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A la une / Témoignage

Le début de l’histoire : mes fausses couches très précoces

Je souhaite partager ma petite expérience parce que lorsque ça a été mon tour de connaître les fausses couches, me raccrocher aux récits des autres m’a permis de garder espoir pour la suite. Le sujet étant sensible, j’espère ne heurter personne.

Si je fais le bilan, je considère ne pas avoir eu de difficultés à tomber enceinte. Ma fille s’est installée au bout de 7 mois et j’attends actuellement Tibou, après seulement 4 mois d’essais.

Cela dit, je me suis quand même fait quelques frayeurs. J’attends bien mon 2ème enfant mais j’ai fait 5 tests de grossesse positifs.

Il s’agissait de 3 fausses couches très précoces, avant de tomber enceinte de ma fille.

mes fausses couches très précocesCrédits : Pixabay

La première fois c’était notre premier mois d’essais. J’avais fait enlever mon DIU 1 mois avant. J’ai des cycles très réguliers de 30 jours. Cette fois-ci, mes règles ne sont pas arrivées le jour attendu, et des petits signes annonciateurs sont apparus, comme de légères nausées et les seins un peu douloureux alors qu’ils ne le sont jamais. Mais le test s’est avéré négatif. Bon. J’ai eu des saignements quelques jours plus tard et par curiosité j’ai refait un test. Il était faiblement positif.

Deux mois plus tard, on se marie. Une semaine avant, retard et test positif. Trois jours plus tard, je perds du sang.

Un mois après, encore un retard. Test positif. J’attends deux semaines pour faire une prise de sang, elle est parfaite. J’en refais une deux jours plus tard, le taux a baissé. Je vais voir ma gynécologue quelques jours plus tard. Elle me fait une échographie, c’était un œuf clair. L’expulsion, naturelle, est super douloureuse et m’a traumatisée car j’ai perdu « des morceaux ». La sensation était affreuse. Il s’agissait de gros caillots, qui composaient la poche vide que j’ai vu à l’écho.

Après cela, j’annonce à mon mari que je veux faire une pause dans nos essais, car ça fait 6 mois que j’ai régulièrement mal au ventre, entre les règles, bien plus douloureuses les mois de tests positifs, les symptômes annonciateurs et enfin cette expulsion.

 

À ce stade, c’était la peur qui prédominait. J’étais rassurée sur le fait qu’on soit fertiles, mais je me disais que j’avais un problème, que mon corps rejetait les embryons. Alors oui, mon utérus expulsait parfaitement en cas de fausse couche… Quelque part, la machine fonctionnait bien. On se rassure comme on peut… J’avais la ferme impression d’être incapable de garder un bébé.

 

Et puis… Un mois de pause et on s’y est remis. Ce mois d’août 2016, on ne se voit pas de la semaine, j’insiste auprès de mon mari le vendredi après une soirée bien arrosée, parce que quand même j’ai pas envie de laisser passer un mois sans tenter notre chance à la bonne période ! Je n’y crois pas vraiment, la date d’ovulation présumée par mes calculs est passée… 9 mois et 4 jours plus tard, la loupinette est née. J’ai quand même eu une frayeur au bout de 5/6 semaines quand j’ai perdu du sang après un câlin. Fausse alerte.

 

Contrairement à d’autres, je n’ai pas vraiment eu le sentiment d’avoir perdu un enfant. Mes fausses couches ont été si précoces que je n’ai pas eu le temps de me projeter. Le souvenir majeur que je garde de cette période, c’est l’inquiétude de ne jamais y arriver, mais elle a disparu avec la naissance de la loupinette. L’autre souvenir marquant, c’est la douleur que j’ai éprouvée, notamment la 3ème fois. Quand on s’est lancé dans les essais pour numéro 2, j’avais vraiment très peur de revivre ça.

mes fausses couches très précocesCrédits : Pixabay

Je suis tombée enceinte le 4ème mois alors qu’une fois de plus, je n’y croyais pas du tout ! Et pourtant, quelques jours avant les règles, apparition des premiers signes. Puis retard de règles. Et un beau test positif !

J’ai bien cru que l’histoire se répétait quand 3 semaines plus tard, j’ai perdu du sang. J’ai d’ailleurs tout de suite annoncé à mon mari que je faisais une fausse couche. En fait non, j’ai juste saigné tout au long du premier trimestre.

 

Au fond de moi, j’ai l’intime conviction que mon corps avait besoin de se préparer, de s’habituer au fait d’accueillir un corps étranger, un autre être. Bien sûr, je n’ai aucune preuve, mais ces fausses couches de plus en plus marquées, puis ces deux grossesses coup sur coup… C’est comme si mon corps avait dû apprendre avant d’être capable de vivre une grossesse.

Et toi, es-tu aussi passée par cette douloureuse expérience ? Viens nous raconter ton histoire. J’espère de tout coeur qu’elle se finit bien.  

A propos de l’auteur

Maman de la loupinette née en mai 2017 et de Tibou né en février 2019. J'adore me poser des questions ("me prendre la tête" pourrait-on dire) et chercher des réponses. Dans ma tribu est une de mes sources préférées !