Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

Témoignage

La pression sur la femme en cas d'infertilité

Non, je ne fais pas un bébé toute seule !

En octobre 2014, avec mon mari tout neuf, on s’est lancés dans les essais bébés ! Avec innocence et optimisme, on (je !) s’imaginait parents dans neuf mois, et roule ma poule ! Sauf que bon… Deux ans plus tard, nous ne sommes pas parents.

Pendant deux ans, j’ai vécu avec le sentiment profondément ancré que le problème venait de moi. Je pense m’être moi-même créé cette certitude, à cause de quelques problèmes gynécologiques que j’avais eus auparavant. Mais je pense aussi qu’on m’a enfermée dans cette croyance. Et quand je dis « on », je pense au corps médical, au discours sociétal ambiant et aux paroles bienveillantes de la famille, des amis.

Quand le conjoint ne veut pas de deuxième enfant

J’ai envie d’un deuxième enfant, mais pas mon compagnon

Puis, six mois plus tard, est venu le rendez-vous de contrôle, attendu avec angoisse. Et là, le soulagement total ! Une véritable libération : tout était parfaitement cicatrisé. Récupération parfaite de l’opération. Autorisation de prévoir une grossesse dès maintenant, avec recommandation d’attendre encore quelques mois toutefois.

Le soir même, je lui ai demandé : « Quand est-ce qu’on lance le deuxième ? »
Le soir même, il m’a annoncé qu’il n’était plus sûr d’avoir envie.

Grossesse et déprime

Non, la grossesse n’est pas toujours rose (ni bleue, d’ailleurs !)

Je me présente vite fait : femme de 29 ans, mariée, en situation professionnelle stable, je suis tombée enceinte ! Le rêve, surtout que ça faisait près d’un an que l’on essayait et que ça ne venait pas ! Et quoi espérer de plus quand il s’agit d’une grossesse sans problèmes ? Je suis censée voir les licornes, les paillettes, avoir le teint resplendissant, ne parler que de ça, roucouler avec mon homme…

Eh bien… il y a certaines choses qui ne se passent pourtant pas comme on pourrait le croire. Revenons au début !

Deuil périnatal

Journée du deuil périnatal : interview d’Adeline Mille, présidente de l’association Petite Emilie

L’association Petite Emilie a été créée en juillet 2003, suite à la rencontre de deux mamans endeuillées : elles ont réalisé qu’il n’était pas possible de ne pas aider les autres mamans en détresse. Ce qui n’était au départ qu’une liste de diffusion (sur MSN, pour celles qui ont connu !) est devenu en quelques mois une association, et en quelques années une association reconnue nationalement par les professionnels comme par les parents.

Son but est de soutenir des personnes confrontées à une interruption médicale de grossesse (IMG) et au deuil périnatal en général.

Passer à mi-temps quand on devient mère

Toutes les femmes de ma vie

Tout d’un coup, tout semble inadapté. L’appartement ne convient plus maintenant que bébé marche, et le chat ne sait plus où dormir en paix ! Et on fait trop de trajets pour aller travailler, ce n’est pas normal que la nounou voit plus le louveteau que nous ! Et on n’a plus le temps de jouer et de se reposer ! Depuis combien de temps on n’a pas fait de yoga ? Et puis, on n’a plus rien à se mettre qui ne soit pas troué ou taché !

Et c’est à ce moment qu’on fait un choix. Il faut organiser une réunion avec sa louve, sa femme d’affaire, son enfant turbulent, son ado rebelle, sa bimbo et sa hippie, et aussi tout le monde dans la tête du compagnon. Et on prend une décision ! Celle de changer de vie.

Éclampsie et prématurité : les premiers jours

Avec mon mari, on découvre les procédures d’entrée que l’on va devoir appliquer durant les prochains mois… De bonnes pratiques à réaliser soigneusement pour le bien de tous les bébés présents dans le service.

Nous découvrons aussi le grand tableau blanc accroché près de sa couveuse. On peut y suivre son évolution quotidienne…

Éclampsie et prématurité : les premières heures

Il y a un an, ma grossesse s’est terminée par une crise d’éclampsie et la naissance prématurée de mon bébé. Aujourd’hui, je reprends ma plume pour te raconter les suites de cette naissance grâce à mes souvenirs et aux précieuses notes prises par mon mari au moment où tout cela est arrivé.

Mon Petit Homme est né à 28 SA, ce qui, dans le domaine médical, le situe dans la case « grand prématuré ».

Maternité et emotions

La maternité en haut et en bas : être submergée d’émotions

Je suis d’une nature plutôt sensible, voir hypersensible, très à l’écoute, empathique, plutôt discrète, et l’arrivée de bébé m’a énormément bouleversée. Notre petit chou était très attendu, et j’ai vécu une grossesse idyllique. Imagine-moi avec mon gros ventre et un sourire béat. J’étais aux anges, la plus heureuse possible.

Puis bébé a pointé le bout de son nez, et nous avons été submergés par tant d’émotions, tellement d’amour, de bonheur, de joie et de stress en même temps…

Devenir mère petit à petit

Devenir mère, de la nymphe à la libellule…

Ma libellule a aujourd’hui 3 mois… 3 mois !!! C’est tellement long et court à la fois. Il s’est joué déjà tellement de choses, s’est passé tellement d’événements en ces trois mois de vie : ma libellule a aujourd’hui des cheveux, fait ses nuits, voit ses biberons augmenter…

Oui, mais pas que. Outre le fait que ma libellule ait grandi à vitesse grand V, il s’est joué également beaucoup de choses dans mon couple, mais également pour moi, et surtout, en moi. C’est cette dernière partie que j’ai souhaité partager avec toi… Mon évolution à moi, en tant que maman libellule…