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A la une / Témoignage

1 an d’essais bébé : franchir le cap…

Avec Monsieur Bob, ça fait maintenant un tout petit peu plus d’un an que nous avons décidé de ne pas racheter de contraceptif et de créer un mini nous. À l’époque, nous étions mariés depuis 6 mois, nous venions de signer chez le notaire pour l’achat de notre petit nid douillet, avions tous les 2 un emploi stable, et surtout l’envie de créer notre famille rien qu’à nous.

Je vais donc revenir avec toi sur cette première année d’essais et essayer d’être fidèle aux différents états d’esprits qui nous ont traversés pendant cette période.

L’insouciance des premiers mois

Nous le savions, faire un enfant, ça prend du temps. Ce n’est malheureusement pas quelque chose que l’on décide, et c’est encore moins quand on veut ! Du coup, pas de pression !

Nos rapports sont dictés par nos envies (en faisant tout de même un peu plus attention au milieu du cycle…). Je me dis qu’il faut le temps de reprendre des cycles naturels, et que ça serait quand même étonnant d’y arriver dès le premier trimestre. Pour l’Amoureux, de toute façon, nous avons le temps, il est prêt mais encore effrayé, il se laisserait encore bien quelques mois pour réaliser ce qu’il est en train de faire…

J’ai la chance de retrouver dès le premier mois des cycles réguliers, à 1 ou 2 jours près. Je me dis que mon corps est bien fait et que malgré toute l’inquiétude due au Distilbène, il n’y a pas de raison que ça ne marche pas, car ça a marché pour ma maman.

Je découvre aussi les symptômes de l’arrivée des règles : les douleurs à la poitrine… Et surtout tout ce qu’on peut s’inventer comme symptômes d’une éventuelle grossesse. Avec ces années sous pilule, j’avais oublié tout ça !

Bref, 3 mois passent, toujours rien, mais on ne s’inquiète pas, nous avons le temps.

1 an d'essais bébé - franchir le cap

Crédits photo (creative commons) : Denise Sebastian

Partir en vacances

C’est l’été, les beaux jours sont là, on part en vacances. Je me dis qu’à défaut d’un bébé voyage de noces, ça serait bien de le concevoir au soleil. En plus, l’Amoureux se sent vraiment prêt maintenant, donc c’est le moment de passer aux choses sérieuses.

Du coup, on se met à compter les jours un peu plus, même Monsieur Bob se prête au jeu. Mais on s’interdit les rapports « mécaniques ». On n’a pas envie ? Et bien tant pis, si ça ne marche pas, ce sera pour le prochain cycle…

On rentre de vacances, j’espère secrètement, je commence à avoir quelques jours de retard, plus que d’habitude… La cigogne était-elle partie avec nous en voyage ? Je décide d’attendre une semaine de retard pour tester. 6 jours après, mes règles arrivent, et la première déception avec. Je commençais à y croire et à me projeter… il ne faut pas que ça se reproduise, car le retour sur Terre est assez rude !

Un bébé en route d’ici la fin de l’année ?

Septembre arrive, j’espère enfin pouvoir tomber enceinte d’ici fin 2014. Pour éviter de saouler mon homme et mes amies avec nos essais, je décide de m’inscrire sur un forum, je fais connaissance de supers filles, on se soutient, on attend toutes notre « + » et c’est agréable de se sentir moins seule.

Mon ovulation débarque pour notre anniversaire de mariage, je le sais, c’est un signe, c’est pour ce mois-ci ! Encore plusieurs jours de retard, mais mes règles arrivent à nouveau. C’est encore une fois la déception, mais un nouveau cycle reprend, c’est une nouvelle chance. Je me rends d’ailleurs compte qu’il faut que j’arrête de compter des cycles de 28 jours, car je suis plutôt passée à une moyenne de 30 jours.

Entre-temps, j’ai mon rendez-vous annuel chez le gynécologue. L’examen se passe normalement, je lui parle de nos essais. Elle prend mon poids de référence. C’est quelque chose de complètement accessoire, mais pour moi c’est énorme, nos essais bébé sont officiellement reconnus. Je lui demande des conseils… Elle me répond d’avoir des rapports sexuels fréquents. Merci, c’est vrai que je n’étais pas au courant…

Novembre arrive, quelques filles du forum tombent enceintes, je me dis que c’est bientôt mon tour.

Mais non, pas encore… Je commence secrètement à m’inquiéter, même si les résultats de l’étude sur le Distilbène sont plutôt positifs pour ma génération, et me rassurent quelque peu.

Décembre, fin du cycle prévu pour Noël, ça serait un beau cadeau après tout ! Ma sœur me dit qu’elle a fait un rêve prémonitoire : c’est pour ce mois-ci ! J’y crois, je psychotte, et toujours pas de règles. Je décide de tester. Mon premier test… J’espère que ce sera le seul et l’unique, mais en le faisant, je m’aperçois que mes règles sont là, on repart pour un tour. C’est dur, très dur, je pleure, l’Amoureux me console, il ne s’inquiète pas, lui.

Avoir un bébé 2015…

Le destin n’a pas voulu que je tombe enceinte en 2014, mais il ne m’a pas encore refusé d’avoir notre bébé en 2015. Au moment où j’écris, j’ai encore 3 mois devant moi pour y arriver, j’ai peur, je doute, mais je veux y croire et mettre toutes les chances de mon côté.

Du coup c’est décidé : je vends un rein et j’achète des supers tests d’ovulation ! Je décide aussi de faire comme Two Love et de parler à mes ovaires et mon utérus, on ne sait jamais, au cas où ils m’entendraient… Après tout, ça a marché pour elle !

Les tests réagissent, est-ce que ça prouve que j’ovule pour de vrai ? Je ne sais pas, mais au moins, j’ai bien mes taux d’hormones qui varient, et je veux me dire que c’est plutôt positif ! Je m’entraîne à ne pas faire pipi partout sur les tests, je deviens une experte, et serai une pro pour mon futur test de grossesse.

Nos rapports sexuels sont de plus en plus mécaniques au milieu du cycle, je n’aime pas cette sensation, je voudrais retrouver notre insouciance d’avant.

On me propose des prescriptions pour faire des bilans (hormonaux, spermo, etc.) Je ne veux pas, pas tout de suite, c’est trop tôt et en cas de problème, je ne suis pas encore prête à le savoir. On est à 11 mois d’essai et je veux encore y croire, même si je doute.

La deuxième partie du cycle après les tests d’ovulation me semble interminable ! J’espère, j’y crois, j’ai l’impression que ces tests sont des baguettes magiques et que du coup, c’est sûr, ça va marcher… Mais non, grosse déception : 14 jours après la détection de l’ovulation, les règles arrivent.

Je pleure, je déprime, j’essaie de ma rassurer en me disant qu’au moins mon cycle a été top, mais c’est trop difficile. L’Amoureux me réconforte autant qu’il peut. Je veux savoir ce qu’il ressent, il n’en parle jamais, lui. Il me répond qu’il voudrait que ça arrive, mais qu’il ne s’inquiète pas encore car après tout, nous n’avons pas été très studieux au début… Je sais qu’il a raison, mais je ne peux pas m’empêcher de m’inquiéter. Je m’imagine avec une endométriose ou des ovaires polykystiques (bien que je pense que j’aurais des symptômes qui me mettraient sur la voie si c’était le cas), ou encore avec les trompes bouchées ou je ne sais quelle autre pathologie.

Nos parents commencent à s’immiscer dans nos essais. C’est dur. On leur explique que oui, nous aussi on voudrait qu’ils soient grands-parents, mais ce n’est pas de notre faute si la nature n’est pas de notre côté et que les cigognes sont parties chez le voisin. Mes parents veulent que j’aille chez le gynécologue, mais c’est trop tôt, tout juste 1 an, il va me renvoyer gentiment chez moi à nos essais.
J’essaie de me changer les idées, c’est plus facile en début de cycle qu’en fin de cycle.

Si nous voulons être parents en 2015, c’est maintenant ou jamais, c’est ce cycle qui sera déterminant, ce « cycle anniversaire ».

Ne plus supporter les autres grossesses

Ça y est, je ne pensais jamais arriver à ce stade. Je suis jalouse… Je ne supporte plus les annonces de grossesses dans la famille, je ne supporte plus de voir sur Facebook l’arrivée des bébés de toute ma promo, j’ai du mal de voir les filles du forum avoir leur « + ».

Pourquoi eux et pas nous ? Pourquoi toutes les femmes de notre entourage tombent enceinte en moins de 6 mois, et pas moi ? Madame Nature, je vous déteste !

Et aujourd’hui, où j’en suis ?

Cela fait maintenant 1 an et 1 mois que j’ai arrêté la pilule.

Une amie qui travaille en PMA essaie de me rassurer avec son expérience, des chiffres et tout ce qu’elle peut, mais elle n’y arrive pas. J’ai peur, je commence à voir noir partout. J’ai décidé de la recontacter à la fin de mon cycle s’il n’y a toujours rien, afin de faire les fameux bilans et d’attendre encore 1 cycle ou 2 avant d’appeler mon gynéco.

L’Amoureux commence à fatiguer de m’entendre toujours être négative sur le sujet, et de voir que j’ai perdu ma légèreté. Je fais des efforts, je sais que ce n’est pas la fin du monde et que notre couple est plus important, j’essaie d’en rigoler.

Mon test d’ovulation a réagi ce matin en fertilité maximale. Je crois toujours en cette baguette magique qui nous rendra parents pour la fin de l’année. Je vais rentrer dans les 2 semaines les plus longues de mon cycle. Heureusement qu’on part en vacances, ça permettra d’oublier un peu…

Et si ça ne marche pas encore ? On croise les doigts pour devenir parents en 2016.

Et toi ? Tu es en essais et tu commences à trouver le temps long ? Tu commences à avoir du mal lors des annonces de grossesses autour de toi ? Viens en discuter…

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

A propos de l’auteur

Mariée, bientôt 30 ans, je viens d'acheter une maison avec Monsieur Bob. Après 15 mois d'essais, d'attente et d'angoisse sur la fin, une petite crevette a fini par s'installer et pointer le bout de son nez en février 2016. Cette première année remplie de bonheur est passée à une vitesse folle