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Maman a peur…


Publié le 30 novembre 2018 par Flash

Un article comme un aveu à ce Minipuche qui grandit au creux de moi, mais aussi je l’espère comme une promesse… 

J’ai peur… Tu n’es pas encore là et pourtant, j’ai déjà peur.

Crédits photo : Pixabay

 

J’ai peur lorsque tu bouges beaucoup, que tu essaies de me prévenir de quelque chose et que je ne le comprenne pas. J’ai peur lorsque tu ne bouges plus, que quelque chose te sois arrivé et que je ne l’ai pas détecté. J’ai peur que tu ne grandisses pas assez, et que je ne saches pas assez m’écouter. J’ai peur que tu grandisse mal et qu’on nous annonce que tu n’arriveras jamais…

Je te sens grandir et mes peur avec toi, c’est bête non ?

J’ai peur de ta naissance, et que quelque chose nous blesse, toi et moi. J’ai peur de ne pas savoir comment faire pour t’aider, te nourrir, te bercer. J’ai peur d’être une mauvaise maman et que tu m’en veuilles pour toujours. J’ai peur de n’avoir aucune influence sur ton caractère et que tu deviennes une mauvaise personne. J’ai peur de trop te couver et que tu ne deviennes jamais une grande personne.

Tu ne connais encore rien de la peur encore, toi, mon Mini…

J’ai peur que tu aies froid, et que je ne saches pas te réchauffer. J’ai peur que tu aies mal et que je ne saches pas te soulager. J’ai peur que tu aies peur et que je ne saches pas comment te rassurer. J’ai peur que tu tombe malade, et que je ne puisse pas te soigner. J’ai peur que tu aies de la peine, et que je ne puisse pas l’éviter.

Crédits photo : Pixabay

 

J’ai peur de ce que je pourrais maîtriser, et au fond ce sont mes peurs que je ne maîtrise pas

J’ai peur que tu ne sois pas dans les « normes », mais après tout on s’en fout non ? Mais j’ai peur de ne pas savoir t’accompagner, te guider, ou de ne pas te comprendre… J’ai peur que tu souffres du regard des autres, pas toujours bienveillants, et de ne pas savoir te défendre, de ne pas savoir t’apprendre à te défendre par toi-même.

J’ai peur de tout, après tout…

Et surtout, mon Mini, j’ai peur du monde que l’on te laisse…  J’ai peur de la montée des nationalismes, de l‘émergence du terrorisme, de la précarité, des maladies qui deviennent plus fortes et plus fréquentes, j’ai peur de celles qu’on ne connait pas encore, j’ai peur des politiques qui laissent peu d’espoir à notre planète en détresse, j’ai peur que tu ne voies jamais toutes les beautés de la Terre, j’ai peur des phénomènes climatiques et de leurs impacts à venir sur ton existence, j’ai peur de la pauvreté, de la méchanceté…

J’ai peur de tout ce que je ne maîtrise pas, de tout ce que je ne connais pas…

Crédits photo : Pixabay

 

On m’a dit un jour, à moi, nullipare insouciante : »A partir du trait sur le test de grossesse, tu ne cesseras de t’inquiéter et ensuite c’est pour toute la vie ». Je me souviens avoir rit, d’avoir dit « Mais non, sinon tu imagines bien que les parents ne peuvent pas faire de vieux os »…

Mais aujourd’hui, je me souviens de ma mère, qui alors que nous étions déjà grands, nous attendait la nuit, les yeux grands ouverts dans le noir et ne trouvait le sommeil que lorsqu’elle nous savait à la maison. Je me souviens de son regard plein d’encre et d’ombres, lorsque nous étions malades et que la fièvre ne descendait pas assez vite… Je me souviens maintenant, de tous ces marqueurs de peur, qui m’apparaissent maintenant comme des évidences, et je comprends soudain la maman de ton Papa qui attend toujours un SMS lorsque l’on prend la route, et pour qui les appels du dimanche sont une religion…

 

Alors oui j’ai peur, mais « la peur n’évite pas le danger « (c’est ton Papa qui dit ça, Mini). La peur est la variable commune de toutes les mamans (et de tous les papas), et cette peur ne me rend pas moins capable, moins forte… et j’ose croire qu’elle me rend plus aimante, plus attentionnée…

Je m’inquiéterai pour toi mais j’aime à penser que je ne te le montrerai pas et que je t’apprendrais ainsi le courage et la témérité.

Je m’inquiéterai pour toi mais j’ose espérer que je te laisserai te tromper, tomber, puis te relever.

Je m’inquiéterai pour toi mais j’espère t’inculquer l’espoir, l’envie, l’appétit de la vie, la soif de découvrir…

 

J’ai peur tout autant que je t’aime, déjà…

 

Est-ce que toi aussi, future ou jeune maman, tu t’es découvert des peurs nouvelles, irrationnelles, incontrôlables et surtout comment les gères-tu au quotidien, pour ne pas te faire envahir et les surpasser ? 


Tu en as marre de courir les magasins pour les fringues des enfants ? Et ce tous les mois, vu à la vitesse à laquelle ils grandissent ? Et je ne parle pas du petit qui hurle (que ce soit le tien ou celui d’une autre, grrr) parce qu’il ne veut pas essayer ce pull-là… Et si tu recevais directement chez toi de jolis looks (du 1 mois au 14 ans !) à essayer TRAN-QUILLE-MENT. Ça va ? Tu gardes et tu payes. Ça ne va pas ? Tu renvoies gratuitement. Bref, viens vite tester Little Cigogne !

Commentaires

12   Commentaires Laisser un commentaire ?

Nathalie (voir son site)

Être toujours inquiets, c’est le lot des parents 💚

J’espère arriver à apprendre à ma fille que la peur est normale, et qu’il faut savoir l’identifier pour comprendre son message. J’apprends juste à le faire grâce à la méditation, je trouve que ça aide à ne pas se noyer dedans (parce que la dernière fois que je me suis noyée dans mes angoisses j’ai fait une mauvaise chute et je me traîne une raideur à la hanche depuis 6 mois ^^’).

le 30/11/2018 à 07h30 | Répondre

Flash

Oh ça a pas l’air chouette du tout ça ! J’espère que tu vas vite récupérer !
La méditation… je vais y penser peut être (surtout que ma mobilité est un peu entravée en ce moment ^^)

le 30/11/2018 à 11h22 | Répondre

Mélinda

Quel joli billet… Et comme il me parle ! J’ai éprouvé tellement de peur en attendant ma fille. J’étais tellement inquiète qu’il lui arrive quelque chose dans mon ventre. Elle a 18 mois maintenant, et la peur est devenue moins forte, elle est maintenant en arrière plan. À la place, je m’inquiète de savoir si elle va bien, je culpabilise quand je me dis qu’on lui en demande trop… 😊 Cette phrase sur l’inquietude qui dure toute la vie résume bien la situation !

le 30/11/2018 à 09h15 | Répondre

Flash

Merci Mélinda. Oui je crois qu’elle résume bien lé réalité, on ne cessera plus jamais de s’inquiéter mais si déjà elle passe en arrière plan ou qu’on l’appriovoise comme dit Lily, je me dit que c’est gérable alors.

le 30/11/2018 à 11h23 | Répondre

Lily

Des mots très touchants… En effet, cette peur est quelque-chose que l’on appréhende pas du tout avant d’attendre ou d’avoir des enfants.
Je me souviens de la première nuit à la maternité avec mon premier bébé tout juste né, en bonne santé (ouf). Il dormait profondément mais moi je n’ai pas dormi du tout, je le regardais et je pensais que je ne dormirais plus jamais sur mes deux oreilles.
Spoiler : en fait si. On s’habitue à cette peur vertigineuse, et on l’apprivoise 🙂
(bien sûr je n’ose encore penser à plus tard, quand les enfants sont plus grands et qu’ils découchent, qu’ils partent au bout de monde ou qu’ils deviennent fan de parapente…)

le 30/11/2018 à 10h42 | Répondre

Flash

Spoiler sur les peur de quand ils sont plus grand… je crois que certains parents les gèrent mieux que d’autres, mais que ça dépend beaucoup de ce qu’on a appris à ses enfants.
Mon père est un grand démerdard (il n’y a pas de problème… il n’y a que des solutions^^), lorsque j’ai commencé à partir en mission à l’étranger, je crois que j’ai commencé à réfléchir comme lui un peu plus : en même temps, ta voiture est en panne dans la neige à St Petersbourg, que veux tu qu’il fasse depuis la France ? Tu t’es fait piqué ton sac à dos (avec tous tes papiers… TOUS) à Buenos Aires, va bien falloir se débrouiller… Donc j’ai appris à toujours rebondir et à trouver une solution, et lui s’inquiète très peu. Je trouve que ça donne confiance, et c’est quelque chose que j’espère être en mesure d’apprendre au Mini « fais toi confiance, tu peux te tromper… je ne serai jamais loin, mais je sais que tu en es capable »
Ma mère, à contrario, était une grande inquiète. et je trouve que ça apprend des choses aussi : à voir le mal partout, on apprend la prudence, et je pense que ça m’a ouvert les yeux sur certaines choses et que s’il ne m’arrive rien de grave, c’est aussi que je me mets très peu en situation à risques (à VRAIS risques je veux dire). J’imagine que c’est un équilibre… pas trop de prudence, sinon les enfants s’interdisent tout et n’apprennent pas. Pas de trop de témérité, sinon ils se mettent en danger tout le temps (et là, il va falloir investir dans un pace-maker…!)

Voilà pour ma petite expérience perso… désolée pour le pavé ^^

Mais d’être de l’autre côté de la relation parent-enfant… ça a l’air sport ! en tout cas, plus flippant !

le 30/11/2018 à 11h30 | Répondre

Lily

Ça me rassure, et en même temps je pense que je suis plus comme ta maman que comme ton papa !! Je stresse déjà régulièrement pour mon mari qui travaille à Paris (il ne répond pas à un texto, je vérifie les infos pour vérifier qu’il n’y a pas eu d’attentat… mais je me soigne hein ^^)
Bref, ça ce sont des démons intimes 🙂 tu as raison il faut avoir confiance en nos enfants, et leur permettre d’avoir confiance en eux-mêmes dans toute situation !

le 03/12/2018 à 11h22 | Répondre

WorkingMutti (voir son site)

C’est vraiment un très joli billet. Effectivement dès que le test de grossesse est positif l’angoisse commence. La fausse couche, les malformations, l’accouchement prématuré, l’accouchement tout court, et puis la peur d’être une mauvaise mère etc.

J’espérais que la peur devenait moins forte au fur et à mesure que les enfants grandissent. Je suis très déçue ;).

le 30/11/2018 à 13h20 | Répondre

Flash

Tu résumes très bien mes peurs… J’aurai préféré que tu me dises que non non, tout s’efface une fois qu’ils sont là… ahahah, mais soyons réalistes, ce n’est pas possible !
Merci pour le compliment 🙂

le 30/11/2018 à 15h24 | Répondre

Lisa

J’ai eu beaucoup de peurs durant ma grossesse mais depuis que mes bébés sont là, pour le moment je ne suis plus inquiète. Peut-être parce qu’ils sont petits et qu’ils évoluent encore tout près de moi. En tout cas une fois hors du ventre j’ai eu l’impression que j’étais plus à même de les protéger et ça m’a apaisée…

le 30/11/2018 à 20h00 | Répondre

Caro - WondermMumBreizh (voir son site)

Courage courage. Au fur et a mesure même si l’inquiétude sera toujours là, tu apprendras à le connaitre, à ressentir les choses.

Fais toi confiance, ca va aller

le 03/12/2018 à 12h49 | Répondre

Freesia

Très jolie chronique, dans laquelle on se retrouve toutes à un moment donné…

Chaque jour, j’ai peur pour mon fils. Peur de ne pas être à la hauteur. Peur qu’il arrive quelque chose de grave. Peur du monde qui se consume.

Mais chaque jour, j’avance. La peur au ventre parfois, mais l’amour qu’on porte à ce petit bout de cellules est tellement fort qu’il en arrive presque à occulter le reste.

Je te fais un gros câlin en attendant.

le 03/12/2018 à 21h40 | Répondre

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