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A la une / Témoignage

Avant, j’avais des principes. Maintenant, j’ai un enfant.

C’est en lisant l’article d’Urbanie sur son premier mois avec sa Princesse Kate que j’ai repensé aux grands principes auxquels nous tenions, mon mari et moi, avant l’arrivée de notre Croquette.

Et si je dois faire un bilan, huit mois après sa naissance, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il est… mitigé.

À toutes les mamans qui avaient déterminé à l’avance leur ligne de conduite, qui étaient persuadées qu’elles allaient tenir bon. À toutes les mamans qui ont finalement laissé tomber et qui ont pris les choses comme elles venaient ! Mais aussi à toutes les futures mamans pleines d’espoir et de bonne volonté. Ceci est pour vous.

Mère bébé principes

Crédits photo (creative commons) : Eduardo Merille

Les principes qui ont disparu derrière un pleur et une couche sale

On refuse d’utiliser une poussette/On portera notre fille en écharpe

On partait du principe que la poussette n’était pas pour nous, car nous nous déplacions beaucoup en transports en commun dans notre ville (la poussette dans un bus bondé, bof bof). Les écharpes de portage nous semblaient donc une bonne solution. En plus, ça paraissait sympa de porter son petit bout contre soi.

Quand Croquette est arrivée, elle a accepté d’être en écharpe pendant deux mois. Puis, vers 2-3 mois, elle a commencé à pleurnicher et à se débattre dès qu’on essayait de la porter en écharpe.

Bon gré, mal gré, on est allés chercher la poussette bon marché qu’on avait achetée (bah oui, elle était censée servir de manière occasionnelle !), qu’on utilise maintenant tous les jours. Croquette kiffe grave la poussette : ça lui permet de regarder tout ce qui se passe autour et de satisfaire sa curiosité d’écureuil intrigué, sans être maintenue contre papa ou maman.

Et le coup de grâce : en fait, on ne prend jamais les transports en commun avec elle. Les écharpes de portage ont donc été remisées définitivement.

On refuse de la faire dormir dans notre chambre

L’idée a été abandonnée dès la maternité, quand on a eu des discussions sur la mort subite du nourrisson : visiblement, faire dormir le bébé dans la même pièce que ses parents jusqu’à 6 mois permettrait de réduire drastiquement les risques.

Après quelques nuits épuisantes où on n’a pas fermé l’œil, on s’est aussi aperçu que notre fille avait besoin de dormir à notre contact DIRECT. Pas dans son lit dans la même pièce, pas dans un berceau juste à côté de notre lit, non. CONTRE nous, presque en peau-à-peau. La première fois que nous avons fait ça, elle a dormi d’une traite entre minuit et 9h du matin. Il n’en a pas fallu plus pour nous convaincre que la solution était le cododo dans notre lit.

Je sais que c’est déconseillé (notamment à cause du risque de mort subite : contradiction, quand tu nous tiens), mais ça a été idéal pendant deux gros mois. Après ça, Croquette a accepté de dormir dans son berceau à côté de notre lit, puis dans son lit, puis dans sa chambre dès 6 mois (victoire !).

J’allaiterai le moins longtemps possible !

Bon, ça, c’est un demi-principe, qui est apparu les premiers jours après la naissance de Croquette. Je pensais initialement allaiter le temps de mon congé maternité (trois mois), mais ça s’est tellement mal passé dans un premier temps que j’avais juste envie de lui refourguer un bibi, et basta !

Puis l’allaitement s’est mis en place et c’est devenu chouette. Tellement chouette et épanouissant que quand j’ai dû arrêter pour retourner travailler, ça a été un petit déchirement.

On ne lui mettra pas de vêtements « de fille »

Je voulais des vêtements neutres, pas forcément du rose et des jupes, pour ne pas tomber dans le schéma ça-c’est-pour-les-filles-ça-c’est-pour-les-garçons.

Mais j’avoue que ça n’a pas tenu longtemps, tant je voyais de jolies choses en magasin. Et ça lui allait tellement bien, ces petits pulls rose poudré ou ces robes couleur crème avec des fleurs rouges ou ces… Bref, j’ai craqué. C’était mignon, pourquoi s’en priver ?

Pour autant, je ne me mets pas de barrière non plus : si je vois dans le rayon garçon un pyjama, un pantalon ou un sous-pull relativement neutre (comprendre : qui ne contienne pas un graphe du dessin animé Cars) qui me plaît, je prends.

On ne laissera pas pleurer

Oui et non, pour ce principe, en fait. Quand ton bébé commence à tester ton temps de réaction suite aux pleurs ou quand il se dit : « Ils ne me regardent pas jouer, donc je pleure. », chaque démonstration de résistance de notre part est une petite victoire, puisque l’enfant n’utilisera pas les pleurs comme unique moyen de communication.

C’est bien entendu quelque chose qu’on a décidé à partir du moment où elle montrait ces manières de faire ! En un mois, nous pouvons constater qu’elle a limité les pleurs pour attirer notre attention et utilise désormais d’autres moyens : le rire, le cri discret, les vocalises…

Les principes qui ont tenu bon

Je n’allais pas lâcher complètement mon idéal de parent parfait, quelques principes ont donc tenu !

On n’utilisera pas de petits pots industriels/On fera tout nous-mêmes/On choisira les aliments les plus sains

Je vais déjà préciser que nous avons un pédiatre allergologue qui est très permissif. Je dis permissif, car il va à l’encontre de tout ce que j’ai pu lire ou entendre jusqu’à présent quant à ce qu’il faut ou non donner à un bébé. Pour lui, il faut TOUT faire manger à l’enfant, dès 6 mois (et même 4, en fait, sous certaines conditions). Oui aux crevettes, oui à tous les fruits, même crus, oui à la cacahuète ! Révolution dans les assiettes !

Nous lui faisons confiance, car notre pédiatre est un allergologue passionné et reconnu, qui se tient au courant. Récemment, il y a eu une grosse rétrospective sur les pratiques alimentaires infantiles en Europe depuis quinze ans, et il a été montré que c’était en mettant l’enfant en contact de différents allergènes et aliments qu’on évitait le plus les allergies ! Mon mari étant un scientifique convaincu (qui travaille, en plus, dans le secteur pharmaceutique), il ne lui en fallait pas plus pour opter pour le « tout à Bébé ».

Depuis ses 4 mois, notre fille mange donc de tout, sans exception, réduit en purée et servi à la cuillère. Et vu la vorace que nous avons, tout y passe avec délectation.

Notre résolution de préparer du fait maison idéalement bio est bien plus agréable à mettre en place, du fait de cette possibilité de lui donner de tout. Je peux dire (avec une pointe de fierté maternelle) qu’à bientôt 8 mois, Croquette n’a jamais touché à un petit pot industriel de fruit ou de légume.

Ça demande parfois beaucoup d’organisation, mais ça fait tellement plaisir de la voir se jeter goulument sur sa purée scampi-pomme de terre-céleri qu’on en oublie le reste. Nous nous méfions tellement des aliments de la grande distribution que ça nous semblait le seul point sur lequel nous ne pouvions absolument pas céder !

On ne laissera pas pleurer : deuxième édition

J’avais dit que « oui et non » ! Nous sommes convaincus malgré tout qu’on ne laisse pas un petit bébé pleurer, car il ne pleure pas sans raison. Il nous semblait donc préférable d’aller chercher notre fille au moindre pleur pendant les premiers mois, ne serait-ce que pour la rassurer et lui montrer que nous étions là pour elle. Après tout, un bébé est incapable de faire un caprice : son cerveau ne peut pas le concevoir !

Nous avons donc tenu bon, malgré la difficulté à réagir positivement à des pleurs à 3h du mat’, malgré la famille qui trouvait qu’on allait en faire une capricieuse (notre fille étant une enfant facile aujourd’hui, je ris d’autant plus de leurs remarques ridicules)…

On n’utilisera pas de produits de soin industriels

Exit les lingettes, les shampoings pour bébé, les gels douche dédiés et autres produits issus de l’industrie. Pour Croquette, nous n’avons utilisé que des carrés de coton bio, du liniment oléo-calcaire (la meilleure invention du monde, selon moi !), du savon d’Alep, du beurre de karité, etc.

Pas question pour nous d’appliquer une crème hydratante soi-disant faite pour bébé contenant une liste de produits chimiques à n’en plus finir, alors qu’une simple noisette de beurre de karité ou une goutte d’huile de noyau d’abricot fait tout aussi bien effet.

On ne fera pas tous les vaccins

Je ne veux surtout pas entrer dans une polémique, chacun fait ce qu’il veut en la matière, en son âme et conscience. Je crois qu’aujourd’hui, beaucoup de gens sont mal informés et qu’il est difficile de faire changer les mentalités (et la théorie du complot a de grands adeptes en matière de santé publique).

Nous avons la chance, grâce au métier de mon mari, d’avoir des informations de premier plan concernant la vaccination, et ça nous a permis de faire un tri dans ce que nous souhaitions faire ou non (dans la limite légale : le vaccin contre la poliomyélite est par exemple obligatoire en Belgique, mais c’est le seul).

Alors OUI, mon bilan est mitigé, comme je le disais, mais en y regardant de plus près, il me semble avoir tenu bon sur la plupart des choses qui nous semblaient importantes : la nourriture, les soins et l’attention portée à notre puce. Pour le reste, ma foi… je relativise !

Et toi ? Quels étaient tes grands principes pour l’éducation de tes enfants ? Lesquels ont tenu bon ? Lesquels as-tu abandonnés ? Viens nous dire !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

A propos de l’auteur

Lectrice assidue des blogs de la famille Dentelle depuis l'organisation de notre mariage en 2014, je suis surtout maman d'une petite fille née en avril 2015 et d'un petit garçon né en avril 2017. Passionnée de littérature, de pâtisserie, de langues étrangères et de cosmétiques, je viens partager ici mes impressions et mon vécu.