé, et de nombreuses choses peuvent amener ta vie à changer (déménagement, changement de boulot, découverte d’une nouvelle activité, etc etc….).
Par contre, si tu veux qu’une maman te « prouve » qu’on peut faire un enfant en continuant à profiter de ce qui est important dans sa vie, je peux te parler de mon expérience. Certes, les tous premiers mois peuvent paraître effrayants, le temps de trouver un certain équilibre et de se familiariser avec son rôle parent. Mais ils sont aussi magiques, et n’empêchent pas de vivre : 10 jours après la naissance de ChérieChou, nous étions à un mariage où j’ai dansé jusqu’à 2h du matin ; à 1 mois, nous allions chez des copains pour la soirée, à 2 mois, elle a fait sensation à dormir dans le porte-bébé contre moi, déchaînée sur la piste de danse lors d’une crémaillère chez des copains. Et des exemples comme ça, j’en ai à la pelle !
– continuer à travailler à plein temps, parce que mon job, je l’adore et que je veux lui consacrer du temps
– continuer à voyager, parce que c’est mon carburant, c’est ce qui me fait vivre et m’épanouit le plus (à voyager avec et sans bébé, d’ailleurs !)
– continuer la musique, pratiquement quotidiennement
– continuer le sport plusieurs fois par semaine
– continuer à avoir du temps juste tous les deux avec mon mari
– continuer à voir les copains, chez eux, chez nous, sortir, boire un verre, etc…
Bref, c’est à toi de savoir ce qui te tient à cœur, ce qui n’est pas négociable 😉 Mais je suis persuadée qu’avec une bonne organisation, chaque femme peut s’épanouir en tant que mère. C’est à toi de construire la mère que tu veux être.
Et puis, tu n’es pas à l’abri d’être surprise par cette belle aventure qu’est la maternité ? Comme Die Franzoesin, comme moi, comme la plupart des mamans qui témoignent sur ce site, en fait ! Je me suis rendue compte que certaines de mes priorités d’avant grossesse avaient changé, par exemple. Laisse-toi cette chance, d’être surprise ! 🙂

le 18/04/2016 à 10h11 | Répondre

pitch

merci à toutes pour vos témoignages 🙂 c’est assez marrant dans vos réponses vous parlez surtout des activités en couple (aller au restau, chez des amis…) perso ce n’est pas ce qui me fait peur car je suis très casanière, on sort très peu le weekend (et on n’est pas fusionnels, on n’a pas beaucoup d’activités de couple). Par contre c’est vraiment pour mes loisirs à moi que ca m’inquiète car, a l’heure actuelle ou mon mari a ses loisirs en même temps ou j’ai les miens, ce ne sera plus possible car je devrais m’occuper du bébé pour laisser du temps à mon mari et vice versa… donc à réfléchir 🙂 et merci Louna pour ces exemples très concrets !

le 18/04/2016 à 11h19 | Répondre

audrey

oh ton message est très beau je trouve, et tres encourageant/rassurant. Moi, mon besoin essentiel à mon bien être, c’est ma jument. Pas forcement la monter, mais juste aller la voir et m’en occuper (le weekend essentiellement vu mes horaires de dingue au boulot).

C’est ma bouffée d’oxygène. Cela dis je me dis que ça pourrais aussi être sympa de faire découvrir ca à mon enfant!

le 18/04/2016 à 11h23 | Répondre

Miss Chat

Alors pitch je ne suis pas le meilleur exemple parce que mon mari et moi sommes très casaniers, nous n’avions pas énormément d’activités extérieures et nous n’aimons pas laisser notre fille à quelqu’un d’autre. Mais je peux te dire que ce qu’on faisait avant, on pourrait très bien le faire actuellement : il suffit en effet de s’organiser un peu plus (une soirée chez des amis veut dire prendre de quoi faire dormir bébé au calme, sa nourriture du soir, du change, etc.), de partager les tâches avec le papa (monsieur est allé à un festival pendant que je restais à la maison, cette semaine c’est moi qui sors avec des amies et lui qui reste) et éventuellement d’accepter de ne pas voir ton bébé à certains moments (pour aller t’occuper de ton cheval par exemple). Nous, on a essayé de laisser notre fille à quelqu’un d’autre, deux fois, et on n’a pas aimé. Mais rien ne nous empêche de le faire ! D’ailleurs, on le refera, même si on n’aime pas cela.
A toi de déterminer comment tu veux t’organiser, ce qui est important pour toi et pour vous, à quel moment, à quel degré, etc 😉

le 18/04/2016 à 12h45 | Répondre

Melimelanie

J’adore!!!
Oui et mille fois oui c’est tellement difficile de décrire pourquoi il faut faire des bébés! Toujours plus facile de se plaindre et pourtant…
Pourtant comme toi je n’imaginais pas que mon cœur pouvait contenir tant d’amour.

En revanche moi j’avais toujours eu cette envie viscérale de faire des enfants et ce qui est sûr c’est que je n’ai pas été déçue!

Bref : Faites des bébés c’est trop cool!! Même les galères que ça engendre c’est cool promis!

le 18/04/2016 à 08h55 | Répondre

Flora

Merci de me rassurer sur les dix milles façons d’être maman, moi ma hantise c’est de devenir l’esclave de mon enfant. Devoir vivre à son rythme, et de ne plus vivre qu’au travers de lui. Je me doute bien que l’amour doit en valoir la peine mais je n’ai vraiment pas envie de mettre ma vie sur pause pour les 20 prochaines années.
C’est peut être horrible à dire mais je n’ai pas envie que mon enfant soit de loin le plus important. J’ai envie qu’il soit important comme son père, comme ma famille, mais pas plus.
Peut être que je ne suis pas prête non plus, on verra ce qu’en pense mère nature.

le 18/04/2016 à 09h51 | Répondre

Louna

Je te comprends tout à fait, et j’avais aussi cette hantise-là.
Encore une fois, c’est à toi de devenir la maman que tu souhaites être, et si cette angoisse est si présente, je suis sûre que tu mettras tout en œuvre pour ne jamais te sentir ce rôle de la maman esclave de son enfant ! 🙂

le 18/04/2016 à 10h14 | Répondre

Louna

Quel magnifique article, Die Franzoesin !
Comme tu le dis si bien, cet amour inconditionnel qui nous lie à notre (nos) enfant(s) est tellement indicible que parfois, souvent, pour être tout à fait honnête, on se contente de parler du reste : du quotidien parfois pesant, de la fatigue, des petites joies et des rigolades. Mais qu’il est dur de traduire ce lien si fort, si absolu, qui nous transporte et nous fait battre le cœur à tout rompre ? Pour moi, c’est comme le tout-début d’une histoire d’amour, cette phase toute émue qui dure quelques mois. Mais avec son enfant, cette phase dure biiiiiiiien plus longtemps : notre amour s’enrichit des évolutions de notre tout-petit, et grandit avec lui.
Bref, merci pour ce bel article ! (et je m’en vais de ce pas rassurer les commentatrices inquiètes ! 😉 )

le 18/04/2016 à 09h56 | Répondre

Hellodie

C’est un très bel article! Et je me retrouve très bien dans tes hésitations pour se lancer dans l’aventure. Et c’est vrai, il est parfois plus facile de dire que ça va mal… Alors qu’en fait, avec le papa des minis on se dit plusieurs fois par jours « mais c’est facile en fait! Ils sont trop gentils nos Minis! »
Et moi aussi, j’avais peur que ma vie soit chamboulée. Bon pour le coup je ne suis pas un exemple, car pour le moment, c’est encore dur de prendre du temps en dehors des bebes, mais je vais piocher dans toutes les bonnes astuces de Louna!
Et oui, je ne m’attendais pas à ce que ma grossesse débouche sur un congé parental, moi l’hyperactive, ayant voyagé aux 4 coin du monde et fait de ma carrière un point essentiel ! Comme quoi la maternité peut changer beaucoup de choses et comme dit Louna, il faut se laisser cette possibilité.

le 18/04/2016 à 12h00 | Répondre

Miss Chat

« mon article va déclencher le prochain baby boom à lui tout seul, c’est certain ! » puis « Fais des bébés ! » Hahaha Die Franzoesin, motivée comme pas possible ! Tu m’as tuée avec ces deux phrases :’)
Je me souviens de ce commentaire, je suis contente que quelqu’un ait fini par y « répondre » 😉
Je ne suis pas non plus « branchée bébé » initialement mais j’étais sûre de vouloir des enfants avec mon mari. Par contre, maintenant que j’ai super croquette, je repense souvent aux voyages que je ne pourrai pas faire dans l’immédiat. Je me dis qu’ils sont juste retardés de quelques années mais ça me fait râler quand je vois une amie sans enfant partir faire une rando dans les Andes péruviennes 🙁
MAIS tout ce que tu as dit d’autre est tellement vrai ! C’est tellement d’amour et de… et de je sais pas trop quoi en fait. Je n’ai jamais entendu une phrase aussi vraie que « tu comprendras quand tu auras un enfant » : aucun mot ne peut décrire ce que ça fait de voir ta petite puce se serrer contre toi pour un câlin, apprendre chaque jour de nouvelles choses.
Alors oui, c’est difficile souvent parce que c’est jusqu’au plus profond de ton être que tu es impliqué(e) dans cet enfant ! Mais ça vaut toutes les difficultés du monde 😉

le 18/04/2016 à 12h15 | Répondre

Freesia

Cet article donne la pêche ! C’est vrai que c’est toujours plus délicat de parler des bons côtés bizarrement… On aime se plaindre hahaha 🙂

Ce que je retiens de cet article c’est la chanson de Goldman (parce que dès que j’ai vu le nom de l’article, je l’avais en tête… Donc ça fait 30 min que je la chante à tue tête) : https://www.youtube.com/watch?v=1i2O0zGhba4

voila voila !

le 18/04/2016 à 12h33 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Bravo Freesia pour avoir noté la référence ! Ce n’est pas la chanson la plus connue de JJG mais en effet j’y ai pensé en écrivant ça 😉 .

le 18/04/2016 à 20h15 | Répondre

Sandra

Moi aussi je repousse l’échéance, parce que je ne ressens pas d’envie particulière mais une grosse pression de la part de mon entourage me fait réfléchir …
Je pense que le fait de ne pas savoir à l’avance comment cela peut se passer car toute grossesse est différente me fait un peu peur …. Par rapport à vécu, notre vision de la maternité est influencée.

Tous les témoignages (flippant, triste ou heureux) me permettent d’envisager toutes les possibilités et aussi de laisser place à l’imprévu ! Merci pour ce partage, ça fait toujours du bien de lire que ça peut aller 🙂

le 18/04/2016 à 12h49 | Répondre

Hermy

C’est vrai qu’on a tendance à parler plus du négatif que du positif dans les blogs. Du coup j’adore ton article même si moi je suis plutôt dans la catégorie de celles qui étaient prêtes à avoir un enfant et à faire des sacrifices sur sa vie d’avant (pas tant que ça au final).
Je ne reviendrais pour rien au monde en arrière et je serais même prête à recommencer de suite s’il n’y avait pas l’aspect logistique derrière.

le 18/04/2016 à 13h06 | Répondre

Mlle Mora

Il est super ton article ! Je n’étais pas « prête » et je n’ai pas eu de déclic, c’est le hasard qui a fait les choses. Mais pas une seconde je ne regrette ma vie d’avant ! Ma vie d’avant, bah c’est ma vie d’avant. Ma vie de maintenant, j’ai un rôle en plus, celui de mère, mais je suis toujours femme, épouse, copine, fille, amie, employée… Bref, c’est beaucoup de bonheur supplémentaire et je n’ai pas l’impression d’avoir fait des sacrifices, ma fille fait partie de ma vie, et c’est extraordinaire d’avoir le privilège de la voir grandir et d’être sa maman !

le 18/04/2016 à 13h35 | Répondre

Camomille (voir son site)

Un article qui fait du bien 🙂
Oui un enfant c’est du boulot, du temps, ça nous fait faire les choses différemment… Mais effectivement, c’est peut-être (sûrement) la plus belle expérience de vie possible !

le 18/04/2016 à 13h45 | Répondre

Mme Au Conditionnel

Quel joli article, merci. Déjà emplie d’amour pour le p’tit bonhomme que je porte (naissance en juin !) j’ai moi aussi par moment des angoisses qui remontent ; angoisses que j’avais exprimé d’ailleurs sur ce blog dans mon article « désir de grossesse mais crainte d’être mère ». J’ai peur de ne pas m’adapter si facilement aux changements de rythmes, au fait de ne plus avoir « que moi » à m’occuper, d’être responsable à vie de quelqu’un et de le faire passer en priorité, avant tout le reste. Suis-je égoïste de vouloir garder ma p’tite vie tranquille avec mon mari. Une vie où tout n’est pas forcément programmé à l’avance et où l’imprévu à sa place. Y aura t-il encore des imprévus et de la surprise quand bébé sera là ?
Et j’ai peur de ne pas avoir toujours envie, toujours le plaisir, de m’en occuper, de jouer avec lui, etc… Avec les enfants des autres, même si je peux les adorer, je ne suis pas très patiente, j’apprécie de jouer un moment mais pas pendant des heures non plus. J’aime rapidement retrouver les relations et discussions avec les adultes. Qu’en sera-t-il avec mon propre enfant ?
Et pourtant j’ai tellement hâte de rencontrer mon fils ? Tellement hâte de vivre ma toute nouvelle maternité ? Tellement hâte de voir mon mari en papa gaga (il est déjà un mari gaga !!!)… alors merci de nous rappeler que l’envie d’être mère n’est pas innée mais qu’elle naît avec l’enfant et s’intensifie au fur et à mesure des années qui passent et avec l’amour qu’on porte à vie à son enfant

le 18/04/2016 à 14h12 | Répondre

Mme Au Conditionnel

Petites fautes de frappe…pas de points d’interrogation dans ces phrases :
Et pourtant j’ai tellement hâte de rencontrer mon fils. Tellement hâte de vivre ma toute nouvelle maternité.

le 18/04/2016 à 14h15 | Répondre

Miss Chat

Comme l’ont dit beaucoup de personnes dans les commentaires, ta façon de voir les choses change très facilement après un enfant 😉
Pour ce qui est de jouer avec son enfant et de s’en occuper, ça dépend très fort d’une personne à l’autre mais il me semble normal de parfois vouloir souffler un peu et de ne pas avoir envie d’aider à refaire la pyramide de blocs pour la 15e fois ! Avec mon mari, on se relaie si l’un a besoin de faire un break. Parfois tu te forces pour le bien-être de ton pitchou, parfois tu essayes de l’encourager à jouer seul(e)…

le 18/04/2016 à 14h47 | Répondre

Jahanara

Si ça peut te rassurer, moi je n’ai jamais aimé les enfants des autres : je détestais quand on me mettait un bébé dans les bras, je ne savais pas comment parler à un enfant, je ne rêvais pas de bébé depuis des années et je ne suis pas du tout patiente de nature.
Mais depuis que mon bébé est né, j’adore m’en occuper, le regarder jouer, j’ai du mal à le laisser à qqn d’autre (enfin là j’ai repris le boulot donc il va chez la nounou depuis 1 semaine, mais ça a été dur…), je suis devenue très patirente avec lui si besoin etc. Comme quoi c’est difficile de se projeter avant la naissance…

le 18/04/2016 à 21h08 | Répondre

Sab

Tres joli article j’en ai eu des larmes aux yeux (foutus hormones de grossesse !!) Moi j’ai toujours senti la maternité comme une évidence et j’etais et suis si impatiente. Pourtant j’ai un milliard d’activité et Doudou aussi, mais on sait qu’on y arrivera parce que cette nouvelle aventure va devenir une de nos activité favorite

le 18/04/2016 à 17h46 | Répondre

Manon

C’est un très bel article qui tombe au moment même ou je me pose la question: es-ce que je me sens prête? Nous sommes mariés l’année dernière et tout le monde nous demande quand on mettra le bébé en route.Pour mon mari, la question ne se pose pas, il est prêt depuis qu’il a 20 ans. Moi, avant de le connaître, je ne me posais pas la question. Maintenant la question commence à se poser. Je me pose la même question que toutes les femmes qui ont peur de ne pas être une bonne mère, de ne pas pouvoir gérer toutes mes activités (mes cours par correspondance, mon boulot….).
Merci encore pour ce bel article qui donne espoir 😉

le 18/04/2016 à 19h44 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Merci à toutes pour tous ces commentaires ! Ce n’est pas facile de dire qu’on doute de son envie de devenir mère (en tout cas moi je n’en parlais pas souvent) alors je suis heureuse de vous avoir donné une occasion de vous exprimer. Et je vois que les copines déjà maman se sont déjà chargées de vous répondre et de vous rassurer 😉 . J’espère recevoir une avalanche de faire-part d’ici 9 mois – un an !!

le 18/04/2016 à 20h20 | Répondre

Madame Vélo

Super article Die Franzoesin 😀
Si ça peut rassurer certaines lectrices : je n’étais pas « enfant » non plus. Je n’ai jamais su m’y prendre avec eux, jamais rien à leur dire, toujours peur de mal faire. Et pourtant, avec mon enfant tout est tellement différent ! Je suis bien différente de la mère que je m’étais imaginée. Je disais par exemple « oh bah il aura qu’à obéir et puis c’est tout » (sous entendu il n’a pas intérêt à trop bouleverser mon quotidien, je n’aurais pas la patience de m’occuper de lui…). Et pourtant, je me découvre patiente avec Crapouillou (bon, pas toujours non plus !), je me découvre tendre et câline. Je disais aussi que jamais un enfant ne pourrait être « au dessus » de mon mari en terme d’amour, mais ce sont des amours différents, et les 2 comptent tellement. J’ai essayé d’exprimer un peu tout ça dans mon article « ode d’une mère à son enfant », quand je l’ai écrit j’ai un peu pensé à cette lectrice qui cherchait du positif dans l’expérience parentale 🙂
Bref, j’adhère totalement à ta conclusion : faites des enfants 😀

le 18/04/2016 à 21h33 | Répondre

Doupiou

C’est tellement rassurant de voir que beaucoup de mamans n’ont jamais eu ce déclic pour avoir des enfants ! Chacune fait comme elle le sent quand elle le sent ! Moi aussi je me suis posée énormément de questions pendant ma grossesse sur ma capacité à être mère. Finalement l’envie d’un deuxième me titille de plus en plus !

le 18/04/2016 à 21h47 | Répondre

Lili

Merci beaucoup pour cet article! ça fait du bien! Je me suis mariée l’an dernier en août (et je suis une lecrice assidue de Mademoiselle Dentelle même si je poste rarement des commentaires) et je souhaite d’abord finir ma reconversion professionnelle (Diplôme d’état d’assistante de service social que je passe en juin). Donc la priorité n’était pas d’avoir des enfants même si j’ai tjs souhaité en avoir….Cependant je me pose toujours la question du « bon moment ». Y-en-a-t-il vraiment? je me dis que ce serait peut-être bien que je trouve un travail d’abord pour avoir le pied à l’étrier…Mais si je ne trouve pas, je ne veux pas attendre éternellement non plus… Et plus j’ai quelques angoisses: et si j’ai des complications pendant ma grossesse? et si je n’arrivais pas à avoir d’enfants? Je me dis que j’ai 30 ans et c’est le bon âge pour en avoir… Je ne veux pas non plus trop avoir d’écart d’âge avec mes enfants….et je me demande comme certaines aussi si j’aurai la patience, si je serai une bonne mère… Et puis quelque part, c’est aussi à renoncer à ma vie actuelle: sortir avec les amis, partir à l’étranger, à l’improviste, ne plus faire tout autant de sorties alors que je souhaite aussi m’épanouir en dehors de moa formation, de mon boulot….Et si et si… Pour le moment j’attends juin avant de me lancer dans le projet bébé et on verra par la suite!

le 19/04/2016 à 11h22 | Répondre

Mlle Moizelle

« Je trouvais le plus souvent qu’il sentait le vomi. ». ^^
J’ai tout de suite pensé à une amie qui ne veut pas d’enfant… Et je lui ai direct envoyé le lien de l’article! 😉
J’ai très hâte moi aussi de connaître tout ces doux bonheurs…
Profite à fond, il parait que ça passe trop vite!

le 19/04/2016 à 16h58 | Répondre

Laura

Merci beaucoup Die Franzoesin pour ce très bel article. Quand tu parles de « commentaires de lectrices qui regrettent que seuls les ressentis négatifs soient exprimés », peut-être que tu parles d’un des miens … je me souviens avoir fait un commentaire dans ce sens.
Hé bien en tout cas, si c’est des filles comme moi que tu voulais convaincre, tu as réussi ! Ton article est très décomplexant et très encourageant. Loin des clichés.
Comme quoi, c’est vrai, les gens qu’on rencontre et ce qu’ils expriment à propos de leur vie de parent peut être déterminant … Dans notre cas, c’est « pas encore la saison » pour faire un bébé, mais ça viendra … je suis plus confiante maintenant 🙂 encore merci et à bientôt pour d’autres articles !

le 23/04/2016 à 14h41 | Répondre

SI TU SOUHAITES RÉAGIR C'EST PAR ICI !

As-tu lu notre Charte des commentaires avant de publier le tien ?