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A la une / Essais bébé

Le stérilet, mon mari et les vacances

Tu te souviens peut-être que dans un de mes articles précédents, je t’expliquais pourquoi nous n’avions pas lancé le deuxième (pour des raisons financières en grande partie) et que cela me pesait énormément.

Le temps est passé, nous avons construit d’autres projets et l’envie du deuxième s’est un peu estompée pour mon mari comme pour moi. Mais pas au point de l’oublier. Il était toujours évident qu’un jour nous aurions deux enfants. Pour moi en tout cas. Pour l’Homme, la certitude devenait de plus en plus floue.

Jusqu’au jour où nous sommes partis en vacances, rien que tous les deux. La veille de notre départ, l’Homme me dit «on profite de nos vacances pour lancer le deuxième ou on laisse tomber, parce que je n’en ai plus vraiment envie et si on ne le fait pas maintenant, je n’en aurais plus du tout envie.»

Crédit photo (creative commons) : AdinaVoicu

Autant te dire que j’ai été très surprise par cette annonce, surtout que notre situation financière ne s’est pas arrangée. Et que ça me gêne beaucoup pour envisager un second sereinement.

Et puis, un second problème se pose. Je porte un DIU ou stérilet en langage vernaculaire. On partait le lendemain. Dans l’hypothèse où j’accepterais l’offre de mon mari, je ne voyais pas comment avoir un rendez-vous avec un gynécologue en 24h pour quelque chose (retrait du stérilet donc) qui n’est pas considéré comme une urgence.

Et puis, je me suis rappelé avoir lu un article étrange quelques mois auparavant. Cet article m’avait vraiment interpellé au point d’en parler avec mes copines tribulettes, dont certaines ont une profession médicale.

Cet article explique qu’il est très facile, absolument pas dangereux et même recommandé par certains médecins de retirer soi-même son DIU. Tu te rends compte !

Selon cet article, il suffit d’avoir les mains propres, de fouiller au fond de son vagin pour trouver les fils du stérilet qui dépassent du col de l’utérus et de tirer doucement. Dis comme ça, ça semble très simple.

Dans la voiture nous amenant aux vacances, je parle de cet article à l’Homme, en cherche d’autres et ne trouve rien qui donne l’impression que ce soit un geste dangereux pour la santé ou qui puisse entraîner des blessures internes. Au pire, on ne trouve pas le stérilet ou on le déplace légèrement, ce qui nécessite ensuite d’aller voir un médecin pour le remettre en place ou le retirer.

Puisqu’on est fous, on décide d’essayer le soir même. J’ai essayé dans la douche mais je n’ai rien senti de particulier. J’ai réessayé allongée sur le lit avec l’aide de l’Homme et en 15 secondes le stérilet était dans ma main.

Ça m’a fait un choc. Je ne pensais pas réussir. Mais pourtant, il était bien là, ce petit objet aux fils bleu fluo.

À partir de maintenant, je peux tomber enceinte durant n’importe quel cycle. Et ça m’effraie un peu. La décision a été prise en quelques heures et le lancement du projet n’a pris que quelques minutes.

Je suis à la fois impressionnée par la rapidité des événements et excitée à l’idée d’être bientôt enceinte.

Si tout se passe bien, Petite Fleur sera grande sœur dans moins d’un an, elle aurait alors environ trois ans et demi.

Je te tiendrais au courant, promis.

Et toi, comment s’est prise la décision de lancer une grossesse ? As-tu eu une idée un peu folle ou as-tu suivi un parcours plus conventionnel ? Raconte !

A propos de l’auteur

Je suis une passionnée d'histoire, de dessins animés et de pâtisserie. Après avoir quitté la région parisienne, je vis dans une maison en province avec mon mari, nos deux chats et Petite Fleur. C'est une petite fille gentille et malicieuse qui illumine chacune de nos journées.