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Tomber enceinte quand on ne l’attendait plus : l’attente plus ou moins zen de la première échographie


Publié le 23 septembre 2019 par Maman Bulle

Dans mon dernier article, nous sommes fin mai et nous avons décidé de croire à cette grossesse miracle. Malgré tous nos espoirs, je dois avouer que j’avais malgré tout une grosse appréhension avant l’échographie de datation. En effet, un an plus tôt, c’est lors de cette fameuse écho que nous apprenions que la vie de notre cher embryon « Croustibat » s’était arrêtée. J’avais si peur que tout recommence. Et pourtant, j’essayais d’être zen.

Crédits Photo(Creative Commons) : Helena

Compter les jours avant l’écho

Face à cette grossesse « surprise » bien que plus qu’attendue, je me suis sentie perdue au début, ne sachant vers qui me tourner ! Heureusement, mon gynéco de PMA, aka Docteur Mamour, a accepté de me recevoir pour l’écho de datation à 8 SA. Comme si ce bébé était issu d’une FIV. J’ai donc fixé avec sa secrétaire la date de cette fameuse échographie. 19 juin 2018, à 16 h 00. Était-ce une coïncidence, ce même jour avait lieu la porte ouverte de la Maison de Naissance où je souhaitais être suivie et accoucher. Pour moi, c’était un signe. J’ai donc appelé la sage-femme qui allait me suivre si mon dossier était accepté à la maison de naissance, et nous avons donc convenu de nous rencontrer lors de cette porte ouverte, et que nous fixerions ainsi notre premier RDV. Le compte à rebours peut commencer …

… et les nausées aussi !

Alors que la majorité des femmes se plaint, à juste titre, des nausées, vomissements et autres maux des débuts de grossesse, de mon côté, je me réjouis de chaque nausée et plus si affinité ! J’inspecte la grosseur de mes seins tous les matins, et souvent le soir aussi. J’admire ma peau sublime sans acné. Bref, je guette chaque signe que mon corps m’envoie pour me faire comprendre que je suis vraiment enceinte. Je prends avec assiduité mon acide folique et ma progestérone (traitement que je suivais en post-FIV) et je raye les jours qui me séparent de la première rencontre avec bébé.

Le jour J, on retient sa respiration

Je travaille ce jour là jusqu’à 14h30/15h. Autant te dire que je suis peu efficace. Je ne pense qu’à ça. A chaque nausée, je jubile et rayonne, j’ai si hâte de voir mon petit embryon … A chaque instant sans nausée, je pleure et redoute de constater que son petit cœur ne battra pas à l’échographie. La journée est interminable. Je retrouve mon mari directement là-bas. Je suis dans un état second, j’ai la tête à l’envers. Je me retrouve dans cette salle d’attente, comme il y a un an. A l’époque, j’avais scruté tous les couples autour de nous qui sont tous repartis le sourire aux lèvres. Je les enviais car je sentais que nous, nous aurions une mauvaise nouvelle. Je ne m’étais malheureusement pas trompée. Là, j’ai une forte conviction que tout va bien aller, mais le stress me gagne. Quand le Dr Mamour m’appelle, à peine dans son bureau, je lui déverse mon stress et il comprend qu’il faut faire vite. Il est rassurant et très professionnel. En moins de 30 secondes, il repère l’embryon et sûrement l’activité cardiaque visible, car il s’empresse de nous faire écouter son cœur. Il est vivant. C’est concret. Je pleure. Il est si petit. On dirait un flageolet. Il est l’Élu.

Crédits Photo : Photo personnelle

Repartir le cœur léger

Nous nous sommes donc dirigés le cœur léger et plein d’espoir vers la Maison de Naissance, après avoir chaleureusement remercié le Dr Mamour – même s’il n’y était pour rien – de ces deux ans de PMA passés avec lui. Je suis surexcitée sur le chemin, j’appelle ma mère, mon mari appelle sa mère. On est joie. Et on est surtout sur un nuage duquel nous ne sommes pas prêts de descendre.

Quand nous arrivons à la Maison de Naissance, je me sens enfin légitime à espérer accoucher ici. On visite les locaux. On rencontre notre sage-femme. On parle à des parents qui ont accouché ici, et à des futurs parents, comme nous. C’est une fête. Je te raconterai d’ailleurs dans de prochains articles, pourquoi j’ai choisi d’accoucher en Maison de Naissance et comme s’est déroulé mon suivi de grossesse extraordinaire.

Programmer l’échographie du 1er trimestre

L’écho de datation n’étant qu’une mise en bouche, c’est avec beaucoup d’impatience que j’ai pris RDV pour la fameuse écho du 1er trimestre. Celle qui va confirmer encore plus que tout va normalement bien. Celle qui va déclarer la grossesse auprès de la CAF et de la Sécu. Celle qui va officialiser ma grossesse auprès de mon employeur. Celle qui va écarter un risque de trisomie 21. Celle qui est porteuse, encore une fois, de tant d’espoir.

Le rendez-vous est fixé au 21 juillet, jour de l’anniversaire de belle-maman. Je ne peux m’empêcher de penser que ce sera terrible si jamais on apprend une mauvaise nouvelle ce jour là … mais je choisis de positiver en me disant que c’est encore une fois, un bon signe. Cette échographie sera faite par une sage-femme échographiste qui nous fera toutes les échographies jusqu’à l’accouchement. En effet, j’ai choisi pour un suivi 100% sage-femme …

Et toi, comment as-tu vécu l’attente avant l’écho qui confirme la grossesse ? As-tu eu une échographie de datation ou as-tu attendu jusqu’à l’écho des 12 semaines ? Quels souvenirs en gardes-tu ?


Guide accouchement

Pendant la grossesse, tu t’imaginais épanouie, heureuse, avec un joli ventre rond, et bien sûr, il y a de ça. Mais tu n’étais peut-être pas tout à fait préparée pour les vergetures, les coups de pied dans la vessie à 2 heures du matin et les galères administratives. On ne te la refera pas deux fois. Avec le guide hyper complet et concentré de Dans Ma Tribu, tu sauras exactement ce qui t’attend après l’accouchement. Clique ici pour en savoir plus.

Commentaires

2   Commentaires Laisser un commentaire ?

Workingmutti (voir son site)

Comme je te comprends pour le mauvais pressentiment. Alors que je venais pour une écho à 37 SA, j’ai vu un couple avec une femme sans gros bidou (donc vraisemblablement 1er trimestre) repartir en larmes. Ma gorge s’est tellement serrée que je me suis faite petite pour éviter qu’ils me croisent en sortant.

le 23/09/2019 à 09h11 | Répondre

La Renarde (voir son site)

Une bien belle histoire 🙂

le 23/09/2019 à 14h15 | Répondre

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