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L’allaitement : du doute au cauchemar !


Publié le 28 janvier 2016 par Tamar

Aujourd’hui, je viens te parler d’un sujet qui pose question à de nombreuses futures mamans et mamans, j’ai nommé l’allaitement !

Le 19 août 2015, j’ai accouché de mon premier enfant, une magnifique petite fille prénommée Alice.

Pendant toute ma grossesse, j’ai bien évidemment réfléchi au sujet : allaitement ou biberon ? À vrai dire, l’allaitement me faisait peur, donc je me suis dit que j’opterais immédiatement pour le biberon à la naissance. J’appréhendais en effet la douleur que pourrait causer l’allaitement, je ne voulais pas m’y risquer.

Mais ma mère, très branchée « nature et bio » (et m’ayant elle-même allaitée un temps), a su me convaincre des bienfaits de l’allaitement. En effet, nul ne peut nier que le lait maternel est le meilleur aliment pour les nourrissons de 0 à 6 mois, qu’il est riche en anticorps et plus digeste que le lait maternisé. Et qui ne veut pas le meilleur pour son tout-petit ?

Je me suis donc résolue à tenter l’allaitement dès sa naissance. J’ai bien dit « tenter », car pour moi, il était acquis que si c’était trop compliqué et/ou douloureux, j’arrêterais illico.

À la naissance, bébé a donc eu droit à sa tétée d’accueil, qui s’est bien passée, car elle a immédiatement su trouver le sein et téter correctement. De mon côté, c’était douloureux, mais je me suis dit que ce n’était que la première tétée et qu’il ne fallait pas en tirer de conclusions hâtives !

Nouveau-né et allaitement

Crédits photo : Ari Landworth

En tout, je suis restée à la maternité quatre jours, pendant lesquels les puéricultrices se sont succédé dans ma chambre, pour m’aider à bien donner le sein à Alice. Si le bébé mordille le téton au lieu de prendre toute l’aréole du sein, pas étonnant que des douleurs apparaissent ! Mais en l’occurrence, ce n’était pas le cas, puisque comme je l’ai dit, elle a tout de suite su prendre correctement le sein. Et de mon côté, je veillais scrupuleusement à ce qu’elle ne me mordille pas les tétons.

Malgré toute ma bonne volonté, la douleur était à chaque fois aussi vive. Le lendemain de mon accouchement, mes seins ont commencé à s’engorger. En me regardant dans la glace, je ne voyais plus que ces obus ! Seule solution pour me soulager : donner le sein. Autant dire qu’il s’agissait de choisir entre la peste et le choléra. Soit je devais supporter les seins douloureux, soit je devais allaiter pour me vider les seins, ce qui me faisait mal aussi ! Aussi m’a-t-on rapidement proposé de placer sur mes tétons des « bouts de sein » en plastique, conçus pour réduire la douleur.

Eh bien, il n’en a rien été ! Certes, les bouts de sein ont l’avantage de prévenir les crevasses, car il n’y a pas de contact direct entre la bouche de bébé et le téton, mais en ce qui me concerne, la douleur ne s’est pas atténuée. Le fait de me masser les seins sous la douche et de leur passer une crème spéciale après chaque tétée ne me soulageait pas réellement non plus.

De retour à la maison, j’ai décidé de prendre sur moi et de continuer à allaiter malgré tout, car j’estimais qu’il était trop tôt pour abandonner : ça ne faisait même pas une semaine que ma fille était née ! Il fallait que je persévère. Mais malheureusement, rien n’y a fait : donner le sein était toujours aussi douloureux… Pourtant, j’aimais à me regarder dans le miroir donnant le sein à mon bébé. Ça peut paraître bizarre de le dire, mais j’en retirais une certaine fierté, je me sentais surpuissante ! Une Wonder Woman, en somme.

Devant toutes ces difficultés, j’ai fini par rappeler la sage-femme remplaçante (la mienne étant en congé à cette époque), qui m’avait vue deux fois avant l’accouchement. Que faire pour me soulager de mon engorgement mammaire ? Comment faire en sorte que l’allaitement se passe mieux ? Telles étaient mes questions.

Elle est passée à mon domicile et m’a proposé une technique que nous avons appliquée ensemble. Il s’agit tout simplement de remplir un verre (de préférence concave) d’eau tiède, voire chaude, et de plaquer fortement ce verre d’eau contre le sein engorgé. Aussitôt, du lait gicle des tétons et on en retire très vite un grand soulagement.

Mais cette solution n’était pas viable à long terme. D’une part, dans certaines situations (par exemple, si on se trouve à l’extérieur), il est compliqué de dégainer un verre et de le remplir d’eau chaude pour se soulager. D’autre part, beaucoup de lait est ainsi gâché, car une fois noyé dans l’eau, on ne peut que le jeter dans l’évier !

La sage-femme a donc établi une ordonnance pour la location d’un tire-lait. Aussitôt, je me suis rendue en pharmacie pour louer un tire-lait électrique et acheter la téterelle correspondante. De retour à la maison, je me suis mise à tirer mon lait à l’aide de cette machine. Au début, j’étais peu convaincue : il me fallait au moins deux heures pour tirer des quantités négligeables. Sans compter que, si ce n’est pas excessivement douloureux, tirer son lait n’est pas une partie de plaisir non plus. Mais j’ai persévéré, et rapidement, les seins ainsi stimulés ont produit beaucoup plus de lait. Je tirais l’équivalent d’un biberon en vingt minutes !

Alors, une idée a émergé dans mon esprit : pourquoi ne pas utiliser exclusivement le tire-lait pour nourrir mon bébé ? Ainsi, il profiterait des bienfaits du lait maternel, et de mon côté, je n’aurais plus mal à ce point.

Seulement, cette idée que je croyais brillante s’est rapidement révélée une utopie dans mon cas. En effet, ne donner que des biberons impliquait que je tire beaucoup de lait. Or, plus tu tires ton lait, plus tes seins sont stimulés, plus il faut tirer pour te soulager… Un vrai cercle vicieux, en réalité ! Sans compter que ça n’empêchait pas mes seins de couler entre deux « tirages ». J’étais donc obligée de porter en permanence un soutien-gorge rempli de coussinets d’allaitement, car je ne te dis pas combien de t-shirts j’ai mouillés par inadvertance !

J’étais donc fatiguée physiquement, mais surtout mentalement. J’avais la sensation d’un terrible échec : je me sentais coupable de ne pas y arriver, de ne pas pouvoir donner le meilleur à mon bébé. J’ai même pensé à solliciter des organismes comme la Leche League, mais au bout du compte, j’ai préféré raccrocher purement et simplement.

Je voulais passer enfin de bons moments avec mon bébé, sans douleur constante. D’autant qu’il fallait que je me remette de mon accouchement : retrouver une tonicité au niveau du périnée, cicatriser au niveau des parties intimes, perdre du poids… Si en plus, il fallait que je me gâche la vie à cause de l’allaitement, ce n’était pas la peine !

Heureusement, le papa a su m’encourager dans cette voie, car il voyait bien que l’allaitement générait trop de difficultés. Même ma mère, à qui j’avais expliqué tous mes problèmes, m’a encouragée. Avoir ces soutiens était important pour moi.

Ma sage-femme habituelle étant revenue de congé, je l’ai appelée à la rescousse. Je lui ai expliqué mon passif et demandé de m’aider à débuter un sevrage. Elle m’a recommandé un arrêt en douceur. En résumé, il s’agissait d’alterner biberon et tétée dans les premiers temps.

Mais butée comme je suis, je n’en ai fait qu’à ma tête et je n’ai pas suivi son conseil : le premier jour, j’ai arrêté complètement de donner le sein, pensant que le sevrage irait plus vite. Horreur et damnation ! Mes seins étaient ultra engorgés et ressemblaient à une paire d’obus. Quant à la douleur, elle était insupportable, au point que je me suis passé une compresse glacée sur les seins toute la journée et toute la nuit pour me soulager.

Le lendemain, j’ai donc rappelé ma sage-femme, paniquée, et elle m’a dit qu’il ne fallait surtout pas procéder à un sevrage brut et direct, mais y aller en douceur. Cette fois, je l’ai écoutée et j’ai remplacé une tétée sur trois par un biberon, puis une tétée sur deux, pour finir par supprimer complètement les tétées au sein. Parallèlement, elle m’a prescrit un peu d’homéopathie pour booster le sevrage. Mes seins ont commencé à se désengorger, car ils produisaient de moins en moins de lait, donc je n’avais plus besoin de tirer autant qu’avant. Et en fin de compte, le sevrage n’a pas été si long : une semaine environ.

Les débuts au biberon ont été un peu difficiles. En effet, Alice le prenait bien, mais elle régurgitait beaucoup, ce qui n’avait jamais été le cas au sein. J’ai mis ça sur le compte de la transition du lait maternel au lait artificiel, réputé beaucoup plus difficile à digérer. Mais ma patience a été mise à rude épreuve, et une nuit, à bout de nerfs, j’ai éclaté en sanglots et tout jeté par terre. C’était un relent de baby blues, sans doute, mais j’avais le sentiment que je n’y arriverais jamais.

Heureusement, passé quelques jours, une semaine environ, les choses sont rentrées dans l’ordre. Aujourd’hui, ma fille ne régurgite plus du tout (pas même une goutte, alors qu’auparavant, il arrivait que la moitié, voire la totalité du biberon y passe !) et elle prend même le biberon avec appétit.

Avantages du biberon :

  • les tétées sont moins anarchiques qu’avec le sein, et on arrive grosso modo à respecter un rythme d’un biberon toutes les trois heures (hormis la nuit, bien évidemment),
  • le papa et l’entourage (grands-parents, amis…) peuvent aussi participer à ce moment privilégié avec le bébé,
  • je ne m’impose plus ni compléments à base de vitamines, ni restrictions alimentaires,
  • et enfin, plus besoin de tirer en permanence mon lait (j’avais l’impression d’être devenue une vache laitière !).

Alors, bien évidemment, cet article n’est pas un plaidoyer pour le biberon, loin de là. Simplement, avec le recul, je pense que l’allaitement n’était pas fait pour moi, et je déplore qu’il ait « gâché » les premières semaines passées avec mon bébé.

Pour autant, je ne regrette pas d’avoir tenté l’expérience : je n’aurais pas pu en tirer ces conclusions si je n’avais pas essayé. Et si on me pose la question de savoir s’il faut privilégier l’allaitement au biberon, je répondrai que oui, car le lait maternel reste le meilleur aliment du nourrisson. Simplement, je crois qu’il faut savoir accepter que cette pratique ne convient pas à toutes, et ne pas hésiter à passer au biberon.

Car au fond, je pense qu’il vaut mieux une maman heureuse qui nourrit son bébé au biberon qu’une maman souffrante parce que nourrissant son bébé au sein. Ce qui est bon pour la maman est bon pour le bébé !

Et toi ? Tu as essayé d’allaiter ton bébé ? Comment ça s’est passé ? Quelles leçons en tires-tu aujourd’hui ? Viens en parler…

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Commentaires

17   Commentaires Laisser un commentaire ?

Betty

merci pour cet article !
Moi non plus je voulais allaiter mais sans très grande conviction, un peu pour voir, tenter l’expérience. Et
j’ai une expérience de l’allaitement équivalente à la tienne : essai du tire-lait, engorgements à répétition, douleurs et écoulements,… Malgré les remarques désobligeantes de ma famille qui n’arrêtait pas de comparer ma fille a leurs propres enfants intolérants au lait, j’ai tenu bon et intégré progressivement des biberons de lait artificiel. On me répétais sans cesse que ma fille régurgitais car elle étais intolérante au plv (mais elle régurgitais tout autant le lait maternel…). Maintenant qu’elle a un lait AR, tout va très bien et elle n’est intolérante a rien du tout !
J’avais réussi un sevrage partiel avec une têtée le matin et une le soir, un rythme qui était très bien pendant mon congé maternité, mais j’ai arrêté en reprenant le travail car c’était trop long pour notre marathon du matin ! Le sevrage a donc plutôt été fait sur un mois dans mon cas (entre ses 6 et 10 semaines).
Merci en tout cas pour cet article, je me sens moins seule !

le 28/01/2016 à 09h05 | Répondre

Miss Chat

Ah l’allaitement… c’est si dur. Et à côté de ça, c’est vrai que le biberon apporte tellement de facilités qu’on en vient à se demander si ça vaut la peine de souffrir 😉 J’ai tenu bon pendant 3 semaines avant que l’allaitement ne devienne une routine… Je me suis accrochée à l’idée que j’offrais le meilleur pour ma fille et que ça valait bien quelques souffrances, c’est ça qui m’a fait tenir bon. Mais il s’en est fallu de peu…
Comme tu as très bien conclu, il vaut mieux une maman heureuse plutôt qu’une malheureuse qui transmettra son dépit voire son ressentiment à son nourrisson !

le 28/01/2016 à 09h54 | Répondre

Lisa

Beau témoignage qui sera sûrement très utile à beaucoup de lectrices. J’ai rencontré un peu les mêmes soucis que toi au debut, mais sûrement moin car je l’ai mieux vécu. La première semaine à la maternité s’est bien passé. Ça s’est compliqué en rentrant à la maison jusqu’au 3 semaines de bebe à peu près. J’ai tenu bon, mais je comprends que l’on arrête car c’est vrai qu’on est facilement épuisé moralement et physiquement et les pics de croissance n’aide pas non plus. C’est vraiment le premier mois qui est très difficile. Ensuite, une fois que l’allaitement est bien installé et qu’il n’y a plus de douleurs il y a quand meme aussi pas mal d’avantages. Bebe a quasi 3 mois et demi je l’allaite toujours mais je viens de reprendre le travail et c’est un autre rythme. Je tire mon lait mais j’ai du mal à fournir en quantité. J’ai commencé à introduire un biberon de lait infantile en complément. Et je trouve que c’est plutôt pas mal de pouvoir combiner les deux. J’aimerais pouvoir continuer longtemps un allaitement mixte. Mais il faut avant tout écouter et ne pas aller au delà de ses limites. Le plus important pour bebe est d’avoir une maman sereine et en bonne santé.

le 28/01/2016 à 10h22 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Merci pour ton article qui aidera beaucoup, j´espère, à déculpabiliser. J´ai vécu une expérience à peu près aussi catastrophique que la tienne voire meme plus (alors que de mon coté je voulais vraiment allaiter dès le début) et le biberon m´a sauvée !

le 28/01/2016 à 10h31 | Répondre

Cricri2j

Je rejoins plusieurs des témoignages. Il m’a fallu 3 semaines pour que l’allaitement se mette en place. Avant ca que de douleurs, de doutes, d envie d arrêter constantes… On ne nous préviens pas assez à ce qui nous attend je pense

le 28/01/2016 à 13h11 | Répondre

Doupiou

Allaitement mixte dans mon cas car dès la reprise de la pilule à 20 jours de l’accouchement je n’avais pas assez de lait !

le 28/01/2016 à 13h54 | Répondre

JMEOP (voir son site)

Il existe des conseillères en lactation qui sont mieux formées que les sages femmes pour accompagner les mamans dans leur allaitement. C’est un métier méconnu mais qui apporte tellement aux mamans qui luttent dans leur allaitement comme tu as lutté avec le tien.

le 28/01/2016 à 16h15 | Répondre

lagrogniasse

Ça a dû être très dur à vivre, et je sais que c’est le cas pour beaucoup.
Mais pour ne pas décourager les lectrices face à tous ces témoignages de difficulté : dans mon cas, ça a été plutôt facile, et un an après, ça continue :)!
L’allaitement, c’est possible, ça peut ne pas faire mal… mais c’est sûr que ça demande sans doute d’être bien accompagnée.
Dans mon cas, la leche league et quelques sites internets m’ont beaucoup aidé à surmonter mes questions.

le 28/01/2016 à 16h34 | Répondre

Vero

Je comprends si bien cette situation. J’ai eu la meme mais en plus avec le flip du bebe qui perd trop de poids à la maternité et on m’a donc imposé le tire lait. La fin pour moi a été plus catastrophique: 2 operations du seins en 15 jours avec anesthesie generale pour les 2 alors que ma fille n’avait que 2 mois…

le 28/01/2016 à 18h03 | Répondre

Mme Lau

Ton témoignage m’a beaucoup intéressé étant donné que je suis enceinte de bientôt 8 mois et j’hésite encore à allaiter. Je vois bien tous les aspects positifs de celui-ci mais je pense que j’hésite à cause des douleurs que ça peut occasionner et j’ai peur de pas réussir à allaiter correctement et produire assez de lait pour mon bébé, et je pense que le sevrage aussi me fait peur pour la suite. Un coup je me dis oui et le lendemain je me dis que non, je pense que je prendrais la décision finale qu’au dernier moment…

le 28/01/2016 à 18h16 | Répondre

Jahanara

C’est vrai que ce n’est pas facile l’allaitement mais je ne peux qu’encourager celles qui hésitent à essayer. J’en suis à 4 semaines d’allaitement exclusif et effectivement le début a été douloureux mais les bouts de sein m’ont bien aidée, et aujourd’hui je suis fière d’avoir persévéré. Les débuts de tétées sont encore parfois douloureux mais juste quelques secondes. Et mon bébé a l’air tellement heureux quand il tète.
J’ai eu la chance d’être bien conseillée les 1ers jours, c’est certainement ce qui a fait que je n’ai pas abandonné. Mon bébé ayant eu des soucis de santé, nous étions hospitalisé en néonat et les infirmières avaient le temps de m’aider à mettre bébé au sein, de me trouver des solutions et d’écouter mes inquiétudes !
Pour celles qui hésitent à se lancer, je vous conseille le livre « l’art de l’allaitement maternel » de la leche league, c’est vraiment une mine d’informations !!
Je suis contente de lire que tu as l’air satisfaite d’être passée au biberon, l’essentiel est d’être en accord avec ses choix !

le 28/01/2016 à 20h56 | Répondre

Aline

Ton témoignage m’a beaucoup touchée, c’est tout à fait le schéma dans lequel j’ai été pour ma première fille : un allaitement très difficile et douloureux malgré la fierté de faire cela pour elle. J’avais tenu un mois, et le premier « repas » qui s’était bien déroulé avec elle a été son premier bib, donné et pris sereinement… Si je laisse un commentaire, c’est simplement pour te dire que j’ai tenu à rééssayer l’allaitement pour la deuxième, en me disant que je n’insisterais pas autant que pour la première si cela se passait mal. Et finalement, ça a été beaucoup mieux. Je savais quelles avaient été mes difficultés et en avais beaucoup parlé à ma sage-femme avant, j’ai pris de l’homéopathie, et ma deuxième, moins vorace, ne m’a pas fait de crevasses. Après, tout n’a pas été parfait, et, très fatiguée, j’ai quand même arrêté au bout d’un mois, mais cette expérience a été bénéfique. J’aurais vu à quoi ressemble une tétée normale et le plaisir que l’on peut y prendre avec son enfant, et c’est sans culpabilité que j’ai arrêté.
Tout ça pour dire : ne reste pas bloquée sur cette difficulté, mais ne t’acharnes pas non plus 😉

le 29/01/2016 à 09h25 | Répondre

Tamar

Merci pour ce commentaire! Au risque de passer pour une « maso », je pense que le jour où j’aurai un deuxième enfant, je l’allaiterai les premiers temps. Si ça se passe mieux (c’est possible, après tout), tant mieux. Et si ça se passe de la même manière, je saurai m’arrêter à temps et quels gestes adopter. Dans tous les cas je n’aurai plus cette angoisse face à l’inconnu et ça me rassure!

le 14/02/2016 à 23h35 | Répondre

Virginie

Sachant que je suis en motivation très basse en ce qui concerne l’allaitement (ah ! l’image de la vache à lait ! + une grande sensibilité naturelle de la poitrine), je voudrais poser une question pratique : est-ce qu’on peut d’entrée de jeu à la maternité, à la tétée d’accueil prendre les bouts de sein en silicone ?

le 29/01/2016 à 10h13 | Répondre

Tamar

Oui je pense qu’on peut tout à fait utiliser des bouts de sein dès la tétée d’accueil puisque moi on m’en a proposé à peine 48 heures après la naissance de ma fille!

le 14/02/2016 à 23h37 | Répondre

Jujube

Bonjour,
je me reconnais dans ton témoignage!
j’avais complètement idéalisé l’allaitement avant d’accoucher et j’avais vu ma belle-soeur faire deux longs allaitements…je ne me posais donc même pas la question du biberon!
je suis tombée de haut: dès la tétée d’accueil, j’ai senti des tiraillements désagréables.
Systématiquement, lorsque je voulais mettre ma fille au sein, je demandais à ce que qq vienne vérifier la position (conseil de ma belle-soeur, quitte à déranger le personnel de la mat’!). Sur le papier, tout était ok: bébé qui se nourrit bien, avec une bonne position, bonne montée de lait, mais dans les faits, une douleur aigüe à chaque fois, malgré les bouts de sein en silicone, la crème à la lanoline, les compresses imbibées de mon lait, etc…même le tire-lait me faisait mal! pour rester dans les détails glamour, j’avais les tétons rouge-framboise et rien qu’à me regarder, les sages-femmes avaient mal pour moi! Mais elles me disaient: « c’est normal, vous avez la peau claire! » J’avoue ne toujours pas comprendre le lien: comment les peuples d’Europe du nord aurait pu survivre jusqu’à aujourd’hui si les femmes n’avaient pas pu nourrir leur bébé?!!
De retour à la maison, j’ai consulté une infirmière-puéricultrice spécialisée en allaitement. J’ai réussi à avoir une tétée un peu plus confortable, ça m’a redonné confiance. Je tirais mon lait sur le sein trop douloureux et alternait avec l’autre… mais la gestion du tire-lait la nuit (pour soulager la poitrine), la gestion des tétés du bébé, les biberons, la fatigue, tout ça m’a fait finalement renoncer…à regret, mais il vaut mieux en effet une maman sereine et reposée qui donne un biberon avec tout l’amour du monde, plutôt qu’une maman qui allaite en redoutant le prochaine tétée et qui est crispée et épuisée…
Si j’ai un deuxième enfant, je me laisserai le chance de retenter l’allaitement mais en renonçant plus facilement si ça devient compliqué!
Je trouve qu’on ne dit pas assez que l’allaitement est compliqué en général (douleur, pas assez de lait, bébé qui se positionne mal…) et la société à tendance à idéaliser l’allaitement, ce qui culpabilise celles qui font le choix du biberon…

le 01/02/2016 à 11h03 | Répondre

Sow

Il est 4h35 du matin, cela fait 7 jours que je souffre, je capitule…
Votre témoignage, que j’aurai pu écrire à l’identique, m’a bcp réconforté, je passe au biberon dès demain, mes seins sont si douloureux que j’en pleure, de la prise en bouche qui est une véritable torture mais aussitôt douloureuse pendant toute la durée de la tétée.
Je passe au tire-lait me disant que le plus principal c’est qu’elle ait mon lait…
Souffrance et manque de sommeil intense, quand elle dort il faut tirer stériliser étiqueter…je craque mes seins sont douloureux, engorgés et creuvasses, cercle vicieux du tire lait, je perds le peu de résistance que j’avais à m’imposer face à toutes ses contraintes.
STOP je préfère être là pour ma fille et non roder comme un zombie.

le 30/06/2017 à 09h04 | Répondre

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