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La peur du sexe de mon bébé, ou pourquoi on a décidé de garder la surprise


Publié le 20 février 2015 par Louna

Eh oui, quand on voit le titre, on peut penser que je suis complètement maso : je sais, je sais, ça ne paraît pas bien logique tout ça ! Si j’avais tellement peur du sexe de mon bébé, pourquoi s’être torturée jusqu’au bout ? Ça te paraît contradictoire ?

Mais en fait, ce choix avait pour moi une vraie vertu thérapeutique.

Je m’explique. Depuis le plus jeune âge, je me suis imaginée maman, dorlotant et cajolant, éduquant mes hypothétiques enfants, les accompagnant dans les découvertes de la vie, etc… Oui, je sais, on n’est pas bien loin du cliché de la famille modèle, heureuse et champêtre, qui organise tous les dimanches un pique-nique dans les champs.

Bizarrement, dans mon imagination, je n’étais jamais dans un appartement minuscule de la région parisienne, à devoir galérer avec une poussette dans les transports en commun, ou en train de changer les couches d’un bébé tout rouge pleurant de douleur à cause des poussées dentaires… ! Mais bon, tout ça c’est une autre histoire, je m’éloigne du sujet.

Bref, tout ça pour dire que dans ces beaux rêves, jamais au grand jamais je ne me suis imaginée maman d’un petit garçon ! Pourquoi ? Probablement parce que j’ai grandi entourée de filles (sœurs, cousines, tantes) ? Parce que j’ai entendu plusieurs fois des réflexions d’amies de mes parents ou de cousines éloignées dire combien elles étaient déçues de n’avoir eu que des garçons. Il y a également très peu de fratries mixtes dans mon entourage.

séance photo bébé fille bonnet rose

Crédits photo (creative commons) : Charlotte

Tout cet environnement m’a tellement influencée que je me suis mise à redouter d’avoir un bébé garçon : « Et si je ne sais pas comment le rendre heureux ? », « Et si je me sens isolée au sein de ma famille ? », « Et si je fais un garçon aussi taiseux que son papa, comment vais-je communiquer avec lui ? ».

Bien sûr, toi qui est équilibrée et saine d’esprit, tu me lis et tu réponds à toutes ces questions par un : « Mais c’est exactement pareil avec une petite fille ? Pourquoi faire tant de différences ? ».

Oui, pourquoi ? Moi qui prône au quotidien l’égalité femme-homme, qui répète à qui veut l’entendre (ou surtout à qui ne veut pas l’entendre !) qu’il ne faut pas faire de différences, qu’une grande part des inégalités vient en fait de la misogynie induite par la société, et que les parents ont un rôle essentiel à jouer dans l’éducation de leurs enfants… Moi qui essaie de m’appuyer sur ces grands principes, pourquoi est-ce que je réagis comme ça ? Je ne veux pas ouvrir le débat ici, je veux juste mettre le doigt sur mes incohérences pour expliquer comment je me suis sortie de cette impasse.

Autre chose : je me sentais également extrêmement coupable de préférer avoir une petite fille. Comme je me rendais compte au fond de moi que mes raisons étaient assez inavouables, je n’osais pas vraiment en parler autour de moi. C’est là que ce blog m’a sauvée (j’en suis une lectrice assidue depuis !), puisque je suis tombée sur l’article de Miss Pop. Je me suis tellement reconnue dans ce témoignage que je m’en suis sentie soulagée : je ne suis pas horrible d’avoir une préférence, d’autres personnes éprouvent ce genre de sentiment !

J’ai donc réussi à en discuter autour de moi, et je me suis rendue compte qu’il était en fait rare que les personnes n’aient pas (ou n’aient pas eu) de préférences quant au sexe de leur enfant : quel soulagement pour moi, qui m’imaginais déjà en mauvaise mère, en train de rejeter mon petit bébé boy tranquillement tapit dans mon ventre….

Je l’avoue, je n’ai pas réussi dès le début à comprendre d’où me venait ce besoin profond d’avoir une fille. Mon amie de toujours, Cocci, m’a aidé à mettre des mots sur mes angoisses : ce n’était pas tant l’envie d’une fille que la peur de ne pas être à la hauteur avec un petit garçon qui m’étreignait. Et cette peur, si on la décortique, on se sent rend compte qu’elle est complètement infondée, et qu’elle s’appuie sur des clichés contre lesquels je dis pourtant lutter : un garçon va être plus comme ci, une fille plus comme ça, etc.

De son côté, Mister F. avait bien envie de garder la surprise, mais qu’il était aussi conscient de mes angoisses (et surtout comme c’est le plus merveilleux des hommes !), il m’a dit qu’il se rangerait à ma décision : si je veux savoir le sexe on le demandera, si je préfère conserver la surprise, ça lui va aussi.

J’ai longuement réfléchi, et je me suis dit que c’était peut-être le moment de me guérir de cette peur, que ce petit être que je sentais bouger et grandir en moi, que j’aimais déjà plus que tout, allait pouvoir me faire évoluer. Je me suis mise à l’imaginer en petit garçon, et d’ailleurs nous avons très vite trouvé le prénom de garçon (alors que pour le prénom fille, bébé était déjà là que nous n’avions pas encore décidé !).

Nous avons choisi une décoration neutre pour sa chambre : de toutes façons, je n’aurais pas aimé avoir une chambre toute rose ou une chambre toute bleue. Et d’ailleurs, la réaction de plusieurs personnes à ce propos m’a doucement fait rigoler : « Mais comment vous allez faire pour sa chambre, si vous ne savez pas le sexe ?! ».

Finalement, j’ai vécu mes derniers mois de grossesse en m’imaginant maman d’un adorable petit garçon, et je l’ai imaginé si intensément que cette image a pris le dessus sur mes rêves d’enfant et d’adolescente.

Pour finir sur le côté maso, j’avais tellement peur de regretter mon choix de ne pas savoir le sexe, surtout les derniers jours, dans l’angoisse des grands bouleversements qui attendent toute primipare qui se respecte, que nous avions demandé à l’échographe de nous écrire le sexe sur un petit bout de papier… Petit papier que je n’ai pas ouvert, jusqu’à la fin !

Et toi ? Tu te projetais uniquement avec une fille ou un garçon ? Tu as réussi à raisonner cette préférence au cours de ta grossesse ? Pour toi, ça nécessitait de connaître le sexe du bébé à l’avance, ou au contraire de le découvrir à la naissance ? Raconte !

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Commentaires

28   Commentaires Laisser un commentaire ?

pitch

Je n’ai pas d’enfant mais pendant très longtemps et jusqu’à très récemment ma première ‘motivation’ pour ne pas vouloir d’enfant était que j’avais trop peur d’avoir un garcon… je préfèrais ne pas avoir d’enfant plutôt qu’un garcon… idiot. Puis un weekend ou je suis rentrée dans ma famille avec neveux et nièces, révélation: je me suis énormément amusée avec les petits garcons alors que les petites filles m’ont vraiment énervées à toujours pleurer (véridique). Et ca m’a fait bien réfléchir et je me suis rendu compte que compte tenu de mon caractère un peu ‘garcon manqué’ finalement avoir un garcon ce ne serait surement pas plus mal, en tout cas aussi bien, que d’avoir une fille (certaines rêvent de faire les magasins avec leur fille, moi je rêverais plutôt d’aller choisir un nouveau vélo à mon fils…). Tout ca pour dire qu’aujourd’hui je ne sais toujours pas si je veut des enfants mais je sais une chose c’est que ce n’est plus parce que j’ai peur d’avoir un garcon 🙂

le 20/02/2015 à 09h03 | Répondre

Chat-mille (voir son site)

C’est drôle ce que tu dis, moi c’est mon seul neveu qui est tyrannisé par ses sœurs et pleure pour un rien (dernier sujet de pleurs en date : « Ben N., pourquoi tu fais cette tête bizarre ? ») :p Et petite, je faisais du vélo, et pas les magasins 😉 Mais, pour aller dans ton sens, j’ai aussi l’impression que mon mari pourra plus partager avec un petit garçon… même si évidemment, il pourrait très bien apprendre le nom des pokémons et faire lire ses comics à notre fille !

le 20/02/2015 à 11h26 | Répondre

Louna

Eh bien je vois que tu as vécu à peu près la même chose que moi : pendant longtemps, j’hésitais aussi à me lancer dans l’aventure bébé parce que je n’étais pas sûre d’assumer d’avoir un petit garçon, puis mon neveu est arrivé, adorable, mignon, câlin, juste parfait, et j’ai commencé à changer….
Même si mon angoisse a fini par me rattraper en début de grossesse !

le 21/02/2015 à 08h48 | Répondre

Chat-mille (voir son site)

C’est drôle de constater que depuis quelques temps, les futures mamans veulent en majorité avoir des filles, alors qu’une ou deux générations plus tôt, c’était l’inverse ! Peut-être est-ce le signe qu’on se sent enfin valorisée en tant que femme ?

C’est un choix courageux que tu as fait, en tout cas ! Moi je voulais une fille, mais j’ai passé les trois premiers mois à me mettre en tête que c’était un garçon, pour être prête. Mais à la première écho, même si on ne m’a rien dit, j’avais repéré sur les images que c’était une fille (merci internet !)… ce qui a été confirmé par la deuxième échographie. Nous on a été heureux de savoir (je pense que garder la surprise n’a jamais été envisagé sérieusement), ça nous a aidés à imaginer notre future vie de famille (La mite orange -aujourd’hui je cite des blogs- a fait un article sur le sujet ce matin-même, c’est rigolo !). Mais la découverte à la naissance a dû aussi être extraordinaire à vivre 🙂

Pour le prochain, je suis contente de dire que ça m’est complètement égal ! Une nouvelle petite fille, ce serait chouette (et même si on a beaucoup de vêtements neutres, je pense à tous ces vêtements pleins de rose, de fleurs et de cœurs qu’on va pouvoir recycler !) mais un petit garçon pour avoir les deux, ce serait bien aussi (d’ailleurs, je dis toujours « le petit frère » quand j’évoque un hypothétique deuxième bébé) 🙂

le 20/02/2015 à 11h16 | Répondre

Louna

Hihi, moi aussi, je suis persuadée que le second sera un « petit frère », je ne sais pas pourquoi ! Enfin, peut-être que si, c’est sûrement que tous ces mois de couveuse à m’imaginer avec baby boy m’ont finalement donné envie ! 😉

Ce que tu dis sur l’envie d’avoir des filles alors que c’était l’inverse pour les générations précédentes me semble assez vrai, et surtout, assez encourageant. Je n’avais jamais vu mon envie (ou mon obsession) comme ça, mais je pense que tu as touché dans le mille, bien vu !

le 21/02/2015 à 08h51 | Répondre

Croco

Je crois que j’ai toujours rêvé d’avoir d’abord un garçon (surement parce que je pense que je serai plus à l’aise pour éduquer un garçon…), mais depuis que je suis enceinte, je suis persuadé que c’est une fille. On verra bien à l’écho. De toute façon, mon mari préférerait une fille en premier, donc dans tous les cas il y en aura au moins un de content !

le 20/02/2015 à 13h15 | Répondre

Louna

Tant mieux si chacun des deux a sa petite préférence ! 🙂
De notre côté, tout le monde voulait une petite fille, la maman, le papa, les grands-parents des deux côtés, nos frères et sœurs : quelle pression….!
Au moins, à partir du moment où on leur a dit à tous que nous voulions garder la surprise, ils ne nous ont plus embêtés ! 😉

le 21/02/2015 à 09h07 | Répondre

sapparot

Comme cet article tombe a pic!
Depuis le debut de la semaine, je deprime car je suis persuadee que nous allons avoir une fille. Or, avec 3 soeurs, 2 nieces et moi, le garcon manque au milieu, j’aurai voulu ajouter quelques chromosomes Y dans le panier. D’autant que j’ai tres peur de ne pas savoir ‘gerer’ une fille trop girlie.
Mon mari a demande a savoir le sexe et moi a ne pas le savoir. Il respecte mon choix ce que j’apprecie. Je pense que ne pas savoir jusqu’au bout m’aidera a surmonter ‘la deception’ si le bebe s’avere etre de sexe feminin.
Et depuis le debut de la semaine, je parcours la blogosphere pour trouver des temoignages de maman qui preferaient un sexe, mais qui ont eu l’autre et qui finalement sont tres heureuses.
Je me rends compte aussi que du moment que le bebe est en bonne sante, blablabla, je devrais etre comblee. Mais au fond de moi, reste ce desir profond de n’avoir que des garcons.

le 20/02/2015 à 14h06 | Répondre

Louna

Comme je comprends ton angoisse et même, comme tu le dis, ta déprime.
Bien sûr, comme tu le rappelles, le plus important est d’avoir un enfant en bonne santé, et bien sûr que tu l’aimerais (et que tu l’aimes déjà) plus que tout, mais ça ne change pas le fait qu’il va falloir apprivoiser un petit étranger, et que si en plus se mêle l’angoisse de ne pas se sentir capable de gérer une petite fille trop girly pour toi (ou un petit garçon trop taiseux et turbulent pour moi), c’est tout de suite plus difficile.
Mais j’ai beaucoup relativisé, et j’ai vraiment réalisé que c’est toi en tant que maman (avec papa, bien sûr!) qui va éduquer et façonner ce petit être, et je suis sûre que si toi tu es plutôt du genre garçon manqué, ta fille sera sensible aux mêmes choses et aura les mêmes envies que sa maman (au moins jusqu’à l’adolescence, après, c’est encore une autre histoire, je crois !).
En tous cas, c’est comme ça que je me suis rassurée : je me suis dit que si mon angoisse était un petit garçon trop turbulent et pas assez à l’écoute des autres, je serai là pour le sensibiliser à ces aspects importants pour moi. Et puis aussi, pourquoi ma petite fille ne serait-elle pas également turbulente ? Bref, en ce qui me concerne, c’était super des préjugés pas fondés…. (shame on me….)!
En tous cas, moi ça m’a beaucoup aidé de ne pas savoir le sexe jusqu’au bout : j’ai appris à aimer ce petit être sans le savoir baby girl ou baby boy, pendant ces longs mois d’attente.
Bon courage pour la suite en tous cas !

le 21/02/2015 à 09h00 | Répondre

Louna

Au fait, je ne sais pas comment vous faites : si j’ai bien compris, ton mari connaît le sexe et toi non?
Si j’étais lui, j’aurais troooooop peur de faire une gaffe, et si j’étais toi (surtout étant donné ton anxiété à ce sujet justement), j’aurais trop envie de lui tirer les vers du nez !
Chapeau bas à tous les deux en tout cas !

le 25/02/2015 à 13h38 | Répondre

sapparot

Hehehe, ca nous amene a des situations ou l’on en joue.
Parfois, il utilise alternativement du il ou du elle et j’en profite pour ‘essayer’ de le pieger.
Sinon, dans la vie de tous les jours, on l’appelle « la Belette », et cela a commence meme avant qu’il ne sache le sexe.

Au final, on arrive a gerer jusque la. Et je vais mieux depuis la semaine derniere. Je n’ai pas encore fait le deuil de mon baby boy ni ai encore accepte ma baby girl (puisque je ne sais toujours pas ce que c’est) mais j’ai arrete de me prendre la tete et de penser au sexe sans arret.

le 25/02/2015 à 15h42 | Répondre

Rosy

Pour ma part je n’avais pas vraiment de préférence mais en tout cas je voulais connaitre le sexe car ne pas savoir alors que techniquementn on peut savoir me paraissait juste intenable !
Et il se trouve que ça m’a beaucoup aidé à concrétiser les chose… je ne pensais plus « le futur bébé » mais « ma petite fille »…

le 20/02/2015 à 18h24 | Répondre

Louna

Justement, au-delà de cette histoire de sexe, moi ça m’a au contraire aidée à NE PAS me projeter trop vite : je crois que j’avais besoin de temps pour m’accepter en tant que future maman, je n’arrivais pas à m’imaginer plus loin que la naissance, et ça m’a permis de me protéger pour réaliser à mon rythme ce travail psychologique.
Par ailleurs, le papa aussi avait besoin de ce temps-là pour s’adapter et se projeter tout doucement : on n’est pas des rapides, nous !

Ça nous a aussi permis de nous protéger de notre environnement familial qui a la fâcheuse tendance à se faire assez envahissant ! 😉

le 21/02/2015 à 09h03 | Répondre

Céline

On aimerait aussi garder la surprise pour le premier. J’espère qu’on arrivera à tenir jusqu’au bout. On serait hyper heureux aussi bien si c’est une fille ou un garçon. Mais bizarrement, j’ai toujours pensé que mon premier serait un garçon et lorsque je me projette avec un bebe je me vois plus avec un garçon. Mais une petite fille ça serait chouette aussi. L’idéal serait de pouvoir avoir les deux.

le 20/02/2015 à 19h00 | Répondre

sophie

3 grossesses et a chaque fois on ne connaissait pas le sexe. Et ca rend l’accouchement encore plus beau, plus magique. Pour ma premiere j’étais persuadé d’attendre un garcon et au final une jolie fille. Et deux autres filles ont suivi. Je trouve qu’on vit plus sa grossesse comme un moment a nous en tant que couple. Pour notre 3eme la question de savoir c’est posé pour les grandes soeurs et j’ai ressenti une grande tristesse a l’idée de savoir avant la naissance

le 20/02/2015 à 19h55 | Répondre

Louna

Exactement, comme tu dis, on vit plus la grossesse comme un moment privilégié, appartenant uniquement au couple (et non à toute la famille étendue !).
Et c’est sûr que le moment de la naissance est d’autant plus magique ! 🙂

le 21/02/2015 à 09h05 | Répondre

Anne

The question ! Nous non plus on ne souhaite pas savoir ! Je voudrai une fille et suis incapable de me projeter avec un garçon et monsieur c est tout l inverse … Je me suis vraiment retrouve dans ton article !!!

le 21/02/2015 à 08h43 | Répondre

Two Love

Et bien moi, c’est l’inverse. Je voulais un garçon, un petit bébé qui ressemblerait à son papa que j’aime tant. J’ai été servi, c’est le portrait craché de son père d’après ce que disent les gens, mais pour moi, c’est mon fils et il ne ressemble à personne d’autre. C’est un pur bonheur en tout cas de l’avoir.
C’est vrai que je m’imaginais plus avec un garçon, et quand je pense à un 2e, je me dis que j’aimerai bien encore un garçon parce que les filles pleurent, chouinent,boudent… bref, de gros clichés!! Surtout que j’ai le parfait cliché du garçon, un vrai casse-cou mon fiston!

le 21/02/2015 à 11h13 | Répondre

Miss Pop

Oh je te trouve courageuse d’avoir attendu, surtout en ayant une préférence pour un sexe!!! Moi justement, je voulais le connaître le plus tôt possible pour ne pas me faire trop de film et avoir quelques mois pour accepter l’idée si c’était un garçon. Au final, je l’ai su dès la 1° écho et heureusement que je l’avais demandé car j’étais persuadée que c’était une fille. Vivre 9 mois en s’imaginant une fille et au final avoir un garçon m’aurait encore plus déçue.
Je redemanderai le plus tôt possible pour les prochaines grossesses, je suis trop curieuse et impatiente pour attendre l’accouchement!
Merci pour tes commentaires sur mon article, je ne pensais pas t’avoir autant aidée. Tant mieux, ça a été un défouloir pour moi.
Et au final alors, c’est une fille que tu as eue?

le 21/02/2015 à 19h10 | Répondre

Louna

Hihi, j’ai essayé de ne pas spoiler pour le reste de mes articles, mais bon, si on regarde mon profil et notamment la photo, ce n’est pas difficile de deviner : oui, c’est bien une petite baby girl qui se cachait dans mon bidon, et mon bonheur a été vraiment immense à sa naissance !
Même si je m’étais tellement imaginé l’inverse pour me « guérir » que j’ai eu beaucoup de mal, les premiers temps, à faire le lien entre ce petit nourrisson fille et le baby boy que j’avais imaginé dans mon ventre pendant de loooooongs mois. J’ai vraiment dû prendre le temps de repenser à ces dernières semaines de couveuse en réalisant que c’était finalement une fille : pas facile de faire la connexion, dans ma petite tête !

C’est rigolo, ta photo de profil ressemble vraiment à la mienne (d’ailleurs, comme j’en avais aussi fait une version garçon, j’en ai une encore plus ressemblante !).

Encore merci pour ton article, il m’a vraiment beaucoup aidé à déculpabiliser : ça a été le petit coup de pouce dont j’avais besoin pour libérer ma parole et parler de mes angoisses.

le 21/02/2015 à 19h55 | Répondre

Gaëlle (voir son site)

Personnellement, c’est tout le contraire : j’ai terriblement peur d’avoir une fille ! Ca me stresse, je crois (et c’est infondé) que je ne pourrais pas aimer une fille autant qu’un garçon…
J’ai déjà un p’tit mec. J’ai très vite ressenti, dès le début de ma grossesse, que j’attendais un garçon : certitude venue dont ne sait où, mais bien confirmée. Et quel bonheur !
Maintenant, nous voudrions un deuxième enfant. Mon mari rêve littéralement d’avoir une fille, mais je ne souhaite qu’une chose : donner un petit frère à mon fils.
Dans tous les cas, on ne choisira pas. Mais j’ai peur que l’un de nous soit « déçu » à l’annonce du sexe… Peut être que c’est ça la solution : ne pas savoir avant.

le 22/02/2015 à 15h32 | Répondre

Louna

Je ne sais pas pour toi, chaque histoire est différente, et dans le cas d’une 2ème grossesse, se mêlent aussi forcément les souvenirs de la première fois, les relations que tu anticipes et imagines entre tes deux enfants. Je comprends tout à fait ton angoisse.
Tu verras peut-être plus facilement le moment venu ce que tu veux/peux faire ?

Mais une chose est sûre, moi ça m’a beaucoup aidée de ne pas savoir : ça m’a permis d’aimer ce petit bout que je sentais bouger dans mon ventre sans avoir d’a priori négatif. Si on m’avait annoncé un garçon tôt dans la grossesse, j’aurais très sûrement eu du mal à l’accepter, à le supporter et à l’aimer aussi naturellement. Là, j’ai eu le temps de me faire à l’idée, de m’y préparer psychologiquement.

le 25/02/2015 à 13h27 | Répondre

Louna

Tu peux aussi te laisser le choix jusqu’au bout et demander comme nous à avoir l’information sur un bout de papier, et ne le regarder que si tu sens que tu en as envie/besoin ?

le 25/02/2015 à 13h34 | Répondre

Miss Chat

Je ne connaissais pas l’article de Miss Pop, que j’ai donc lu avec attention. C’est vrai qu’il fait du bien…
Depuis que je veux avoir un enfant avec mon mari, j’ai passé des années à visualiser ma vie avec un garçon comme aîné. Je trouvais qu’un garçon comme premier était une situation idéale, avec un « grand frère » (alors que je suis l’aînée dans ma fratrie et que je m’entends à merveille avec mon petit frère, allez comprendre). Vu les statistiques familiales, quand je suis tombée enceinte, je me suis dit que ce serait un garçon à coup sûr, comme tous les autres (oui ça n’a rien à voir et alors ?). Puis à l’échographie du 3e mois, la nouvelle tombe : c’est une fille. J’étais complètement choquée, je ne comprenais pas. Ce garçon que j’avais tant envisagé, ce petit « lui », venait de disparaître en un coup de sonde et 3 images. Et là j’ai été d’autant plus choquée que je me suis rendue compte que je ne voulais pas avoir une petite fille à cause de ma relation avec ma mère et de celle de ma mère avec la sienne : cette relation était tellement douloureuse, à vif, saignante depuis des années que je ne voulais pas risquer un seul instant de vivre la même chose avec ma fille à moi, parce que forcément le schéma se reproduirait dans cette génération aussi. Ca m’a terrorisée pendant des jours d’affilée, je me sentais aussi tellement coupable de ressentir ça pour cette petite chose qui n’en pouvait rien. Au fil des semaines, j’ai fini par apprivoiser ce petit être qui commençait à bouger, qui réjouissait tout le monde y-compris moi, cette petite fille qui finalement m’a complètement conquise alors qu’elle n’était même pas encore là. Ca m’a pris près de 5 mois mais j’ai fini par l’accepter aussi complètement que si on avait eu un garçon parce qu’au final, c’est mon enfant, celui de mon mari, celui qu’on voulait depuis des années 😉
Ayant vécu une situation similaire, je comprends et je compatis vraiment à ce que vous avez vécu toutes les deux, toi et Miss Pop. C’est vrai que c’est très difficile d’en parler et de trouver une oreille attentive (et qui ne jugera pas !) parce que personne n’a l’air à même de comprendre. J’ai fini par en parler avec mon mari et je crois que ça a aidé à franchir cet obstacle…

le 22/02/2015 à 18h49 | Répondre

Louna

Oh, je suis désolée pour toi ! Je crois que c’est exactement la situation que j’ai voulu éviter d’affronter pendant ma grossesse : d’où cette décision de retarder le moment de savoir. Histoire de me laisser le temps d’aimer ce petit être, quel qu’il soit !
Mais bon, je suis aussi consciente avec le recul, que j’ai pris également un risque : le choc aurait pu être dur à vivre à la naissance (surtout cumulé à la fatigue de l’accouchement et au baby blues, aux courtes nuits, etc….).

En tous cas, je comprends le choc que ça a dû être pour toi : ces petits vivent aussi dans nos têtes, et avoir la sensation de « perdre » ton baby boy à l’annonce d’une petite fille, comme tu dis, en 3 coups de sonde, c’est un peu violent !
Moi aussi, j’ai mis longtemps à faire le lien entre cette adorable petite fille dans mes bras et le baby boy rêvé et imaginaire que je pensais avoir dans le ventre…. Temps d’adaptation un peu bizarre où j’ai eu l’impression de ne pas avoir été enceinte de cette petite fille, mais d’un autre bébé, un garçon. Heureusement qu’elle me ressemblait beaucoup, ça m’a aidé à faire le lien !

le 25/02/2015 à 13h33 | Répondre

Miss Chat

C’est justement pour ça que ton article m’a fait réagir ! 😀 Je me suis imaginée attendre comme toi la naissance et donc vivre cette période qui a été si difficile pour moi à ce moment-là et je me suis dit « quel courage, je n’aurais jamais pu ! »
Tu as raison quand tu dis que ces enfants vivent aussi dans nos têtes : je crois que c’est aussi pour ça qu’en cas de fausse couche ou « d’accident », on vit un vrai deuil (ce n’est pas mon cas mais je repense aux témoignages de plusieurs chroniqueuses).

le 01/03/2015 à 16h38 | Répondre

Karine (voir son site)

salut,

Depuis longtemps je reve aussi d’une petite fille, je me dis probablement que c’est parce que j’ai deux soeurs et plus entourée de filles que de gars, alors que ce sera plus « facile ».
Et puis là, on a eu un petit neveu (qui a 4mois maintenant) et qui est completement adorable, du coup ben ça me fais moins peur d’avoir un ptit garçon 🙂
Et chez nous, ma belle mere adorerait avoir une petite fille et mes parents un ptit garçon alors….
Et par contre, quand ce sera mon tour d’etre enceinte, je pense qu’on demandera de savoir le sexe… Je suis pas sure de pouvoir tenir 9 mois sans savoir!

le 23/02/2015 à 03h30 | Répondre

piktik

Je me suis toujours imaginée avec un petit garçon voire même je n’ai jamais envisagé d’être maman d’une petite fille! Pendant ma grossesse je me suis efforcée de me dire que ça pourrait être une fille (on a gardé la surprise, le papa y tenait et je n’avais rien contre), et à l’arrivée, j’ai bien eu un adorable petit bonhomme, sans surprise j’ai envie de dire… Maintenant, quand on envisage un deuxième, j’hésite par peur de faire une fille… Une peur viscérale… Peut-être parce que j’ai souvent eu à me dire que « ça aurait été plus simple si j’avais été un garçon », parce que j’ai parfois souffert d’être une fille puis une femme. L’avenir nous dira si je pourrai passer outre cette peur, j’espère que oui car je ne voudrais pas priver mon petit bonhomme des joies d’une fratrie!

le 20/03/2015 à 18h09 | Répondre

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