Menu
A la une / Vie de maman

Suis-je une mère trop laxiste ?

Comme je te le disais déjà il y a quelques mois, j’ai mis en place tout un tas de petites stratégies pour essayer de limiter les frustrations de ChérieChou. Je suis vraiment satisfaite de ces solutions, qui nous ont permis de retrouver une petite fille plus sereine et épanouie, mais ça ne m’a pas empêchée d’entendre les quelques réflexions de mon entourage plus ou moins proche sur mes méthodes d’éducation.

Bien qu’un peu blessée et agacée, j’ai pris le temps de réfléchir à cette question : suis-je une mère trop laxiste ?

Bienveillance et laxisme

Crédits photo (creative commons) : Chris

Chez nous, tout est permis !

Parce que oui, en effet, je laisse ma fille faire plein de choses qui sont parfois interdites ailleurs.

Par exemple, même si elle sait manier la cuillère et la fourchette depuis de longs mois, ChérieChou continue à préférer manger avec les doigts. Eh ben, folle que je suis, je la laisse faire ! D’ailleurs, d’autres parents m’ont souvent fait remarquer que, vraiment, quand elle mange, elle s’en met de partout. C’est vrai, mais je préfère qu’elle continue de manger avec plaisir comme un petit cochon, quitte à investir dans la tenue de combat mode GIGN avec le bavoir-tablier en plastique méga couvrant.

Je la laisse aussi courir pieds nus dans l’herbe : si le sol ne s’y prête pas, elle sait revenir d’elle-même réclamer ses chaussures. Idem pour le manteau : quand je la vois courir et se défouler dehors et qu’elle me dit qu’elle ne veut pas se rhabiller, je n’insiste pas plus que ça. Je m’assure que ses mains ne sont pas trop froides, et je la laisse se dépenser.

Dans le même ordre d’idée, je ne suis pas trop exigeante vis-à-vis des merci, pardon ou s’il te plaît pour un enfant de 2 ans. Oui, j’ai envie que ma fille soit polie, qu’elle respecte son interlocuteur, mais je ne vois pas l’intérêt de lui faire répéter bêtement ces mots comme un perroquet alors qu’elle ne comprend pas encore leur utilité. Même si je conçois que ça peut agacer certaines personnes.

Bref, il n’y a pas beaucoup d’interdits, chez nous.

D’où ça vient ?

J’essaie de comprendre pourquoi Mister F. et moi avons la même approche sur ce sujet, alors que ce n’est visiblement pas le cas de la majorité des parents de notre entourage. C’est vrai que, lui comme moi, on est plutôt des bonnes poires. On est du genre à éviter les grands éclats de voix.

Aurait-on en fait tout simplement peur du conflit ? Est-ce que toutes nos astuces et nos louvoiements ne seraient pas en fait des solutions à court terme pour éviter toute frustration à notre ChérieChou ? Pour s’épargner les cris et les crises ?

Pourtant, on le sait bien, lui comme moi (on a lu Fiziollat !), que savoir gérer sa frustration est une étape indispensable à la construction de l’enfant…

Du coup, est-ce qu’on est vraiment à côté de la plaque ?

Mais en fait, est-ce vraiment du laxisme ?

C’est vrai, il y en a peu, des interdits, chez nous, mais ChérieChou les a très bien intégrés.

Elle sait très bien qu’il ne faut pas déchirer les livres. Elle sait aussi qu’il ne faut pas jeter de la nourriture par terre, ou renverser son verre, qu’il ne faut pas écrire sur les murs ou lancer des objets. Elle sait qu’il ne faut pas faire mal, taper ou mordre.

Hormis ces quelques règles simples, nous la laissons à peu près libre de tester tout ce qui ne la met pas en danger.

Nous n’hésitons pas à verbaliser ces limites, d’autant plus quand ChérieChou cherche à les tester. Mais c’est vrai que nous allons rarement au conflit.

Pour reprendre l’exemple des livres déchirés, les rares fois où elle l’a fait, nous lui avons simplement expliqué très sérieusement qu’il n’était plus possible de lire ces livres et nous les lui avons retirés pendant une longue période. Lorsqu’elle nous les réclamait, nous lui rappelions pourquoi il n’était pas possible de les lire. Au bout de plusieurs semaines, nous avons fini par les lui rendre, réparés au scotch.

Nous sommes vraiment opposés aux punitions, et encore plus aux châtiments corporels, qu’il s’agisse d’une simple petite tape sur la main ou d’une fessée. Les rares fois où l’excitation était trop montée, nous avons préféré l’isoler dans un coin, le temps qu’elle se calme et qu’elle soit capable de nous écouter.

Mais soyons honnêtes, pour l’instant, ChérieChou est encore petite, et nous n’avons finalement jamais été confrontés à des situations compliquées à gérer, donc j’ai peu de recul sur notre choix d’éducation.

Mais toi, chère lectrice, qu’en penses-tu ? Sommes-nous trop idéalistes ? Des parents avec trop peu d’expérience pour réaliser que le dialogue, la recherche de compromis et la discussion ne seront pas toujours suffisants ? Suis-je en train de faire de ChérieChou un enfant-roi ? Donne-moi ton avis !

A propos de l’auteur

Jeune mariée presque trentenaire et maman depuis l'été 2014, j'essaie de concilier la vie de famille, un boulot passionnant et ma passion pour les voyages. Mister F. et ChérieChou me comblent de bonheur, même si parfois on ne sait plus où donner de la tête ! Mais bon, ça me va bien : je suis plutôt du genre à ne pas tenir en place.... Danse, lecture, piano, mais aussi boxe ou yoga, la vie à 100 à l'heure, j'aime ça !