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Ma deuxième grossesse marquée par la fatigue


Publié le 21 janvier 2017 par Madame Vélo

Je t’ai laissée la dernière fois juste avant ma première échographie officielle. Celle-ci nous montre bien un fœtus en pleine forme, qui se paye même le luxe de nous faire comprendre qu’on le dérange : il se frotte les yeux, se met à bailler et se retourne, comme pour nous dire : « Laissez-moi dormir ! » C’est tellement mignon !

Nous pensions attendre le weekend du 14 juillet pour l’annoncer à nos familles en direct, mais finalement, nous décidons de l’annoncer plus vite, au téléphone. Nous nous rendons compte que nous-mêmes sommes moins « enthousiastes » et pressés de l’annoncer que pour la première grossesse.

Et les réactions de nos familles nous le confirment : tout le monde est heureux, content pour nous, mais il n’y a pas de grandes effusions comme pour la première fois. D’ailleurs, ma belle-famille s’y attendait : ma belle-sœur s’en doutait fortement et avait mis tout le monde au courant de ses doutes ! En revanche, ma mère ne s’y attendait pas du tout et a eu la même réaction que la première fois : « Oh bah merde ! » Merci Maman…

Les nausées passent et laissent place à la fatigue. Une fatigue qui aura des hauts, des bas, mais qui ne me quittera pas jusqu’à aujourd’hui (à l’heure où j’écris, j’en suis à 7 mois de grossesse).

Fatigue deuxième grossesse

Crédits photo (creative commons) : Thomas Pompernigg

Mi-juillet, je fais mon premier stage BAFA de huit jours, qui me laisse sur les rotules. Le rythme est intense, je ne peux pas me reposer et en plus, je dors très mal. Crapouillou en profite pour faire ses tout premiers cauchemars. Heureusement, ma belle-mère est là et m’aide à gérer les nuits.

Puis nous partons en vacances, et le cycle infernal de la fatigue s’intensifie : je dors mal la nuit, je suis donc hyper fatiguée, je me retrouve obligée de faire des siestes durant lesquelles je n’arrive pas à bien dormir non plus, et je suis tellement exténuée que j’arrive encore moins à trouver le sommeil.

J’atteins le point d’apothéose le jour de notre départ au camping : nous nous levons à 3h du matin pour faire le gros de la route pendant la nuit, mais impossible de dormir dans la voiture, et à 8h du matin, je suis incapable de prendre le volant en relais de mon mari, qui doit assurer le trajet jusqu’au bout.

Je suis tellement épuisée que je n’arrive pas à garder les yeux ouverts, mais ce n’est pas pour autant que j’arrive à dormir. Ça me fait d’ailleurs un peu peur, et je me dis que si ça doit durer comme ça encore une journée, j’atteindrai un point de non-retour et finirai aux urgences !

L’arrivée, le montage de la tente et l’installation sont un vrai calvaire, car je dois assurer un minimum : mon mari ne peut pas gérer l’installation + Crapouillou après une petite nuit et huit heures de route (il est très fort, mais quand même !).

Finalement, le camping me fait du bien : j’arrive enfin à me reposer et à récupérer. Je rentre à ce moment-là dans le deuxième trimestre, ce qui doit jouer aussi.

Le reste de l’été se passe bien, mon ventre s’arrondit plutôt vite, je suis toujours un peu fatiguée, mais ça va beaucoup mieux, et je n’ai pas d’autres désagréments particuliers.

À la fin de l’été, Crapouillou nous réserve trois semaines de nuits très compliquées : réveil en pleine nuit en hurlant, qui nécessitent deux heures de notre présence à ses côtés pour le rendormir. On prend peur, car on se projette : s’il nous fait ça quand le deuxième bébé sera là, on finira tous à l’asile pour cause de manque de sommeil !

Début septembre arrive vite, et avec lui la deuxième échographie : déjà ! Le bébé est complet et en pleine forme, bien qu’installé en siège… ah non, pas encore ! Nous demandons à ne pas savoir le sexe. En effet, nous n’avons eu que de bons échos de couples ayant eu la surprise à la naissance, et nous voulons essayer. Même si lorsque l’échographiste nous dit qu’il est passé plusieurs fois dessus sans qu’on ne voie rien, mon mari est pris d’un doute et est bien tenté de savoir !

À 5 mois de grossesse, je me trouve déjà grosse du bidon et bien encombrée. J’ai le souvenir de cette impression d’être une baleine échouée pour la fin de ma première grossesse et ça me fait peur d’avance ! Je commence à avoir mal au dos et vais vite voir mon ostéopathe, qui me fait beaucoup de bien.

Mais à part ça, toujours pas de symptômes désagréables. Je suis de toute façon trop occupée avec Crapouillou pour avoir le temps de penser à ça ! Je savoure tout de même les soirs, au moment de me coucher, quand le bébé se met à bouger dans tous les sens, comme pour rattraper la journée où je n’ai pas pu « m’occuper » de lui.

Je finis ce deuxième trimestre en enchaînant notre déménagement, puis mon deuxième stage BAFA : huit jours non-stop au centre de loisirs pendant les vacances de la Toussaint. Au total, ça fait deux semaines très intenses, qui se terminent par le weekend du 1er novembre.

Tout se passe bien, le stage est très intéressant et je m’éclate, mais j’accumule la fatigue. Et comme je pouvais m’y attendre, lorsque je me pose enfin lors du weekend prolongé, j’attrape un rhume carabiné qui m’achève. Et c’est reparti pour deux semaines d’intense épuisement !

Je dors mal, je respire mal, je tousse, Crapouillou est en pleine crise du « non » et je dois gérer ses crises à répétition. C’est ainsi que lors de mon rendez-vous du septième mois chez ma sage-femme, j’ouvre les vannes et me mets à pleurer comme une gamine lorsqu’elle me demande : « Vous allez bien ? »

Je lui raconte mes nuits, où je suis systématiquement réveillée entre 2 et 5h, et elle me propose une séance d’acupuncture. Allez, soyons fous, ça a l’air magique, ce truc-là ! Et effectivement, ça l’est. Dès la première nuit, je dors beaucoup mieux. Et en trois nuits de sommeil « normal » (autant qu’il puisse l’être en étant enceinte de 6 mois et demi avec une petite vessie et un gros ventre), je suis requinquée : j’ai retrouvé le moral et un minimum de forme physique.

Le huitième mois arrive, et la dernière échographie avec. Bonne nouvelle : bébé a la tête en bas ! Youpi, je vais pouvoir comparer les deux « sensations » ! D’ailleurs, je suis moins dérangée que pour la première grossesse : je n’ai pas de remontées acides, et sa tête étant en bas, je ne suis pas gênée par sa tête butant sur mon diaphragme à chaque fois que je m’assois. Et les sensations lorsqu’il bouge sont complètement différentes.

Seul désagrément : je constate que je me gratte beaucoup. Ça commence par le crâne. Puis ça s’étend ensuite sur le ventre et les cuisses. Je ne savais pas que c’était un symptôme de grossesse (ça me rassure au moins sur l’option poux/puces !). Ça ne m’empêche pas de dormir, mais c’est très pénible : je passe mon temps à me gratter le crâne et la nuque. Mais apparemment, rien de grave, c’est juste énervant !

Petit bilan à 7 mois de grossesse

D’un point de vue physique, j’ai beaucoup moins de désagréments et de symptômes de grossesse que pour la première fois. Évidemment, la fatigue est très différente et restera le point marquant de cette grossesse. Et le pire, c’est que je sais que c’est loin d’être fini ! (Vivement la retraite, ha ha !)

En revanche, d’un point de vue psychologique, c’est tout autre chose ! Pour commencer, je suis beaucoup moins « nombrilo-centrée », puisqu’il y a l’aîné qui prend toute la place. Et puis, l’ayant déjà vécu une fois, j’anticipe chaque « étape » de la grossesse : à la fois c’est rassurant, et à la fois ça me fait stresser de savoir ce qui m’attend. J’ai parfois des réflexions du type : « Oh la barbe, dans deux semaines, j’aurai probablement des remontées acides ! »

La préparation de l’arrivée du deuxième se fait vraiment au compte-gouttes, puisque nous n’avons pas besoin de beaucoup de matériel. J’ai commencé à m’occuper des quelques achats à 6 mois de grossesse bien passés, et nous sommes loin d’avoir fini ! Quant à la valise de maternité, elle est encore à l’état de « un jour faudra que je pense à la faire »…

Je pense peu à l’accouchement, qui ne me fait pas peur, mais j’appréhende énormément les premières semaines avec bébé. Les nuits hachées, les pleurs du nourrisson, les couches en double, la jalousie de l’aîné (qui en plus entre en pleine période de « maman exclusivement »), la gestion de deux enfants, et donc la fatigue liée à tout ça.

Du coup, je profite moins de ma grossesse et du statut si spécial de la femme enceinte, que j’avais tant apprécié la première fois. Quand je pense que j’étais pressée de retomber enceinte pour revivre tout ça, je suis finalement loin du compte !

D’ailleurs, pour ma première grossesse, j’avais vécu une période de plénitude lors du deuxième trimestre, où je m’étais sentie belle pour la première fois de ma vie, tandis que cette fois-ci, j’ai vécu complètement l’inverse. Au deuxième trimestre, je me sentais encombrée, incapable, maladroite et pas spécialement épanouie par ma grossesse.

Comme quoi, tout est vraiment différent ! On verra si la suite confirmera mes doutes, mes craintes et quel sera mon état psychologique après la naissance !

Et toi, as-tu connu cette fatigue si intense qu’elle t’empêche de dormir ? Connaissais-tu ce symptôme des démangeaisons ? Arriveras-tu à me rassurer sur la suite des événements ? Je t’écoute !

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Commentaires

8   Commentaires Laisser un commentaire ?

Claire (voir son site)

Ah, cette fichu fatigue! Je compatis, j’ai vécu ça jusqu’a l’accouchement. Bon après une autre fatigue est arrivée 😉
Faudra que tu nous raconte la différence entre les deux accouchement. En tout cas, moi, ça m’intéresse 😉

le 21/01/2017 à 14h53 | Répondre

Madame Vélo

Oui après l’accouchement il y a une autre fatigue. C’est dingue comme le même mot, le même état, peut se décliner en différente façon ! La fatigue des premiers mois de bébé est dure à cause du manque de sommeil, mais le corps est plus à même de suivre le rythme et de s’adapter. Alors que pendant la grossesse c’est tellement « complet » et « intense » comme fatigue !
Oui bien sûr, j’ai bien prévu de vous raconter tout ça 😉

le 21/01/2017 à 20h31 | Répondre

Doupiou

Ah cette fatigue ! Tu as super bien géré en tout cas !

le 21/01/2017 à 18h00 | Répondre

Madame Vélo

Ben heureusement que mon mari était là pour m’épauler. Et puis quand t’as déjà le 1er à gérer finalement t’as pas bien le choix ! J’imagine même pas une 3ème grossesse… !!

le 21/01/2017 à 20h32 | Répondre

Chaperon Rouge

ohlala ma pauvre… le sommeil est une drogue chez moi, je note que l’acupuncture peut aider à le retrouver!

le 22/01/2017 à 17h41 | Répondre

Madame Vélo

Ah oui, véritable révélation l’acupuncture pour retrouver le sommeil !

le 23/01/2017 à 14h55 | Répondre

Mlle Mora

Je suis bien d’accord pour la fatigue pendant la grossesse et la fatigue post grossesse, c’est pas du tout la même ! et comme tu dis, après la grossesse le corps est plus apte à suivre le rythme, je préfère cette fatigue-là ! 🙂

le 23/01/2017 à 15h40 | Répondre

Madame Vélo

Oui la fatigue post grossesse est moins difficile à gérer je trouve… sauf au bout d’un moment quand elle atteint un point fatidique et que ça part en crise de nerf (baby blues tout ça 😉 )

le 23/01/2017 à 15h44 | Répondre

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