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Les suites de l’accouchement pour la maman : ce qu’on ne m’avait pas dit…


Publié le 27 avril 2015 par Madame Noût

Quand j’étais petite, j’ai décrété que je n’aurais jamais d’enfant, car j’avais trop peur d’avoir mal durant l’accouchement ! Ou bien, si : peut-être que j’aurais des enfants, mais alors, j’accoucherais sous anesthésie totale ! Tu n’y as jamais pensé toi ?

Finalement, à 29 ans, avec un P’tit bidou dans le ventre, il a bien fallu que je me fasse à l’idée qu’il faudrait qu’il sorte, et que les médecins me prendraient pour une folle si je leur demandais de m’endormir pour ne que je n’aie pas mal !

Donc un vendredi soir, alors qu’avec mon mari, ses deux pré-ados et la future marraine du bébé (ben oui, j’étais à terme, fallait s’attendre à ce que ça arrive d’un moment à l’autre, et il faudrait bien que quelqu’un garde les 2 monstres grands), nous regardions Top Chef (toi aussi, tu prends direct 4kg rien qu’en regardant ces émissions ?), mes contractions ont commencé. Il devait être 20h30. Pour ne pas alerter les enfants, j’ai fait semblant de rien. J’ai attendu qu’il soit l’heure pour qu’ils aillent au lit, j’ai embarqué mon mari, ma valise, et nous sommes partis vers la maternité.

Contre à toute attente, je ne stressais pas du tout, j’étais même très zen. J’ai même du recadrer mon mari qui allait un peu trop vite sur l’autoroute (il ne voulait pas que je salisse les sièges de sa nouvelle voiture en perdant les eaux, vois-tu ! Il aurait dû penser à mettre du plastique…).

Ensuite, arrivée à la maternité à 23h, péridurale à 23h30, dodo jusqu’à 3h30 (quand je te dis que j’étais miraculeusement zen !), et arrivée du P’tit bidou à 3h57… Bon, il avait le cordon enroulé 2 fois autour du cou, alors la sage-femme et la gynécologue ont eu un peu de mal, et j’ai dû pousser encore et encore, avec la sage-femme limite assise sur mon ventre, mais bon… P’tit bidou est sorti sans un pleur, et tout allait bien ! Comme tu peux le constater , j’ai eu un accouchement zen, et pour moi, presque parfait !

Mais – parce que oui, il y a un mais – je n’étais absolument pas préparée à ce qui allait arriver APRÈS !

bébé endormi

Crédits photo (creative commons) : Hamed Saber

Vois-tu, j’étais la première de mon groupe d’amies à avoir un enfant, mon mari ne m’avait pas parlé de son expérience avec ses premiers bébés, et bizarrement, ma maman non plus ! Peut-être que, comme Florence Foresti le dit si bien dans un de ses spectacles, les mamans doivent signer une clause de confidentialité pour ne pas effrayer les autres femmes ! Mais j’ai décidé de braver cet interdit et de tout te dévoiler ! Alors oui, heu, non, en fait, je ne suis pas experte en la matière, je n’ai accouché qu’une fois, et non, je n’ai pas tout vécu… MAIS je peux quand même te parler de mon expérience, pour que tu saches si ce qu’il se passe et ce qu’il t’arrive APRÈS l’accouchement est censé être normal ou pas !

Se retrouver seule avec ce petit être

Tu auras compris que mon mari a déjà des enfants, et que donc, il ne pouvait pas rester avec moi tout le temps, car il devait s’en occuper aussi ! Ce que je comprenais et comprends toujours totalement ! Mais du coup, je me suis retrouvée souvent seule à la maternité avec ce P’tit Bidou dont je ne comprenais pas le fonctionnement. Et j’ai eu peur, je me suis sentie dépassée par les évènements ! J’ai pleuré, beaucoup trop ! Il paraît que c’est le baby blues. Ma maman restait avec moi tard le soir, me proposait de dormir avec moi pour me soulager, mais j’ai ma fierté, et j’ai toujours refusé. La journée, ça allait encore, mais dès que je sentais que j’allais me retrouver seule avec ce petit être mystérieux, c’était la fin du monde… Il faut le temps de s’apprivoiser, le temps d’apprendre à s’aimer dans certain cas…

Et puis gérer ces nuits où il ne voulait pas dormir dans son petit landau, mais juste contre sa maman. Je ne voulais pas qu’il s’habitue à dormir avec moi, car dans ma tête c’était bien clair : chacun son lit, chacun sa chambre ! Mais c’est là que les paroles d’une infirmière m’ont remis les pieds sur terre : « Mais Madame, il ne va pas s’habituer à dormir avec vous, il doit justement se déshabituer petit à petit de dormir avec vous… » Et ça, ça m’a déculpabilisée…

Les suites de l’épisiotomie

Je déteste le sang, je déteste les cicatrices, et quand on m’a dit que je devrais soigner ma cicatrice moi-même et prendre un miroir pour vérifier si tout allait bien, j’ai failli défaillir ! Quoi ?! Il va falloir que je jette un œil ? Que je désinfecte tout moi-même, après chaque passage aux toilettes ? Bon, il a bien fallu que je m’y fasse… Mais les bains de postérieur à la camomille, ce n’est pas évident ! Heureusement que Maman Chérie était là pour s’occuper de P’tit bidou pendant que moi, je faisais trempette !

Et puis quand tu veux t’assoir, ça fait un mal de chien !

De plus, j’ai eu une infection, ce qui n’a rien arrangé… Du coup, ça n’a pas cicatrisé comme prévu, un nerf s’est coincé, et il m’a été impossible de faire des galipettes avec mon mari durant 6 mois… J’ai pourtant essayé, mais ça me faisait un mal de chien ! À force de massage et de crème, ça s’est arrangé….

Ne pas savoir le nourrir et opter finalement pour le biberon

Je ne savais pas si je voulais allaiter ou pas, car j’avais entendu que pour certaines femmes, c’était très douloureux. Mais je voulais essayer ! J’avais aussi lu bien sûr qu’un lien unique se créait entre la maman et son enfant… Alors j’ai testé, et j’ai souffert. Je n’arrivais pas à le garder au sein, il tétait comme un fou, j’avais mal ! Mais je persévérais. Malgré cela, mon P’tit bidou perdait du poids, plus qu’il n’était censé en perdre. Alors, une gentille infirmière a compris ma douleur, aussi bien physique que morale, et m’a proposé de tirer mon lait pour pouvoir lui donner au biberon.

Et c’est là que nous nous sommes rendues compte que je n’avais pas de lait à lui donner. D’autres infirmières moins sympas m’ont fait remarqué que j’aurais dû me rendre compte que mon bébé ne buvait pas quand il était à mon sein ! Elles m’ont fait culpabiliser. Mais comment j’aurais pu m’en rendre compte ? J’avais jamais allaité avant, moi ! Et puis ce fut une révélation : P’tit bidou a reçu des biberons et a commencé à prendre de jolies couleurs, et moi, je n’ai jamais eu de montée de lait…

L’impression de ne pas être à la hauteur

Devenir maman, ça ne vient pas d’un coup. J’avais un trillion de questions à poser aux infirmières. Mais je trouvais que certaines me répondaient un peu brutalement (en fait, je suis certaine que je me suis fait des idées suite au baby blues), et j’avais peur de les déranger. Quand je devais prendre soin de mon P’tit bidou devant elles, j’avais peur de mal faire et qu’elles me jugent ! Je me sentais tout le temps mal à l’aise ! Je voulais rentrer à la maison pour être en tête à tête avec mon P’tit bidou (et le papa bien sûr).

Avoir mal au ventre et aux gencives

C’est bien simple : P’tit bidou, il en prenait de la place dans mon gros ventre. Et quand il est parti, tout a du se remettre en place ! Et ça, je te jure, ça m’a fait un mal de chien pendant 2 jours ! Heureusement, on te donne des antidouleurs, mais je ne m’y attendais pas du tout.

C’est comme pour les gencives… Je suis extrêmement sensible des gencives ! Et les jours qui ont suivi l’accouchement, j’ai eu mal aux dents et aux gencives, je te raconte pas !!! Mais bon, tout ça, je l’ai vite oublié.

Les saignements continus

Je ne le savais pas, et personne ne m’avait prévenue ! Les jours semaines qui suivent l’accouchement, tu as tes règles puissance 1000 ! Bon, j’exagère un peu : tu les as puissances 1000 les trois premiers jours qui suivent… Puis ça s’améliore, et le flux devient régulier, mais ne s’arrête pas et c’est extrêmement pénible. Alors n’oublie pas de prendre dans ta valise pour la maternité des culottes/slips que tu pourras jeter après, et des serviettes extra grosses et absorbantes, si tu ne veux pas devoir utiliser les horribles bandes de la maternité !

Et puis nous sommes rentrés à la maison, mais ça, c’est une toute autre histoire…

Et toi ? Tu as été surprise de ce qu’il t’arrivait après l’accouchement ? Personne ne t’avait parlé de tout ça, ou tu avais déjà un idée de toute ces choses ? Tu as quelques petites astuces pour affronter ces déboires des jours qui suivent la naissance ? Raconte !

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Commentaires

19   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame Rose

D’abord, merci, merci et merci, cette histoire de confidentialité me tape aussi sur les nerfs et j’aime autant être prévenue avant.

Ensuite, petite question : tu parles d’une douleur suite à l’accouchement parce que tout se remet en place, de quel genre de douleur parles-tu ? nausée ? un peu comme les règles ? Penses-tu que ce soit le cas de tout le monde ?

Bon courage et félicitations !

le 27/04/2015 à 07h37 | Répondre

La fée Lili (voir son site)

Coucou, en fait ce sont un peu comme des contractions mais en un peu moins fort (l’utérus se contracte pour reprendre sa place). L’allaitement accélère le processus, et merci les anti-douleurs, oui ^^

le 27/04/2015 à 13h06 | Répondre

Madame Violine

Chacun le ressent à sa façon. Sur mes 3 accouchements, j’ai eu très mal après mon deuxième, rien pour mon 1er et rien pour mon 3ème.
Pour ma part, les anti-douleurs n’ont pas faits grand’chose (peut-être n’ai-je pas eu les bons).

le 27/04/2015 à 19h28 | Répondre

Madame l'abeille

Merci beaucoup pour ton témoignage !
Je ne pense pas qu’on nous le « cache », mais peut être que tout le bonheur qui arrive après fait qu’on ne retient pas en détail les désagréments des suites de couche.
Personnellement, j’ai l’impression d’avoir été bien briefée lors de la préparation à la naissance, avec une séance entiere sur les suites de couches…mais c’est difficile de tout prévoir et anticiper quand on n’y est pas, j’imagine qu’il y a forcément des choses qu’on découvre « en live » et plein de questions qui surgissent! Je verrai ça dans quelques jours normalement!

le 27/04/2015 à 08h59 | Répondre

Julia

Madame Rose, je me permets de te répondre. Ces douleurs, sont des contractions qui permettent de remettre en place l’utérus. Normalement, si tu allaites, elles seront plus douloureuses (mais ton utérus retrouvera sa place plus rapidement). De même, ces contractions sont plus douloureuses au fil des grossesses ( enfin des accouchements ). J’espère t’avoir éclairée un peu.

le 27/04/2015 à 09h18 | Répondre

Madame Rose

Merci pour ces explications… pffiouuuu compliqué tout ça ! et surtout aléatoire d’une femme à l’autre !

le 27/04/2015 à 10h24 | Répondre

Cécile

Comme je suis contente de pouvoir lire un article sans tabou !!
Pour ma part, j’ai accouché il y a 15 jours, et je me retrouve dans certains de tes propos, notamment les nuits seule à la maternité : Dieu que c’était dur ! A angoisser du départ du papa… Le retour à la maison a été une délivrance !
Pour les douleurs de l’allaitement, j’étais prévenue, et cela s’estompe après les 3-4 premiers jours…
Et pour l’épisiotomie, je suis dans les chouettes douleurs de la cicatrisation qui te démangent et que tu ne peux rien faire… insupportable !
Mais c’est comme tout, on s’habitue à tout, et pour ma part, ne m’empêche pas de penser à un deuxième. Le cerveau a une mémoire sélective bien pratique !
Bon courage à toi en tout cas !

le 27/04/2015 à 09h48 | Répondre

Claire

J’ai accouché il y a 3 mois et pour les douleurs après l’épisio, la sage femme m’a conseiller de me reposer, d’être au maximum allongé pour ne pas trop solliciter le périmé. C’est ce que j’ai fait et les douleurs ont disparu. En revanche c’est plus facile à dire qu’a faire!

le 27/04/2015 à 15h11 | Répondre

Madame B

Merci pour cet article! Je suis passé par là il y’a un mois et de ne pas entendre parler de tout çà on se dit : est ce que c’est moi qui gère mal? Il est vrai qu’on m’en avait parlé lors de la prépa, mais j’étais tellement obsédé par l’accouchement et l’idée d’avoir enfin mon bébé que j’ai dû avoir l’oreille sélective 🙂 En tous les cas je tire vraiment mon chapeau à celles qui passent par là et qui ont déjà des enfants dont elles doivent s’occuper, cet accouchement m’a vraiment fait me rendre compte du courage des femmes.

le 27/04/2015 à 12h55 | Répondre

Madame Vélo

Merci pour ton témoignage ! Une amie m’avait déjà dit que finalement l’accouchement ça allait et que le vrai problème c’est l’APRES- accouchement parce qu’on n’y ai pas préparé. Heureusement il y a les cours de préparation qui en parlent un peu, mais je pense que tout n’est pas dit – pas par « secret confidentiel » mais parce qu’on se focalise sur l’accouchement en lui-même. Du coup j’aime bien lire ce genre de témoignages, ça permet de me préparer à ce qui pourrait m’arriver. On fini toujours par s’y faire et par s’en sortir, mais moi j’aime bien savoir ce qui m’attend !

le 27/04/2015 à 14h25 | Répondre

Madame D

Pareil ! Je me suis tellement focalisé sur l’accouchement que je me suis fais avoir par la suite !

le 27/04/2015 à 14h52 | Répondre

Luce

En tant que grosse flippée des conséquences physiques de l’accouchement (et du coup terriblement (trop) bien renseignée, je pense que si on ne nous dit pas tout sur les suites, c’est surtout pour qu’on arrive zen à l’accouchement. Une femme qui part confiante, pas focalisée sur la peur de l’épisio ou des déchirures va être bien plus détendue, et son accouchement se passera mieux.

le 27/04/2015 à 15h44 | Répondre

salomé (voir son site)

Ah les fameux maux de ventre ! A en pleurer tellement j’étais mal au point que mon fils a passé la nuit en nurserie (en ajoutant au passage une bonne dose de culpabilité :P). Je garde un TRES mauvais souvenir de ce qui aurait dû être des moments heureux, ces premières heures avec bébé …

le 27/04/2015 à 23h49 | Répondre

Madame Noût

j’en ai limite peur d’en avoir un deuxième! 🙂
Mais bon, voilà l’utilité de la mémoire selective! Parce que là, après 18 mois, j’y pense sérieusement à ce 2e bout de chou!

le 28/04/2015 à 09h13 | Répondre

mariounche

Tout à fait d’accord avec ce que tu écris, c’était aussi dur pour moi après mon 1er accouchement, les suites de l’épisiotomie et les saignements surtout, j’aurais aimé le savoir car j’en étais très surprise ! du coup, pour ma 2ème, ça m’a paru bien plus facile mais je pense que c’est parce que je m’y attendais, je savais que c’était normal et que ça allait passer.
Bref, c’est bien d’être informé 🙂 !

le 28/04/2015 à 09h42 | Répondre

Eola

Ton témoignage me parle énormément!
J’ai très mal vécu tout ce qui s’est passé après l’accouchement, et j’ai aussi eu le sentiment qu’on ne m’avait pas tout dit!
Les douleurs de l’épisiotomie et les saignements, je les ai découverts à ce moment-là…
Mais ce qui m’a paru le plus compliqué à gérer (et qui m’inquiète pour une éventuelle 2è grossesse, encore 5 ans après), c’est la façon dont j’ai vécu le séjour à la maternité. Mon mari étant déjà papa de 2 enfants en garde alternée, et mon p’tit bonhomme ayant pointé le bout de son nez une semaine avec les grands, je me suis sentie bien seule avec ce nouveau bébé! J’avais l’impression de ne rien savoir faire face aux puéricultrices, je perdais tous mes moyens. J’ai passé 5 jours à avoir le sentiment de déranger à la moindre question, et d’être empotée dès qu’il s’agissait de m’occuper de mon bébé en présence de professionnels. La réflexion d’une puéricultrice sur le fait que c’était vraiment rare, mais chez nous le papa semblait plus à l’aise avec le bébé que la maman a fini de m’assurer que je n’étais vraiment pas douée (et même si le papa a tenté d’expliquer que c’était son 3è enfant et moi le 1er, on lui a répondu que normalement ça ne se passait pas comme ça!)
J’ai passé tout mon séjour à la maternité à espérer une sortie anticipée, mais non…
Le retour à la maison m’est alors apparu comme une libération!

le 28/04/2015 à 22h40 | Répondre

Madame Noût

Comme je me reconnais dans ce que tu as écrit!!!! J’avais l’impression d’être jugée, tout le temps… Mais surtout la nuit!!!

le 04/05/2015 à 09h08 | Répondre

Démétra

Merci pour cet article, je me sens moins seule 😉
J’ai repensé à ma sage-femme pour la préparation à la naissance et je l’ai un peu maudite « pas de rapports pendant un mois après l’accouchement, bon OK 3 semaines si ça va » – ça, c’est le discours d’une femme qui n’a pas encore d’enfant ! J’ai saigné un peu plus longtemps mais surtout, les câlins c’est juste une torture (encore aujourd’hui après 7 mois) malgré une simple déchirure…
Mais bon, comme ma poupette va bien et que le reste s’est plutôt bien passé (on parle des pleurs du bébé au milieu de la nuit que tu n’arrives pas à calmer ?) :p
On a eu un cordon enroulé deux fois aussi mais du coup ça a été réa puis couveuse pour nous…

le 17/05/2015 à 02h34 | Répondre

Claire

Je ne pense pas qu’il soit normal qui tu ai toujours mal 7 mois après. Il faudrait que tu en parle à ta sage femme ou à ton gynéco. C’est assez tabou, mais c’est dommage de subir la douleur. Bon courage

le 18/05/2015 à 18h04 | Répondre

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