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A la une / Témoignage

9 + 9 = autant de temps dehors que dedans ! (côté famille et côté couple)

La dernière fois, je t’avais fait le bilan de nos neuf mois de vie commune avec ChérieChou, en me focalisant sur les progrès de mon bébé et mon ressenti de maman. Je reviens te parler de comment s’organise notre vie de famille et de comment évolue notre couple avec notre bébé au milieu.

Parents et bébé

Crédits photo (creative commons) : David Amsler

Côté famille

Organisation au quotidien

Au quotidien, ça roule bien, on commence à être rodés, Mister F., ChérieChou et moi. On a nos petites habitudes, nos petits rituels à trois.

Après un réveil plus ou moins réussi (notre fille met parfois plus d’une demi-heure à émerger, ronchonne et grogne quand on va la chercher dans son lit ou qu’on lui donne son biberon : on dirait vraiment qu’on la dérange… alors que, pourtant, on saurait l’apprécier à sa juste valeur, cette demi-heure de sommeil en plus !), Mister F. amène sa fille à la crèche. Ce qui me laisse le temps de me préparer tranquillement, sans avoir à gérer le stress de la course le matin. (Bon, j’avoue, je veille à préparer les vêtements de la mistinguette la veille, car sans ça, Mister F. a tendance à se lâcher et à être un brin trop créatif à mon goût !)

Le soir, je sors un peu plus tôt du boulot pour pouvoir aller la chercher à la crèche. Du coup, s’il fait beau, on fait un petit crochet au square pour jouer tranquillement dehors. Mister F. nous rejoint rapidement : en général, nous sommes tous les deux à la maison au moment du repas et du bain, ce qui fait qu’on peut en profiter en famille, ou au contraire se relayer si l’un de nous deux a besoin de tranquillité.

Vers 20h30, une fois le biberon englouti, ChérieChou a pris l’habitude de jouer tranquillement : elle traîne dans nos pattes pendant qu’on prépare notre repas, ou elle est dans sa chaise haute à mordiller un quignon de pain pendant qu’on commence à manger.

Et dès les premiers signes de fatigue, on file la coucher. Jusqu’à présent (je touche du bois !), l’endormissement est facile : on la glisse dans sa gigoteuse, elle retrouve sa tétine qui y reste accrochée toute la journée, puis elle se tourne sur le côté, enfouit sa tête dans le tour de lit, le doudou ou la peluche qui traîne et elle s’endort sans souci. Du coup, il nous reste une belle et grande soirée pour profiter en amoureux : quel luxe !

Le weekend, on continue à bouger toujours autant : piscine avec la petite copine de la crèche, visite aux cousins/cousines, brunch ou pique-nique au parc si le temps le permet, balade dans le bois à côté de la maison, marché du dimanche matin en famille, puis fin de journée tranquille à préparer tous les petits pots de la semaine avec les bons fruits et légumes du marché. Bref, plein d’activités à trois pour le weekend !

Vacances à trois

Nous avons déjà bien profité des vacances, tous les trois. Si on met de côté les vacances de Noël, un peu trop agitées à mon goût (avec une traversée de la France en TGV : six heures de train, c’était mon angoisse, mais tout s’est bien passé, même si ChérieChou n’a pas fermé l’œil de tout le trajet !), nous sommes déjà partis deux fois en vacances en famille : à la montagne, quand ChérieChou avait 6 mois, et à la campagne, deux mois plus tard.

Les vacances à la montagne ont été très chouettes, car nous étions dans la maison d’un copain, avec tout le confort nécessaire. Du coup, tout était facile : la préparation des repas, les bains dans la grande baignoire, les nuits dans une chambre à part pour bébé, dans un lit-parapluie acheté sur place (mais qui nous ressert depuis !). Et il y avait une pièce à vivre suffisamment grande pour que ChérieChou puisse l’explorer à sa guise.

Comme nous étions avec des amis, nous avons pu profiter de sorties ski, à tour de rôle. Pendant que Mister F. était sur les pistes avec les copains, je pouponnais à la maison, ou bouquinais au coin du feu pendant les siestes. Et le lendemain, on faisait l’inverse. Mais nous avons également fait pas mal de rando en raquettes, histoire de profiter l’un de l’autre. ChérieChou, en porte-bébé dans le dos de son papa, ou tirée en luge, a beaucoup apprécié ces quelques jours au grand air ! Comme la météo a été très clémente, nous n’avions pas peur qu’elle prenne froid à rester toute la journée dehors.

Nous avons fait les trajets en train, à nouveau, afin de réduire le temps de transport. Ça a été possible parce que nos amis faisaient, eux, le trajet en voiture : ils ont pu transporter nos affaires les plus encombrantes (vêtements et chaussures de ski, lit-parapluie, etc.).

Pour les vacances à la campagne, nous avons opté pour l’option location de voiture depuis chez nous, puis trajet de trois heures max pour nous rendre au gîte que nous avions loué. Nous nous étions décidés pour la Bourgogne : une région où l’on mange bien et où l’on boit du bon vin ne peut être qu’une bonne destination !

Par contre, la météo n’a pas été sympa, cette fois-ci, et nous avons finalement passé beaucoup de temps dans notre petite maison. Heureusement, nous avions choisi l’option grand confort ! La logeuse nous avait prévu tout le matériel indispensable : lit-parapluie et chaise haute. Il ne manquait que la baignoire, et après un premier bain dans l’immense évier de la cuisine, qui s’est soldé par une glissade de ChérieChou (!), nous avons opté pour la douche dans les bras de papa ou maman. Depuis, nous avons pris l’habitude de le faire régulièrement à la maison : c’est pratique et rapide !

Nous avons calé nos visites sur les heures de sieste, et nous avons même profité des repas de midi pour nous faire un ou deux restos en famille : c’était un de mes rêves secrets, depuis sa naissance ! Nous avons alors découvert qu’avec un quignon dans la bouche, on avait au moins trente minutes de tranquillité pour engloutir notre repas !

Côté couple

Premier weekend en amoureux

Mi-avril, alors que ChérieChou avait 8 mois, nous nous sommes offert une escapade en amoureux, à Londres. Mes beaux-parents sont venus à la maison pour garder notre fille : je me sentais rassurée de la laisser dans son environnement quotidien, et j’ai toute confiance en mes beaux-parents pour s’occuper d’elle. Nous sommes partis le cœur serré, mais plutôt confiants. Le weekend s’est très bien passé pour notre fille (l’ingrate, c’est tout juste si elle a remarqué notre absence !), mais pour nous…

Pour nous, c’était un peu plus dur ! Eh oui, ça n’a pas été facile de retrouver notre équilibre à deux. Notre vie, ces derniers mois, avait été tellement chamboulée, tellement pleine de joie, de pleurs, d’angoisses, de questionnements, de doutes, de belles découvertes, de merveilleuses premières fois… Bref, difficile de se retrouver face à face tous les deux, amputés de notre petit trésor.

Du coup, le souvenir que je garde de ce weekend est en demi-teinte. Avec le recul, je me rends compte qu’il était en fait une première étape indispensable dans nos retrouvailles en tant que couple.

Un petit deuxième ?

Eh oui, déjà, si vite, la question se pose ! Certains collègues m’ont déjà carrément demandé si je n’étais pas à nouveau enceinte (Pourquoi ?! J’ai grossi ?!), quelques amis jeunes parents autour de nous ont enchaîné sur le deuxième dans la foulée, et puis…. Une petite grosse frayeur de retard de règles nous est tombée dessus ! Alors même si ce n’était qu’une fausse alerte, forcément, on s’est posé la question.

Et tu veux savoir la réponse ? Eh bien, c’est non ! Pas pour tout de suite, en tout cas ! On retrouve peu à peu notre équilibre, mais je nous sens encore tellement épuisés par cette épreuve de la première année avec bébé. Nous, physiquement, mais aussi notre couple, qui a été clairement mis au second plan. Alors bien sûr, cette petite envie animale résonne en moi, cette volonté de retrouver la vie en symbiose du tout début et ces sensations de grossesse que je cherche à me rappeler s’installe tout doucement… Et je sens qu’on va finir par remettre ça, inconscients que l’on est ! Mais pas tout de suite…

Pour finir

Je me rends compte que je me suis découverte dans ce rôle de mère et que tous les doutes, les questionnements par lesquels je suis passée, m’ont fait évoluer. Je me suis vue bien plus sûre de moi et plus confiante que je n’aurais pu l’espérer, je me suis affirmée face à ma famille, face à ma mère notamment, et globalement face aux critiques extérieures (même si je reste encore trop sensible à mon goût).

Je ne pense pas être la même jeune femme qu’auparavant et, même si j’ai certains regrets (notamment en ce qui concerne la non-reprise de mes activités de loisirs), j’ai surtout l’impression qu’avoir un enfant m’a appris et m’apprend tous les jours à profiter de la vie, à prendre le temps de me poser pour la regarder grandir, à être heureuse et satisfaite de l’instant présent.

Loin de moi l’idée de dresser un tableau idyllique de mon expérience, il y a des jours où je n’en peux plus, bien sûr ! Mais je me rends compte que j’ai justement besoin de me focaliser sur les aspects positifs, histoire de trouver le courage pour les jours (ou les nuits !) plus rudes.

Et toi ? Comment se sont passées tes premières vacances en famille ? Vous avez mis du temps pour vous retrouver avec ton conjoint ? Et un petit deuxième, ça te tente ? Dis-nous !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

A propos de l’auteur

Jeune mariée presque trentenaire et maman depuis l'été 2014, j'essaie de concilier la vie de famille, un boulot passionnant et ma passion pour les voyages. Mister F. et ChérieChou me comblent de bonheur, même si parfois on ne sait plus où donner de la tête ! Mais bon, ça me va bien : je suis plutôt du genre à ne pas tenir en place.... Danse, lecture, piano, mais aussi boxe ou yoga, la vie à 100 à l'heure, j'aime ça !