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Travail et allaitement : nos retours d’experience


Publié le 1 septembre 2016 par Camille

Pour parler de ce sujet qui est multiple et qui peut être mis en place de plein de façons différentes (en gros, c’est comme le choix d’allaiter ou non : chacune fait comme elle veut/comme elle peut), nous avons aujourd’hui décidé d’écrire un article à huit mains.

Oui oui, huit mains, rien que ça. Pour t’aider à y voir plus clair, tu vas donc avoir le retour d’expérience de :

  • Chaperon Rouge : reprise du boulot aux 10 semaines de la Lueur, et allaitement exclusif jusqu’à ses 6 mois au moins.
  • Étoile : reprise du boulot aux 12 semaines de Petit Prince, et allaitement pendant deux semaines au boulot.
  • Mélimélanie : reprise du boulot aux 14 semaines de Petit Habitant, et allaitement exclusif jusqu’à ses 6 mois.
  • Miss Chat : arrêt de l’allaitement exclusif pour la reprise du travail, mais en essayant de conserver les tétées du matin et du soir (sans succès, à son grand regret).

Le récapitulatif étant fait, passons aux témoignages !

Continuer d’allaiter tout en travaillant : les raisons de ce choix

Chaperon Rouge :

Pour moi, la question ne se posait pas ! Dix semaines, c’était TROP COURT ! Ma Lueur vivait très très bien l’allaitement, et moi aussi grâce à mon Graal : le bout de sein en silicone !

Mon bébé est calé : elle fait ses nuits, dort de 23h à 7h en gros, nous sourit, boit régulièrement au sein, plus ou moins longtemps, mais toujours efficacement. Le pédiatre tique un peu : ma Lueur est en bas des courbes. Elle suit la sienne et grandit convenablement, est éveillée, remplit ses couches et ne pleure pas, donc pas d’inquiétude.

Tout le monde m’encourage : mon allaitement se passe bien, pas de raison d’arrêter pour une bête raison calendaire, la fin de mon congé maternité !

Étoile :

Pour moi, c’était une évidence de continuer malgré l’allaitement mixte qui, il faut le dire, n’est pas ce qu’il y a de plus favorable lorsque l’on reprend le travail, puisque la production de lait est déjà moins importante que celle de quelqu’un qui part d’un allaitement exclusif !

Je voulais juste continuer à donner le maximum d’anticorps à bébé. Et puis, il faut être honnête, nous adorions tous les deux l’allaitement, alors pourquoi ne pas essayer de continuer malgré la reprise du travail ? Enfin, je m’étais mis en tête un seuil psychologique : je voulais à tout prix parvenir au moins aux 3 mois de bébé (et très honnêtement, j’aurais tellement voulu arriver jusqu’aux 6 mois…).

Mélimélanie :

Je me suis longtemps posé la question. Avant l’arrivée de Petit Habitant, mon mari n’était pas vraiment pro-allaitement. Et puis, il s’est renseigné, et devant ma détermination, il s’est rallié à mon idée (je pense que le prix du lait maternisé l’a aussi aidé à changer d’avis !). Du coup, il était évident que j’allaiterais au moins jusqu’à la reprise du travail.

Et puis, en voyant arriver la reprise, je ne me voyais pas arrêter, et je trouvais ça bête de ne pas tenir les sacro-saints six mois. En plus, l’allaitement profite énormément à Petit Habitant, qui est un bébé bien potelé. Donc si c’était possible et que j’y arrivais, pourquoi ne pas continuer et tenter de tenir jusqu’à ses 6 mois ?!

Miss Chat :

J’avais décidé d’allaiter Croquette parce que ça me semblait en phase avec ses besoins, mes envies, mes capacités, mes convictions, etc. Par contre, je ne me suis jamais imaginée allaiter sur le long terme, et la reprise du travail semblait donc le bon moment pour arrêter l’allaitement. Ça, c’est ce que je m’étais dit a priori.

Dans les faits, après une mise en route un peu difficile, allaiter ma fille est devenu un vrai plaisir, un concentré de moments tendres et bienveillants que j’appréciais. Je ne l’ai jamais vu comme une corvée ni comme une obligation !

Alors quand la période du sevrage a pointé le bout de son museau, je ne me sentais pas encore tout à fait prête à abandonner ma puce aux poudres du lait artificiel. L’unique et évidente solution était bien entendu de continuer à l’allaiter, « au moins un peu » et sans se mettre la pression.

Organisation et mise en place

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Crédits photo : Photo personnelle

Tirer son lait au bureau…

Chaperon Rouge :

Déjà, chose importante, ma nounou accepte que mon bébé soit nourri au lait maternel, malgré les contraintes évidentes que ça présente (notamment la conservation du lait et la préparation des biberons). Voici comment tout ceci se déroule :

  • J’ai informé mon patron de ma décision de tirer mon lait. Le code du travail autorise les mères allaitantes à tirer leur lait jusqu’à une heure par jour. Nous sommes une petite boîte, j’ai décidé de faire plutôt 2 x 15 minutes, de façon à ne pas trop empiéter sur mes obligations.
  • J’ai demandé à ma sage-femme de me faire une ordonnance pour un tire-lait électrique. Je loue donc un tire-lait pour un mois renouvelable une fois (deux mois, donc), et si je veux prolonger, il me faut une nouvelle ordonnance. À mes frais, il reste les téterelles (la partie que tu mets au sein) et les biberons compatibles.
  • J’ai tiré mon lait deux semaines avant de reprendre le boulot. Objectifs : « caler » ma production afin d’avoir de quoi faire un biberon par traite, et cela le plus vite possible (en fait, il s’avère qu’il vaut mieux tirer souvent mais pas longtemps pour booster la lactation), et faire une réserve de lait en cas de creux dans ma production. À la fin de mes deux semaines, il y avait cinq sachets de 100 à 120ml dans les congélateurs de ma nounou, de ma mère et de chez nous.
  • Enfin, nous avons habitué la Lueur à boire au bib’. Nous avons choisi les biberons « Natural » de Avent, qu’elle a tout de suite très bien acceptés : elle passe du sein à la tétine sans problèmes, sûrement parce qu’elle est déjà habituée au silicone.

À 4 mois et demi d’allaitement, j’ai une petite routine :

  • Je tire mon lait le matin au réveil, que ma Lueur boira avec son papa avant d’aller chez la nounou.
  • Puis deux autres traites à 11h et 16h au travail. Il y a un frigo sur place, et je rentre le soir avec mon petit sac isotherme.
  • Dernière traite entre 21 et 22h, pour compléter le biberon. Je finis généralement la journée avec au minimum 360ml au frais. En ce moment, elle boit 180ml, et deux biberons lui suffisent dans le temps qu’elle est chez sa nounou (mais j’ai toujours du rab’, de toute façon).
  • Je mets ma fille au sein dès qu’elle le réclame et que je suis là. Ça relance la lactation (car bébé « pompe » plus que la tireuse), et ce sont des moments trop magiques.

Étoile :

Je n’ai pas trouvé l’organisation très difficile, et, pour être honnête, je n’en ai pas spécialement parlé à ma chef. Au lieu de faire des pauses, j’allais tirer mon lait !

Par pudeur, je n’avais pas envie d’en parler. Et puis, je voulais éviter un éventuel jugement. Uniquement les assistantes de mon service et mon équipe étaient au courant. J’avoue que je n’ai pas tellement apprécié le regard des autres : j’avais un peu l’impression d’être une extraterrestre, car j’étais la première à faire ça dans mon service.

Néanmoins, j’ai réussi à trouver une petite salle pour m’isoler au travail sans problèmes, et je tirais deux/trois fois par jour environ 40 à 60ml (oui, c’est peu, mais c’était toujours ça de pris !). Pour des soucis d’hygiène, je préférais stocker mon lait dans un sac isotherme avec des pains de glace, et ça fonctionnait très bien.

À la maison, je continuais à le nourrir au sein en moyenne deux fois par jour à la demande. Petit Prince a été gardé lors de ma reprise du travail par son papa en congé parental, donc pas de souci de nounou à ce niveau ! Le papa donnait le lait stocké pendant mon absence.

Mélimélanie :

Comme pour Chaperon Rouge, la possibilité de continuer à allaiter Petit Habitant dépendait du bon vouloir de la nounou. Mais comme elle est top, elle a tout de suite accepté. Je lui ai donné au cas où un pot de lait maternisé, mais pour le moment, il n’a jamais été ouvert (et j’espère que ça continuera jusqu’au sevrage).

Au début, je lui fournissais les biberons pré-remplis, mais comme le rythme des repas n’est pas encore bien installé, ça engendrait pas mal de lait gâché. Nous sommes donc partis sur un système plus libre : je fournis deux grands biberons de lait (environ 500ml, du coup) à la nounou, ainsi qu’un troisième biberon, qui lui sert à estimer la quantité de lait qu’elle va donner à Petit Habitant. Avec ce système, il y a beaucoup moins de pertes, et c’est plus souple pour la nounou. Mais bon, ça demande qu’elle accepte de manipuler mon lait, et toutes ne le font pas (j’ai déjà dit qu’elle était top ?).

Et le reste, comment ça se passe ? Eh bien, dans une journée-type :

  • Petit Habitant tète à son réveil.
  • Ensuite, chez la nounou, il boit environ 350/400ml de lait en trois ou quatre biberons (voire cinq quand il a décidé d’être casse-pied facétieux).
  • Quand je rentre vers 18h30, je lui propose tout de suite de téter (mais alors qu’au début, il réclamait bien avant mon retour, il a l’air d’avoir de moins en moins besoin de cette tétée).
  • On fait une tétée avant de s’endormir, entre 19h et 20h30, puis je tire une dernière fois mon lait vers 21h avant de me coucher.
  • Enfin, on a une dernière tétée au milieu de la nuit (entre 3 et 5h du matin, mais je ne désespère pas qu’elle saute bientôt).

Et côté maman, je tire dix minutes trois fois par jour : deux fois au boulot, et une fois pendant ma pause déjeuner (j’ai la chance de pouvoir rentrer chez moi).

Pour le moment, ça comble largement les besoins de Petit Habitant (même si parfois, j’ai dû prendre un peu plus de temps quand j’étais en phase « adaptation de la production ». J’attendais la deuxième montée de lait, qui arrive au bout de dix minutes, pour tirer plus, afin d’envoyer l’information à mon corps qu’il fallait qu’il produise plus pour Mini-goulu).

Pour le biberon, on avait habitué Petit Habitant assez tôt (dès son deuxième mois). Ce sont des MAM anti-coliques, mais il a aussi eu des Dodie sensation, et il n’a jamais boudé aucun des deux.

Miss Chat :

Je savais, pour l’avoir testé lors de la mise en place de mon allaitement, que le tire-allaitement ne fonctionnait pas pour nous, car ma production diminuait alors trop vite.

J’ai lu sur Internet des témoignages de mamans utilisant différents systèmes ou horaires de tétée, et l’un d’eux a particulièrement retenu mon attention, car il correspondait à mes disponibilités : je n’étais pas salariée (donc je n’avais pas droit aux pauses d’allaitement) et j’avais des horaires de fou. Le but, c’était que ma fille reçoive du lait artificiel en journée quand je n’étais pas là, et que je prenne le relais en l’allaitant le soir et la nuit (à l’époque, nous avions encore une tétée vers 18h, 22h, 3h du matin et 7h).

J’ai recommencé à travailler lorsque ma Croquette a fêté ses 13 semaines, et j’avais commencé le sevrage le plus tard possible, je dirais quinze jours avant, en éliminant progressivement les tétées de la journée. J’essayais également de temps en temps de tirer du lait, pour qu’on lui donne en journée (elle a passé deux semaines avec son papa avant d’entrer à la crèche).

Voilà nos expériences à toutes les quatre. Nous revenons très vite pour te donner les points positifs et négatifs de nos expériences, ainsi que nos bilans.

Tous les articles de Chaperon RougeTous les articles d’Étoile

Tous les articles de MélimélanieTous les articles de Miss Chat

Et toi ? As-tu tenté d’allaiter au travail ? Est-ce que ça a marché ? Comment t’organisais-tu ? Viens nous raconter !

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Commentaires

32   Commentaires Laisser un commentaire ?

Charlotte (voir son site)

J’aurais tellement voulu pouvoir reprendre le travail et continuer à allaiter.
Mon problème était surtout le transport du tire-lait (bon, ça ça va encore) et le transport du lait, car je fais mes trajets en train (donc j’ai une heure trente de porte à porte)… Cela me semblait un peu « dangereux ».
Le matin, je pars très tôt donc impossible d’allaiter Poupette sans risque de la réveiller (et de rendre le début de la journée impossible pour son papa) et le soir, j’ai rapidement eu une diminution de ma production.
Ce fût un vrai déchirement. Et puis, je m’y suis habituée et j’ai vu les côtés positifs : plus de restrictions alimentaires pour moi; possibilité de passer la main pour la nourrir, …
Mais je suis vraiment admirative, les filles.
Même si, en pratique, je trouve cela difficile à mettre en oeuvre si on n’est pas dans des conditions optimales (je me rassure là ;-)).
Des douces pensées à vos petits bouts et à vous!

le 01/09/2016 à 08h50 | Répondre

Chaperon Rouge

on sait jamais ca pourrait servir:
ici, j’avais un tire lait manuel au boulot et un électrique à la maison. donc je me trimballais pas le bazar.Je transportait mes bibs de lait dans un petit sac isotherme et j’avais 1h15 de trajet. honnetement, je me suis aprfois dit « c’est peut etre limite là… » mais en fait, la Lueur a bu tout son lait sans qu’il y ai le moindre problème ni microbe qui soit déclenché. je pense qu’un bébé un peu plus « difficile » aurait peut etre eu quelques renvois.. mais non, donc j’imagine que ca reste un temps de trajet raionnable 🙂

le 01/09/2016 à 12h33 | Répondre

Miss Chat

Alors n’importe quel produit frais (et donc le lait maternel aussi) dans un sac isotherme peut tenir plusieurs heures si tu y mets par exemple un « bloc-réfrigérant » !
Je ne m’inquiéterais pas pour ton temps de trajet du coup 🙂

le 01/09/2016 à 13h35 | Répondre

Cassandre

Surtout que le lait maternisé se conserve quand même très très bien grâce à tout ce qu’il contient (je crois de mémoire 4 h à température ambiante- mais pas taper si je me trompe…)

le 01/09/2016 à 18h57 | Répondre

Virginie

super article ! j’attends en particulier le résultat de Miss Chat dont le rythme me correspondra davantage 😉

le 01/09/2016 à 09h28 | Répondre

Miss Chat

Comme indiqué dans l’intro, ça va « mal » finir :p Mais rien ne coûte d’essayer 🙂

le 01/09/2016 à 11h04 | Répondre

Chaperon Rouge

comment tu gaches le suspens! 😉

le 01/09/2016 à 12h39 | Répondre

Virginie

ah oui ! carrément ! laisse-moi un peu d’espoir, même s’il ne dure que jusqu’au prochain article 🙂 🙂 😉

le 05/09/2016 à 09h34 | Répondre

la grogniasse

Sur ce sujet primordial, il ne faut pas hésiter à consulter le blog de Véronique Darmangeat (http://www.lactissima.com/a-tire-d-ailes/) qui est vraiment une mine d’information et qui peut être d’un grand secours.

Je me suis sentie vraiment soutenue en lisant régulièrement ses articles, et j’ai ainsi pu tirer mon lait jusqu’aux 8 mois de mon fils. Après, il a eu besoin de moins de lait, et j’ai pu arrêter le tire-lait (honnêtement, les pauses tire-lait, c’est quand même un peu la plaie) et continuer à l’allaiter. Il a 20 mois aujourd’hui, et est toujours accroc (sans doute un peu trop).

le 01/09/2016 à 09h33 | Répondre

Helene

Oui le site de Véronique Darmangeat est vraiment top. J’ai presque tout lu pendant mon congé mat’ et je suis donc bien « armée » je pense pour essayer dans les meilleures conditions de continuer l’allaitement exclusif. MiniChat a 4mois et demi et j’ai repris le boulot hier.( rentrée des classes oblige). Oui oui je suis prof des écoles. Pour l’instant je donne la tétée le matin, tire mon lait ensuite surtout pour le sein qui est bien plein… Je donne 3 ou 4 pots de 120ml à la crèche qui est top car ils gardent d’une journée sur l’autre ce qui n’a pas été bu. Pour l’instant MiniChat boit 3bib de 120 sur le temps de garde (8h-17h30). Je tire dans ma classe à midi. (Ce midi, pas de clé de classe donc porte fermée mais pas à clé. J’ai tourné le dos à la porte et j’ai bien fait. Mon collègue d’à côté qui voulait sûrement debriefer sa première matinée à passé la tête par la porte et dans mon dos j’ai entendu (oups, désolé. 😉 on n’en a pas reparlé… 😉 me voir reliée au tire-lait, il a dû se poser des questions. En rentrant à 17h45, une tétée puis je tire mon lait sur le sein qui n’a pas été tété. Puis je ne tire plus jusqu’au lendemain matin. J’ai encore des tétées le soir pour endormir Mini et dans la nuit, une ou deux.
Bon, tirer son lait avec mes horaires, je pense que c’est assez faisable… Mais le truc drôle cette année c’est que je vais dans 4 écoles différentes sur la semaine. Une journée dans chaque classe. Et les mercredis ça change aussi 😉 drôle, l’education nationale… Donc pour l’instant j’ai tiré dans des écoles où j’ai mes petites habitudes… Mais là où je ne connais pas trop les collègues… Ça risque de ne pas être facile tous les jours. Voila pour un retour d’experience avec très peu de recul. Peut être que dans quelques semaines, je serai au bout du rouleau, mais en etant tres motivée ça devrait le faire.

le 01/09/2016 à 21h05 | Répondre

Carole

Bonjour, moi aussi je recommande chaudement le blog mais également les livres de Véronique Darmangeat. Deux merveilleuses filles allaitées pendant 11 et 14 mois, avec reprise du boulot dès leur 3 mois et demi environ, mais je n’y serais pas arrivée sans le soutien de mon mari. Allaiter et travailler c’est possible, c’est même un droit.

le 01/09/2016 à 21h39 | Répondre

Helene

Eh bien, je me suis dit, pourquoi ne pas revenir sur cet article et commenter à nouveau pour faire part de mon expérience avec un peu de recul.
Mon petit gars a maintenant 9mois, je tire toujours mon lait au travail le midi environ 10mn et le soir en rentrant vers 19h environ 15mn et j’ai largement assez de lait tiré pour la consommation du PetitChat. Il a commencé les solides légumes, fruits puis féculents à partir de ses 6mois. Et à la crèche il boit deux bib de 210ml dans la journée. Je ne tire pas le weekend, et je ne garde pas forcément les mêmes horaires de repas qu’à la crèche.
Il y a toujours des tétées la nuit, ce qui doit participer à la bonne marche de la lactation…
Sinon question fatigue, j’ai eu des hauts et des bas, mais plus liés au fait que le petit ne dort pas beaucoup en journée, et qui a de nombreux réveils la nuit, plutôt qu’allaitement.
Pour moi, une super expérience jusque là, avec des situations rocambolesques de temps en temps, qui ne risque pas de s’arrêter tout de suite…

le 21/01/2017 à 16h03 | Répondre

Lisa

Je me retrouve dans vos témoignages. Moi aussi j’ai continué l’allaitement après mon retour au travail. Bébé avait 3 mois et demi. J’ai également la chance d’avoir une nounou à l’écoute et très conciliante et de travailler à 5 minutes à pied de chez moi. Au début je tirais mon lait 3 fois par jour et je congelais mon lait dans des petits sachets ou bien dans des petits pots prévus à cet effet (lansinoh ou medela). J’avais aussi donné un pot de lait infantile à ma nourrice au cas où. J’ai eu un peu de mal à fournir assez de quantité alors ensuite je suis passée à un biberon de lait maternisé et 2 biberons de lait maternel chez la nounou et je continuais l’allaitement lorsque j’étais avec bébé. Par contre bébé ne prenait pas d’énorme quantité la journée et se rattrapait beaucoup le soir et la nuit. Vers 6 mois et demi, j’ai arrêté de tirer mon lait et je suis passée en allaitement mixte. J’allaitais uniquement le soir et le week-end. Puis j’ai sevré bébé à 10 mois, notamment car j’ai dû prendre un traitement incompatible avec l’allaitement. Bébé s’est bien adapté à tous ses changements qui ont été progressif et en douceur. L’allaitement mixte reste pour moi une bonne alternative quand on le peut et que l’on a assez de lait.

le 01/09/2016 à 09h44 | Répondre

Chaperon Rouge

ça s’est super bien passé pour toi dis donc!! c’est plaisant à lire ^^
bon ici la Lueur a 8 mois et elle tète de moins en moins, mais ‘cest clair que la plaie les pauses tire lait!!!

le 01/09/2016 à 12h40 | Répondre

Croco

Courage, moi j’ai arrêté de tirer mon lait au 9 mois de mon loulou. Comme il mangeait de plus en plus de solides, les tétées du matin et du soir sont devenues suffisantes (il avait de la viande ou du poisson à midi, et un petit suisse en plus de la compote au goûter). Il va bientôt avoir un an, et je continue à l’allaiter matin et soir, peut-être plus pour longtemps, mais pour le moment je profite !

le 01/09/2016 à 16h32 | Répondre

Camomille (voir son site)

C’est une super idée d’article !! Et félicitations à Chaperon Rouge et Mélimélanie… Je pense que si j’avais du faire comme vous, mon cas ressemblerait à Etoile !

le 01/09/2016 à 14h15 | Répondre

Melimelanie

Merci c’est gentil pour les félicitations. Mais je pense juste que j’ai eu de la chance de réussir à bien produire avec le tire-lait mais d’avoir aussi une entreprise compréhensive qui acceptait que je parte en pleine réunion parce que « c’est l’heure ».

le 01/09/2016 à 14h40 | Répondre

Jahanara

Je voulais justement écrire un article sur le sujet mais vous m’avez devancée !
Reprise du boulot aux 3 mois et demi du bout’chou. Dès le départ j’ai tiré du lait une fois par jour au boulot (30-40 min). Pas possible de faire en deux fois car emploi du temos chargé le matin. Jusqu’à 5 mois il a été allaité exclusivement, puis j’ai dû compléter avec du laiten poudre. Si j’avais pu tirer du lait deux fois par jours j’aurais probablement eu assez. Pendant une pérode je devais du coup tirer un peu de lait en plus le soir une fois bébé couché, voire le matin avant de le lever. Et là, j’ai enfin pu arrêter le lait en poudre puisqu’il prend pas mal de purées et compotes à l’heure actuelle (il a 8 mois). Je continue à tirer du lait une fois par jour, mais je me stresse moins avec les quantités. Di je n’ai que 90 mL, je fournis un peu plus de purée et pour l’instant ça roule.
Je suis bien contente quand je suis en vacances de pouvoir me passer quelques temps du tire-lait !

le 01/09/2016 à 14h27 | Répondre

Jahanara

Petite question à Mélimélanie : en 3 fois dix minutes de tire-lait tu arrivais à récolter 500 mL de lait ??!

le 01/09/2016 à 14h30 | Répondre

Melimelanie

J’étais plutôt productive je le reconnais mais pas 500ml non plus :-). Je tirais entre 90 et 170 ml en une fois et finissait souvent la journée avec environ 400 ml de lait et je complétait par un tirage avant de me coucher pour monter a 450/500. J’avais aussi une réserve de lait congelé que j’avais constitué au fur et a mesure depuis les 1 mois de petit habitant et en cas de tirage raté ou autre je pouvais en sortir quelques glaçons pour compléter. Je précise que j’avais un tire-lait électrique qui faisait les deux seins en même temps. Du coup entre les jours de grosses production et le lait congelé j’arrivais à toujours fournir les 500ml par jour à la nounou mais Alexis n’en buvant que max 400 (je crois que le plus qu’il a fait c’est 460 en une journée) j’avais déjà 100 ml de marge pour le jour d’après (le lait pouvant se conserver 2/3 jours au frigo).

le 01/09/2016 à 14h38 | Répondre

Jahanara

Effectivement tu m’impressionnes par les quantités que tu obtenais !
Tu me diras moi en une fois j’arrivais à 180 en moyenne dans les bons jours. Mais il me fallait une bonne demi-heure. Et le soir si j’avais 50 mL c’était déja beaucoup !!
J’avais fait un peu de stock, mais vers 5 mois quand bébé ne prenait encore que du lait, mon stock a disparu en quelques jours et il a bien fallu se résoudre à donner du lait en poudre. Ceci dit, maintenant que la quantité obtenue ne me stresse plus, je trouvd ça vien plus facile ! Hier j’ai obtenu 90 mL, aujourd’hui 120, et je m’adapte en fonction.
C’est stressant alors qu’au final le bébé ne prend probablement pas tous les jours exactement la même quantité, sauf qu’au sein on ne se rend pas compte et ça s’équilibre tout seul. Et ma nounou qui n’y connaît rien en allaitement, c’est difficile à lui faire comprendre !

le 01/09/2016 à 14h50 | Répondre

Croco

Tout les mères sont différentes, mais contrairement à ce qu’on crois souvent, tirer son lait est parfois (très) facile. A la période où je tirais le plus, j’obtenais 400-450 ml en deux tirages de 10 min, dont un sur un seul sein le matin pendant que mon fils tété l’autre (et l’autre sur les 2 seins dans l’infirmerie de l’usine entre midi et deux). En revanche, je connais beaucoup de mamans qui ont galéré, et notamment une de mes belles-sœurs qui n’arrivait à tirer son lait que si sa fille était dans la même pièce qu’elle…

le 01/09/2016 à 16h43 |

Mme Indécise

Contente de voir que certaines arrivent à concilier les deux, j’ai vraiment l’impression qu’il y a autant de cas de figures que de maman et de bébés.

le 01/09/2016 à 14h33 | Répondre

Melimelanie

C’est tout a fait ça. On est toute unique et c’est ça qui fait notre charme :-p

le 01/09/2016 à 14h39 | Répondre

Cassandre

Ici, allaitement long et travail…

J’ai repris lorsque petit loup avait 3 mois et 1 semaine. Le lait maternel était accepté dans ma crèche, je leur donnais le lait le matin pour la journée, mis au frigo, et roulez jeunesse! (ça, c’est génial)
Tétée le matin, tire-lait le midi sur la pause déjeuner (pendant 6-8 mois), tétées le soir et tire-lait avant le coucher…
En général, j’essayais d’avoir une journée d’avance au moins (frais ou congelé- le lait frais se conserve bien au réfrigérateur), et je piochais parfois dans mes réserves faites avant la reprise et pendant les vacances si nécessaire.

L’allaitement me tenait à coeur: deux parents intolérants au lactose, un bébé qui se couvre de boutons dès que sa maman tente de manger une lichette de fromage, ça n’augurait rien de bon si on passait au lait maternisé. Quant au prix (en Guyane), les difficultés d’approvisionnement, et la composition du lait maternisé sans lactose…gloup! Donc c’était un peu allaitement ou rien.

Parfois, j’ai eu des baisses de lait, mais du repos (rester coucher un peu, tant pis pour les corvées…), du fenugrec et de l’acupuncture ont permis de relancer la machine (bon, ça ne m’empêchait pas de m’inquiéter parfois…)

Aujourd’hui, 27 mois d’allaitement, reste la tétée du soir auquel mon fils est très attaché (celle du matin a pu sauter hier et ce matin, on tient le bon bout…). Je pensais que cela allait se tarir vite avec le fait de supprimer les tétées du jour, mais pas encore.

Bon courage à toutes celles qui veulent tenter l’aventure (oui, glauque le tire lait au boulot, mais bon, on s’y fait…)

le 01/09/2016 à 19h16 | Répondre

Maclé

Bonjour,
Reprise du boulot, ma chérie n’avait pas 3 mois. J’avais tiré un peu mon lait avant pour avoir quelques « doses » en stock au congèl. La nounou a accepté le lait maternel. Je tirais mon lait entre 2 et 3 fois par jour au travail pour avoir 400-450 mL pour le lendemain. Pareil, la nounou avait des doses congelées et gardait le lait d’un jour sur l’autre. Si j’avais tiré les quantités suffisantes en journée, je laissais mon tire lait au bureau. On a la chance d’avoir des frigots au boulot, et j’avais une mini glacière souple pour le transport.

J’ai arrêté de tirer mon lait quand elle avait 10 mois je crois (les quantités avaient déjà fortement réduites). Ma princesse aura 2 ans en novembre, et elle tète encore le soir (mais si je ne suis pas là elle peut s’endormir sans, c’est du bonus!). Le weekend, ça peut lui arriver de réclamer lors d’un moment calin, au réveil ou en fin d’après midi.
Le matin, elle boit un petit biberon de lait 1/2 écrémé. Il y a 6 mois, on a tenté de lui donner du lait infantile, impossible, elle n’en voulait pas, par contre elle a accepté le lait de vache. On a été prudent au début, mais elle le digère bien.

le 02/09/2016 à 11h44 | Répondre

Madame c

Félicitation à toutes pour âvoir concilier allaitement et travail.
Pour ma part, j’ai tenu un mois, j’ai donc arrêté aux 6 mois de la louloutte.
Le soucis n’était pas la production (même si je ne pouvais en mettre de cotè), mais la durée de la tétée du matin (tétée que je en voulais pas remplacer par le tire lait). minimiss prenait 40 mn â teter. Elle prenait tout son temps.
Nous devions la lever super tôt et j’avais mon œil sur la montre.
Aujourd’hui elle dort un peu plus, boit son biberon dans mes bras et je prends le luxe de jouer un peu avec elle.
Je n’allait rien plus, mais ma fille â une maman plus détendue et on partage d’autres moments ensemble.

le 03/09/2016 à 00h21 | Répondre

Léna

J’ai allaité et travaillé ensemble 6 mois pour Grand Bébé (9 mois en tout) et pour Petit Bébé c’est en cours, on en est à 3 mois de travail-allaitement.
J’ai la chance d’être indépendante et de pouvoir tirer mon lait quand je veux, en général sur 24h je tire +/- 5 fois 10 minutes. Et elle tète 3 fois au sein en plus, et j’arrive à tirer 500mL.
Je me prend moins la tete que pour le premier, je pars du principe de ne pas cumuler les maxima de conservation mais ayant la chance de rentrer à midi, je garde à température ambiante le lait jusque là et pareil pour ceux de l’après-midi jusqu’au soir. Je rince juste le matériel et le lave vraiment le soir.
Malgré tout je me prend sûrement encore trop le chou puisque je m’étais juré que ca ne serait pas la fin du monde si elle avait du lait en poudre a l’occasion mais je n’y arrive pas…

le 03/09/2016 à 08h06 | Répondre

Madame Vélo

Bon alors j’avais pas eu le temps de commenter le jour de la parution mais même 3 jours après je prend le temps de vous féliciter et de vous remercier pour cet article les filles !! Et je sais vers qui je pourrais me tourner si jamais je trouve un travail alors que je souhaite continuer l’allaitement (pour bébé 2, ou éventuels suivants :p ) c’est chouette de lire (dans l’article et dans les commentaires) les différentes organisations et fonctionnements de chacune !

le 03/09/2016 à 19h26 | Répondre

Clarisse

J’ai aussi beaucoup appris du site de Véronique Damangeat. Résultat, j’ai repris le travail à temps plein aux 3 mois et demi de ma puce et… Je l’allaite toujours à 2 ans. Elle n’a jamais reçu de lait industriel et j’en suis très contente. J’ai tiré du lait au travail en une ou deux fois jusqu’à ses 6 mois, et parfois aussi à la maison avec un to manuel. Mais elle buvait uniquement le strict minimum pour tenir pendant mes absences, rarement plus de 80ml. J’avais fait des stocks ayant peur de manquer, bilan, j’ai jeté des litres de lait et regretté de ne pas avoir donné au lactarium. En tout cas aujourd’hui je ne regrette rien et même si allaiter est parfois éprouvant en termes de disponibilité, je sais que je serai nostalgique quand elle décidera d’arrêter… Quant à l’avis des nounous ou maintenant de l’école, comment dire? Ça n’a jamais compté ??

le 03/09/2016 à 21h57 | Répondre

Claire (voir son site)

C’est super cette idée d’article.
Pour ma part, je ne me voyait vraiment pas reprendre le travail juste après mon congé mat. Alors j’ai pris un congé parental. J’ai repris le travail aux 8 mois de ma fille. Du coup, je n’ai jamais eu a tirer mon lait. Lorsque je suis avec ma fille, c’est allaitement à la demande et quand je suis pas là, elle se débrouille avec du solide 😉 A ce jour, ma fille n’a jamais eu de biberon (Elle a 19 mois). C’est une petite victoire personnelle. (Mais je n’ai rien contre les biberons hein, je précise quand même 😉 )
Après il est sûr que ça n’aurait pas été la même chose si j’avais repris le travail après mon congé mat.
Je suis admirative des maman qui reprennent vite le travail et tire leur lait pour continuer d’allaiter leurs enfants.

le 03/09/2016 à 22h42 | Répondre

Mam' Agrume

J’ai réellement repris le travail alors que mon 2e avait 4 mois et demi (j’avais fait une semaine le moi d’avant, mais ça compte pas 🙂 )
Je comptais passer en mixte, dans le sens « je tire ce que je peux et le lait artificiel complètera « .
En soit, j’y arrivais, mais il se trouve que j’ai un boulot physique avec des horaires à rallonge…
2 semaines à ce régime et j’étais déjà à -3 kg (au passage je les ai toujours pas récupérés ! Si quelqu’un les a vus…)

Bref, entre le boulot, l’allaitement et la bonne santé je devais en éliminer un…

le 07/09/2016 à 19h13 | Répondre

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