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Suis-je une mère trop laxiste ?


Publié le 17 octobre 2016 par Louna

Comme je te le disais déjà il y a quelques mois, j’ai mis en place tout un tas de petites stratégies pour essayer de limiter les frustrations de ChérieChou. Je suis vraiment satisfaite de ces solutions, qui nous ont permis de retrouver une petite fille plus sereine et épanouie, mais ça ne m’a pas empêchée d’entendre les quelques réflexions de mon entourage plus ou moins proche sur mes méthodes d’éducation.

Bien qu’un peu blessée et agacée, j’ai pris le temps de réfléchir à cette question : suis-je une mère trop laxiste ?

Bienveillance et laxisme

Crédits photo (creative commons) : Chris

Chez nous, tout est permis !

Parce que oui, en effet, je laisse ma fille faire plein de choses qui sont parfois interdites ailleurs.

Par exemple, même si elle sait manier la cuillère et la fourchette depuis de longs mois, ChérieChou continue à préférer manger avec les doigts. Eh ben, folle que je suis, je la laisse faire ! D’ailleurs, d’autres parents m’ont souvent fait remarquer que, vraiment, quand elle mange, elle s’en met de partout. C’est vrai, mais je préfère qu’elle continue de manger avec plaisir comme un petit cochon, quitte à investir dans la tenue de combat mode GIGN avec le bavoir-tablier en plastique méga couvrant.

Je la laisse aussi courir pieds nus dans l’herbe : si le sol ne s’y prête pas, elle sait revenir d’elle-même réclamer ses chaussures. Idem pour le manteau : quand je la vois courir et se défouler dehors et qu’elle me dit qu’elle ne veut pas se rhabiller, je n’insiste pas plus que ça. Je m’assure que ses mains ne sont pas trop froides, et je la laisse se dépenser.

Dans le même ordre d’idée, je ne suis pas trop exigeante vis-à-vis des merci, pardon ou s’il te plaît pour un enfant de 2 ans. Oui, j’ai envie que ma fille soit polie, qu’elle respecte son interlocuteur, mais je ne vois pas l’intérêt de lui faire répéter bêtement ces mots comme un perroquet alors qu’elle ne comprend pas encore leur utilité. Même si je conçois que ça peut agacer certaines personnes.

Bref, il n’y a pas beaucoup d’interdits, chez nous.

D’où ça vient ?

J’essaie de comprendre pourquoi Mister F. et moi avons la même approche sur ce sujet, alors que ce n’est visiblement pas le cas de la majorité des parents de notre entourage. C’est vrai que, lui comme moi, on est plutôt des bonnes poires. On est du genre à éviter les grands éclats de voix.

Aurait-on en fait tout simplement peur du conflit ? Est-ce que toutes nos astuces et nos louvoiements ne seraient pas en fait des solutions à court terme pour éviter toute frustration à notre ChérieChou ? Pour s’épargner les cris et les crises ?

Pourtant, on le sait bien, lui comme moi (on a lu Fiziollat !), que savoir gérer sa frustration est une étape indispensable à la construction de l’enfant…

Du coup, est-ce qu’on est vraiment à côté de la plaque ?

Mais en fait, est-ce vraiment du laxisme ?

C’est vrai, il y en a peu, des interdits, chez nous, mais ChérieChou les a très bien intégrés.

Elle sait très bien qu’il ne faut pas déchirer les livres. Elle sait aussi qu’il ne faut pas jeter de la nourriture par terre, ou renverser son verre, qu’il ne faut pas écrire sur les murs ou lancer des objets. Elle sait qu’il ne faut pas faire mal, taper ou mordre.

Hormis ces quelques règles simples, nous la laissons à peu près libre de tester tout ce qui ne la met pas en danger.

Nous n’hésitons pas à verbaliser ces limites, d’autant plus quand ChérieChou cherche à les tester. Mais c’est vrai que nous allons rarement au conflit.

Pour reprendre l’exemple des livres déchirés, les rares fois où elle l’a fait, nous lui avons simplement expliqué très sérieusement qu’il n’était plus possible de lire ces livres et nous les lui avons retirés pendant une longue période. Lorsqu’elle nous les réclamait, nous lui rappelions pourquoi il n’était pas possible de les lire. Au bout de plusieurs semaines, nous avons fini par les lui rendre, réparés au scotch.

Nous sommes vraiment opposés aux punitions, et encore plus aux châtiments corporels, qu’il s’agisse d’une simple petite tape sur la main ou d’une fessée. Les rares fois où l’excitation était trop montée, nous avons préféré l’isoler dans un coin, le temps qu’elle se calme et qu’elle soit capable de nous écouter.

Mais soyons honnêtes, pour l’instant, ChérieChou est encore petite, et nous n’avons finalement jamais été confrontés à des situations compliquées à gérer, donc j’ai peu de recul sur notre choix d’éducation.

Mais toi, chère lectrice, qu’en penses-tu ? Sommes-nous trop idéalistes ? Des parents avec trop peu d’expérience pour réaliser que le dialogue, la recherche de compromis et la discussion ne seront pas toujours suffisants ? Suis-je en train de faire de ChérieChou un enfant-roi ? Donne-moi ton avis !

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Commentaires

73   Commentaires Laisser un commentaire ?

weena (voir son site)

Personnellement, je ne trouve pas puisque je suis globalement sur la même longueur d’onde … ce qui n’est pas le cas du Breton, pour qui une tape sur la main ou une menace fait partie de l’éducation … Lui, me trouve parfois trop « laxiste », certainement comme d’autres personnes de notre entourage.
D’un autre côté, nous n’avons que des compliments sur FeuFolet, c’est donc que ça ne lui réussi pas si mal! Je ne vois donc pas de raison de changer pour l’instant ?

le 17/10/2016 à 08h03 | Répondre

Louna

Oh mince, ça doit être compliqué que vous ne soyez pas d’accord à ce sujet, avec le Breton !
J’avoue que moi, une des grandes choses qui me rassurent, c’est que Mister F. et moi soyons unis à ce sujet : je me remets déjà tellement en question !
Mais bon, comme tu le dis, si on ne vous fait que des compliments pour votre aîné, ça doit te conforter, et c’est l’essentiel. 🙂

le 17/10/2016 à 17h30 | Répondre

weena (voir son site)

J’avais peur aussi, mais finalement ça va. Comme le Breton est rarement là, il a rarement besoin d’intervenir et FeuFolet sait très bien faire la différence.
Sachant aussi que je n’aime pas ça, il y recourt le moins souvent possible et moi, je le soutien quand c’est le cas pour montrer une visage uni quitte à en rediscuter plus tard si ça me semblait abusif.

le 17/10/2016 à 18h16 | Répondre

Louna

C’est une stratégie qui me paraît essentielle, surtout avec nos enfants de 2 ans (ou presque ! 😉 ), que de montrer un visage uni au moment de l’opposition, quitte à en rediscuter ultérieurement.

le 17/10/2016 à 18h27 | Répondre

Ars Maëlle (voir son site)

Ça me fait plaisir que ce sujet arrive ici à la croisée des commentatrices qui ont des choses à dire sur le sujet.
Personnellement, n’ayant pas d’enfants mais une tripotée de neveux, j’ai quelques principes qui seront dans doute très vite aménagés face au principe de réalité, et énormément de questions sur l’apprentissage de la frustration.
Mais rien ne me choque vraiment dans les choix que vous avez faits avec votre fille, selon moi tant qu’on est attentif à la sécurité et la santé de l’enfant (pieds nus dans l’herbe OK si c’est dans le jardin quand il fait beau, moins OK dans le parc plein de bouts de verre quand il fait 5°…) et que c’est dans le respect de l’enfant et des autres (pas de violence physique, verbale ou affective, et petit à petit dans le respect des choses)
Ta fille est encore très petite, son cerveau ne peut pas encore tout gérer, il me semble que les choses se mettent en place progressivement. La politesse compte pour moi, pas comme une coquille vide pour faire plaisir à Mamie, mais comme une marque sincère de reconnaissance de l’autre. A deux ans, c’est sans doute un peu juste pour être compris comme ça, ça viendra en son temps.
J’attends avec intérêt les autres commentaires pour parfaire ma ligne de conduite pré-« avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants » 🙂

le 17/10/2016 à 08h09 | Répondre

Louna

Alors, est-ce que tes principes avant enfants ont évolué, suite à la lecture des commentaires ?

Quant à ta remarque sur la politesse, c’est exactement ça : ne pas lui apprendre à répéter comme un perroquet, mais lui faire comprendre l’importance du respect me paraît être plus constructif (même si c’est moins rapide !).

le 17/10/2016 à 17h32 | Répondre

Ars Maëlle (voir son site)

Eh bien, après lecture (wahou, presque 60 commentaires, ça fait causer cette histoire !) je me vois globalement confortée dans mes idées 🙂
J’ai aussi l’impression que là où certaines commentatrices ne sont pas trop d’accord (la politesse) finalement c’est plus une question de formulation du principe qu’une opposition sur le fond… Et voilà ton petit morceau d’argumentaire que je retiens pour expliquer ma posture les prochaines fois (merci 🙂 !) : dans une demande, ce n’est pas uniquement le « s’il te plaît » qui compte, mais aussi le ton, le reste de la phrase, voire le regard (quand je vois des adultes dire bonjour à la boulangère par automatisme mais sans la regarder ni même avoir 1/4 de seconde de conscience que c’est un être humain et pas un distributeur Sélecta, ça me fait mal) Et c’est bien comme ça que j’agis avec mes neveux quand ils crient « De l’eau », je ne demande pas le mot magique, je leur demande de reformuler leur requête en ayant conscience que la personne n’est pas leur esclave mais un être humain qui a droit au respect – donc on recommence tout, on se calme, on regarde maman et on dit calmement « est-ce que je pourrais avoir de l’eau s’il te plait ? ». Quant à l’âge, j’imagine que ça dépend énormément du développement verbal de l’enfant, par contre dire à un petit qui parle encore mal « tu n’es pas obligé de hurler et de tout jeter par terre si tu veux quelque chose, tu m’appelles et tu me le montres » me semble important – le mot n’y est pas, mais le respect est là.
Bref, encore un chapitre un peu plus complet de l’épais bottin de mes principes pré-bébé !

le 18/10/2016 à 08h32 | Répondre

pitch

je n’ai pas d’enfants donc je commente par rapport à ce que je vois chez mes amis et mes neveux… pour le fait de la laisser manger avec les mains, à 2 ans ca ne me choque pas plus que ça, mais je comprends que ca puisse déranger certains parents si d’autres enfants la voit manger comme ça et qu’ils demandent à faire la même chose chez eux,c’est toujours délicat. par contre j’ai l’exemple d’un neveu qui n’utilise pas de couteau à 6 ans, la je trouve ca extrème… par contre la politesse pour moi c’est hyper important et je pense qu’a deux ans un enfant est capable de comprendre le merci/s’il te plait. Plus ca devient un automatisme tôt et moins ca génère de problèmes ensuite. Je suis la première à faire répeter aux enfants que je croise ces deux mots ‘magiques’ sinon je ne leur donne pas ce qu’ils réclament, et en général ils comprennent très bien.

le 17/10/2016 à 08h40 | Répondre

Louna

Je comprends ce que tu dis sur les parents gênés lorsque les règles qu’ils tentent de faire comprendre à leurs enfants ne sont pas les mêmes que les nôtres. En général, dans ce genre de situation, j’applique la devise : « On est dans la maison de Miss A., ce sont les règles de la famille de Miss A. qu’il faut appliquer ». Et pour ce qui est de l’exemple de la nourriture, ChérieChou n’a jamais eu de problèmes pour s’adapter. Mais je conçois ce que tu cherches à dire et qu’une attitude jugée laxiste par d’autres parents peut vite devenir un point de crispation. Mais bon, c’est le jeu de la vie en société, je pense !

Quant à la politesse, mon idée est justement de ne pas en faire un automatisme pour ma fille, mais de lui faire comprendre qu’un échange respectueux avec les autres passe par ces mots-clés. Par exemple, lorsque nous la sollicitons, nous lui disons systématiquement « s’il te plaît » ou « merci ». Et par mimétisme, elle le fait également. Mais de là à en faire un point de crispation et la faire répéter lorsque cela manque, ce n’est pas notre objectif.

le 17/10/2016 à 17h42 | Répondre

Marie B

J’ai été élevé par deux parents militaires, donc on pourrait s’attendre à une éducation super stricte pleine d’interfit… et bien non! Ma mère a toujours eu pour principe de nous laisser faire nos propres expériences tant qu’on ne se mettait pas en danger. Ma fille mange aussi avec les doigts et s’en met partout. Et alors? Je préfère ça a un enfant qui vit le moment le moment du repas comme un combat et qui risque de développer des comportements de frustration vis à vis de la nourriture! Après, en grandissant on explique les règles et elles sont d’autant mieux suivie que l’enfant comprend le pourquoi du comment au lieu de les appliquer comme un robot!

le 17/10/2016 à 09h02 | Répondre

Louna

J’ai l’impression que nous sommes tout à fait sur la même longueur d’onde ! 🙂
Et moi aussi, je préfère que le moment du repas reste un plaisir, même si c’est quand même rageant de tout nettoyer derrière ! 😉

le 17/10/2016 à 17h44 | Répondre

Clette

article qui tombe bien, notre bébé sera bientôt là et avec mon mari on discute pas mal du type d’éducation à mettre en place.
Je suis globalement ok avec toi sauf sur la politesse.
En fait, plus tu leur apprends tôt, mieux c’est, pour que ça devienne un reflexe.
J’ai l’exemple de mon neveu qui a été élevé pour le coup de façon vraiment laxiste et à 4 ans il ne sait toujours pas dire merci systèmatiquement. Les automatismes, plus tu les apprends tôt, mieux c’est assimilé.
Je dirais que c’est peut être la seule chose à reconsidèrer dans ce que tu racontes (à mes yeux).
Pour le coup de manger avec les mains à 2 ans : ma mère m’a dit que je faisais pareil, du coup elle me disait à partir de 2 ans 1/2 : soit tu manges seule avec une cuillère, soit on te nourris à nouveau comme un bébé. Résultat : je mangeais toujours comme un cochon, mais avec une cuillère 🙂 et je pense qu’en entrant en maternelle c’était réglé !

le 17/10/2016 à 09h06 | Répondre

Louna

Hihi ! Oui, parfois, même avec une cuillère, ChérieChou s’en sort tout aussi maculée. Mais on y travaille tout doucement, et je ne doute pas qu’elle sera prête pour la maternelle.

Comme beaucoup d’autres commentatrices, tu mets le doigt sur la politesse. J’avoue que je suis surprise de voir que c’est ce point qui marque le plus.
Et je vais te répondre comme à pitch, juste au-dessus : nous sommes tout à fait conscients de l’importance de la politesse dans les rapports sociaux, mais nous préférons mettre l’accent sur la compréhension de l’utilisation de ces mots-clés, plutôt que de former notre fille à un automatisme.
Je vais essayer d’illustrer avec exemple : lorsqu’elle est trop excitée et qu’elle me demande trop brusquement tel ou tel service (par exemple, n’arrivant pas à retirer ses chaussures, elle crie depuis sa chambre « Maaaamaaaaaaaan, de l’aiiiiiiiiide, si te plééééééééééé »), je préfère la reprendre sur la forme générale de la demande que de cristalliser sur le mot-clé. « Ce n’est pas une manière de demander de l’aide, je veux que tu me demandes correctement/gentiment, et je serais ravie de t’aider ».

En tout cas, je trouve ça vraiment bien que vous discutiez en amont, avec le papa. 🙂

le 17/10/2016 à 17h52 | Répondre

Anna Breizh

Ah l’éducation de nos bambins !! Vaste sujet polémique. Ce n’est pas vraiment facile tous les jours. Miss E est encore trop petite pour que je me retrouve face aux situations que tu décris. Mais j’ai déjà eu quelques remarques sur ma façon de faire, et notamment sur le maternage proximal, suivre le rythme de ma fille au niveau de son sommeil… En ce moment nous sommes en plein dans la période des terreurs nocturnes. On me dit que j’en ai fait trop, et que je l’ai habitué.
Bref, je n’ai aucun plan éducatif pour le moment. Mais je fais comme bon me semble au moment où je rencontre la situation.
Pour ce qui est des chatiments corporels, je ne suis pas pour non plus.
C’est toi la maman, c’est toi qui sais ce qui est bon pour elle. Ta façon de faire te convient, tu as trouver un équilibre comme cela. Tu sens ta fille plus sereine. Et bien je n’ai qu’une chose à dire : continue !!

le 17/10/2016 à 09h09 | Répondre

Louna

Oh merci Anna, pour ce bel encouragement !

Côté sommeil, j’en ai aussi entendu des vertes et des pas mûres, mais là, j’ai envie de te dire que ça concerne encore moins les autres (l’entourage, la famille ou l’environnement social en général) que l’éducation plus globale. Pour l’accompagnement au sommeil, tant que cela convient aux parents, je ne vois pas le problème ! (et pour tout te dire, nous aussi, nous l’avons beaucoup entourée, au moment des terreurs nocturnes, et en l’espace de 2-3 semaines, elles ont disparues et ne sont jamais revenues 🙂 ).

le 17/10/2016 à 17h55 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Je pense que tu le sais déjà : je suis exactement sur la même longueur d’ondes. Et je ne me considère pas comme laxiste. D’ailleurs les raisons de « nous opposer » ne manquent pourtant pas comme tu le racontes (risques pour sa sécurité, empêcher de casser quelque chose etc.).
Pour rebondir sur les commentaires ci-dessus, je ne souhaite pas non plus l’obliger à dire merci / s’il te plaît. Je lui expliquerai éventuellement quand il sera en mesure de le comprendre que « ça se fait » mais créer un automatisme « creux » ne correspond pas à ma vision actuelle. Cela dit il commence à le dire par simple mimétisme (l’exemple c’est d’ailleurs à mon sens la meilleure technique d’éducation).

le 17/10/2016 à 09h15 | Répondre

Louna

En effet, nous sommes vraiment en phase ! 🙂

Et c’est tout à fait ça, pour nous aussi : privilégier le mimétisme qu’un simple automatisme creux, pour la politesse.

le 17/10/2016 à 17h56 | Répondre

Doupiou

Je suis plutôt éducation bienveillante aussi. Enfin, à la base non ! Et puis la crèche m’a fait devenir beaucoup plus « cool ». Ils proposent aux enfants des couverts mais s’ils veulent manger avec les doigts c’est feu vert !Du coup j’adopte aussi ce principe à la maison.
A la maison il y a bien sur les interdits classiques que tu décris mais aussi celui de ne pas aller dans la chambre de papa et maman sans qu’on y soit.
Je trouve ma fille respectueuse des règles même si elle teste maintenant (terrible two à bientôt 16 mois ?)

le 17/10/2016 à 09h17 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Oh c’est drôle Doupiou car chez moi enfant il y avait la même règle (alors que mes parents étaient par ailleurs très cools). Et je trouve que c’était pas mal car c’était aussi un peu symbolique, une forme de préservation de leur intimité.

le 17/10/2016 à 09h25 | Répondre

Louna

Oh, je trouve ça vraiment intéressant que la crèche vous ait fait évoluer et modifier votre manière d’éduquer votre fille ! Tu ne voudrais pas nous en faire un article ?

En tout cas, je trouve ça important et rassurant pour l’enfant que les différents environnements dans lequel il évolue suivent les mêmes règles. D’ailleurs, lorsque j’ai un doute, je n’hésite pas à en discuter avec les puéricultrices de notre crèche.

Quant à la règle de ne pas entrer dans votre chambre, comme Die Franzoesin, je la trouve censée et compréhensible pour un enfant, bien que nous ne l’appliquions pas chez nous. 🙂

le 17/10/2016 à 18h00 | Répondre

Virginie

Nous commençons à regarder autour de nous et à nous poser sérieusement des questions puisque p’tit chou arrive en avril… 🙂 En fait, je trouve qu’on est plus cool que la plupart des parents, non pas par laxisme mais parce que cela ne me semble pas important. Alors que certains parents hurlent parce que leur enfant a quitté la table sans demander (un repas longue durée) ou parce qu’il n’a pas dit « merci » pendant que cela ne les dérange pas qu’il hurle littéralement lorsqu’il joue me pose question par exemple.
On serait plutôt pour le mimétisme, mon mari et moi ne savons par entrer dans un commerce sans saluer tout le monde, nous ne savons pas faire autrement que dire « merci » « au revoir » et nous ne nous quittons pas sans un p’tit bisou et un « bonne journée ». Si notre enfant nous voit faire, j’imagine que cela lui paraîtra naturel. Après tout, pour prendre ton exemple, je me dis que, vu le nombre d’enfants qui râlent à table, qui pinaillent, etc. ta méthode est sans doute la bonne puisque tu ne mets pas de pression sur le repas. Au moins, ton enfant mange… et avec plaisir 🙂
On verra bien, j’imagine que les principes de base volent en éclat devant la réalité mais je ne me voit pas en mère tyrannique, plutôt à laisser l’enfant expérimenter, quitte à se faire un peu mal (attention, pas un truc dangereux hein ?) de manière à ce qu’il intègre lui-même l’interdit/le danger.
J’te dirai ça quand on y sera ! 🙂 🙂 🙂

le 17/10/2016 à 09h29 | Répondre

Louna

Oh mais c’est génial, ça, un petit bout en avril ! Félicitations, Virginie ! 🙂

En effet, je me retrouve un peu dans ton constat, et si ça peut te rassurer, nous n’avons pas beaucoup évolué concernant nos grandes lignes directrices d’éducation, entre avant et après l’arrivée de ChérieChou.
Et comme vous, nous croyons vraiment au mimétisme, et il ne me viendrait pas à l’idée de demander quelque chose à ma fille, sans dire s’il te plaît ou merci, ce qui fait que ce vocabulaire fait partie de ses tous premiers mots.

J’espère que tu viendras nous reparler de tout ça, lorsque vous serez en situation ! 🙂

le 17/10/2016 à 18h04 | Répondre

virginie

C’est déjà prévu 😉 tout ne s’est pas passé simplement jusqu’ici et j’ai pensé à poster. On verra si ma candidature est retenue à la fin de l’année 🙂 🙂 🙂

le 17/10/2016 à 22h32 | Répondre

Lisa

Je crois que je prends le même chemin que toi, je suis une maman assez souple. Bébé peut se promener dans tout l’appartement, il y a peu d’interdits, et les endroits dangereux il les a intégré. Lorsque par exemple il touche à quelque chose qui ne me semble pas approprié je lui demande de me le donner et lui propose un autre jouet à la place. Je lui explique toujours la raison de l’interdit. Je n’aime pas non plus le conflit mais ce n’est pas je pense la raison pour laquelle on est pas très strict mais plus parce que je n’ai pas envie de créer une relation de parents qui exerce l’autorité absolue. Je vois plus la relation comme une relation de respect mutuel, de confiance et de médiation. Il faut aussi s’adapter à l’âge de l’enfant et se mettre à sa place. Je n’aime pas non plus les punitions et les tapes, je comprends que parfois on peut -être fatigués et que l’on puisse s’emporter, s’énerver mais pour moi ce n’est pas une solution constructive qui doit être systématique. Je préfère parler, répéter, rabâcher 100 fois la même chose même si cela demande beaucoup de patiente et comme tu le fais essayer de donner le plus d’autonomie à l’enfant. Après, en ce qui concerne la frustration, à partir du moment où on ne dit pas oui à tout, ils apprennent la frustration. Est qu’on peut accompagner cette frustration en douceur ? (je n’ai pas encore lu Filliozat mais ça m’intéresse grandement). Je suis encore dans les prémices de l’éducation et bébé est encore petit, j’imagine que dans les années à venir on va s’adapter en étant confronté à certaines situations. En ce qui concerne la politesse, je commence avec le merci, je me dis que même si il ne comprend pas tout, il l’intégrera par automatisme et ça sera plus simple. Mais nous devons avant tout montrer l’exemple.

le 17/10/2016 à 09h49 | Répondre

Louna

En effet, j’ai l’impression que nous suivons le même chemin, comme tu le dis si bien.

Dans ton discours, ton bébé me paraît encore petit, et pourtant, tu as déjà un discours très construit sur ce que vous souhaitez lui apporter comme éducation. Je suis assez admirative ! 🙂

le 17/10/2016 à 18h07 | Répondre

Amélie

Vive la bienveillance éducative, ici on applique globalement les mêmes principes. Mon fils dit très souvent merci de lui-même, il prend exemple sur nous. Nous avons eu un souci lorsqu’il s’est mis a taper d’autres enfants, nous avons expliqué encore et toujours par la parole, des dessins mais jamais sans punir et aujourd’hui dès qu’il voit un enfant, il lui fait un gros câlin! Je crois qu’en punissant on aurait accentué ce souci. En attendant qu’il comprenne, on a juste toujours fait attention à arrêter son geste avant qu’il ne fasse mal. Il range de lui même ses jouets la plupart du temps et ce depuis tout petit, adore faire le ménage et nous aider. Il n’a que 2 ans et demi, il y a des moments de grandes frustrations mais il évolue avec joie et ça c’est le bonheur!

le 17/10/2016 à 09h57 | Répondre

Louna

Oui, j’ai aussi eu une phase de remise en question, au moment où ChérieChou s’est mise à tirer les cheveux de ses camarades de crèche. J’ai été très affectée que ma fille s’exprime par la violence. J’en ai beaucoup parlé avec les éducatrices, et elles m’ont assuré que ces phases sont à la fois normales et cycliques, et nous nous sommes mis d’accord sur la manière de réagir. Étant donné son âge (c’était vers 15-18 mois), il s’agissait clairement d’une frustration qu’elle n’arrivait pas à exprimer par un autre biais (typiquement, la parole). Du coup, à chaque geste déplacé, l’idée, pour l’adulte était de décrypter la situation à problèmes et d’en discuter directement avec ChérieChou (« Non, tirer les cheveux n’est pas un geste acceptable ! Je ne veux pas te voir faire ça. C’est parce que tu aimerais jouer avec la voiture verte et que Victor ne veut pas te la donner ? Tu sais, il y a d’autres manières de demander les choses : tu peux proposer à Victor une autre voiture en échange, ou toi-même jouer avec la voiture rouge. Mais taper/mordre/tirer les cheveux ne va pas t’aider à avoir ce que tu veux »).
C’est difficile parce que cela demande une grande vigilance de la part des adultes, et beaucoup de patience, mais je suis persuadée que ça reste plus constructif que de réagir à la violence par la violence (même si elle se contente d’être verbale de la part de l’adulte).

Quant aux phases de grandes frustrations des 2 ans / 2 ans et demi, nous sommes aussi en plein dedans : courage ! 😉
Et, en tout cas, bravo pour les petites tapes transformées en gros câlins ! 🙂

le 17/10/2016 à 18h15 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Je vais peut être avoir un avis différent de tout le monde mais après tout chacun élève bien ses enfants comme il le souhaite.
Je pense (nous verrons en temps voulus) que nous serons plus « strictes » ou en tous les cas avec des règles quelque peu différente. Pour autant les exemples que tu me cites ne me paraissent pas choquant, je les trouve même plutôt censés.
Je n’ai rien contre l’éducation bienveillante, mais au même titre que beaucoup d’autres choses, j’estime qu’elle a aussi des limites (ou du moins de ce que j’en ai vu). Mais de ce que tu cites, ce n’est pas du laxisme !

le 17/10/2016 à 10h13 | Répondre

Louna

Je serais intéressée de savoir quelles règles plus strictes vous pensez mettre en application ? Tu as quelques exemples à nous donner ? 🙂

le 17/10/2016 à 18h16 | Répondre

emma_chan

Hello moi ma fille a un an donc je commence a tester certains trucs.Franchement pour moi manger à la main ou se balader pied nu ne fait pas de qqun un laxiste. Ça me parait plutôt malin de ne pas rentrer dans le conflit inutile. Par contre je ne comprend pas le coup de la politesse. Un enfant de 18 mois comprend d’après les pédiatres 85% de ce qu on lui dit donc largement merci, s’il te plait bonjour et au revoir qui sont des notions du langage commun. Pour moi l’éduquer c est aussi lui apprendre le respect du travail et de l’existence des autres Ca n a rien de creux ou de vide ça me semble assez primordial de ne pas quitter la nounou sans un temps d’au revoir ou de dire merci pour un repas/un cadeau …. Ce qui est marrant la dessus c’est que apprendre à dire « merci » n est pas une punition en soi , c est juste du temps à passer pour le parent mais globalement mes neveux et nièces ont bien capté le truc.De manière plus globale je ne suis pas pour le conflit mais l’absence de conflit n est pas pour moi un but en soit. Si la pitchoune dépasse la limite en étant consciente( ce qui, à un an, est le cas 50% des fois), je ne me gène pas pour le lui dire d’abord de manière douce puis de manière plus ferme si elle continue (toujours dans les cas ou manifestement elle cherche la limite pas dans les cas où elle ne comprend rien). Il faut il me semble distinguer ce qui est mauvais pour l’enfant de ce qui est désagréable pour le parent mais construit l’enfant in fine.

le 17/10/2016 à 10h18 | Répondre

Virginie

En réalité, ce qui me gêne dans ce que je constate autour de moi, c’est que les parents semblent vouloir instaurer un automatisme de politesse au lieu d’instaurer les valeurs qui se cachent derrière un « merci » « au revoir » « bonjour ». J’aimerais au contraire faire comprendre assez vite à notre enfant que derrière un merci, il y a une réalité : on remercie sincèrement la personne qui t’a fait un cadeau par exemple. Derrière un « bonjour » on sous-tend une notion de souhaiter une bonne journée à la personne, etc.
Après, je n’ai pas encore d’enfant donc j’imagine qu’il est plus simple d’instaurer l’automatisme avant d’inculquer la valeur, peut-être encore inaudible pour un enfant très jeune.

le 17/10/2016 à 10h26 | Répondre

Cacy

Il y a aussi le problème basique de devoir dire merci pour un cadeau que l’on a pas aimé ou s’il te plait pour une part de gâteau que l’on sait pas si bonne que ca.
La politesse pour remercier l’action de l’autre. ca m’a l’air dur de faire comprendre cela a un enfant mais c’est tellement nécessaire en famille ou en société.

le 17/10/2016 à 13h31 | Répondre

Cacy

Cet article est très intéressant.
C’est dur en tant que personne sans enfant qu’on ne pourra pas être le parent parfait avec des enfants épanouis mais aussi super bien élevé.
Je sais déjà qu’il me faudra choisir mes combats car je suis d’accord se battre sur tous les fronts est inutilement épuisant. Je pense personnellement que la politesse en sera un (parce que j’ai été élevé comme cela).
Je ne suis pas spécialement contre les punitions qui font réfléchir. Mais encore faut il se mettre d’accord sur la définition du mot punition. Isoler un enfant dans une chambre ou dans un coin de la pièce ou bien lui retirer un jouet qu’il a abîmé, pour moi ce sont des punitions. Il n’y a pas que la privation de dessert ou l’écriture de ligne comme punition. D’ailleurs ca serait plutôt tout sauf ca !
Par contre, je ne pense pas forcément qu’un enfant puisse savoir tout ce qui est mauvais pour lui. Par exemple, je me souviens de ma soeur qui soutenait qu’elle avait chaud en plein hivers parce qu’elle préférait (à 3 ans !) sa veste d’été rose à l’anorak d’hiver noir. De même, pour garder ses jolies chaussures, elle ne disait jamais á mes parents qu’elle avait mal aux pieds mais heureusement pour elle, nos parents étaient vigilants.
La chose la plus importante est de vérifier que vos enfants ont tout pour être en sécurité et en bonne santé. Si en plus vous les aimer et les aider à avancer dans la vie, je pense que ca fait de vous de bons parents. !

le 17/10/2016 à 13h43 | Répondre

Louna

Je suis d’accord avec toi : j’ai moi aussi du mal à adhérer au principe « l’enfant sait ce qui est bon pour lui », donc j’écoute les envies et les désirs de ma fille de 2 ans, mais s’ils ne me paraissent pas raisonnable à l’aune de mon jugement d’adulte et sont même susceptibles de lui être néfastes, je n’hésite pas à les lui refuser.

C’est vrai que je n’avais pas envisager que le fait de retirer un objet abîmé était une punition, mais tu as raison (je ne suis donc pas si laxiste ! 😉 ). Et tant que je trouve cela constructif, ça me paraît acceptable.

le 17/10/2016 à 19h51 | Répondre

emma_chan

Ben justement pour moi à partir de 18 mois ils sont largement la possibilité cognitive de comprendre le pourquoi du merci. (et pas forcement parce que le cadeau plait mais parce que il témoigne de l amour et de l’attention de la personne)

le 17/10/2016 à 14h13 | Répondre

Louna

Je pense que, même si on ne l’applique pas de la même manière dans notre façon d’éduquer nos enfants, nous nous rejoignons, toi et moi, sur le fait qu’apprendre la politesse à nos enfants passe par leur faire comprendre le « respect du travail et de l’existence des autres », pour reprendre tes propres mots.

Là où nous divergeons, c’est que je préfère que ma fille l’apprenne par mimétisme, en nous voyant respecter les autres, prendre un temps pour dire au revoir à celles et ceux qui s’occupent d’elle, pour reprendre ton exemple, plutôt qu’en lui demandant de rabâcher ces mots-clés de manière automatique. Rien ne me hérisse plus le poil qu’un enfant qui demande un service à un adulte d’une manière dure, et ce même s’il rajoute le mot s’il te plaît en fin de phrase. Pour moi, apprendre le respect des autres est plus global que d’apprendre à rajouter des mots-clés en fin de phrase.

Et je te rejoins aussi sur le fait que, certaines fois, le rôle de parent est désagréable, mais que cela peut-être nécessaire pour la construction de son enfant. 🙂

le 17/10/2016 à 18h25 | Répondre

Claudia

Pour moi, la politesse ça s’apprend par l’exemple. A remercier systématiquement ma fille quand elle me donnait quelque-chose, « ci » (=merci) a été son premier mot. Ok, à ce moment là ça voulait dire « donne », mais elle a vite appris la différence entre « donne » et « merci ». De même. pour le « s’il te plait » on en faisait un jeu: Tu veux du pain? du pain rouge, du pain vert? Ici il n’y a que du « pain s’il te plait ».
Il vaut mieux des enfants qui « automatisent » les règles de politesse un peu plus tard (pas à 10 ans non plus 😉 ) que des singes savants qui s’exécutent, mais le font en grognon quand ils devraient avoir l’âge de les intégrer d’eux-même.
Personne ne s’est jamais plaint de l’impolitesse de mes enfants. Et même en tant qu’ados: ils avaient beaucoup de liberté, je leur faisait confiance, mais à eux de me montrer que la confiance était méritée.

le 17/10/2016 à 10h32 | Répondre

Louna

Je suis tout à fait d’accord avec toi, et merci (« akiiii ») et s’il te plaît (« plé plé plé ») ont également fait partie des premiers mots de ChérieChou.

Pour moi, l’exemple reste le meilleur moyen de faire comprendre aux enfants tout le respect que l’on met derrière le mot « politesse ».

le 17/10/2016 à 19h53 | Répondre

Madame D

Ici pareil pour certains points. Je me moque qu’elle mange avec les doigts tant qu’elle mange. Par contre on ne joue pas avec la nouriture.
On est plus stricte sur le s’il te plait/ merci/bonjour/aurevoir mais en meme temps elle approche des 3 ans. Par contre pas d’obligation de bisous !!!

Par contre ici elle va de temps en temps faire des tour au coin ! Notament quand elle ne veux pas ranger ses jouets. Et tout ce qui est dangeureux est interdit !

le 17/10/2016 à 10h59 | Répondre

Louna

Je te rejoins aussi sur l’obligation aux bisous, que je trouve particulièrement pénible. Souvent, je me mets à la place des enfants et je me dis que si on m’imposait ça, en tant qu’adulte, j’aurais juste envie d’envoyer bouler la personne ! 😉

Et en effet, je suis sûre que nous allons aussi adapter notre tolérance avec la croissance de ChérieChou : à 3 ans, au moment de commencer l’école, il y a certains codes sociaux qu’il faut respecter.

le 17/10/2016 à 20h14 | Répondre

Cacy

Mais le bisou t’es parfois imposé en tant qu’adulte!
Pas par tes parents mais par la bienséance ou la politesse.
Le bisous au papi sans dentier qui bave sur ta joue, la bise au collègue qui sent mauvais…
On s’y oblige nous même ! C’est peut être pour cela que certains parents se vengent sur leurs enfants 🙂

le 18/10/2016 à 07h21 | Répondre

Sarabi

Au risque de jeter un pavé dans la mare, je suis pas forcément d’accord avec toi.
Sur la politesse… Pour moi c’est quelque chose qui s’apprend et se comprend très tôt. Même quand l’enfant ne sait pas parler, ne serait-ce que nous lui dire « merci » quand il nous tend quelque chose, je trouve ça important, ça lui fait assimiler le truc. Tout comme le bonjour, au revoir etc… Bref, la politesse c’est quelque chose pour moi de super important et ce dès le plus jeune âge.
Et quand l’enfant ne sait pas parler, on peut lui apprendre à signer. Ma mère est assmat’, elle va à un atelier Signe avec les petits et un des loulous qu’elle accueille sait très bien signer « s’il te plait » et l’association « demande+politesse » a été très bien assimilié,alors qu’il a un an et demi.
Pour le reste, je pense que les limites sont importantes pour un enfant, surtout dans l’âge où il teste et où il se construit. Lui dire « Non » lui permet de se structurer psychiquement, c’est repérant et cadrant pour lui. ça la rassure aussi. Après comme tu dis, il est important de lui expliquer une fois la crise passée. De mettre les mots sur les actes, c’est surement la meilleure façon d’apprendre, au delà de la punition etc… 🙂

le 17/10/2016 à 11h01 | Répondre

Louna

Coucou Sarabi ! Je reviens vers toi après plusieurs jours, mais je tenais à prendre le temps de te répondre.

Je pense que nous nous sommes mal comprises, en ce qui concerne la politesse. Je partage avec toi l’importance de la politesse dans l’éducation d’un enfant. Et je trouve que l’exemple que tu donnes sur ta maman permettant aux enfants tout-petits de s’exprimer avant l’acquisition du langage est tout à fait adapté. Mais ce que je voulais dire et faire comprendre, c’est que c’est une attitude de respect général que j’attends de ma fille lorsqu’elle s’adresse aux autres, et pas simplement l’utilisation de mots-clés (ces fameux mots magiques !) de manière automatique, comme un singe savant.
D’ailleurs, je vais te confier une anecdote personnelle : il y a environ 6 mois, alors que les mots « merci », « s’il te plaît » ou « pardon » faisaient déjà partis du vocabulaire de ChérieChou, elle m’a fait une demande quelconque sans me préciser le « s’il te plaît » que j’attendais. Je lui ai alors rétorqué « qu’est-ce qu’on dit ? », et je l’ai vu, effarée, utiliser tous les mots de son vocabulaire pour essayer de répondre à ma demande, sans avoir, visiblement, bien compris leur utilité. C’est depuis ce jour que lorsqu’elle me demande les choses un peu brutalement, je préfère la reprendre sur l’ensemble de la formulation (attitude générale, manière de demander, calme, en plus du vocabulaire utilisé) que de lui demander les mots-clés adaptés.
Pour reprendre l’exemple de ta maman, je suppose que lorsqu’un enfant lui fait une demande par signe sans penser à rajouter le signe « s’il te plaît », elle ne se contente pas de l’ignorer ou de le faire répéter jusqu’à ce qu’il se corrige spontanément, mais elle prend le temps de lui réexpliquer l’association « demande+politesse ». Eh bien c’est exactement ce que je fait avec ma fille, sans pour autant cristalliser sur les mots clés.

le 27/10/2016 à 15h04 | Répondre

Hermy

Je ne trouve pas vraiment que tu sois laxiste. Tu imposes des règles mais tu laisses couler sur des choses qui te semblent moins importantes.
Je rejoins ma soeurette (mais je pense que nous avons les mêmes exemples en tête) sur le fait que l’éducation bienveillante a ses limites.

le 17/10/2016 à 11h06 | Répondre

Lisa

ça serait intéressant de connaître les limites dont vous parlez.

le 17/10/2016 à 11h13 | Répondre

Hermy

Par exemple je suis totalement en accord avec le fait qu’il faut dialoguer et expliquer les choses aux enfants mais je ne suis pas d’accord pour que ce dialogue se transforme en négociation à chaque discussion.

le 17/10/2016 à 11h26 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

J’ai trop souvent vu sous prétexte d’expliquer à l’enfant, l’absence de limite claire ou tout simplement du « non ». Peut être que je n’ai pas de bons exemples sous les yeux. Mais il me paraît essentiel d’instaurer des limites. On peut manger avec les doigts mais on ne joue pas avec la nourriture. On peut s’amuser mais on ne tape pas.

le 17/10/2016 à 11h40 | Répondre

Lisa

pour moi aussi les limites, les règles sont importantes et ne vont pas en contradiction avec une éducation bienveillante, positive. Mais peut-être que je ne m’y connais pas assez. Je pense que l’enfant a besoin de repères, que les règles sont importantes. L’éducation bienveillante, positive intervient de mon point de vue dans la manière de réagir (éviter les punitions, les paroles qui peuvent rabaisser l’enfant, l’humilier..). Dans le cas d’un enfant par exemple qui tape, ou qui jette la nourriture, je réexpliquerai qu’il ne faut pas le faire, et pourquoi. Si l’enfant pleure, accepter sa frustration, lui dire qu’on le comprend, lui proposer une autre activité ou une autre manière de manger… Lorsqu’un enfant est « dur » fait une crise, se demander quelle en est la cause, peut-être manque t-‘il d’attention ou a t’il un besoin qui explique son comportement. De manière générale, que le respect soit le moteur, le guide de l’éducation.

le 17/10/2016 à 12h32 |

Sophie

Mes enfants sont beaucoup plus grands maintenant: bientôt 8, bientôt 7 et bientôt 5 ans pour ma chouquette Warrior.
Mes deux fils ont eu une seule fois de leur vie une fessée parce que je m’étais retrouvée complètement désemparée. On en a beaucoup parlé après.
Ma fille de 5 ans n’a jamais eu ni fessées, ni tape sur les mains.
Je ne sais pas si je fais dans l’éducation bienveillante, mais je crie rarement, je ne menace pas, et hormis mon deuxième qui a souvent connu le coin parce qu’il se mettait très très souvent en danger, je les ai très peu puni.

Alors, ça donne quoi maintenant? Comment est ce que nous y arrivons mon mari et moi?
Il faut replacer le contexte, parce qu »on s’adapte au caractère de nos enfants.
Mon aîné très vite a compris l’intérêt social d’être « bien élevé ». Et après papa et maman, il a su très vite dire « pardon, merci s’il te plait » sans que l’on l’oblige à le dire. Il aime qu’on remarque qu’il est poli, gentil et serviable depuis tout petit. Il est très adapté socialement naturellement.
Du coup avec lui, c’est assez facile: quand il est trop énervé, il part se calmer seul dans sa chambre sans que je ne lui dise quoi que ce soit, depuis tout petit d’ailleurs.
il a très vite intégré ce qui socialement ne se faisait pas, sans que je le martèle d’interdit ou d’obligations.

Prenons mon deuxième. Mon tsunami. Il a testé très tôt les limites, s’énerve très facilement, il a un caractère bien trempé. Avec lui, je ne compte pas le nombre de crises qu’il a pu me faire, mais hormis une fois où il m’avait fait peur, j’ai toujours été calme avec lui, dan l’explication, quitte à l’isoler dans un coin sur une chaise. J’ai toujours mis des mots sur ses frustrations multiples et variées. Il a maintenant 7 ans et souvent il me crie dessus qu’il est énervé et qu’il part donc se calmer mais que vraiment j’exagère. Il a su mettre des mots sur ses maux à lui, et ça l’aide énormément. Il ne nous remercie jamais (hormis quand on l’a emmené par surprise à Disney), ne s’excuse jamais et demande poliment une fois sur 36. Par contre, en extérieur, c’est un garçon très calme, très poli, très bienveillant avec les autres.

Ma chouquette par son handicap, c’est différent, mais maintenant qu’elle est plus grande je dois avouer qu’elle dépasse mon deuxième en bêtise. avec elle c’est plus compliqué, parce qu’on ne sait pas si elle comprends les interdits, je ne sais pas si elle comprend le pourquoi de mon « non », mais je persiste à lui expliquer encore et encore les interdits et le pourquoi du comment. Cela dit comme elle est encore « petite dans sa tête », quand elle fait une crise de frustration, on oriente son attention ailleurs et ca marche encore.

En ce qui concerne les règles de la vie à la maison, parce qu’il y en a forcément, j’i décidé de les faire participer.
J’ai dans ma tête l’exemple du matin ou tout est toujours speed et où je m’énerve parce qu’ils jouent au lieu de s’habiller ou autre, et qu’on va être en retard. J’en ai eu tellement marre d’avoir des matins comme ça (surtout que je ne suis pas du matin), je me suis dit que j’allais faire comme à l’école: un espèce de planning.
Un après midi, avec les enfants, je leur ai expliqué que je n’aimais pas les matins où je devenais ronchon parce que je devais passer derrière eux tout le temps. « ah oui maman nous on aime pas quand tu fais ta tete pas contente ».on a mis en place un planning avec les heures, et ce qu’ils devaient faire (s’habiller, se brosser les dents, etc…). Je n’ai même pas eu besoin de les guider, je n’ai eu qu’à écrire leurs suggestions. C’était il y a deux ans.Et depuis, c’est tellement plus cool et plus zen!

ON marque sur notre super agenda mural qui doit mettre la table le soir, parce qu’on leur a expliqué que notre famille, c’est comme une équipe, qu’il fallait s’entraider, et que même s’ils sont petits, ils peuvent aider un peu. chaque soir ils regardent si leur nom est marqué ou pas, et ils mettent la table sans rechigner.

Un moment donné, ils étaient exécrables à table. Je voulais continuer de manger avec eux, même si d’autres font le choix de manger après leurs enfants, moi je voulais profiter du diner pour être ensemble. Je leur ai alors demandé s’ils préféraient manger avec nous ou avant nous, mais que si c’était avec nous, leurs comportements ne s’y prétaient pas du tout.
Alors pareil, on a édicté ensemble ce qu’on devait faire à table pour que tout se passe bien, et je n’ai rien dit, ils se sont fixés eux même les règles. Et depuis, ils m’ont demandé de rajouter encore deux trois règles parce que des fois ils « exagèrent » comme ils disent.

ici, je ne dis pas que c’est parfait du tout.
Et je me tire souvent les cheveux avec eux, faut pas croire.
Mais ce que je vois, c’est que quand on va en soirée chez des amis et qu’on débarque à 5 chez eux, qu’ils avaient peur du remue ménage que mes 3 enfants pourraient faire, et qu’à la fin de la soirée, mes enfants ne reçoivent que des compliments sur leurs comportements, je me dis que nous faisons bien notre « job ». Et que je leur ai donné les clés pour s’en sortir dans ce monde de brutes 🙂

le 17/10/2016 à 11h21 | Répondre

Louna

Oh la la, je suis vraiment admirative de votre organisation familiale ! J’ai hâte que ChérieChou soit suffisamment grande pour que nous puissions la faire participer l’établissement des règles de notre famille !

Et je trouve très intéressant le recul ton discours sur les différences entre chacun de tes enfants et ta manière d’adapter tes réactions par rapport à leur caractère.

Merci beaucoup pour ton témoignage ! 🙂

le 27/10/2016 à 15h10 | Répondre

Miss Chat

Votre façon de faire ne me choque pas plus que ça 🙂
On applique certaines choses également, comme le fait de la laisser se faire ses propres expériences, dans la limite de sa sécurité. On lui interdit formellement d’ouvrir les armoires où se situent la vaisselle et les produits d’entretien mais pas celles où sont les pots en plastique et les casseroles. On ne l’oblige pas à donner la main en rue (selon la taille du trottoir) mais on lui a appris à nous la donner d’office pour traverser la route. Elle peut prendre presque tous les objets qu’elle trouve dans notre appart mais on lui apprend à faire attention ou à les déposer/nous les donner s’ils sont fragiles. Etc. Je pense que c’est une question d’équilibre 🙂 Je vais tester ton astuce pour les livres parce qu’elle adore feuilleter mes National Geographic et parfois elle arrache des pages (sans faire exprès mais bon…)
Pour la politesse, je rejoins plusieurs commentatrices en disant que ça me semble important. Je pense qu’en faire un automatisme est justement le meilleur moyen. Il y a des adultes qui sont incapables de comprendre que la politesse permet un mieux-vivre en société alors je ne m’attends pas à ce qu’un enfant puisse vraiment intégrer cela avant longtemps. Au moins quand ça sera le cas, il aura déjà acquis cet automatisme. Bref, nous on dit bonjour/merci/s’il-vous-plaît/pardon, on lui demande une fois de le faire aussi (« tu dis X ? ») mais on n’insiste pas si elle ne le fait pas. C’est un long processus de toute façon 🙂

le 17/10/2016 à 12h06 | Répondre

Louna

En effet, j’ai l’impression que nos manières de faire sont assez similaires. Moi aussi je suis une fervente partisane d’une maison où l’enfant peut se déplacer librement et toucher ce qui constitue son environnement quotidien (exception faite, on est bien d’accord là-dessus, sur les dangers potentiels !).

Par contre, je vois que nous n’avons pas la même approche concernant la politesse, où vous avez opté pour un apprentissage par automatisme, là où nous préférons plutôt le mimétisme. Ta fille est encore toute petite, et vous verrez avec la pratique, mais nous étions, à la base, plutôt partis pour faire comme vous, jusqu’à cette fameuse anecdote que j’ai racontée en commentaire à Sarabi, lors de laquelle j’ai réalisé qu’elle n’avait pas vraiment assimilé la signification de tous ces mots-clés, et qu’il était prématurés pour elle de les ajouter systématiquement à la fin de ses demandes. J’ai donc changé d’attitude, et je la trouve plus réceptive.
Tu me diras comment ça évolue pour vous ! 🙂

le 27/10/2016 à 15h15 | Répondre

Étoile (voir son site)

Intéressant ton article 🙂 L’essentiel, n’est-ce pas de poser un cadre ? Des repères et des valeurs auxquels l’enfant peut se rattacher ? Ce que vous semblez faire quand je vois l’exemple du livre ! Pour notre part, on a développé des signaux pour faire comprendre à Petit Prince s’il fait quelque chose de bof bof ou de dangereux. Je change le ton de ma voix ou je fais un geste avec le doigt (en disant stop ou tu arrêtes). Quand il veut mordre ou taper (par jeu car à 13 mois, c’est un jeu à ce que je vois), je lui prends la main par exemple et je la caresse pour qu’il comprenne qu’il ne faut pas taper. Je réponds en fait par la douceur et en montrant en exemple ce qu’il serait plus gentil de faire. J’avoue que cela marche pas mal. En fait, si on est cohérent dans ce que l’on fait, je pense que de toute manière, cela fonctionne 🙂

le 17/10/2016 à 12h54 | Répondre

Claire (voir son site)

Je fait pareil quand ma fille veut taper 😉 Et quand elle veut mordre, je lui dit que c’est quand même mieux un bisous 😉

le 17/10/2016 à 22h05 | Répondre

Louna

Hihi ! C’est rigolo votre système de signaux ! J’avoue que nous sommes beaucoup plus dans la parole, mais j’ai l’impression que ça marche bien, avec votre Petit Prince ! 🙂

le 27/10/2016 à 15h16 | Répondre

Marie

Les exemples que tu cites ne me choquent pas et je n’appelle pas cela du laxisme. J’ai une amie qui, a contrario, est toujours sur le dos de son fils: « Ne fais pas ci, ne fais pas ça. Pas comme ci, pas comme ça etc ». Parfois, on voudrait hurler: Mais laissez le vivre cet enfant! Je pense que je serais plutôt comme toi pour le laisser vivre ses expériences, dans la limite du dangereux évidemment 🙂
Ce qui pour moi, j’apparente à un peu du laxisme ce sont les parents qui au lieu de dire non et laissez l’enfant exprimer sa frustration, utilise des techniques de diversions tout le temps pour éviter le conflit. je comprends qu’à certains moments cette technique est utile mais tout le temps, je trouve cela trop. Autre exemple de laxisme pour moi c’est aussi au lieu de dire non à l’enfant de ne pas toucher quelque chose ou de ne pas le mettre dans sa bouche car c’est dangereux/fragile/ pas à lui, c’est l’objet qui est déplacé. Du coup, les parents passent leurs soirées à bouger les objets de places.

le 17/10/2016 à 13h07 | Répondre

Louna

Je pense que, comme pour tout, c’est un équilibre à trouver. Pour reprendre les exemples que tu donnes, en fonction des situations, on n’a pas d’autres choix que de laisser l’enfant exprimer sa frustration (ce qu’il fera, d’ailleurs, qu’on dise non ou qu’on laisse couler, l’idée étant plutôt de rechercher une limite rassurante).
Idem pour les objets à déplacer : nous avons fait le choix de mettre hors de portée de notre fille tous les appareils électroniques et les livres fragiles, justement pour ne pas avoir à être sur son dos tout le temps à devoir la reprendre. Cela ne nous empêche pas de lui dire non lorsqu’elle touche un autre objet inadapté, que nous n’avons pas pu ou pas voulu déplacer (exemple au hasard, le rouleau de papier toilette, ou la brosse à WC ! 😉 ).

le 27/10/2016 à 15h20 | Répondre

Chacha d'avril

Je trouve que ta façon de faire n’est pas du laxisme mais de l’éducation bienveillante.
Ici on laisse Petite Fleur toucher à tout, sauf ce qui est dangereux ou fragile.
Par contre je rejoins les autres commentaires en ce qui concerne la politesse. Ca me semble important que ce soir acquis tôt.
Puisqu’elle sait faire coucou avec la main,, on demande à Petite Fleur de dire au revoir des qu’on quitte un endroit. Si elle ne le fait pas, c’est pas grave. Mais si elle le fait, on la félicite pour qu’elle recommence la prochaine fois.

le 17/10/2016 à 13h35 | Répondre

Louna

J’ai essayé de préciser ma pensée sur cette histoire de politesse, qui se retrouve dans beaucoup des commentaires. Et du coup, je pense que nous ne sommes pas très éloignées sur ce sujet-là ! 😉

le 27/10/2016 à 15h21 | Répondre

Claire (voir son site)

Merci pour cet article Louna, comme tu dois t’en douter nous sommes sur la même longueur d’onde 😉
Et puis généralement les personnes laxiste navigue entre le laxisme et l’autoritarisme ce qui n’est absolument pas ton cas il me semble 😉

le 17/10/2016 à 14h25 | Répondre

Louna

En effet, ça ne m’étonne pas de toi ! 😉

le 27/10/2016 à 15h22 | Répondre

Mathou

Ton éducation est loin du laxisme pour moi mais proche d’une éducation bienveillante à l’écoute de son enfant.
Le fonctionnement est à peu près le même chez nous. (Sauf pour le merci que je réclame mais c’est un automatisme chez moi et si elle ne veut pas le dire je me reprends et laisse tomber car je suis d’accord avec toi il vaut mieux apprendre le vrai sens des mots et non les répéter « pour faire plaisir « ).
Pour moi il y a déjà le fait qu’on ne peut pas se battre et aller au conflit pour tout. Si c’est pour passer mon temps à dire « non arrête  » alors personne ne passe une bonne journée et l’enfant qui nous aura entendu répéter « non non non » le répétera à l’infini aussi. Donc je la laisse souvent faire ses expériences. Parfois je serre les lèvres mais je suis souvent surprise par son bon sens et son autonomie. Elle prend une chaise, l’approche de la table et monte dessus pour prendre un mouchoir, se moucher puis va le jeter à la poubelle. J’aurais pu crier  » non on ne monte pas sur la chaise  » mais j’ai vu qu’elle était capable d’aller jusqu’au bout de son expérience. Et en plus elle est super fière d’elle. Je préfère garder le non et le conflit pour les choses qui en valent la peine: se mettre en danger réel ( dans la rue par exemple ), et les gestes agressifs – presque inexistants depuis qu’elle commence à parler.
Et le résultat sur ma petite fille est la donc peu importe si les gens autour de moi me trouve laxiste ou s’étonnent que je ne crie et ne punit pas. J’ai dans mon entourage des enfants qui ont été élevés plus sévèrement et qui ne sont pas plus polis et disciplinés pour autant. ( tout en sachant que je n’attends pas du tout de ma fille qu’elle soit avant toit polie et disciplinée. J’attends surtout qu’elle soit bien dans sa peau!)

le 17/10/2016 à 14h52 | Répondre

Louna

Oh merci ! Je vois que tu m’as bien comprise sur cette histoire de politesse : je commençais à me dire que j’avais dû bien mal m’exprimer ! 😉

Et je vois que nous sommes en effet sur la même longueur d’onde. L’exemple que tu donnes, avec la chaise sur laquelle ta petite puce monte toute seule est extrêmement parlant.

Tant mieux si tu arrives à être suffisamment confiante pour ne pas te remettre en question : bravo à toi !

le 27/10/2016 à 15h24 | Répondre

Mlle Mora

Je fais un peu tout pareil que toi. Pour la politesse, j’insiste un peu plus que mon mari mais j’avoue qu’on n’a pas trop forcé et d’elle-même elle dit merci maintenant (enfin dans son baragouin car la parole c’est pas encore ça…) Il y a tellement d’autres choses sur lesquelles nos petits sont frustrés, autant « lâcher » sur ces choses-là qui ne sont pas vraiment importantes et se concentrer sur la sécurité par exemple. Pour l’instant, personne ne nous a fait de réflexion sur notre « laxisme », au contraire, les gens sont toujours impressionnés de voir à quel point elle est débrouillarde et autonome à son âge (même si elle n’est toujours pas propre…grrr)
Perso, j’ai été élevé assez stricte et disciplinée, alors oui, je suis polie (super !), mais je n’ose jamais dire ce que je pense de peur de la réaction de la personne, c’est pas super épanouissant car je dois lutter contre ça au quotidien. Donc, je préfère que ma fille se sente à l’aise dans ses baskets et qu’elle oublie de dire au revoir de temps à autre…

le 17/10/2016 à 15h26 | Répondre

Louna

Je suis bien d’accord avec toi : quand on voit le nombre de choses qu’on leur impose à longueur de journée, je suis plutôt d’avis qu’il ne sert à rien de se battre sur tout, sinon, vive la frustration !

Et comme tu dis, souvent, les enfants qui ont expérimentés par eux-même sont très débrouillards et ont rarement peur de l’échec. Moi je suis étonnée par la persévérance de ChérieChou lorsqu’elle ne réussit pas du premier coup.

le 27/10/2016 à 15h26 | Répondre

Miss Eole

Pour la politesse, c’est surtout important qu’il comprenne le sens de ces mots et que quand ils sont dits cela fait très plaisir aux gens. J’ai horreur du merci qui ? qui sort souvent à la bouche des parents plusieurs fois à table, en fait je trouve ça agressif et peu productif. Après toutes ces questions-là sont relatifs à notre propre éducation. Mais comme cela a été dit plus haut pour moi le meilleur moyen d’apprendre ces mots à nos bambin est le mimétisme pas l’automatisme.

le 17/10/2016 à 16h13 | Répondre

Louna

Merci Miss Eole ! C’est exactement ce que je voulais dire, sur ces fameux mots-clés concernant la politesse ! 🙂

le 27/10/2016 à 15h27 | Répondre

Tamia (voir son site)

Je suis tout à fait sur la même longueur d’ondes que toi. Nous discutons sur l’éducation que nous voulons donner à notre enfant quand il grandira, et nous sommes assez proches de votre vision des choses. Le rendre autonome, le laisser faire sa propre expérience en veillant à certains aspects sécuritaires et en posant certaines limites. Pour la politesse, je vais rejoindre certains commentaires du dessus, je pense que l’exemple est le meilleur moyen, ils comprennent mieux l’intérêt de tel ou tel mot dans son contexte.

le 17/10/2016 à 17h59 | Répondre

Louna

En effet, vous semblez en phase. Et je trouve cela admirable que vous y pensiez déjà, que vous en discutiez en amont.
Nous, on est plutôt du genre à voir au jour le jour ! 😉

le 27/10/2016 à 15h28 | Répondre

Mrs Paillettes (voir son site)

C’est marrant de voir ton billet du jour !! Hier l’un de mes proches m’a fait craquer avec des remarques pas très cool sur l’éducation que je donne à ma Chouchou, je me suis sentie mauvaise mère et honteuse de lui en demander tant, mais apres tout je pense bien faire. Alors même si je ne suis pas sur la même longueur d’onde que toi sur certain point, je comprends que tu te questionnes. Tu parles de laxisme, mais non, c’est juste que tu as ta vision de l’education, tu as tes limites et les choses que tu estimes moins importantes à un moment de la vie de CherieChou, tu laisses couler.
Chacun sa vision des choses, l’éducation ne regarde que les parents.

le 17/10/2016 à 18h15 | Répondre

Louna

Oh la la, ma pauvre ! C’est toujours tellement pénible d’être remis en cause sur son rôle de parent !
J’espère que tu as pu te rassurer, depuis cet épisode, et mettre ces remarques derrière toi.

le 27/10/2016 à 15h29 | Répondre

Charlotte (voir son site)

Je t’ai lue avec attention et bien que Poupette ne soit pas encore à ce stade-là dans son développement, la question de l’éducation m’intéresse déjà. Je trouve qu’il y a deux pendants à l’éducation : l’éducation « à la maison » et l’éducation par rapport « aux tiers ». Je m’explique : je pense qu’on s’en fout que bébé mange avec les mains, les pieds ou ses couverts. Par contre, c’est inacceptable, pour moi, qu’un parent voit son enfant en mordre un autre et n’intervienne pas (vu dans un magasin, deux jeunes mamans qui discutent et le fils d’une mord la fille de l’autre, la maman du petit garçon n’a pas réagi; après je ne connaissais pas l’histoire de ces personnes, mais ça m’a marqué). Je trouve que dans ces cas : respect des autres, pas de violence (verbale ou physique), … Il est important de faire attention à l’éducation de l’enfant. Surtout pour lui.
Pour le reste : je trouve que cela ne regarde que les parents. Je trouve que ce que tu pratiques comme éducation avec Poupette, ce n’est pas du laxisme mais de la bienveillance et j’aime plutôt l’idée!

le 18/10/2016 à 10h05 | Répondre

Louna

Je suis tout à fait d’accord avec toi : une part de l’éducation que nous choisissons de donner à notre enfant est forcément soumise aux règles de la vie en société, puisque notre enfant est amené à y avoir une place parfois loin de la présence de ses parents. Et, en l’occurrence, une attitude non respectueuse ne peut pas être acceptable. L’exemple que tu donnes est tout à fait effarant, en effet ! J’y suis d’autant plus sensible que, dans le cadre de notre crèche parentale, je suis parfois amenée à agir activement sur le comportement d’enfants qui ne sont pas les miens (comme j’accepte que d’autres parents le fasse avec ma fille), et je n’hésite pas à leur rappeler les règles qui s’appliquent dans le cadre de la crèche. C’est important pour tous, enfants comme adultes, que les limites soient claires et constantes.

le 27/10/2016 à 15h33 | Répondre

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