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Débuts des essais bébé : prendre conscience que l’attente a du bon


Publié le 13 décembre 2014 par Louna

Tout fringant, nous voilà bien décidés à mettre bébé en route ! Et comme de nombreux futurs parents, confiants et naïfs, nous sommes persuadés que ça va marcher tout de suite. Comme l’explique si bien Clémentine dans son témoignage, la pilule, qui nous donne cette merveilleuse liberté de choisir, nous met aussi dans le crâne qu’au moindre oubli, paf ! On va se retrouver enceinte ! Qui n’a jamais eu de sueurs froides en se réveillant la nuit : « Oh ben mince, je l’ai prise ou pas ma pilule ? ».

Alors forcément, quand on l’arrête, qu’on jette cette dernière plaquette en échangeant un sourire complice avec le futur papa, on s’attend à la conséquence naturelle : avoir son bébé TOUT DE SUITE !

En plus, je suis une fille plutôt optimiste, je me concentre sur les aspects positifs, tout en laissant volontairement bien enfouis au fond de ma tête les éventuels problèmes qui pourraient exister. Alors forcément, même si autour de moi, j’ai plusieurs amies qui ont eu des difficultés pour être maman, je me concentre sur les exemples des autres couples, qui n’ont eu qu’à claquer des doigts pour être parents !

photo de couple - l'attente pendant les essais bébés

Crédits photo (creative commons) : John Hope

Du coup, je te laisse imaginer mon état quand, à la fin du mois, avec mes trois jours de retard et dans l’euphorie de notre petit nuage, la réalité nous frappe de plein fouet, Mister F. et moi… L’arrivée de ces fichues règles nous met un sacré coup au moral. Alors bien sûr, on se raisonne et on se sent idiots d’avoir espéré si vite, d’y avoir cru si tôt, mais bon, la douleur est là.

Sur ce, je pars pour quelques jours à Berlin, rejoindre ma sœur de cœur, Cocci, mon amie autrichienne, avec qui je partage mes aventures trépidantes (ou pas, hein !) depuis plus de 10 ans. Ce petit voyage entre filles était prévu depuis longtemps, puisque Cocci, pourtant témouine à notre mariage, n’avait pas pu se joindre à nous pour mon enterrement de vie de jeune fille : faire le trajet Vienne-Paris en juillet juste pour ça, puis Vienne-Montpellier en août pour le mariage, ça faisait un peu beaucoup, même pour une super amie comme elle ! Alors elle m’avait proposé que l’on se retrouve à mi-chemin, pour quelques jours entre nous, à l’automne.

Le timing était idéal ! Bon, un peu moins pour Mister F., que je laissais en plan quelques jours après notre belle déception (oui, oui, je sais, c’est un peu ridicule, je te l’accorde, on s’était emballé bien vite…). Nous avions convenu de garder secret nos essais bébé. D’une part parce que nous ne voulions pas nous mettre la pression, mais également parce que Mister F. et moi, on est plutôt des timides…

Mais là, ben tu t’en doutes, pas moyen de garder ma langue plus 2 ou 3 heures (et encore, avec le recul, je ne sais même pas comment j’ai pu tenir aussi longtemps !).

Je raconte donc tout à Cocci, à la fois excitée et intimidée d’annoncer à haute voix notre grande décision. Et puis comme je ne peux rien lui cacher, je lui dis aussi combien nous avons été déçus par notre premier « échec »… Et là, elle me regarde avec des grands yeux et me dit : « Mais tu pensais sérieusement que ça allait marcher du premier coup ?! ».

Mon ingénuité la fait rire à gorge déployée : en deux minutes, elle réussit à tout dédramatiser ! Et elle enchaîne en me disant que pour elle, ce temps d’attente entre le moment de la grande décision et la joie du test pipi positif est un temps à choyer, un temps de préparation à deux pour envisager notre nouvelle vie, pour prendre conscience de tous les changements qui vont survenir dans les mois à venir. Finalement, c’est comme le temps des fiançailles : un temps de préparation, plein d’impatience et d’appréhension à la fois, et qui, une fois passé, nous semble trop court.

Devant cette vision que je n’avais absolument pas envisagée, je vois les choses avec un œil tout neuf, et je décide de profiter de ces derniers mois de jeune femme insouciante ! Quelle belle manière de voir les choses ! Le reste du séjour file à toute vitesse, et je rentre toute enthousiasmée pour retrouver Mister F. et faire tout ce que les heureux jeunes parents ne peuvent plus se permettre : se lever tard le weekend, partir en weekend à l’improviste, aller au resto, au ciné, sortir tard, avoir le frigo vide ou passer son dimanche sous la couette…

En quelques mots et un éclat de rire, mon amie a su me redonner confiance. J’ai aussi pu prendre conscience de la chance que j’ai d’avoir un homme dans ma vie qui partage mon envie d’avoir une famille.

Voilà, on est heureux, on est prêts, on est impatient, mais on reste confiants, en espérant avoir bientôt la plus belle des raisons pour se réjouir.

Et toi ? Tu t’étais persuadée que tu serais enceinte dès le premier cycle d’essai ? Comment envisageais-tu la période d’attente ? Raconte !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !


 



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Commentaires

13   Commentaires Laisser un commentaire ?

Mumpascap

Et bien, quel état d’esprit as-tu eu ! La période des essais pour moi a été très difficile… De déception en déception, chaque mois. Des larmes, des envies de m’enterrer sous terre le temps que ça « prenne » … Ne plus faire semblant que tout aille bien alors que nous étions triste. D’autant plus quand on voit des femmes tomber enceinte en un claquement de doigts ! Alors, un jour, au bout de 7 mois d’essai, mon chéri « a pris les choses en mains ». Interdiction de se lamenter sur notre « sort » (qui était tout à fait normal, en soit), nous devions arrêter de nous prendre la tête pour essayer d’avoir un enfant, et laisser faire la nature. Nous n’y pensions presque plus. Et là, la magie a opéré. Je suis tombée enceinte 1 mois et demi après, le bonheur a commencé. J’aimerais tellement avoir votre état d’esprit, accepter la situation avec plus de philosophie positive. Bravo !

le 13/12/2014 à 09h40 |

Louna

Oui enfin, avec le recul c’est toujours plus facile de mettre l’accent sur le côté positif, mais sur le moment, ce n’était pas toujours toujours facile !
Je me répétais comme un leitmotiv toutes les jolies choses qu’on voulait faire et qu’on ne pourrait plus faire (aussi facilement) par la suite, histoire de garder le moral !

le 15/12/2014 à 14h43 |

mlle madame

Même pour lancer le deuxième enfant on a envie que ça se passe vite alors qu’on sait que le 1er est passé trop vite…. lol
On ne se refait pas. Mais mon deuxième cycle, je me prendre moins la tête que poir le 1er cycle. Si c’est pas la, ça sera p e le prochain

le 13/12/2014 à 11h30 |

Julie

Effectivement ton amie a raison de rendre l’attente aussi belle.
Je ne me plains pas mais je fais partie de ces « couples qui n’ont eu qu’à claquer des doigts » comme tu le décris, et nous en étions ravis bien sur. Mais du coup pour moi pas d’annonce surprise au papa avec des paillettes et des larmes au coin des yeux puisque c’était le premier essai et que mon cher et tendre guettait la non arrivée de mes règles autant que moi. Alors maintenant quand les gens me demandent comment s’est passée l’annonce ben… c’est limite si le papa n’était pas avec moi dans les toilettes pour le test-pipi.
Encore une fois je ne m’en plains pas mais je comprends très bien le point de vue de ton amie sur la période de « préparation à la vie à 3 ».
Allez maintenant vivement ton prochain cycle !

le 13/12/2014 à 17h15 |

Mme beeboo

et oui on croit que ca va marcher du 1er coup… on déchante vite… je n ai reussi qu á lâcher prise au 7E cycle… j en suis au 9e et toujours rien… j aime bien ta comparaison avec les fillancailles ! je realise que l attente est amère mais ses fruit sont doux !!

le 13/12/2014 à 18h25 |

Mme beeboo

mais vu ta photo de profil, ca a du marcher ! 😉

le 13/12/2014 à 18h26 |

Louna

Oui, en effet, l’attente a fini par porter le plus beau des fruits ! 🙂

le 15/12/2014 à 14h44 |

Lola

En essai depuis de longs mois, je me reconnais complètement dans ton article. Tout pareil je pensais que ça viendrait tout de suite… Puis de déception en déception. Les premiers mois d’essais étaient très difficiles. J’ai fini par me raisonner et qu’il ne fallait pas que je pense qu’à ça, que je me focalise dessus… C difficile de ne pas y penser mais je me suis remise en questions et je me suis dis la même chose que ton amie. Ce sont peut- être nos derniers mois à deux. Alors profitons en, et depuis je suis beaucoup plus sereine. Je me dis qu’il viendra lorsqu’il l’aura décidé lui. On a d’autres projets, on s’épanouie dans notre vie à 2. Mais j’avoue, chaque mois j’espère une bonne nouvelle.

le 13/12/2014 à 19h57 |

Louna

C’est fou, n’est-ce pas, d’être consciente que « ça peut être difficile » mais de tellement croire en sa bonne étoile qu’on est quand même persuadée que ça va marcher du premier coup pour nous !
La douleur est tellement soudaine du coup, on tombe de tellement haut !

Mais courage : vous avez raison de profiter de votre vie à deux. C’est un superbe projet de vie que de décider de fonder sa famille, mais il y a aussi beaucoup de choses à faire pour s’épanouir en attendant le fameux + + !

le 15/12/2014 à 14h48 |

Chat-mille (voir son site)

Ah, moi j’en ai de mauvais souvenirs, de cette période d’attente. Je ne pensais pas que ça marcherait du premier coup, ni même du deuxième, mais au bout du troisième, ça commence à faire long (et puis, tu le sais que la moyenne c’est six mois, mais tu te dis « oui mais moi je suis plus jeune que la moyenne » « oui mais moi j’essaie à fond » « oui mais ma copine Bidule pour qui ça a marché le premier mois » « et puis zut, pourquoi je n’aurais pas de la chance, moi, hein »). Finalement ça aura pris huit mois. Difficiles, ces huit mois d’attente.

Mais c’est vrai qu’à la réflexion, on aurait dû plus profiter de cette dernière période vraiment à deux. Parce que maintenant les restau, les ciné, les grasse mat, les weekends à l’improviste… ben effectivement, c’est fini (et ça commençait déjà à être fini quand j’étais enceinte : trop insomniaque pour bien dormir, trop fatiguée pour voyager, trop nauséeuse pour le restau, trop douloureuse -du dos- pour le ciné…) 🙂

le 13/12/2014 à 20h30 |

Mlle Mora

J’aime bien cette façon de voir l’attente ! Je n’ai pas connu ça, mais dès que j’ai été enceinte, même si on était pressé de voir arriver bébé, on s’est dit qu’il fallait qu’on fasse tout ce qu’on ne pourrait plus faire après. On en a bien profité du coup !

le 15/12/2014 à 11h11 |

MissImpatiente

Quelle chance tu as eue de réussir à voir les choses comme ça !
Perso, ça fait un mois que j’ai arrete la pilule, et j’en suis à mon troisième test de grossesse (le porte monnaie en prend un coup!). Je n’ai aucune idee de la durée de mon cycle, du coup tous les symptomes me font espérer… Et à chaque test négatif, c’est la déception… Je me demande comment je vais pouvoir tenir tous les mois… Et j’aimerais vraiment penser comme toi !
En tout cas, félicitations !

le 31/01/2015 à 09h39 |

Jojo

C’est une chance d’avoir eu le retour des règles dès le cycle qui suit ! Moi j’attends toujours… Avant, c’est impossible de connaître la date possible de l’ovulation… 🙁

le 14/02/2016 à 20h16 |

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