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Lui apprendre à dormir


Publié le 25 septembre 2019 par Flash

Je te l’ai dit, lors de ses premières semaines (2 bons mois, à dire vrai), Minipuche ne dormait que dans mes bras. Impossible de mettre ne serait-ce qu’un millimètre entre elle et moi sans qu’elle n’hurle … Au bout d’un moment, il a bien fallu essayer d’avancer sur le sujet…

Pourquoi ? Quand ?

Après avoir passé deux mois à dormir contre moi, je commençais à voir que Minipuchette pouvait se détacher un peu plus : lorsqu’elle se décollait de moi dans la nuit, ça ne la réveillait plus (je te promets que lorsqu’elle était toute petite… même un millimètre, c’était la crise assurée !), elle avait moins de réveils la nuit, et dans la journée j’arrivais à la poser 10-20 minutes sans qu’elle se soit paniquée… (oui oui, on en était à ce niveau là…)

De mon côté, je ne dormais que d’un œil : la peur de l’écraser, les petits bruits qu’elle faisait, le fait qu’elle bouge beaucoup… je commençais à fatiguer sérieusement ! A ça, ajoutons que je commençais à faire des cauchemars (ma manière à moi d’exprimer mes angoisses généralement…), un vrai combo gagnant pour des nuits pourries !

2 mois que le Doud et moi dormions dans des pièces séparées… Le bonheur d’être des jeunes parents !

Crédits photo (creative commons) : Pixabay

Comment ?

On (Mini et moi !) a commencé par réintégrer la chambre. Le Doud a pris le canap et Mini et moi avons intégré le lit. Elle se familiarisait avec la pièce, c’était un début.

De plus, j’essayais de lui faire passer un peu de temps dans son lit dans la journée : avec son mobile, lorsque je prenais une douche par exemple. Car oui, si tu te poses la question… même pour ses siestes la journée, Mini ne dormait pas dans son lit sous peine de hurler et de pleurer à grosses larmes ! Elle dormait soit dans le porte bébé, soit dans sa poussette (et la poussette a été un vrai apprentissage)…

Au bout de quelques jours, nous avons commencé à ritualiser le coucher : le change, le sur-pyjama, la tétée et le récit de la journée (je la prenais contre moi en lui racontant tout ce qu’elle avait fait dans la journée, … ce n’est pas une histoire mais c’est un début…). Puis on lui souhaitait une bonne nuit et la posions dans son lit. Généralement, elle tenait 2 à 10 minutes, puis elle hurlait et pleurait… Mais chaque jour, elle tenait un peu plus…

Un soir, le Doud est rentré et m’a dit qu’il allait s’occuper du coucher mais qu’il ne fallait pas que je m’en mêle car Mini ne comprendrait pas pourquoi elle ne dormirait pas contre moi, surtout si j’étais là ! On a fait tout le rituel, et je lui ai expliqué qu’elle allait dormir dans son lit, comme une grande fille.

Le Doud est resté avec elle. Elle a pleuré, bien sûr mais il est resté avec elle tout le temps. Lorsqu’elle pleurait il la prenait contre lui et la calmait. Lorsqu’elle était calme (tout du moins, « plus calme »), il la reposait dans son lit et attendait qu’elle s’endorme… et au bout de 2h15, elle s’est endormie toute seule… sûrement d’épuisement… Elle s’est réveillée quelques heures plus tard pour manger, et s’est rendormie toute seule sans pleurer.

Petite digression : des études ont montré que « laisser pleurer » (ce que faisaient nos aïeux au prétexte que « ça fait les poumons ») provoquait une sécrétions de cortisol (l’hormone du stress) et rendait le futur adulte « insécure » et qu’il valait mieux répondre aux besoins de l’enfant. J’ai beaucoup réfléchi à ça, ce soir-là, en entendant Mini pleurer… mais je l’ai vu, le Doud, la prendre sans se lasser dans ses bras, la reposer sans fin, la rassurer, lui caresser la tête, lui chanter des chansons… sans jamais s’éloigner, sans jamais sortir de la pièce. Elle a pleuré, il ne l’a pas « laisser pleurer ».

A compter de ce soir là, Minipuche a toujours dormi dans son lit. Le coucher est resté compliqué pendant 2 semaines (ça durait de 10 à 40 minutes), et c’était toujours le Doud qui s’en occupait (et qui restait la rassurer, la conforter en attendant qu’elle s’endorme…)… Les réveils de la nuit, pour manger, par contre, étaient simples : elle se réveillait, mangeait et hop dormait aussi sec. Et puis un soir, elle s’est couchée le soir, en souriant.

Aujourd’hui ?

Minipuchette dort. Le soir, c’est moi qui la couche : le bib, le change, le sur-pyjama, le récit de la journée, le bisou de Papa, le bisou de Maman et au lit. C’est rare qu’il faille y retourner, souvent elle s’endort en 5 minutes… jusqu’au lendemain ! Et on retrouve notre petite poulette toute souriante dans son lit.

Elle a simplement appris à s’endormir seule… et je dors infiniment mieux !

Il y aura encore plein de phases où il faudra s’adapter, des régressions, des progressions… mais je vois ma puchette reposée, contente d’être dans son lit, et toute la famille dort bien mieux. Je ne regrette pas d’avoir passé 2 mois à dormir contre elle, elle en avait certainement besoin. Mais je ne regrette pas non plus d’avoir passer quelques soirées au coucher compliqué pour lui apprendre à s’endormir seule, et que quoiqu’il arrive son papa et sa maman seront toujours près d’elle.

Et toi, comment tes enfants ont-ils appris à s’endormir seuls ?

Commentaires

13   Commentaires Laisser un commentaire ?

Virg

Tout apprentissage est difficile, surtout quand leurs seuls moyens d’expression sont les gazouillis et les pleurs. Ma fille avait systématiquement besoin de décharger le soir, j’ai donc passé 3 bons mois à la bercer dans mes bras et à chanter de 30 min à 2h chaque soir, parfois inconsolable pendant 1h. C’était dur mais, ne l’ayant jamais pris pour moi, je l’ai finalement plutôt bien vécu. Il fallait en passer par là. 2 ans après, je garde surtout un très mauvais souvenir de ce put… de bib de 2h du mat ! 😉 elle a mis super longtemps à s’en passer de celui-là !
Je pense qu’il faut accepter, surtout quand ils sont aussi jeunes, qu’on ne peut pas tout comprendre ni contrôler. C’est tout.
Et oui, les régressions font maaaal quand tu as repris le boulot et que tu aimes dormir. J’ai a contrario très très mal vécu le premier hiver. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas le moment où ils sont malades que c’est le plus dur puisqu’ils sont malades. C’est après : ils vont mieux, sont fatigués, ont la dalle et surtout les « bonnes » habitudes sont prises : « ah bon ? Ça ne se fait pas de réveiller toute la maison pour un oui ou pour un non ? » Et toi aussi tu as encaissé la fatigue, donc tu es aussi moins patiente.

le 25/09/2019 à 08h38 | Répondre

Flash

On n’a pas encore eu les maladies mais on a eu les dents (enfin les poussées dentaires… Vu que les dents ne sont toujours pas sorties). Effectivement c’est compliqué lorsque on est habitué à dormir. Mais bon, c’est comme tout, on reprend les bonnes habitudes, on explique (oui oui mini n’a que 8 mois et je lui explique) et ça fini par se régler. Alors je touche du bois…

le 25/09/2019 à 15h39 | Répondre

Maud (voir son site)

Quelle patience ton mari a eu (vous avez eu) !
Nous avons eu également beaucoup de difficultés avec notre 2e fille. Elle a beaucoup dormi sur moi les 1ères semaines et jusqu’à ses 7 mois on a galéré pour les siestes (de 45 min à 1h passés à la bercer pour des siestes de 30 min…) et pour les nuits.
A partir de ses 5 mois env elle avait surtout faim, j’en avais parlé dans mon article dédié.
Peut être qu’avec votre astuce, une fois son bide plein ça aurait bien marché aussi ^^

le 25/09/2019 à 08h47 | Répondre

Flash

Ah oui. On a eu une période comme ça où elle râlait tout le temps et ne voulait plus dormir… Et en fais au bout de 48h je me suis aperçue qu’elle avait faim. En fait ma lactation a beaucoup baissé à un moment sans qu’on se m’explique trop (elle a commencé à faire ses nuits peut être) et en fait ça a coïncide avec un jour de pointe… Bref faim de loup !
Et je les comprends, lorsque j’ai faim je veux pas dormir non plus…

le 25/09/2019 à 15h41 | Répondre

Raphaelle

On a fait exactement la même chose que vous, à ses 3 mois et demi. Ca change vraiment la vie! Je me demande si il y a un age minimum pour faire ça cela dit..

le 25/09/2019 à 09h42 | Répondre

Flash

Je pense (mais ça n’engage que mois) que le bon moment dépend du bébé et des parents. J’aurai pas été capable de le faire avant ce moment là: c’était la crise des qu’elle n’était plus en contact avec moi. Au moment où on a décidé de l’aider, elle avait passé ce cap.
Pendabr nos 2 premiers mois j’ai vraiment eu l’impression qu’on était des animaux qui se tenaient chaud dans une caverne… Mini collee à moi qui dort et qui mange… Après doit y avoir des enfants qui ont besoin de moins de temps pour s’adapter… Et d’autres beaucoup plus…

le 25/09/2019 à 15h44 | Répondre

La Renarde (voir son site)

C’est la prochaine étape qui nous attend : apprendre à notre loulou à dormir. Va falloir qu’on se lance ^^

le 25/09/2019 à 15h04 | Répondre

Flash

C’est pas une période rigolote. Bon courage !

le 25/09/2019 à 15h44 | Répondre

Amandine

Voilà qui est très intéressant et quand nous avons eu des difficultés pour lui (ré!) apprendre à s’endormir, ça m’aurait beaucoup rassurée de lire cet article.
De notre côté, Micromiss a tres vite fait ses nuits mais au fil des semaines, il devenait de plus en plus difficile de l’endormir. J’ai craqué à ses 4 mois. Ayant repris le boulot depuis 1 mois, il devenait très difficile de passer plus de 2h à la bercer (surtout quand 2 mois avant en 5 min c’était fait !). Du coup, je me suis assise sur un de mes grands principes et on a donne la sucette. J’avais très peur qu’elle se réveille la nuit et pleure en ne la trouvant pas mais ça n’est jamais arrivé. D’ailleurs, elle comprend très bien que la sucette, ce n’est que pour dormir. A 14 mois maintenant, elle est toujours très contente de prendre la sucette au moment du coucher mais elle ne la garde que très peu en bouche et ne la réclame jamais en journée!

le 25/09/2019 à 18h18 | Répondre

Flash

Ça marche aussi. Ici c’est doudou le copain du dodo.

le 26/09/2019 à 10h20 | Répondre

Mère Renarde

Très bel article (encore une fois).
Ici nous avons hérité du bébé qui déchargeait beaucoup et violemment. Elle ne supportait pas à ces moment là d’etre dans les bras (on passait des pleurs aux hurlements). On s’est donc résolu à la laisser pleurer. Et c’est dur de laisser pleurer son enfant sans intervenir. MAIS, comme toi, aujourd’hui, elle s’endort seule, en 2 minutes, sans une seule larme. On se dit alors qu’on a pas complètement tout raté et qu’elle se sens rassurer. Quand elle pleure au coucher maintenant, elle sait qu’on va venir pour la consoler/bercer parce qu’elle en a besoin.

le 26/09/2019 à 10h43 | Répondre

Flash

J’en reviens à ma grande règle (qui devrait être écrite dans les salles de naissance aahah) « parents, on fait comme on peut et de notre mieux »… On a pas toujours le choix et on essaie de s’adapter au mieux. Ça n’a pas du être facile mais comme tu dis elle a trouvé la ressource en elle pour se rassurer et s’endormir seule, et ça marche. C’est le plus important.
Merci pour ton gentil commentaire.

le 01/10/2019 à 09h38 | Répondre

Workingmutti (voir son site)

Nous n’avons jamais fait de cododo du fait de mon épilepsie, mais dans ses premières semaines, ma fille ne s’endormait que dans mes bras.

Notre sauveur a été un doudou avec mon odeur et un second doudou composé d’une même couverture qui a peu à peu pris une odeur familière et rassurante.

le 30/09/2019 à 10h44 | Répondre

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