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Non, la grossesse n’est pas toujours rose (ni bleue, d’ailleurs !)


Publié le 22 octobre 2016 par ptite grenouille

Je me présente vite fait : femme de 29 ans, mariée, en situation professionnelle stable, je suis tombée enceinte ! Le rêve, surtout que ça faisait près d’un an que l’on essayait et que ça ne venait pas ! Et quoi espérer de plus quand il s’agit d’une grossesse sans problèmes ? Je suis censée voir des licornes, des paillettes, avoir le teint resplendissant, ne parler que de ça, roucouler avec mon homme…

Eh bien… il y a certaines choses qui ne se passent pourtant pas comme on pourrait le croire. Revenons au début !

Grossesse et déprime

Crédits photo (creative commons) : Cristina Souza

Enfin enceinte !

Comme je l’ai dit, ça faisait un an que l’on essayait de concevoir ce bout de chou… Ça faisait même deux ans que l’on parlait bébé, même si l’on attendait un peu de se lancer ! Tous les deux dans des situations stables professionnellement, amoureux (mariés récemment, en plus !!), et avec une vie globalement stable et heureuse (oui, car comme chez tout le monde, il y a toujours des petites contrariétés ou des soucis qui occupent quand même l’esprit… moi, il s’agit de mon père gravement malade…).

Donc quand j’ai enfin découvert le + sur mon test de grossesse, autant dire que j’ai sauté au plafond !! Nous commencions à avoir des doutes sur nos capacités à procréer, et ça permettait enfin de concrétiser notre rêve ! Donc génial !

Je te passe les détails de l’annonce au papa (très ému, mais bon, il a eu besoin d’un petit temps d’intégration de quelques jours quand même !), et nous avons commencé à imaginer cette grossesse ! Oui, je parle de grossesse, car difficile encore de se projeter neuf mois plus tard…. Faut y aller mollo mollo, quand même ! Nous avons attendu un peu avant de l’annoncer aux familles, et l’annonce s’est parfaitement déroulée comme dans nos souhaits ! Tout le monde était heureux, pas de phrases assassines…. TOUT S’EST BIEN PASSÉ !

Et puis le déroulé de mon point de vue de femme enceinte : un suivi ordinaire, quinze jours de nausées légères (qui me permettaient de me dire chaque matin : « Yes ! Je suis enceinte, je n’ai pas rêvé ! »), et très peu de « symptômes » de femme enceinte ! Presque ma vie de tous les jours… Bon, ok, j’ai été fracassée par la fatigue ! Moi qui n’arrête jamais, si je m’asseyais ne serait-ce que deux minutes, impossible pour moi de me relever, et même parfois, un petit somme s’imposait !

Et comment a réagi le futur papa, qui, comme tout homme, aurait pu avoir du mal à percuter, à comprendre que des changements incontrôlés se produisaient chez sa femme ? Eh bien, j’ai de la chance ! UN AMOUR ! Aucun reproche, que de la compréhension, de l’aide…

Et tout cela jusqu’à maintenant 8 mois de grossesse : toujours aucun problème de santé, ni pour moi, ni pour le bébé ! (Bon, j’avoue : sciatique ponctuelle, seins douloureux au premier trimestre, rythme de baleine échouée sur une plage…. mais ok, ok, j’ai beaucoup de chance !)

Mais alors, de quoi est-ce que je me plains ?

C’est vrai, il n’y a pas d’ombre au tableau ! Et ce n’est pas que je me plains, mais je souhaiterais avertir, et surtout rassurer d’autres femmes : non, être enceinte n’est pas forcément GÉNIALISSIME, même quand tout va bien ! Je n’ai pas d’explication à donner (et pourtant, je peux te dire que j’ai cherché les causes !) mais pourtant, c’est bien là… J’ai imaginé être enceinte depuis des années, rêvé même ce moment… Mais il me manque ce petit truc !

Déjà, je n’ai pas envie d’en parler tout le temps ! Eh non, mon sujet de prédilection, ce n’est pas mon bébé, mon ventre ou quoi que ce soit qui s’y rapporte… J’ai envie de parler de tout et de rien… comme d’habitude !

Et puis, bien que j’aie attendu les changements avec impatience (bah oui, il sort quand ce bidon qui prouve qu’il y a bien un asticot à l’intérieur ??? C’est loooong), j’ai plutôt mal vécu les transformations physiques… Je ne suis pas une bimbo qui fait super attention à son corps. J’ai quelques kilos desquels je me passerais bien, mais pas au point de faire des régimes et du sport pour les éliminer ! Je ne passe pas trois heures après la douche à chouchouter mon corps… Je m’accepte plutôt comme je suis.

Mais j’ai aussi un grand besoin de contrôle… Et de prendre du ventre « sans le vouloir », d’avoir un corps qui change sans rien lui demander, d’avoir une poitrine qui change complètement… eh bien, ça fait un peu peur… Pour dire vrai, je ne me regardais plus pendant quelque temps !

Quant à l’asticot qui grandit en soi, ça fait quoi ? Eh bien, pour ma part, j’ai eu beaucoup de mal à intégrer cette notion ! Même après la première échographie ! (Puis la seconde !) Tout restait abstrait pour moi… Comment imaginer que Mère Nature nous ait attribué un Playmobil vivant dans le ventre ? Qui bouge et tout et tout ?!

Ça a eu pour conséquence que je n’arrivais pas à l’imaginer, à essayer de le ressentir, et encore moins à me projeter plusieurs mois après ! Encore aujourd’hui, c’est parfois déroutant pour moi de voir mon ventre bouger, de sentir des sensations nouvelles, ou connues mais différemment.

Le couple aussi vit cette étape de façon particulière…. Tout comme le mariage, je dirais que c’est encore une « épreuve de vie » qui forge le couple. En plus des aléas quotidiens d’un couple, on doit ajouter des hormones féminines, des interrogations et une difficulté à se projeter de la part de la mère, ainsi que des questionnements (pas formulés oralement, sinon ce n’est pas drôle) du futur papa qui fait son cheminement dans son coin…

Ça donne des jours fusion (ah, les futurs parents !) et des jours orage (chacun dans son coin dans le lit, et vaut mieux éviter d’approcher une allumette, ça pourrait prendre feu !). (Avec le recul, je sais que tous ces événements nous ont fait mûrir, mais sur le moment, c’est jamais l’éclate !)

Alors voilà, non, je ne vis pas une grossesse épanouissante ! Une amie est tombée enceinte à quelques semaines d’écart avec moi : elle ne parle que de ça, est « rayonnante », imagine tout pour ce bébé, est en mode raide-dingue dans son couple… Et moi, je traverse cette grossesse avec mes doutes, mes questions, mon absence de projection, et un moral un peu bas…

Je pourrais en parler ! Oui, je suis proche de ma famille, de ma mère, de mes sœurs ! Elles n’attendaient que ça et j’ai toujours imaginé de grandes confidences avec elles sur ce sujet ! J’ai aussi quelques amies qui sont passées par là, et des collègues aussi… Mais non, je n’ai pas la force de me confier… Pas l’envie… Je veux juste m’enfermer dans une bulle de protection : c’est mon bébé, ma grossesse. Pour moi, ça doit se vivre en privé, juste dans le couple. Pourquoi ce ressenti, je ne sais pas ! Et une tristesse incohérente reste là…

Je ne sais pas si j’ai pu mettre correctement des mots sur ce ressenti… C’est beaucoup plus difficile que je ne l’imaginais. Car je ne veux pas dresser un tableau noir, ni même me plaindre pour quelque chose qui ne devrait pas être source de plaintes, je veux juste informer. Oui, ça arrive : on peut, contrairement à ce que l’on imagine et à ce que la société imagine, ne pas être épanouie dans une grossesse, même désirée et sans problèmes.

Ça ne présage en rien un baby blues, ni même une dépression post-partum, mais ça fait partie des difficultés maternelles qui peuvent être rencontrées, et pas assez souvent abordées. J’ai mis beaucoup de temps à trouver des sites en parlant… et donc à arrêter de culpabiliser. Et j’avoue que depuis que j’ose dire (principalement à moi-même) : « Non, je ne suis pas épanouie, et c’est comme ça. », eh bien je remonte la pente ! Beaucoup moins de culpabilité !

Et puis, je lui explique à ce petit bout de chou : il est désiré, mais sa venue au monde chamboule beaucoup de choses dans ma tête et dans celle de son père, d’où quelques désagréments… mais on l’aime, il n’est responsable en rien, et justement, on va tout déchirer quand il sera là !

Je compatis également avec toutes les femmes qui vivent des grossesses plus compliquées d’un point de vue physique, ou dans leur environnement ! Car justement, ça doit être pire ! Moi, je n’ai vraiment pas à me plaindre ! Un petit site pour celles qui peuvent traverser ce moment, ou qui vivent des épisodes plus difficiles encore, avant ou après la naissance du bébé : Maman blues.

Au moment où je termine cet article, j’ai fait ma dernière séance de préparation à l’accouchement, et je vais beaucoup mieux, je positive beaucoup plus ! Le tout, c’est d’accepter que l’on ne réagit pas « comme tout le monde »…

Et toi ? Tu ne te sentais pas épanouie pendant ta grossesse ? Qu’est-ce qui clochait ? As-tu trouvé le soutien nécessaire pour mettre des mots sur ce sentiment ? Viens en discuter…

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Commentaires

18   Commentaires Laisser un commentaire ?

Anne

Ah la la comme je te rejoins !!! Pour moi cette période est un calvaire mon corps qui change être essoufflée à tout bout de champs… Je me retrouve sur beaucoup beaucoup de points avec toi ! La culpabilité et les crises d angoisse sont régulières à la maison du coup… Et désormais il faut ajouter une map il y a une semaine avec hospitalisation et un repos horizontal force pendant encore 5 semaines pour quelqu un de dynamique comme moi c est un véritable cauchemar…. Et même si ce n est pas de ma faute je culpabilise …
Je vais aller regarder le site que tu mentionnes ! Mais merci de ce témoignage dans lequel je me retrouve et qui me fait me sentir moins seule…

le 22/10/2016 à 08h13 | Répondre

Jahanara

Comme toi, j’ai eu une grossesse sans souci et pourtant je n’ai pas particulièrement aimé cette période. Au point que je n’ai pas vraiment envie d’en vivre une 2e.
J’ai eu du mal à me projeter, je ne connaissais rien aux bébés et j’ai toujours eu horreur qu’on me mette un nouveau-né dans les bras quand j’allais voir d’heureux parents. Ce qui ne m’empêche pas d’adorer mon fils et d’avoir l’impression d’avoir bien plus profité des premiers mois avec lui que de ma grossesse.
Ton bébé est né entre temps ?

le 22/10/2016 à 08h18 | Répondre

Pitch

Je n’ai pas encore d’enfants mais ton récit fait écho en moi car c’est exactement comme ca que j’aimerais vivre ma grossesse. Rester dans ma bulle et continuer à vivre comme si de rien n’était … pour moi la grossesse c’est « juste » une étape et ca m’énerve un peu qu’on en fasse des caisses et que la femme soit délaissé au profit de son ventre. comme quoi on a toutes des attentes différentes 🙂

le 22/10/2016 à 09h12 | Répondre

Virginie

+1 sur la difficulté à se projeter. Aussi étrange et paradoxal que ça paraisse, j’ai l’impression que l’absence de symptômes vraiment probants jouent beaucoup. J’ai juste pas l’impression d’être enceinte, malgré une écho à 6 SG et une seconde à 11 SG. Je l’ai vu, j’ai entendu battre son cœur, pourtant, je n’ai pas l’impression d’une réalité. En fait, je m’inquiète, j’ai tellement entendu parler de fausse couche et il y en a eu dans ma famille, même tardive, que je me protège je crois. Je ne m’investis pas trop tant qu’il n’est pas là.
J’espère que ton accouchement s’est bien passé 😉 parce que, ça par contre, ça m’inquiète 🙂 🙂 🙂

le 22/10/2016 à 09h16 | Répondre

Ars Maëlle (voir son site)

Je tiens à te remercier pour le lien, ayant une fragilité de base j’appréhende un peu la façon dont je pourrais réagir aux hormones et à la fatigue de la grosses ou de l’après.
J’espère que la rencontre avec ton enfant t’a comblée et permis de tourner la page d’une période qui a l’air assez éprouvante à force de culpabilité et de solitude.
De façon générale (parole de dépressive chronique), il faut être vigilante dans les phases de chamboulement parce que la dépression est vraiment une pente savonneuse, être attentive aux signes assez tôt peut être salutaire car la difficulté de remonter est d’autant plus forte qu’on est descendue bas.
Je vous souhaite le meilleur à tous les 3.

le 22/10/2016 à 09h40 | Répondre

Popie (voir son site)

Si jamais ça peut te rassurer je suis tombée enceinte pendant ma thérapie (crises d’angoisses et mauvaise estime de moi, en gros), et la grossesse au contraire m’a énormément aidée. Les 4 premiers mois j’étais super mal, tout me revenait, je me prenais toutes mes émotions dans la face et tout ce que je refoulais remontait (la grossesse est une période durant laquelle la psychée et apparemment très très accessible). Finalement ça m’a permis de régler de gros trucs et aujourd’hui mon fils a presque 9 mois et ça ça toujours bien. Bon après j’étais suivie et c’était une chance que ça me permette de résoudre mes problèmes (c’était pas du tout l’objectif de base hein !). Malgré tout ça je n’ai pas aimé être enceinte car j’étais plus en possession de mon corps et que j’ai trouvé tous les désagréments extrêmement pesants !

le 22/10/2016 à 18h10 | Répondre

Marie Obrigada

Je traine pas mal sur internet et en fait j’ai plutôt l’impression que beaucoup beaucoup de femmes vivent la grossesse comme un calvaire même lorsque tout va bien niveau santé. Je n’ai pas eu ce ressenti mais vraiment, tu n’es pas la seule. 🙂

le 22/10/2016 à 10h03 | Répondre

Abeba

Bonjour petite grenouille,
Merci de nous avoir fait confiance et d’avoir osé te livrer.
Je te rejoins dans ce que tu écris. Quand je suis tombée enceinte, j’étais fascinée par cette nouvelle situation mais un antécédent de GEU m’a rendu très méfiante envers le bonheur, j’avais peur que l’histoire ne se reproduise, j’avais peur que le bonheur ne s’échappe encore une fois. J’étais à la fois obnubilée par le fait d’être enceinte et d’un autre côté incapable d’imaginer mon enfant à venir. Je devais me protéger probablement. Mon copain n’est pas très expressif donc j’étais profondément seule.
Comme toi, pas de gros symptômes physiques, quelques vertiges et des impatiences, mais rien de grave. Pas contre psychiquement j’étais complètement larguée, je pleurais énormément. Loin des miens et dans un pays étranger, ce n’était pas facile.
Quand mon bébé est né, la douleur d’un accouchement sans péridurale m’a laissé choqué pendant une semaine. Impossible de dormir, migraines… Après cela le lien avec mon petit bonhomme s’est enfin créé. Depuis on ne se quitte plus d’une semelle. Il est ma lumière.
Ça va être à toi de trouver les ressources en toi pour tisser la trame de votre histoire commune, mais surtout j’ai envie de te dire, fais toi confiance et en ton bébé, il sera te trouver!
Je vous souhaite une très belle histoire d’amour de maman.
Prends bien soin de toi.

le 22/10/2016 à 14h52 | Répondre

Petite grenouille

Je vous remercie pour vos commentaires !
Pour information oui j’ai bien accouché, sans trop de complications la encore mais pourtant j’ai encore du mal dans la prise de réalité… Je reviendrai en parler sûrement sous peu quand j’y verrai plus clair ! 😉

le 23/10/2016 à 00h25 | Répondre

MLisette

Un grand merci Petite Grenouille pour ce billet. Je suis Elise Marcende, présidente de Maman Blues que tu cites en fin d’article. C’est essentiel de savoir que la grossesse peut être aussi une grossesse compliquée, difficile à assimiler, à accepter. Nous sommes toutes différentes et cette grossesse nous l’intériorisont en fonction de notre histoire, de qui nous sommes. Tu as raison de dire que cela ne présage pas d’une difficulté maternelle. La grossesse peut être très dur psychologiquement et l’arrivée du bébé libératrice. L’essentiel est de pouvoir mettre des mots sur ce que l’on éprouve,de ne pas hésiter à se faire accompagner par un professionnel de santé sensibilisé et de venir échanger sur le forum des mamans blues 😉

le 23/10/2016 à 05h24 | Répondre

Inno

En te lisant, j’ai l’impression que tu avais quand même mis pas mal d’attentes dans cette grossesse (comme les confidences avec tes soeurs par ex). La société nous renvoie aussi pas mal le fait qu’être enceinte, c’est le bonheur et on est épanouie. Du coup, le fait de ne pas vivre ce que tu avais imaginé peut être à l’origine de ton malaise, entre autres choses.

La grossesse reste un événement important, et une première grossesse d’autant plus. C’est une période de questionnement, de chamboulement, de remaniement psychique.

Je crois qu’il faudrait dire plus souvent aux femmes qu’il y a autant de vivre une grossesse (puis une maternité) que de femmes.
Ne pas être épanouie pendant la grossesse, ne pas imaginer son enfant, ne pas avoir envie de lui parler, ne pas aimer le sentir bouger etc., tout ça n’a rien d’anormal. C’est juste une façon parmi tant d’autres de vivre sa grossesse.

le 24/10/2016 à 12h06 | Répondre

Inno

J’ai oublié un mot dans une phrase : « autant de façon de vivre »

le 24/10/2016 à 12h07 | Répondre

Laura

Merci à vous pour cet article. Je me reconnais dans quasiment chaque phrase et c’est très dur à vivre. Enceinte, j’entame le 3ème mois. Les nausées me laissent un peu de répit depuis quelques jours à peine mais l’envie de rien est une catastrophe. Dans aucun domaine (travail, couple, activités, amis..) une envie d’être seule, ne plus supporter personne pas même son chéri qui compense tout à la maison et est heureux pour 2.
Un sentiment de culpabilité énorme, de gros doutes quant à ce que je veux vraiment.. le bonheur aura duré une semaine seulement après avoir appris la nouvelle. Marre d’entendre que tout est magnifique dans une grossesse, des « tu verras c’est que du bonheur.. »
Merci encore pour ce témoignage. Je ne sais pas si vous vous en êtes rendue compte le jour où vous l’avez posté mais il est d’un profond réconfort pour les filles comme moi qui ne vivent pas très bien ces premiers moments de grossesse.

le 01/01/2018 à 21h12 | Répondre

lilibm

Bonjour,

j’ai lu les commentaires de chacune.
Je me sens peut être un peu soulagée, de savoir que je ne suis pas la seule dans cette situation.

De mon coté,avec mon mari (marié depuis 9 mois) nous avons décidé de commencer à penser au bébé. Finalement celui est arrivé quelques mois avant. Je ne pensé pas tomber enceinte si rapidement ni mon gynéco d’ailleurs !

A la base, je suis quelqu’un qui fait énormément de sport (trail, course à pied, vélo route, ski, rando etc). Et ma grand inquiétude est de prendre du poids. Après avoir perdu +15kg je ne pense qu’à ne pas les reprendre. Avant de tomber enceinte je faisait 48kg pour 1m64.

Maintenant enceinte de bientôt 5 mois, c’est très compliqué de me voir grossir, élargir du ventre, grossir des fesses, des cuisses, avec la poitrine énorme ….
Et pourtant, je n’ai pas à me plaindre. Je n’ai jamais été malade, je continu à faire du sport (ski, vélo route, rando).
Et tout va bien sur ce point là.
Au niveau du poids à 5 mois je fais 60kg donc ce n’est pas pire, je ne mets pas encore les vêtement de grossesse, encore mes jeans taille 36. Donc ce n’est pas pire non plus …

Par contre, psychologiquement, moins bien. Je n’aime pas parler de ma grossesse. Je ne supporte pas que chaque personne de ma famille parle QUE DE MOI depuis cette nouvelle. Je ne supporte pas être le centre du monde, et là c’est loupé !
Je n’arrive plus à me regarder dans un miroir. Moi qui aimé tant prendre le temps de m’habiller. A chaque fois que j’essai un vêtement, je suis à limite de pleurer tellement que je ne m’accepte pas comme ça.
J’ai perdu toute confiance en moi.
Je me mets à douter sur mon mari. Peur qu’il ne me supporte plus, que je ne l’attire plus. Pourtant il essaye tant bien que mal de me rassurer. Mais rien n’y fais, je ne suis pas bien, me pose de tas de questions ….
Je veux q’une chose, m’isoler chez moi, faire du sport et rien d’autre.

Et pourtant je pense être contente d’avoir un bébé dans quelques mois.
Nous sommes deja aller choisir la poussette (sport), acheter le sac à langer . J’ai ranger un maximum notre appartement pour avoir de la place pour le bébé.
Je me langui l’accouchement mais je ne suis heureuse d’être enceinte. D’être grosse, gonfle de partout et être le centre du monde .

L’horreur, je n’ai jamais osé en parler à personne ….

le 09/03/2018 à 15h53 | Répondre

NaEl

Bonjour à toutes, et merci à l’auteure de ce blog pour ses confidences qui m’ont beaucoup touchés.
Je sus actuellement à 6SG et j’ai enfin fait la première échographie… comme dans plusieurs témoignages je ne comprends pas bien ce qui m’arrive ni n’est capable de me sentir vraiment heureuse alors que c’est une grossesse désirée. J’ai très peur de cette chose que j’ai vu à l’ecran comme dans les films d’alien par exemple ! Je n’arrive pas à trouver cela merveilleux… je suis comme en état de choc en permanence oscillant de quelques moments de joie à des angoisses diverses et variées. J’ai un debut de grossesse qui m’a mis complètement KO moi qui suit plutôt active je vis très mal la douleur physique des symptômes, nausées et vomissements, salivation excessive, seins très tendus et gonflés, problème digestif varié et surtout la perte de contrôle total sur mon corps.
et le fait de ne plus pouvoir assumer mon quotidien… Je n’arrive pas à savoir si ce sont les symptômes physiques qui me tapent sur le moral ou si vraiment je n’ai pas trop le moral ! Je me sens vraiment perturbée et je suis aussi je pense dans une forme de culpabilité lié à toutes ces images de la femme enceinte épanouie et heureuse que la société nous renvoie mais aussi certains proches qui ne comprennent pas vraiment mon mal être car elles ont eu des super grossesses. Je me dis que si au bout de 6Sg je suis dans cet état d’esprit comment vais-je réussir à tenir 7 mois de plus ! Tout le monde me dit que je devrais reprendre du poil de la bête dans quelques semaines mais je vous avoue être choquée tant cette épreuve est intense. Ayant comme chacune mon passif, je n’ai plus mes parents et cela rajoute beaucoup à ma tristesse par moment car je me dis que je serais moins seule s’ils avaient encore étés là. Toutefois ayant déjà fait un travail thérapeutique et ayant été ces dernières années assez bien moralement et physiquement, je vis très mal cette sensation de « rechute » alors que j’allais bien … Mon gynécologue m’a proposé un rdv étape pour discuter avant l’echo des 3M et je l’ai accepté avec grand plaisir car je ne me sens vraiment pas à mon aise pour le moment… je vous remercie d’avoir pris le temps de me lire et reste à votre écoute si certaines ont des conseils ! Bonne grossesse à toutes et courage à celles qui ne le vivent pas trop bien 😉

le 05/04/2018 à 01h00 | Répondre

sophie

c’est tellement ce que je ressens!

le 29/07/2018 à 11h24 | Répondre

tif

bonjour, je suis enceinte de 3mois et demi. j’ai été tres malade pendant 2 mois.
une horreur, maintenant je vais mieux physiquement mais mal mentalement.
des tas d’angoisses qui m’empêchent de dodo.
remise en question de tout limite même du couple alors que nous s va très bien.
que m’arrive t’il

le 30/08/2018 à 23h09 | Répondre

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