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Le cauchemar des suites de mon accouchement


Publié le 16 janvier 2016 par Miss Chat

Je vais partir aujourd’hui sur une note un peu moins rose que la dernière fois. Je n’avais jamais imaginé un seul instant qu’il serait si dur de passer ces premières semaines avec un bébé. Après une grossesse idyllique et un accouchement rapide, rien n’indiquait que j’allais vivre un petit enfer intérieur et extérieur. Croquette était enfin née, à J+9, elle était en parfaite santé, j’allais bien : que demander de plus ?

Je sais que beaucoup de jeunes mamans vivent très bien cette période, et je ne veux surtout décourager personne ! Mais moi, j’aurais dû lire plus de choses à l’époque, pour me rassurer sur ce qu’il était possible de vivre en post-accouchement. Je ne l’ai pas fait (mais pourquoi ?!), et j’ai été prise par surprise dans ce ressenti négatif…

Mère déprimée

Crédits photo (creative commons) : Helga Weber

Quand le chaos des sensations s’installe…

Déjà, je vais de ce pas briser ce mythe de l’oubli de tout ce qui t’entoure quand tu reçois enfin ton bébé dans les bras !

Si comme moi, tu n’as pas eu droit à la sacro-sainte péridurale (ou si tu ne la voulais pas), quand ton bébé est enfin sorti, il est vrai que tu ne ressens plus les contractions, donc tu as effectivement une impression de soulagement. Mais ce serait trop simple si tu n’avais plus mal ! Loin du « sans douleur », je sentais en réalité que toute la région du siège me brûlait, comme si elle avait été irritée par quelque chose (bah ouais, un peu, quand même). Et franchement, cette désagréable sensation, ajoutée à l’épuisement de la poussée, m’occupait tout autant l’esprit que ma Croquette posée sur mon ventre ! Voilà, comme ça, c’est dit : après l’accouchement, t’as encore mal, faut pas rêver.

Un des principaux ennuis que j’ai eus suite à l’accouchement (sinon le principal, en fait) concerne l’épisiotomie. Geste lourdement pratiqué par les médecins, discutable et discuté, il est en tout cas connu pour avoir quantité d’effets secondaires particulièrement « sympathiques » (tu la sens, l’ironie ?). Chez moi, elle a eu des effets sur le transit intestinal, sur la reprise de l’activité sexuelle, sur ma façon de m’asseoir, sur ma démarche, etc.

À la maternité et dans les livres, on conseille de ne pas trop forcer pour aller à la selle après une épisiotomie, à cause des points de suture. Ok. Mais j’aimerais t’y voir, à ne pas forcer sur tes points, alors que tu as été constipée pendant cinq jours ! Une seule solution, donc : les suppositoires de glycérine, en prenant son temps. Rien que ce point me fait hésiter à refaire un enfant !!! C’est dire…

Et je ne te parle pas des différentes positions pour s’asseoir tant qu’il y a encore des points. À l’époque, je n’ai pas pensé à utiliser un coussin creux, mais c’est une idée que je garde précieusement pour mon prochain sac de maternité.

La plaie a cicatrisé en moins de trois semaines, mais c’est une zone qui a été douloureuse pendant encore quatre à cinq mois : dès que nous tentions avec mon mari d’avoir des relations, ça faisait horriblement mal. Ça commence à peine à aller mieux (nous sommes huit mois plus tard)…

Dans la continuité des dégâts « matériels » de l’accouchement, il y a : ma vessie ! Je n’entrerai pas dans les détails (mes reins défaillants et mon combat contre les infections pourraient couvrir une encyclopédie à eux seuls…), mais j’ai toujours eu beaucoup de soucis au système urologique. Rien de grave, je te rassure ! Mais ça a probablement joué dans ce cas-ci.

Pendant deux jours, on a dû me sonder, car je ne parvenais pas à ressentir ma vessie, ni à la vider seule. Comme elle était gonflée, mon utérus n’arrivait pas à se rétracter efficacement et je perdais beaucoup de sang. Moi qui ai toujours eu une santé de fer, qui n’avais jamais fait un seul malaise, je me suis évanouie dans la salle de bain tellement j’étais anémiée. Pourtant, je me sentais très bien ! C’est très vite rentré dans l’ordre, heureusement, mais je sais à présent que le personnel médical était inquiet, et mon mari, malade de peur à l’idée que l’hémorragie ne se résorbe pas.

Mais je n’aurais pas appelé ça un cauchemar si la dimension « bébé » n’avait pas aussi joué dans les suites de mon accouchement.

… et le chaos des sentiments également !

Comme Urbanie, j’ai eu une petite puce qui ne supportait pas de rester seule dans son coin. Pendant six semaines, c’était hors de question de la lâcher, elle n’était calme que dans nos bras, ne dormait que sur nous. Nous avons donc passé six semaines à nous relayer pour porter Croquette… Mais mon mari travaillait, évidemment, donc j’étais seule en journée pour m’occuper d’elle. Et ça a été… très… très… très dur moralement.

Parfois, j’étais à bout : j’étais restée en pyjama toute la journée, bloquée dans le canapé avec Croquette dans les bras, je n’avais rien mangé, je finissais par la changer et à la manipuler sans douceur, puis j’explosais en sanglots quand mon mari rentrait enfin (et me libérait !). J’avais parfois l’impression qu’on avait fait une erreur, qu’on n’était pas prêts à avoir un enfant… Mon allaitement difficile, qui a mis un mois à se mettre en place, a encore renforcé ce désespoir.

Quand je repense à cette période, ça me fait mal pour ma fille. Je me dis que j’ai eu une attitude peu maternelle à son égard, que je n’ai pas assez compris sa détresse de petit bébé tout juste sorti du ventre de sa maman et que je m’en suis détournée. Je sais que ça ne nous a pas empêchées de créer un lien indéfectible un mois plus tard, que c’est aujourd’hui un bébé comblé qui respire la joie de vivre et qui adore être avec sa maman… mais y repenser fait mal. J’espère que le temps guérira cette blessure, que j’en aurai tiré les bonnes leçons pour le suivant.

Ma dernière petite blessure morale est très matérielle, et limite risible face aux précédentes… J’évite d’en parler, d’ailleurs, par peur que les gens ne me jugent trop pointilleuse sur des détails. J’ai trois ou quatre photos de Croquette et moi ensemble à la maternité, de qualité aléatoire, prises par mes collègues le deuxième jour et par sa marraine le troisième jour… et c’est tout.

Pourtant, tout le monde sait dans mon entourage que j’aime les photos, particulièrement les photos de famille ! Mon mari avait la tête ailleurs, évidemment, et a surtout photographié notre fille. Mes parents ont tout simplement oublié et… mes beaux-parents ont estimé que je ne voudrais pas de photos, vu que j’avais une « sale tête » (rappelle-toi, j’étais anémiée). Je ne suis pas fâchée, je tiens à le préciser, mais je suis vraiment triste que presque personne n’ait pensé qu’une jeune maman voudrait immortaliser ses premiers instants avec son premier bébé.

Voir le verre à moitié plein…

Tout n’a pas été noir non plus, évidemment ! Croquette est devenue un bébé merveilleux : autonome, facile, hyper sociable, curieux, ouvert… Je n’ai que des choses positives à dire d’elle !

Je garde un souvenir très amer de ces premières semaines, et il m’a fallu du temps pour passer outre, mais je sais que ça n’a été qu’une phase, qui est vite passée, surtout à l’échelle d’une vie.

Et je sais surtout que face au bonheur d’avoir notre fille à nos côtés chaque jour, ce n’est absolument RIEN !

Et toi, qu’as-tu ressenti après la naissance de ton enfant ? As-tu beaucoup souffert physiquement ? As-tu eu du mal à vivre moralement les premières semaines ? Viens nous en parler…

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !


Tu en as marre de courir les magasins pour les fringues des enfants ? Et ce tous les mois, vu à la vitesse à laquelle ils grandissent ? Et je ne parle pas du petit qui hurle (que ce soit le tien ou celui d’une autre, grrr) parce qu’il ne veut pas essayer ce pull-là… Et si tu recevais directement chez toi de jolis looks (du 1 mois au 14 ans !) à essayer TRAN-QUILLE-MENT. Ça va ? Tu gardes et tu payes. Ça ne va pas ? Tu renvoies gratuitement. Bref, viens vite tester Little Cigogne !

Commentaires

28   Commentaires Laisser un commentaire ?

Doupiou

Comme je compatis! Même si c’est toujours difficile à entendre, on se sent moins seule dans ces moments-là. Savoir que d’autres personnes ont vécu le baby blues, les douleurs post-accouchement, c’est moins fataliste!
En tout cas tu as eu beaucoup de courage pour remonter la pente car la douleur morale est très tenace!

le 16/01/2016 à 09h26 | Répondre

Miss Chat

Merci mais j’ai assez peu de mérite en réalité 😉 Au fur et à mesure que tous ces bobos se réglaient d’eux-mêmes, ça a commencé à aller mieux.
C’est vrai que ça faisait du bien de lire d’autres témoignages de mamans vivant la même chose (ou pire ! et alors je me sentais encore mieux, de manière très égoïste ! 😮 )

le 18/01/2016 à 20h03 | Répondre

Nilith lutine

Oh, c’est triste tout ce que tu nous racontes, je comprends que tu aies eu du mal. 🙁 Quelle bêtise de ne pas avoir pensé qu’une photo de toi avec ton bébé te ferait plaisir, malgré une supposée « sale tête » ! 😮

Pour rassurer les futures mamans qui passent par là, je tiens tout de même à signaler que ces problèmes physiques qui suivent l’accouchement n’ont rien de systématique ! 😉
J’ai accouché sans péridurale mais n’ai pas eu particulièrement mal au périnée ensuite. Je n’ai pas eu d’épisiotomie (j’ai choisi un hôpital qui ne les pratique pas à tour de bras), en revanche, j’ai eu une belle déchirure… J’ai donc été recousue. Mais je n’ai pas eu mal ensuite. (Ou plutôt, lorsque ça me faisait mal… C’est parce que je ne changeais pas de serviette hygiénique assez souvent. Dès lors que j’ai compris cela, plus de douleur.)
Je me suis un peu galérée pour aller aux toilettes le premier jour, pas parce que ça me faisait mal, mais à cause de deux caillots qui bloquaient le passage… Lorsqu’ils sont sortis (c’est assez impressionnant d’ailleurs !), tout est rentré dans l’ordre. 🙂

Quant au bébé greffé à la poitrine… J’en ai eu un bel exemplaire aussi ! 😮 C’est sûr que ce n’est vraiment pas facile à vivre, on n’a plus une minute à soi. Et encore, j’avais de la chance : mon mari était à la maison, je pouvais toujours lui laisser Pimprenelle le temps d’aller aux toilettes. Je lui déléguais quasiment tous les changeages de couches, les bains… Tout ce qui ne dépendait pas de moi. Et malgré tout c’était vraiment épuisant moralement.

le 16/01/2016 à 10h52 | Répondre

Miss Chat

Non, tu fais bien de le mentionner ! Ce n’est sûrement pas systématique heureusement ! 😀 Haha ah oui le changement de serviettes, très vrai que ça influençait le niveau de douleurs ces crasses… Et les caillots, impressionant, c’est le cas de le dire 😮
Tu sembles avoir plutôt bien vécu la déchirure alors ? Je dois dire que je suis assez intéressée par les différentes expériences rien/épisio/déchirure depuis mon accouchement (quel est le choix optimal, comment y aura-t-il le moins de conséquences etc.)
Très bonne idée le partage des tâches que tu as fait avec ton mari ! Je dois dire que la présence d’une seconde personne « en permanence » (le papa ou une autre) permet quand même de soulager très fort la maman. C’est quelque chose qu’il faudrait vraiment mettre en place.
Je suis très curieuse : je me demande depuis des mois si le prénom de ta pitchoune est vraiment Pimprenelle ? 😀

le 18/01/2016 à 20h15 | Répondre

elo

Bonjour,
Au niveau expérience d’épisio VS déchirure je ne peux pas témoigner car je n’ai pas d’enfant, mais je suis sage-femme et j’ai fait pas mal de recherche sur le sujet ( personnellement, et ce n’est que MON avis, je trouve que l’épisio est une mutilation, je n’en fais jamais et je n’ai jamais eu de déchirure compliquée) la plupart des études récentes démontrent que l’épisio n’empêche pas systématiquement les déchirures compliquées et que ses suites sont bien plus lourdes que celles des déchirures du 1ier et 2ième degrés. Autrement dit, il vaut mieux laisser se déchirer les tissus si le sphincter anal n’est pas menacé, car ça suit les tissus et souvent seule la peau et parfois la muqueuse se déchirent rarement voire jamais le muscle. L’épisio atteint les 3 plans dont le muscle et ses suites peuvent être très lourdes.
Ce sont souvent les « vieux » gynéco qui font des épisio, les jeunes reviennent un peu dessus je trouve et c’est très bien, les SF ne coupent que très rarement.
En cherchant sur internet ou sur pub med tu trouveras des études fiables sur le sujet 😉

le 19/01/2016 à 22h44 | Répondre

Nilith lutine

Héhé non, Pimprenelle ne s’appelle pas vraiment Pimprenelle. 😉

le 27/01/2016 à 19h27 | Répondre

Lisa

Je me reconnais dans ton témoignage, j’ai moi aussi g eu une episiotomie et la difficulté pour s’assoir et bebe aussi ne pouvait pas rester ailleurs que dans nos bras les 6 premières semaines. C’est très difficile physiquement, moralement aussi car un accouchement c’est beaucoup d’émotions, il doit y avoir aussi les hormones qui entrent en jeu. Mais c’est vrai que le rythme des premières semaines est très dur, pas facile de trouver le temps pour manger, prendre sa douche… C’était vraiment 24h avec bebe. Et puis il y avait les pics de croissance, les douleurs de l’allaitement… j’ai la chance d’avoir un mari assez présent et disponible pdt cette période mais avec le travail à côté et à la maison, ménage…Il était épuisé aussi et moi j’avais l’impression de ne pas être à la hauteur, de ne pas réussir à tout gérer. Mais je ne regrette pas d’avoir privilégié mon bebe afin qu’il se sente rassuré et en sécurité. Maintenant c’est un bebe plus autonome et confiant, plein de vie aussi. 🙂

le 16/01/2016 à 11h49 | Répondre

Miss Chat

Exactement, comme tu l’as dit, c’est difficile de déléguer complètement au papa, qui doit tout combiner du coup. On finit un peu par culpabiliser de ne pas pouvoir faire plus. Mais bon, c’est le résultat qui compte ! 😉

le 18/01/2016 à 20h21 | Répondre

Jahanara

Quand on lit les différents témoignages par ici, on voit que chacune a des galères différentes : que ce soit pendant la grossesse, l’accouchement en lui-même ou les suites de l’accouchement…
Pour ma part, la grossesse s’est bien passé, mais c’est l’accouchement qui a été un vrai traumatisme (même si entre temps, ça va mieux). J’ai eu droit à une péridurale, alors que j’espérais vraiment m’en passer. Du coup, par contre la suture de l’épisio avec la péridurale qui ne marche plus, je l’ai vraiment mal vécu !!! Pour l’épisio, je compatis. Les premiers jours étaient difficiles : heureusement qu’on m’avait fourni une bouée pour m’asseoir quand j’allaitais !!! J’ai toujours une petite zone douloureuse, mais ça fait à peine 3 semaines, j’espère que ça va s’arranger rapidement. En revanche, par ici, ça roule niveau allaitement. Quant au fait de ne pas pouvoir laisser le bébé seul, ça dépend des jours : parfois bébé dort 3h d’affilée sans souci, et d’autres jours pas moyen de le poser dans son petit lit sans qu’il se mette à pleurer dans les 3 minutes…
Comme quoi, difficile que tout se passe super bien sur tous les plans. Mais ça fait du bien de voir que toutes les mamans ont des périodes difficiles à un moment ou à un autre.

le 16/01/2016 à 12h55 | Répondre

Miss Chat

Tout à fait ! Chaque expérience est unique mais je crois que presque toutes les mamans vivent des moments plus ou moins difficiles à un certain moment. Presque un passage obligé !
Je suis surprise pour ton épisio par contre : comment ça se fait qu’ils ne t’ont pas administré d’anti-douleurs pour faire la suture ?! C’est plutôt barbare comme méthode…… N’ayant pas eu de péridurale, ma gynéco avait fait une anesthésie locale avant de faire l’épisio et elle en a refaite une pendant la suture parce que ça ‘piquait’ quand même fort (j’avais assez souffert comme ça merci ! :p ) Ils auraient pu te proposer la même chose, c’est bête 🙁
La bouée… C’est le premier truc que je mets dans mon prochain sac de maternité… Tu as de la chance qu’on t’en ait donnée une !
Oh mais tu es une maman toute fraîche ! Félicitations donc 😉

le 18/01/2016 à 20h32 | Répondre

Madame Vélo

Oh il est touchant ton article, on sent que ça a été vraiment dur pour toi cette période-là.
Je me retrouve un peu dans ce que tu dis, surtout la conclusion. Par contre je m’étais beaucoup renseigné sur l’après accouchement sur le plan physique pour ne pas avoir de mauvaises surprises, et pour le coup ça a été moins dur que ce que j’attendais. Comme Lutine, j’étais sans péridurale je n’ai pas eu particulièrement mal une fois le bébé sortit. Et malgré l’épisio je pouvais m’asseoir sans trop de problèmes. J’ai aussi eu un bébé « pot de colle » mais comme le papa rentrait à la maison le midi ça a beaucoup aidé je pense. Et rassures-toi, je comprends très bien ton état d’esprit vis à vis des photos : moi non plus personne n’a jugé bon de me prendre en photo avec mon bébé 🙁 et même encore maintenant, il est beaucoup prit en photo tout seul, mais des photos à 2 ou à 3 il y en a très peu, et je trouve ça triste.
A chaque article sur ce sujet je déplore le fait qu’on laisse des femmes seules dans leur détresse pour le début de leur vie de mère. Il existe des associations, certes, mais c’est aux femmes de faire la démarche, sauf que dans ces moments là on n’y pense pas, on n’a pas le temps, pas l’énergie et on n’ose pas. Je souhaite à toutes les nouvelles mamans d’avoir quelqu’un dans leur entourage qui vienne les voir et s’inquiéter de savoir si elles vont bien, comment elles gèrent la situation, etc.

le 16/01/2016 à 14h33 | Répondre

Miss Chat

Ce n’était pas facile d’écrire l’article : ça demandait de mettre des mots et de reconnaître ‘tout haut’ des sentiments et des souvenirs très durs… Mais honnêtement je pense avoir eu quand même beaucoup de chance 😉
Oh comme je compatis pour les photos… 🙁 je ne comprends vraiment pas comment l’entourage peut ne pas y penser… Pour les photos à plusieurs, j’ai fini par menacer mon mari pour qu’il en prenne, ça marche bien maintenant ^^
Tu mets précisément le doigt sur le problème, je pense : c’est toujours à la femme de faire la démarche, or ce soutien devrait être proposé et offert d’office, sans attendre qu’elle en ait le besoin parce qu’elle risque une dépression !

le 18/01/2016 à 20h42 | Répondre

claire

chère Miss, que de souvenirs à la surface quand tu nous confies tout ça… je termine ma deuxième grossesse en ce moment et pour mon fils né il y a 9 ans… un cauchemar auquel je ne m’attendais pas non plus, semblable au tien . Il est vrai qu’on nous dit tellement que la naissance est magique… qu’on ne peut rien vouloir de plus! et bien comme toi, une déchirure, 12 points, avec des bleus mal placés et je ne me souvenais plus des problèmes pour aller aux toilettes, tiens! on m’avait donné une bouée pour m’asseoir…les dernières heures passées à la mater.!super! bravo!.. et cette fatigue immense! papa qui prend le relais, super bien en + alors on se sent nulle.Les pleurs j’ai connu aussi; avec rien à y faire. Et les commentaires de la famille miam ça c’est formidable aussi! tu ne ressembles plus qu’à ton ombre , alors les photos beaucoup de gens oublient! pour ma part l’allaitement s’est mal passé aussi. Ceci explique cela. Et je mets un bémol quant à moi sur le lien qui s’est établi depuis entre mon fils et moi… et bien vous savez quoi, après plusieurs galères, on recommence!! 😉
pourquoi? parce que lorsqu’on se retourne, 9 ans après, on sait pourquoi on a vécu tout ça. et surmonté la crise de couple qui peut suivre, comme pour nous! (mais ça n’a pas duré 9 ans je vous rassure). Notre fils est tout pour nous, et de nombreux moments de bonheurs mettent toutes ces peines dans un espèce de flou artistique. Voilà donc le temps venu pour la petite soeur qui arrive. et on sait donc ce qui peut se passer….ou pas! on verra bien. je te félicite miss donc d’avoir eu l’idée de partager ce vécu; je suis d’accord de dire aux mamans qu’on ne vit pas dans le monde des bisounours. Mais ça en vaut la peine croyez moi. Et je recommence, plus sereine. et prie pour que cette nouvelle naissance diminue les sentiments mêlés de culpabilité que j’éprouve vis à vis de mon fils.
je vous souhaite…
Beaucoup de bonheurs à venir!

le 16/01/2016 à 17h50 | Répondre

Miss Chat

D’abord, félicitations pour ton petit bout à venir 😉 Quand tu dis un bémol pour le lien avec ton fils, de quoi parles-tu ? (si tu veux garder pour toi, pas de souci bien sûr !)
Je n’ai pas parlé de la crise de couple dans mon article mais c’est effectivemment quelque chose à ne pas négliger : il faut se redéfinir à la fois comme conjoint et comme parent.
Tu as bien résumé mon article en tout cas. Oui, c’est dur, on vit beaucoup de choses intenses … mais quel bonheur en comparaison ! C’est fou ce qu’un enfant peut apporter, je n’aurais jamais pu le concevoir 😉
Bref, courage pour la petite suivante ! Je suis sûre que tu parviendras à mettre en pratique les leçons du passé !

le 18/01/2016 à 20h56 | Répondre

claire

Salut les mamans 🙂
pour te répondre miss chat et partager à nouveau cette expérience de suites de couches, c’est fou comme finalement ça fait du bien de se rendre compte qu’on n’a pas été seule à souffrir!
Le passage où tu parles de cette blessure pour ta fille me touche beaucoup miss car j’emploierais les mêmes mots que toi et me dis que « j’ai eu une attitude peu maternelle » à l’égard de Mini-chéri, « que je n’ai pas assez compris sa détresse de petit bébé tout juste sorti du ventre de sa maman et que je m’en suis détournée ». mais vraiment c’est texto ce qui me déchire.et le problème c’est que je n’arrive pas à m’ôter cette culpabilité. depuis 9 ans…alors j’ose espérer que Petite puce qui arrive va m’aider à dépasser tout ça.
Il semblerait que l’attachement qu’on éprouve vis à vis de son bébé passe par les hormones également et je découvre en ce moment que ça pourrait être une partie de l’explication. Un accouchement long, épuisant , avec des heures de faux travail, un allaitement un peu raté (engorgement, crevasses, vite abandonné): pas assez d’ocytocine et patatras. enfin je ne suis pas pro là-dessus mais je suis en train d’y « bosser »;-)
Quant à la crise de couple, et bien je ne souhaite à aucune de le vivre, mais ça peut être une réalité. A un moment donné, j’ai voulu tout fuire. Je me sentais coupable de tout et Chéri qui lui semblait tout maîtriser renforçait ce sentiment sans le vouloir. Il me sentait fragile, pendant de longues semaines, alors c’était « laisse-moi faire » ; et pour m’épargner! 9 mois de grossesse et bien 9 mois de galère pour nous… Mais depuis l’eau a coulé sous les ponts et nous avons surmonté beaucoup de choses ensemble. Reste quand même pour moi ces sentiments qui remontent à la surface en ce moment… et le fait que dans notre famille, le lien fusionnel c’est entre papa et fiston… qui se ressemblent comme 2 gouttes d’eau d’ailleurs! mais je les aime par dessus tout 😉
je suis contente de vous lire ça m’aide à avancer!
je rebondis également sur ce besoin de soutien post -accouchement : « bon sang mais c’est bien sûr!  » mais oui pour moi c’est évident que certaines d’entre nous peuvent en avoir besoin et qu’on est trop livrées à nous mêmes, surtout pour un premier enfant… si cette voie pouvait se développer plus encore….

le 20/01/2016 à 14h20 | Répondre

Marina

Mon conjoint a été très étonné après l’accouchement, il est d’une autre culture et dans son pays lorsqu’une femme accouche, les autres femmes de la famille, mère et sœurs sont là pour l’aider à son retour de la maternité afin que la maman se repose et n’ai rien à faire à part s’occuper de son bebe. Et c’est vrai qu’en y pensant, on en demande bcp aux femmes ici on doit être o top sur tous les plans, et on est vite livrée à nous même, je suis restée 3 jours à la maternité. En Asie, pareil la maman peut aller dans un centre 1 mois après l’accouchement afin d’être épaulée et pouvoir bien recuperer. Ici je trouve qu’on est pas assez préparée à tout ça, on peut se documenter avec les livres, internet mais on ne parle pas assez des difficultés que l’on peut rencontrer après l’accouchement.

le 17/01/2016 à 17h28 | Répondre

Miss Chat

Je suis d’accord qu’on est livrée à nous-mêmes et qu’il faudrait un système pour pallier à cela. Maintenant, je vois difficilement des membres de la famille qui viendraient aider tout le temps alors que dans notre société actuelle, ils travaillent aussi ! Déjà le fait d’avoir une aide-ménagère, je me dis que ça pourrait être utile 😉 (en Belgique, il y a un système équivalent pour les femmes qui sont auto-entrepreneurs par exemple) Et pousser le rôle des sages-femmes dans la période post-accouchement pour l’accompagnement moral et ‘bébé’, c’est essentiel à mon sens !

le 18/01/2016 à 21h00 | Répondre

Jujube

Bonjour,

quand j’ai commencé à lire votre témoignage, je me suis dis: « mais, c’est mon histoire! ». Je n’ai pas eu d’épisio et je dois dire qu’au niveau physique, les seules douleurs que j’ai ressenti étaient liées à l’allaitement (trop douloureux, j’ai dû abandonné au bout de 7-10 jours, malgré l’utilisation d’un tire-lait!). Les sages-femmes qui passaient me disaient: « mais vous n’avez rien pris! » voyant le stock d’anti-douleurs intact…
Au niveau moral, ça a vite dégringolé avec l’arrivée de crises d’angoisses (pendant la nuit alors que j’étais encore à la maternité). Le 2ème jour de mon retour à la maison, je me suis retrouvée seule, en totale panique!
Tout ça a fini en dépression post-partum, mais je dois dire que j’ai quand même été plutôt bien informée par la sage-femme qui a fait la préparation à l’accouchement…c’est ce qui m’a permis immédiatement d’en parler autour de moi et de trouver des solutions appropriées!
Comme le dis si bien Marina, nos modes de vie et l’éclatement des familles (mes parents sont à 500 km et mes beaux-parents à 1000 km!) créent des situations d’isolement, d’épuisement et de détresse.
En tout cas, si je dois avoir un 2ème enfant, je demanderai à ma mère et belle-mère de venir me soutenir pendant le 1er mois au moins!

le 18/01/2016 à 11h19 | Répondre

Miss Chat

J’ai aussi eu recours au tire-lait pour tenter de soulager l’allaitement. La prochaine fois, j’essaierai les bouts de sein en silicone, il paraît que cela fonctionne bien 😉
Non pas que je veuille mettre une échelle mais j’ai le sentiment d’après ta description que tu as eu une expérience plus difficile que moi. Je trouve admirable d’avoir pu le reconnaître vite et d’avoir travaillé dessus !

le 18/01/2016 à 21h06 | Répondre

Madame D

Il y a beaucoup de chose dont tu parles que j’ai vecu aussi. Et je te rassure, plus le temps passe, plus tu oublie.

le 18/01/2016 à 13h22 | Répondre

Miss Chat

Oui, je m’en rends compte un peu plus à chaque jour qui passe. Puis sinon, on n’en referait pas un deuxième, un troisième, … ! ^^

le 18/01/2016 à 21h08 | Répondre

Louna

Merci pour ce témoignage, Miss Chat. Comme tu dis, même si toutes les jeunes mamans ne vivent pas de la même façon ces premières semaines avec bébé, ça fait du bien de lire que, oui, ça peut être compliqué, voire même extrêmement difficile, mais que ce n’est pas anormal, et que ça finit par passer.

En ce qui me concerne, je m’étais également beaucoup renseignée parce que cette période me faisait très peur : j’avais peur de ne pas savoir assurer avec bébé, de me retrouver seule et démunie, isolée avec mon bébé. et contre toute attente, en fin de compte, j’étais étonnée moi-même de vivre aussi facilement ces premiers mois, avec un bébé facile, glouton et tout calme ! C’était presque le pur bonheur (bon, pour être honnête, il y avait quand même des soirs de pleurs d’angoisse pas si simple que ça !).
Par contre, au moment du début de la crèche, cette belle histoire a dérapé : les nuits à veiller un bébé malade m’ont achevées. Comme tu le dis toi-même et comme l’ont dit d’autres commentatrices, dans ce genre de situation, c’est à la femme de faire les démarches pour être suivie si elle en ressent le besoin, mais c’est déjà difficile de sortir la tête de l’eau, alors aller se renseigner, trouver ce qui nous convient, réussir à caser tout ça dans notre emploi du temps de jeune maman, etc, etc…. c’est juste mission impossible ! J’ai pu m’appuyer sur la sage-femme qui m’a fait la rééducation du périnée, et qui a assuré un suivi psychologique. Même plusieurs semaines après avoir fini les séances, quand je me suis retrouvée à bout et au bord du précipice, c’est vers elle que je me suis tournée : elle a su me rassurer et me rediriger. Heureusement, parce que j’étais vraiment perdue….!

Alors, merci pour ton témoignage !

Ah, et au fait, en ce qui concerne les suites d’épisiotomie, même si comme toi, la cicatrisation a été assez rapide, j’ai mis également assez longtemps avant que les douleurs résiduelles disparaissent (je dirais au moins 4 ou 5 mois).

le 19/01/2016 à 16h02 | Répondre

Miss Chat

Oui je me souviens bien de ton article sur les premiers temps avec ta pitchoune 🙂 Il faisait plaisir à lire car il montrait une période très douce et heureuse, ça m’avait fait du bien à l’époque de lire que ça pouvait aussi bien se passer haha. Mais comme tu dis, la suite n’a pas été facile pour toi alors que moi, c’est l’inverse ! Rien n’est parfait en matière de maternité 😉
De nouveau, tu soulignes l’importance du rôle de la sage-femme ! C’est fou comme c’est si peu mis en avant alors que ça peut tellement aider… La prochaine fois, je n’hésite pas un quart de seconde et j’abuserai des rendez-vous avec celle qui m’avait suivie en post-accouchement !
Je te dirais bien que je suis « contente » de voir que tu as vécu la même chose pour l’épisiotomie mais ça sonne bizarrement évidemment… Disons donc que ça rassure de voir qu’on n’est pas la seule !

le 28/01/2016 à 10h55 | Répondre

Un énième blog de Maman (voir son site)

Aaaaaaaaah quel soulagement!!! Je me reconnais dans ton chaos des sentiments! Les premières semaines difficiles, bébé qui ne veut QUE les bras, le soulagement ultime quand le Papa prend la relève…Je m’en souviens très bien 20 mois après.
J’en parlais à une amie devenue maman ce mois-ci, pour la prévenir en douceur qu’un bébé ça pouvait être difficile et bien sûr pour lui proposer mon aide pour la relayer ou faire son ménage. Mais depuis son accouchement, elle vit une maternité de rêve avec 3 réveils par nuit et un bébé qui dort n’importe où. J’en étais arrivée à culpabiliser, me dire que j’exagérais mes difficultés du début mais non. Je vois que je ne suis pas la seule à en avoir chié des bulles au départ. Merci pour ton témoignage!

le 21/01/2016 à 22h50 | Répondre

Miss Chat

Comme quoi… Chaque expérience est unique. Je crois que c’est une bonne idée de prévenir au moins, pour que les futures mamans ne se retrouvent pas sans ressource si ça doit arriver (et comme ça, elles savent vers qui se tourner aussi pour de l’aide 😉 ).

le 28/01/2016 à 11h00 | Répondre

Celestine

On parle beaucoup des desagrements de la grossesse mais tres peu des suite de couche et pourtant ça fait du bien d’en parler! Merci! Pour ma part j’avais honte de me plaindre de mes 3 petits points de suture de rien du tout mais j’ai compris apres plusieurs jours de plus en plus douloureux qu’un point avait sauté! Jai eu du mal a me lever pendant 10 jours. Grosses difficultes d’allaitement surmontees grace a l’animatrice de la leche league, l’aide quotidienne de mes parents et l’envie tenace que ma fille ne risque pas de boire du lait artificiel de contre façon de retour en Afrique où nous vivons.

le 22/01/2016 à 20h56 | Répondre

Miss Chat

Oula alors là, c’est ce que j’appelle avoir la pression en matière d’allaitement ! Du lait de contrefaçon sans blague ?! Je suis choquée.
Oui, ça fait du bien d’en parler et je pense qu’il faut absolument s’exprimer dessus si on ne va pas bien ou en tout cas bien s’entourer. C’est facile à dire rétrospectivement mais c’est vraiment essentiel !

le 28/01/2016 à 11h05 | Répondre

Madame Moon

Bonjour à toutes,
Le fameux baby blues, je l’ai eu deux mois après la naissance de mon fils. Même moi, je me demande ce que j’avais. Je ne ressens plus l’envie de quoi que ce soit même de voir mon fils. Alors avant c’était différent. Je me suis dit que peut être que c’est dû au stress pour le travail parce que j’ai repris le travail bien assez tôt ou pour la malformation de mon fils. Puis ça a duré deux semaines, je ne me sentais plus capable de le tenir en secret. (Mon mari a senti que j’ai changé et il me demande parfois ce qui n’allait pas mais je lui répondais platement par le « non, ça va » puis je sortais ou je dormais mais je ne dormais pas je pleurais sans raisons). Un jour me revenant du travail, je lui ai dit, c’est bizarre mais je crois que je vois pas de choses qui fera sourire. Et là mon mari me parlait avec calme que ça va se passer et depuis, il ne me laisse jamais que je restais dans mon coin, il trouvait toujours quelques choses pour m’occuper et me faisait plaisir.
Avec le temps ça a passé et cela grâce aux soutiens venant de mon mari.
Alors si vous ressentez aussi ce genre de choses, parlez à quelqu’un de confiance mais si cela persiste parlez à un spécialiste.
Bonne courage à tout le monde.

le 25/03/2016 à 12h45 | Répondre

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